Suicide en Suisse et dans le monde

Taux de suicide en Suisse et dans le monde

Suisse
– En 2015, la Suisse a compté 1071 suicides avec 792 hommes et 279 femmes qui ont mis fin à leurs jours, soit environ 40 personnes de plus qu‘en 2014, selon des statistiques de l’OFS publiées en novembre 2017. Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes Suisses de 15 à 29 ans.
Le suicide assisté a été constaté chez 426 hommes et 539 femmes, ce qui représente une hausse de 223 cas comparé à 2014. 
En 2014, la Suisse a compté 1029 suicides. En 2012, le nombre de suicides en Suisse était de 1037 (752 hommes et 285 femmes).
– En Suisse, le taux  de suicide est d’environ 13 suicides (morts) pour 100’000 habitants (1071 cas divisé par 8,3 millions d’habitants – population suisse – puis multiplié par 100’000). Selon l’OMS, lorsque le taux de mortalité s’élève à plus de 10 pour 100’000 habitants, il s’agit d’une épidémie. Par conséquent, la Suisse connaît une épidémie de suicide.

CFF (trains suisses) et suicide
En Suisse, plus de 100 suicides seraient commis chaque année sur les voies des CFF.
En 2017, 140 personnes se sont données la mort sur les voies ferroviaires suisses, selon l’agence de presse suisse ATS.

Si on compare la Suisse avec le taux de suicide dans le monde (lire ci-dessous), on se rend compte que la Suisse est plus ou moins dans la moyenne mondiale, un peu plus haut que la moyenne mais pas autant que parfois on pourrait le penser. C’est un vrai fléau pour de nombreux pays industrialisés et de l’hémisphère nord. Certains grands pays sont très touchés par le suicide comme la France, les Etats-Unis ou le Japon.

Toutefois, des pays comme la Bolivie (les statistiques disponibles semblent toutefois parfois contradictoires) présentent un taux de suicide par habitant bas, probablement un mélange de grande spiritualité du peuple bolivien, d’une assez grande pauvreté (paradoxalement cela aurait un effet protecteur contre le suicide) et peut-être des raisons génétiques, rappelons que la Bolivie est assez homogène avec beaucoup de descendants d’Indiens. Une étude sociologique à ce sujet pourrait être intéressante, Romanvie n’a pas pris connaissance d’études à ce sujet et n’a fait qu’émettre des hypothèses concernant le très bas taux de suicide en Bolivie.

Suicides chez les jeunes (adolescents)
Une étude publiée en 2016 dans la revue scientifique Pediatrics a montré que 90% des jeunes qui se sont suicidés présentaient une maladie psychiatrique.
Dans la population générale (jeunes et adultes) on estime aussi que 90% des personnes qui se sont suicidées souffraient d’une maladie psychiatrique.

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Etats-Unis
– Dans un article du magazine de référence The Economist d’avril 2018,  qui cite les derniers chiffres disponibles à ce moment, le nombre de suicides pendant l’année 2016 aux Etats-Unis a été de 45’000. En 2017, 33 personnes se sont suicidées en sautant du pont Golden Gate à San Francisco (CA) d’une hauteur atteignant environ 75 m, comme le relève aussi The Economist. En 2021, une barrière de protection devrait être mise sur tout le pont pour un coût de USD 204 millions afin de prévenir ces suicides. 
– Aux Etats-Unis, le taux de suicide en 2014 était de 13 pour pour 100’000 habitants alors qu’en 1999 ce taux était de 10,5 pour 100’000 selon une étude publiée le 22 avril 2016. Il s’agit d’une augmentation de 24% entre 1999 et 2014, c’est-à-dire en 15 ans.
Aux Etats-Unis, on compte chaque année environ 1’700 cas de suicide de jeunes âgés entre 15 et 19 ans. C’est la 2ème cause de suicide dans ce groupe d’âge (jeunes) après les accidents de la route.
– Une étude publiée en 2017 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a montré que le taux de suicide aux Etats-Unis était un peu plus élevé en milieu rural que dans les grandes agglomérations comme New York ou Los Angeles.
Dans le détail de 2001 à 2015, le taux moyen de suicide dans les comptés (counties) ruraux était de 17,32 pour 100’000 habitants, de 14,86 dans les comptés avec une agglomération petite ou moyenne et de 11,92 dans les comptés avec une grande agglomération.

