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Le franc toujours en forme face à l’euro

ZURICHLe franc continuait d’évoluer à des niveaux élevés face à l’euro mercredi matin, la monnaie suisse étant recherchée par les investisseurs en quête de valeur refuge alors que les tensions commerciales et politiques restaient élevées.

Le franc toujours en forme face à l'euro

Vers 11h45, le franc s’échangeait pour 0,9233 euro, se relâchant quelque peu après avoir atteint la veille un nouveau record depuis le début de l’année à 0,9209 EUR/CHF.

“Les nouvelles tensions commerciales, les incertitudes concernant le budget de la France et les inquiétudes sur les banques régionales américaines ont poussé (la paire de devises) EUR/CHF en dessous de 0,9250, relançant les spéculations sur une éventuelle intervention de la Banque nationale suisse” sur le marché des changes, ont indiqué les économistes d’UBS dans un commentaire.

Selon les experts de la banque aux trois clés, l’institut d’émission helvétique était déjà intervenu en avril sur le marché des devises, lorsque la paire de monnaies était passée sous 0,9250 EUR/CHF, achetant pour environ 5 milliards de devises pour contrer l’appréciation du franc.

La situation devrait cependant se calmer, malgré les achats de valeurs refuges comme le franc. La résolution des incertitudes politiques et commerciales aux Etats-Unis devrait réduire la demande pour le franc, permettant à la paire de devises de remonter vers 0,94 EUR/CHF, ont-ils ajouté.

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Le 22 octobre 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

L’hôtellerie suisse en forme cet été

ZURICHLes établissements hôteliers helvétiques ont davantage attiré au cours de la saison estivale. La branche est en bonne voie de réaliser un nouveau record annuel, après près de 43 millions de nuitées en 2024.

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L’hôtellerie suisse a enregistré 5,0 millions de nuitées en août, soit une hausse de 3,2% ou de 154’000 nuitées par rapport au même mois de 2024, selon les résultats provisoires de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publiés vendredi. La croissance atteignait 2,7% en juillet et 1,8% en juin.

Les visiteurs étrangers ont été plus nombreux à séjourner dans le pays en août, totalisant 2,8 millions de nuitées, soit un gain de 5%. En tête des contingents de visiteurs, les Allemands et les Américains ont affiché de fortes croissances, de respectivement 5% et 8%. Les Français, les Britanniques et les Néerlandais ont complété le Top 5.

La présence des visiteurs venus de Chine s’est renforcée, avec un nombre de nuitées en croissance de près de 20% à plus de 103’000 unités. Elle reste toutefois nettement inférieure à avant la pandémie de coronavirus, quand le nombre de nuitées atteignait 181’000. Les touristes suisses ont, eux, généré 2,2 millions de nuitées (+1,0%).

Des villes et leurs alentours ont tiré leur épingle du jeu, avec des bonds de 11% dans la région de Fribourg, de près de 10% dans celle de Bâle et de plus de 6% autour de Zurich. Le canton de Vaud (+6%), celui du Valais et Genève (+3% chacun) ont aussi attiré, quand la Suisse orientale a décliné.

La saison estivale, de juin à août, a connu une augmentation de 2,6% sur un an à 14,03 millions de nuitées.

L'hôtellerie suisse en forme cet été

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Croissance du côté des Américains

Sur les huit premiers mois de l’année, le secteur a comptabilisé 30,3 millions de nuitées, ce qui correspond à une hausse de 1,9% ou de 556’000 unités. La hausse est encore une fois plus marquée chez les visiteurs étrangers, qui ont totalisé 15,8 millions de nuitées (+3,3%), avec à nouveau les Allemands et les Américains en tête des contingents de touristes.

Les séjours des visiteurs en provenance de l’autre côté du Rhin ont affiché une modeste croissance de 1%, quand celle des ressortissants du pays à la bannière étoilée a frôlé 5%. Les Français ont dépassé le million de nuitées, devant les Italiens, les Néerlandais, les Chinois et les Indiens.

