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Roche renoue avec la croissance, mais peine avec sa rentabilité

ZURICH – Le géant pharmaceutique Roche a souffert l’an dernier de correctifs de valeur sur ses acquisitions Flatiron Health en 2018 et Spark Therapeutics en 2019, à hauteur de 3,2 milliards de francs. Le bénéfice net s’en est trouvé élagué d’un bon quart à 9,19 milliards de francs.

La multinationale rhénane a néanmoins renoué avec la croissance, après avoir souffert sur l’exercice précédent de la disparition des recettes liées à la Covid-19. Le chiffre d’affaires a progressé de 3% ou de 7% hors effets de change, à 60,50 milliards de francs, nonobstant un manque à gagner attribué à la concurrence de versions biosimilaires des moteurs de ventes devisé à 1,2 milliard.

Le coeur d’activité dans la pharma a accéléré de 4% pour un total de 46,17 milliards. Les quatre plus gros succès commerciaux, Vabysmo, Phesgo, Ocrevus et Hemlibra ont livré une contribution étoffée de 3,3 milliards supplémentaires sur un an, à 16,9 milliards. Les recettes tirées des dispositifs de diagnostic par contre se sont amenuisées de 1% à 14,3 milliards, détaille un compte-rendu diffusé jeudi.

L’excédent d’exploitation avant charges d’intérêts et impôts (Ebit) de base s’est enrobé de 8% à 20,82 milliards. Hors toilettage, l’excédent a chu de 13% à 13,42 milliards. Les actionnaires pourront nonobstant compter sur un dividende agrémenté de 10 centimes à 9,70 francs.

Roche renoue avec la croissance, mais peine avec sa rentabilité

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Excédent décevant

Si les recettes comblent confortablement les attentes des analystes consultés par AWP, rentabilité ajustée et rémunération offerte aux actionnaires s’avèrent moindres qu’escompté.

La direction espère assister sur l’exercice en cours à une croissance hors effets de change de l’ordre de 5%, assortie d’une progression de près de 10% du bénéfice net ajusté. La rémunération des actionnaires est vouée à poursuivre sur une pente ascendante. L’impact des biosimilaires risque de s’avérer similaire à celui observé l’an dernier, a laissé entendre le directeur général Thomas Schinecker en téléconférence.

L’effet de base Covid-19 s’étant désormais complètement évanoui, le groupe entend se maintenir au cours des prochaines années sur la voie de la croissance retrouvée.

Les analystes s’interrogent sur le petit passage à vide sur le front de la rentabilité opérationnelle, y compris ajustée et déplorent un accès de faiblesse inattendu du côté du diagnostic.

Ambitions modestes

Stefan Schneider, chez Vontobel, juge par ailleurs timides les ambitions affichées à ce stade par la nouvelle direction pour l’année en cours et y perçoit un témoignage de continuité avec les us et coutumes de la précédente équipe.

Les objectifs de croissance autour de 5% et d’extension de la rentabilité en 2025 réjouissent Marcel Brand, analyste à la Banque cantonale de Zurich (ZKB), tout comme l’accalmie attendue sur le front des effets de changes. La recommandation “surpondérer” demeure de mise.

La nouvelle feuille de route douche l’espoir d’un maintien de la dynamique observée l’an dernier, constate Eric Le Berrigaud, chez Stifel.

Jeudi, le bon de jouissance Roche a clôturé en prenant 1,5% à 285,20 francs, après une entame de séance difficile et dans un SMI en hausse de 0,59%.

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Le 30 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Le marché du travail temporaire malmené l’an dernier

ZURICH – Faiblesse de la conjoncture, pénurie de main-d’oeuvre et changements structurels ont affecté l’an dernier les prestataires de services de l’emploi, selon la faîtière Swissstaffing. Pour la première fois depuis 30 ans, le secteur temporaire est en recul pour la deuxième année consécutive.