Brésil
– Le nombre de suicides au Brésil était de 11’433 en 2016 ou 5,8 décès pour 100’000 habitants, selon les dernières statistiques du Ministère de la Santé brésilien publié le 20 septembre 2018. Il s’agit d’une augmentation de 2,2% par rapport à l’année 2015. Par comparaison, le nombre d’homicides en 2016 était d’environ 60’000 dans ce pays de 208 millions d’habitants. Comme dans la majorité des pays, plus d’hommes que de femmes se suicident, environ 4 fois plus au Brésil en 2016. Mais les femmes font plus de tentatives que les hommes. Le taux de suicide au Brésil reste encore à des niveaux inférieurs en comparaison avec les États-Unis ou certains pays d’Europe comme la France ou la Suisse. Le chômage pour les hommes et la violence contre les femmes sont d’importants facteurs de risque de suicide, selon un article de la Folha de S.Paulo qui abordait ce problème.
– Au Brésil, on compte chaque année environ 665 cas de suicide de jeunes âgés entre 15 et 19 ans, selon des informations du magazine brésilien Veja (édition du 26 avril 2017).
Selon des informations exclusives de Romanvie.ch datant de novembre 2017, il est fort probable que plusieurs cas de suicide au Brésil ne soient pas enregistrés comme tels, ces informations proviennent d’une personne travaillant pour le système de santé de la ville de Sao Paulo (SP).

Monde
Selon l’OMS qui a divulgué une étude en septembre 2014, plus de 800’000 personnes se suicident chaque année dans le monde, une toutes les 40 secondes.


Suicides assistés en Suisse
– En 2015, on a enregistré en Suisse 965 cas de suicide assisté, avec en détail 426 hommes et 539 femmes, ce qui représente une hausse de 223 cas comparé à 2014, selon des statistiques de l’OFS provenant de novembre 2017.
– En 2014, on a enregistré en Suisse 742 cas de suicide assisté, soit 26% de plus que l’année précédente et 2,5 fois plus qu’en 2009. 94% des personnes concernées avaient plus de 55 ans et souffraient, dans la très grande majorité des cas, d’une maladie grave à l’issue fatale. Lire aussi : Suisse, le nombre de suicides assistés en augmentation

Lire aussi : Tourisme de la mort : la Suisse fait les titres de la presse mondiale – cas d’un Australien de 104 ans

Traitement du suicide par les médias
Selon l’OMS, les médias généralistes (avec une grande audience) doivent éviter de donner des détails sur la ou les méthodes utilisée(s) pour se suicider.  L’idée est d’éviter tout risque de mimétisme.

Signes d’alerte d’une personne à risque de suicide (qui devraient inquiéter l’entourage) lorsqu’elle :

  • Parle (la personne suicidaire parle) de l’envie de mourir
  • Fait des recherches (ex. sur Google) sur les formes ou méthodes de mourir ou se tuer
  • Parle du manque d’espérance (dans le futur) et le manque d’objectifs dans la vie
  • Parle que la vie ne fait pas de sens ou se trouve avec une douleur insupportable
  • Parle d’être un poids pour les autres personnes
  • Augmentation de l’utilisation de drogues et d’alcool
  • Agit de façon anxieuse, agitée ou de façon irresponsable
  • Dort beaucoup ou au contraire peu
  • S’isole  de la société
  • Démontre  de la rage ou parler de vengeance
  • Présente des changements d’humeur extrêmes

Que faire avec une personne suicidaire (voir signes ci-dessus) ?

  • Ne pas la laisser seule, par exemple si l’enfant adulte vit seul, le parent peut le prendre chez lui ou aller vivre quelques temps chez son fils ou sa fille
  • Retirez d’éventuelles armes à feu de son habitation, éloignez aussi les objets tranchants (ex. couteau), l’alcool et les médicaments (y compris ceux vendus sans ordonnance)
  • Appelez à un numéro de téléphone d’aide (ex. en Suisse le no 147 pour les jeunes et le no 143 pour les adultes). En Suisse, plus d’informations sur ce site
  • Amenez la personne chez un spécialiste (ex. psychiatre, psychologue, médecin, thérapeute)

Prévention thérapeutique du suicide (avec Creapharma.ch)
Kétamine et diminution des pensées suicidaires
Une étude publiée online le 5 décembre 2017 dans le journal scientifique American Journal of Psychiatry (DOI : 10.1176/appi.ajp.2017.17060647) a montré que la kétamine permettait de diminuer les pensées suicidaires. Des antidépresseurs classiques peuvent aussi diminuer les pensées suicidaires mais ils mettent souvent plusieurs semaines avant d’agir, c’est pourquoi la kétamine semble être une alternative intéressante. Cette étude menée par la Columbia University Medical Center à New York a montré que la kétamine était de façon significative plus efficace pour réduire les pensées suicidaires chez des patients dépressifs qu’un sédatif couramment prescrit, le midazolam. Les chercheurs américains ont aussi découvert que l’effet anti-suicide de la kétamine apparaissait seulement plusieurs heures après son administration (en injection).

News sur le suicide

A lire : 4 magnifiques raisons de connaître Jésus pour verrez des bonnes raisons de ne pas vous suicider.


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Sources & Références
CNN.com, The Wall Street Journal, Office fédéral de la statistique (OFS), Veja (magazine brésilien de référence, édition du 26 avril 2017), CBS.com,  Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Folha de S.Paulo (grand journal brésilien de référence), OFS (Office fédéral de la statistique), The Economist (édition d’avril 2018), ATS.

Détails de la rédaction: Cet article a été mis à jour le 21.09.2018.

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