Chez les Suisses, la croissance s’est limitée à 0,4%, générant 14,5 millions de nuitées.

Sur huit mois, les plus fortes progressions ont été recensées dans la région bâloise (8,5%), celle de Fribourg et d’Argovie/Soleure (+5% chacune). Encore une fois, la Suisse orientale s’est retrouvée à la traîne (-0,3%) mais moins que la région bernoise (-2%).

Mi-septembre, Suisse Tourisme s’est dit optimiste pour la saison automnale. De nombreuses destinations prolongent effectivement leur exploitation jusqu’au mois de novembre afin d’attirer les visiteurs, notamment en montagne.

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Le 3 octobre 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Google échappe à l’obligation de vendre Chrome

WASHINGTONUn juge américain a rejeté mardi la demande du gouvernement américain d’obliger Google à vendre son navigateur internet Chrome. Il lui a cependant imposé des exigences strictes sur le partage des données afin de rétablir la concurrence dans le domaine de la recherche en ligne.

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Cette décision historique est la suite de celle rendue en août 2024 par le juge qui avait reconnu Google coupable d’avoir maintenu illégalement son monopole dans la recherche en ligne grâce à des accords de distribution exclusive à plusieurs milliards de dollars par an. Mais la peine était encore attendue jusqu’à ce jour.

Dans la foulée de l’annonce, le cours d’Alphabet, maison mère de Google, augmentait de plus de 7% vers 23h30 (en Suisse) dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street.

Le gouvernement américain faisait pression pour que la condamnation de Google implique la cession de Chrome, arguant que ce navigateur est devenu une passerelle essentielle vers Internet et qu’il permet un tiers de toutes les recherches effectuées via Google.

En conséquence, le gouvernement demandait au juge d’ordonner à Google de vendre son navigateur Chrome, de partager certaines données avec des concurrents, de ne plus payer Apple et d’autres sociétés pour installer son moteur de recherche par défaut sur leurs appareils et de limiter ses investissements dans d’autres entreprises d’intelligence artificielle (IA), entre autres requêtes.

Google échappe à l'obligation de vendre Chrome

Droits outrepassés

Mais dans sa décision, le juge avertit qu’une vente de Chrome “serait extrêmement compliquée et très risquée”, estimant que le ministère avait outrepassé ses droits en formulant cette demande.

L’affaire portait principalement sur les accords de distribution exclusifs, à plusieurs milliards de dollars par an, conclus par Google avec Apple, Samsung et d’autres fabricants de smartphones, qui ont fait de Google le moteur de recherche par défaut sur leurs appareils.

Dans sa décision de l’an dernier, le juge avait conclu que l’activation par défaut de Google sur l’iPhone avait permis à l’entreprise de devenir un géant de l’Internet, à l’abri de toute menace concurrentielle.

Mais dans la décision de mardi, le magistrat écrit qu’une interdiction pure et simple de ces accords n’était pas à l’ordre du jour, insistant sur un risque trop important de répercussions sur d’autres entreprises.

“La suppression des paiements de Google entraînerait presque certainement des préjudices importants, voire paralysants dans certains cas, pour les partenaires de distribution, les marchés connexes et les consommateurs”, précise le jugement.

En revanche, Google devra mettre à la disposition des “concurrents qualifiés” certaines données d’indexation de recherche et d’informations sur les interactions des utilisateurs pour que ses rivaux puissent améliorer leurs services. L’entreprise devra également distribuer des résultats de recherche à ses concurrents pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans.

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Le 3 septembre 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

La croissance américaine solide malgré les droits de douane

WASHINGTONAprès un premier trimestre difficile, arithmétiquement dû à une envolée des importations pré-droits de douane, l’activité économique américaine a connu une croissance supérieure aux attentes au deuxième trimestre, à 3% en rythme annualisé.