Le marché du travail temporaire malmené l'an dernier

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Après une année 2023 décevante, avec un recul des heures travaillées de 5,8%, le marché du travail temporaire a continué de dégringoler en 2024, selon l’indice Swiss Staffingindex publié jeudi. Les heures travaillées des personnes exerçant une activité temporaire se sont inscrites l’an dernier en baisse de 4,7%.

L’incertitude et le souci d’économie des entreprises ont nettement augmenté au second semestre 2024. Les entreprises se sont donc montrées prudentes en matière d’embauche de nouveaux collaborateurs, y compris dans le secteur temporaire, où le marché s’est effondré. Le personnel externe est plus souvent recruté par le biais de partenariats avec des entreprises de location de services sélectionnées, et les travailleurs temporaires sont intégrés plus rapidement au personnel fixe.

Cette évolution est encore plus notable sur le marché de l’emploi fixe, où le taux de croissance est négatif depuis neuf trimestres. Dans ce secteur, le chiffre d’affaires a chuté de 19,4% l’an dernier, atteignant son niveau le plus bas depuis la parution du Swiss Staffingindex.

Les perspectives de Swissstaffing pour 2025 restent prudentes. Selon la faîtière, les surcapacités de production des entreprises, l’affaiblissement de l’économie dans les pays voisins et en Chine ainsi que la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée resteront des freins pour les prestataires de services de l’emploi. Par ailleurs, des risques tels qu’une hausse des droits de douane imposée par le nouveau gouvernement américain devraient venir s’ajouter à un contexte déjà difficile.

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Le 30 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Plainte contre Saïda Keller-Messahli et le Matin Dimanche

ZURICH – L’Union vaudoise des associations musulmanes maintient sa plainte contre Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste. Elle l’accuse de diffamation dans une interview accordée au Matin Dimanche et porte aussi plainte contre le journaliste.

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Dans l’interview incriminée, datée d’avril dernier (2024), Saïda Keller-Messahli a reproché à l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM) et à l’Union des organisations islamiques zurichoises (VIOZ) d’être noyautées par les Frères musulmans, mouvement considéré en partie comme terroriste.

Plainte contre Saïda Keller-Messahli et le Matin Dimanche

Recevable si déposée aussi contre le média

Les deux organisations ont porté plainte, l’été dernier, contre la principale intéressée. Le Ministère public a inculpé Mme Keller-Messahli de diffamation, mais le Tribunal de district de Zurich a rejeté cette mise en accusation. Selon ce dernier, la plainte n’est recevable que si elle est également déposée contre le journaliste et son employeur, le groupe Tamedia.

L’UVAM a donc annoncé, mardi, qu’elle avait déposé plainte à la fois contre la présidente du Forum pour un islam progressiste et contre le journaliste qui l’a interviewée, de même que son employeur. Elle rejette les reproches formulés par Mme Keller Messahli.

Atteinte à la réputation

Les propos incriminés “portent atteinte à la réputation des membres de l’UVAM”, “mettent en cause l’association” et “sèment le doute sur la capacité de son comité et de sa direction à remplir les conditions d’une reconnaissance (étatique) en tant que communauté religieuse”, écrit l’organisation vaudoise dans un communiqué. Et d’ajouter que les contrevérités et la désinformation nuisent à la société.

De son côté, l’association zurichoise VIOZ renonce à élargir sa plainte au média qui a interrogé Mme Keller-Messahli et publié l’interview, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

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Le 28 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

DeepSeek: le “ChatGPT chinois” qui agite la Silicon Valley

PEKIN – DeepSeek, l’agent conversationnel d’une start-up chinoise éponyme utilisant l’intelligence artificielle (IA), a grimpé en tête des téléchargements sur l’App Store, surprenant les analystes par sa capacité à égaler les performances de ses principaux concurrents américains.

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Ce “chatbot” agite actuellement l’industrie des hautes technologies, notamment les géants américains comme Nvidia et Meta, qui ont dépensé des sommes colossales pour dominer le secteur en plein essor de l’IA.

Voici ce qu’il faut savoir sur DeepSeek:

“Le meilleur”?

DeepSeek a été conçu par une start-up basée à Hangzhou (est de la Chine) une ville connue pour sa forte concentration d’entreprises technologiques.

Disponible en application ou sur ordinateur, il offre de nombreuses fonctionnalités similaires à celles de ses concurrents occidentaux: écrire des paroles de chansons, aider à affronter des situations de la vie quotidienne ou encore proposer une recette adaptée au contenu de son réfrigérateur.

DeepSeek peut communiquer dans plusieurs langues, mais a indiqué à l’AFP qu’il maîtrisait surtout l’anglais et le chinois.

Toutefois, il partage les limites de nombreux agents conversationnels chinois. Lorsqu’il est interrogé sur des sujets sensibles, comme par exemple le président Xi Jinping, il préfère éviter le sujet et propose de “parler d’autre chose”.

Malgré cela, ses performances, qu’il s’agisse de rédiger du code complexe ou de résoudre des problèmes mathématiques difficiles, ont surpris les experts.

“Ce que nous avons constaté, c’est que DeepSeek (…) est soit le meilleur, soit au niveau des meilleurs modèles américains”, a déclaré Alexandr Wang, PDG de l’entreprise américaine Scale AI, à la télévision CNBC.

Cette réussite est d’autant plus étonnante au vu des moyens utilisés.

Selon un article détaillant son développement, le modèle de DeepSeek n’a été entraîné qu’avec une fraction des puces utilisées par ses concurrents occidentaux.

Spoutnik

Nombre d’analystes pensaient que l’avantage des Etats-Unis en matière de production de puces hautes performances, ainsi que leur capacité à limiter l’accès de la Chine à cette technologie, garantirait leur domination en matière d’IA.

Pourtant, DeepSeek a déclaré n’avoir dépensé que 5,6 millions de dollars pour développer son modèle, une somme dérisoire comparée aux milliards investis par les géants américains.

Les actions de grandes entreprises technologiques aux Etats-Unis et au Japon ont chuté face au défi posé par DeepSeek.

Nvidia, leader mondial des composants et logiciels pour l’IA, a vu son cours baisser de plus de 3% vendredi à Wall Street. Le géant japonais SoftBank, un investisseur clé dans un projet américain de 500 milliards de dollars pour développer des infrastructures en IA, a perdu lundi plus de 8%.

Marc Andreessen, un investisseur et proche conseiller du président américain Donald Trump, a qualifié DeepSeek de tournant “pour l’IA”, comme l’était “Spoutnik”, en référence au lancement du satellite soviétique qui avait déclenché la course à l’espace durant la Guerre froide.

“DeepSeek R1 est l’une des percées les plus incroyables que j’aie jamais vues”, a-t-il écrit sur X.

Open source

Comme ses concurrents occidentaux, tels que ChatGPT, Llama ou Claude, DeepSeek s’appuie sur un grand modèle de langage (LLM), formé à partir d’immenses quantités de textes, pour maîtriser les subtilités du langage naturel.

Mais contrairement à ces rivaux, qui développent des modèles propriétaires, DeepSeek est en code source ouvert (“open source”). Cela signifie que le code de l’application est accessible à tous, permettant de comprendre son fonctionnement et de le modifier.

“Une entreprise non américaine perpétue la mission initiale d’OpenAI -une recherche ouverte et avant-gardiste qui bénéficie à tous”, a estimé Jim Fan, responsable de recherche chez Nvidia, sur X.

DeepSeek affirme être “en tête du classement des modèles open source” et rivaliser avec “les modèles propriétaires les plus avancés au monde”.

Alexandr Wang de Scale AI a estimé sur X que DeepSeek est “un signal d’alerte pour l’Amérique”.

Logiciels - DeepSeek: le "ChatGPT chinois" qui agite la Silicon Valley

“Grandes choses”

La Chine ambitionne de devenir leader de l’intelligence artificielle d’ici 2030, avec des investissements prévus de plusieurs dizaines de milliards d’euros dans ce domaine au cours des prochaines années.