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D’un trimestre sur l’autre, le PIB américain a progressé de 0,7%, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce.

C’est nettement mieux que les attentes des analystes, qui se montraient déjà optimistes et tablaient sur une croissance de 2,3% en rythme annualisé, selon le consensus publié par MarketWatch.

Une différence marquée alors que le PIB s’était contracté de 0,5% au premier trimestre, en rythme annualisé, en raison d’une ruée vers les importations pour retarder au maximum l’effet des droits de douane mis en place par le président Donald Trump, investi pour un second mandat en janvier.

La publication intervient alors que la Réserve fédérale (Fed) doit rendre sa décision dans la journée, qui devrait se conclure par un maintien des taux à leur niveau actuel, lors d’une semaine marquée par une série de publications importantes.

Le président américain a continué à mettre la pression dans la matinée sur la banque centrale, appelant sur son réseau social Truth le président de l’institution Jerome Powell, qu’il surnomme “Trop Tard”, à “baisser maintenant les taux d’intérêt!”, estimant que la croissance entre avril et juin justifiait une telle décision.

Sur le trimestre écoulé, les entreprises ont encore été confrontées à un paysage extrêmement volatil concernant les droits de douane: annonces fracassantes vite suspendues, guerre commerciale puis détente entre Pékin et Washington et coups de pression et négociations avec Bruxelles, Mexico ou Ottawa.

“L’économie a connu un rebond temporaire car les entreprises ont moins importé au deuxième trimestre qu’au premier. Mais cela ne doit pas être vu comme une amélioration de la tendance”, a averti dans une note le chef économiste de LPL Financial, Jeffrey Roach.

Comme attendu, les exportations sont en léger repli mais nettement moins que les importations, qui avaient fortement augmenté au premier trimestre avec des entreprises constituant des stocks avant l’entrée en vigueur des droits de douane.

La croissance américaine solide malgré les droits de douane

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Éclaircie passagère

La consommation des ménages, principal moteur de la croissance américaine, s’est elle maintenue à un niveau satisfaisant.

En revanche, là encore comme attendu par les économistes, les investissements des entreprises sont en baisse sur le trimestre.

“Nous avons de la chance de ne pas voir un recul plus prononcé des exportations, alors que plusieurs partenaires commerciaux commencent à boycotter des produits américains”, souligne de son côté le chef économiste de HFE, Carl Weinberg.

Pour la suite, relève-t-il, “l’économie fera face à une hausse historique de droits de douane à partir du mois prochain. Cela aura nécessairement un impact sur la croissance au troisième trimestre”.

Les droits de douane promis depuis début avril devraient en effet entrer en vigueur vendredi, avec une surtaxe comprise entre 15% et 50% sur les produits en provenance de la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.

Les droits de douane effectifs moyens ont déjà fortement augmenté depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, pour atteindre 17,5% début juillet, selon le Budget Lab de l’Université de Yale, soit un niveau jamais observé aux Etats-Unis depuis au moins le début des années 1930.

Dans ce contexte, l’amélioration de la croissance ces derniers mois ne devrait pas se confirmer sur le reste de l’année alors que les prix devraient augmenter, de l’avis de la plupart des analystes.

Le rythme devrait encore ralentir lors de la seconde partie de l’année, prévoit le chef économiste de Pantheon Macroeconomics, Samuel Tombs, qui s’attend à une croissance autour de 1%, en rythme annualisé, sur les six derniers mois.

Cela devrait intervenir “lorsque les prix des produits importés augmenteront significativement et sous l’effet de l’incertitude créée par la politique économique sur l’investissement des entreprises”, détaille-t-il dans une note.

Les autres indicateurs attendus plus tard dans la semaine, en particulier le chômage et l’indice PCE de l’inflation, celui privilégié par la Fed pour sa politique monétaire, pourraient donner une première idée de la direction prise par l’économie américaine dans les prochains mois.

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Le 30 juillet 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).