Le succès de DeepSeek montre que les entreprises chinoises commencent à surmonter les obstacles auxquels elles sont confrontées.

La semaine dernière, le fondateur de DeepSeek, Liang Wenfeng, a assisté à une réunion avec le Premier ministre chinois Li Qiang, soulignant l’ascension rapide de l’entreprise.

Ce succès viral a également propulsé DeepSeek au sommet des sujets tendances sur Weibo, l’équivalent chinois de X.

“Cela montre qu’on peut accomplir de grandes choses avec peu de moyens”, a souligné un utilisateur.

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Le 27 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Le CHUV produit un médicament de transfert de microbiote fécal

LAUSANNE – Le CHUV a obtenu l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament de transfert de microbiote fécal (TMF). L’hôpital universitaire lausannois devient ainsi le premier centre accrédité en Suisse à produire ce type de traitement novateur.

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Le TMF permet de restaurer le microbiote intestinal des malades en transférant une partie de la flore intestinale provenant des selles d’un donneur ou d’une donneuse saine, après sa transformation en médicament. A ce jour, la seule indication pour le TMF est l’infection à la bactérie Clostridioides difficile.

Celle-ci entraîne de fortes diarrhées avec une augmentation du risque de mortalité justifiant souvent une hospitalisation. La particularité de cette infection est la récidive très fréquente. Un patient sur quatre va ainsi récidiver, potentiellement plusieurs fois, a indiqué lundi le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) dans un communiqué.

Ce traitement, qui a démontré un taux de guérison de 95% – contre 30% avec les antibiotiques utilisés seuls – est administré sous forme de gélules à avaler, ou sous forme de suspension acheminée jusqu’à l’intestin par sonde nasale ou coloscopie. Grâce à un financement temporaire du CHUV, environ 50 patients ont été traités chaque année, avec des résultats remarquables et durables.

Médecine - Le CHUV produit un médicament de transfert de microbiote fécal

Première suisse

Contrairement à d’autres pays où le microbiote fécal est considéré comme un “tissu”, le cadre légal suisse l’a classé comme un médicament non standardisable dont le procédé de fabrication est soumis à une autorisation. Celle-ci impose des normes strictes en termes de fabrication, contrôle, suivi et traçabilité, équivalentes à celles appliquées aux médicaments industriels.

Le CHUV est le premier hôpital public à produire un médicament sous ces conditions. Les donneurs et donneuses sont rigoureusement sélectionnés par des contraintes cliniques très strictes et des tests de laboratoire: à peine 10% sont retenus au terme du processus.

“Toutes les étapes du processus de production sont standardisées. Un donneur effectue en moyenne huit dons en un mois, ce qui permet d’obtenir une douzaine de traitements, utilisables pendant deux ans, et d’en garantir la traçabilité”, explique Susanna Gerber, responsable assurance qualité au Service de pharmacie du CHUV, citée dans le communiqué.

Le traitement consiste à avaler une vingtaine de gélules de TMF en une fois, deux jours de suite, actuellement sous contrôle d’un médecin. Pour les patients n’ayant pas cette capacité de déglutition – patients âgés par exemple -, il est possible de recevoir le TMF forme de suspension acheminée jusqu’à l’intestin par sonde nasale ou coloscopie.

Demande à l’OFSP

Avec l’autorisation de mise sur le marché, le médicament pourra être utilisé par d’autres centres hospitaliers partenaires en Suisse. “Nous souhaitons élargir l’accès des patients à ce traitement, qui, à ce jour n’a pas d’alternative aussi efficace pour le traitement du Clostridioides difficile”, indique Katerina Tatiana Galperine, responsable du projet TMF au Service des maladies infectieuses.

“Le Centre TMF, couplé à une plateforme de recherche, permettra également d’accroître les connaissances sur le microbiote intestinal et son rôle dans la santé humaine, un domaine en pleine évolution”, conclut la chercheuse.

Une prise en charge par l’assurance de base est indispensable pour permettre la pérennisation du traitement. Une demande auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) est en cours.

L’infection à Clostridioides difficile entraîne le décès de près de 20’000 patients en Europe chaque année. C’est l’une des infections nosocomiales les plus fréquemment contractées. Jusqu’à présent, la seule solution était un traitement par antibiotique avec 30% de guérison seulement.

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Le 27 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Italie – La Ligue veut que l’Italie se retire de l’OMS comme les Etats-Unis

ROME – La Ligue, parti antimigrants et souverainiste du vice-Premier ministre Matteo Salvini, a déposé jeudi une proposition de loi pour faire sortir l’Italie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans la foulée des Etats-Unis.

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Vu le nombre réduit de parlementaires de la Ligue, son éventuelle adoption reste à ce stade tout à fait théorique, étant donné qu’il faudrait l’appui des deux autres partis de la majorité gouvernementale.

Interrogée par l’AFP, une porte-parole de la Première ministre Giorgia Meloni, dont le parti Fratelli d’Italia (FDI) est la première force au Parlement, a indiqué qu’aucune position n’était encore adoptée sur le sujet.

Il est en outre fort peu probable que l’autre membre de la coalition, le parti conservateur pro-européen Forza Italia dirigé par le chef de la diplomatie Antonio Tajani, lui apporte son soutien.

Italie - La Ligue veut que l'Italie se retire de l'OMS comme les Etats-Unis

“Excès de pouvoir”

La proposition de loi présentée au Sénat est motivée par “l’excès de pouvoir” des organisations supranationales et le meilleur usage qui pourrait être fait de l’argent de la contribution italienne à l’OMS, a expliqué le sénateur de la Ligue Claudio Borghi lors d’une conférence de presse.

“La contribution italienne est d’environ 100 millions d’euros par an. Je suis convaincu qu’ils pourraient être mieux utilisés pour le système national de santé ou pour des projets de coopération avec les Etats-Unis”, a-t-il justifié.

“Nous espérons que nos alliés seront d’accord”, a déclaré Claudio Borghi, arguant que d’autres pays “comme par exemple l’Argentine” se sont engagés sur cette voie.

La Ligue a décidé de s’aligner sur l’administration du président Donald Trump, présenté lundi par Salvini sur X comme “la bonne personne au bon endroit” et un homme que lui-même et son parti ont “toujours défendu et soutenu”.

Levée de boucliers

La perspective d’un retrait italien de l’OMS de la Ligue a suscité une levée de boucliers au sein de l’opposition.

“Le souverainisme n’existe pas quand on affronte le thème de la santé publique parce que les virus et les pathologies ne respectent pas les frontières”, a dénoncé Sandra Zampa, sénatrice du Parti démocrate (PD, centre gauche), le principal parti d’opposition, citant l’exemple de la pandémie de Covid.

“J’aimerais savoir comment Meloni (…) évaluera ce choix qui ira à l’encontre de la santé des Européens et des Italiens”.

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Le 23 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Monnaie – Les Suisses misent de plus en plus sur l’argent liquide

SAINT-GALL – L’argent liquide ne disparaîtra pas de sitôt en Suisse. Près de 90% de la population refuse sa suppression en 2024, contre 72% l’année précédente, selon une étude de Philoro. Le maintien de la monnaie suisse est en discussion au Parlement.

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Monnaie - Les Suisses misent de plus en plus sur l'argent liquide

Les troubles géopolitiques et le renchérissement expliquent cet attrait pour l’argent liquide, indique le négociant en métaux précieux vendredi dans un communiqué. “En période de crise, les gens stockent davantage d’argent liquide pour conserver leur valeur”, peut-on lire.

Cette tendance, habituellement prononcée chez les seniors, se voit désormais aussi chez les plus jeunes. Les 40 à 49 ans sont 87,4% à s’opposer à la disparition de la monnaie, contre 60% en 2023. Le même phénomène se constate dans les différentes classes de revenus. Les plus hauts salaires, traditionnellement moins friands de l’argent liquide, sont désormais majoritairement pour.

Ces résultats sont de bon augure pour l’initiative populaire “Oui à une monnaie suisse libre et indépendante sous forme de pièces ou de billets”. Un contre-projet du Conseil fédéral est sur la table du Parlement. L’étude, réalisée par un institut de l’Université de St-Gall, se base sur les réponses de 1000 personnes provenant des différentes régions linguistiques.

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Le 17 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Cybercriminalité – Retour à la normale à Vidymed – Plainte pénale déposée

LAUSANNE – Victime d’une cyberattaque le 7 décembre dernier, le groupe Vidymed, qui compte quatre centres médicaux à Lausanne et Epalinges (VD), a indiqué mardi que l’essentiel des données visées a pu être restauré à compter de ce jour. Une plainte pénale a été déposée.

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“La menace n’est plus active. Les systèmes sont sécurisés et la surveillance a été renforcée pour prévenir tout nouvel incident”, écrit le groupe dans un communiqué. Dès la détection de l’intrusion, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir la continuité des soins et renforcer la sécurité des systèmes informatiques, ajoute-t-il. Tous les services informatiques avaient notamment été suspendus pour couper court à toute fuite de données.

“Certaines données relatives aux patients, comme l’historique des consultations et les agendas ont été impactés et ont été inaccessibles pendant plusieurs semaines. Les auteurs de l’attaque ont potentiellement eu accès à une partie des données”, précisent les responsables de Vidymed. “Grâce au travail de nos experts informatiques, l’ensemble des données a pu être restauré à partir de ce mardi”, poursuivent-ils.

Cybercriminalité - Retour à la normale à Vidymed - Plainte pénale déposée

Pas de données sur le dark web

Le groupe assure qu’aucune donnée personnelle de patients n’est accessible sur le dark web. “A l’heure actuelle, nous n’avons aucune indication que les données aient été publiées ou exploitées de manière malveillante. Nous suivons la situation de près, en collaboration avec les forces de l’ordre et nos experts informatiques”, souligne-t-il.

Vidymed met toutefois en garde contre toutes communications suspectes (emails ou appels) pouvant prétendre venir du groupe, d’un médecin traitant ou de toutes autres institutions.

Avec la suspension temporaire des services informatiques, le personnel médical avait dû momentanément recourir au stylo-papier plutôt qu’à l’ordinateur pour saisir les informations relatives aux patients. La prise en charge médicale et la continuité des soins a toujours pu être assurée, insiste Vidymed. Le groupe admet toutefois “des conditions particulièrement complexes”.

Cellule de crise

Une cellule de crise réunissant notamment la direction du groupe, l’Etat-major cantonal de conduite (EMCC), la police cantonale, la force cantonale d’intervention cybersécurité (CSIRT) et le Département vaudois de la santé et de l’action sociale (DSAS) avait été mise sur pied le week-end de la cyberattaque.

Le groupe Vidymed compte quatre centres, dont trois centres médicaux d’urgences à Epalinges ainsi qu’à Lausanne sur ses sites de Vidy et de La Source. Il détient également un centre de pédiatrie à Vidy. Ensemble, ils représentent quelque 100’000 consultations chaque année.

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Le 14 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Italie : Giorgia Meloni prend la défense d’Elon Musk

ROME – La Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni a pris jeudi la défense d’Elon Musk, estimant que ses critiques des dirigeants européens faisaient scandale seulement parce qu’il est de droite.

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Pour Mme Meloni, chef du parti post-fasciste Fratelli d’Italia, Elon Musk exerce simplement sa liberté d’expression, tout comme le font des personnalités de gauche, citant notamment le milliardaire philanthrope George Soros.

Autre milliardaire, Musk, propriétaire de Tesla, de SpaceX et du réseau social X, futur membre de l’administration du président élu Donald Trump, a provoqué une levée de boucliers en Europe après ses attaques sur X contre, notamment, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Interrogée lors de sa conférence annuelle à Rome sur le fait de savoir si cela constituait une “dangereuse ingérence”, Mme Meloni a répondu par la négative.

“Le problème, c’est (plutôt) quand des gens riches utilisent leurs ressources pour financer des partis et des associations, ainsi que des politiciens, dans le monde entier pour influer sur les choix politiques des Etats”, a-t-elle affirmé.

“Ce n’est pas ce que fait Musk. Elon Musk a financé une campagne électorale dans son pays, pour son candidat, dans un pays où, je note en passant, cela est assez courant”, a-t-elle observé.

“Mais, à ce que je sache, Elon Musk ne finance pas de partis, d’associations ou de politiciens à travers le monde”, a-t-elle souligné. “C’est ce que fait par exemple George Soros. Et oui, je considère cela comme une dangereuse interférence dans les affaires des Etats et leur souveraineté”.

Italie : Giorgia Meloni prend la défense d'Elon Musk

Musk, un “génie” selon Meloni

“Est-ce que le problème est qu’Elon Musk a de l’influence et est riche ou alors qu’il n’est pas de gauche?” s’est interrogée Mme Meloni, qui a affirmé dans une récente interview entretenir d'”excellentes relations” avec Musk, qu’elle considère comme un “génie”.

Elle a aussi déclaré qu’elle n’avait pas reçu d’argent de Musk, “contrairement à ceux qui en ont pris de Soros”.

Le financier et philanthrope George Soros, juif d’origine hongroise souvent la cible d’attaques antisémites, a fondé Open Society Foundations (OSF), qui soutient nombre d’ONG à travers le monde en faveur de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit.

Il a ainsi soutenu les démocrates lors de la campagne présidentielle américaine mais ne possède pas de réseau social et n’occupe pas de poste gouvernemental.

Mme Meloni a également dénoncé le silence de la gauche lors de “l’ingérence” de politiciens allemands dans la campagne électorale italienne de 2022 ayant abouti malgré tout à sa victoire, alors que cette même gauche s’indigne aujourd’hui du soutien de Musk à l’AfD, un parti d’extrême droite, en Allemagne.

Lapsus

Deux fois durant sa conférence de presse, elle a fait un lapsus et a donné à Musk le nom de Donald Trump.

Selon les experts, les initiatives de Musk sont étroitement liées à ses intérêts économiques.

Soutien enthousiaste de Meloni, la dirigeante italienne la plus à droite depuis 1945, il s’apprête à signer un contrat de 1,5 milliard d’euros pour fournir à l’Italie des télécommunications sécurisées à travers sa société SpaceX.

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Le 9 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Pharma – Johnson & Johnson supprime des emplois en Suisse

ZURICH – Le géant pharma américain Johnson & Johnson réduit ses effectifs en Suisse. Il s’agit d’adapter les affaires à un environnement externe complexe et en rapide évolution, a déclaré une porte-parole mardi soir à AWP.

Pharma - Johnson & Johnson supprime des emplois en Suisse

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L’entreprise a récemment procédé à des adaptations de son organisation, afin d’améliorer les processus. Les employés concernés seront soutenus dans leur recherche d’un nouvel emploi, a précisé la porte-parole, qui a refusé de donner de chiffrer le nombre des suppressions.

Le groupe de New Brunswick, dans l’état du New Jersey, est présent en Suisse depuis plus de 60 ans et y exploite actuellement neuf emplacements, y compris des capacités de production globale, a précisé la porte-parole. Au total le groupe emploie plus de 5600 collaborateurs en Suisse.

Il y a quelques jours, le site internet Inside Paradeplatz avait affirmé que Johnson & Johnson allait supprimer 100 emplois en Suisse et fermer son emplacement de Zuchwil, dans le canton de Soleure. L’entreprise n’avait pas fait de commentaire.

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Le 7 janvier 2025. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).