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EDITORIAL – Bolsonaro, facile de le critiquer depuis la Suisse, et la cocaïne à Lausanne ?

SAO PAULO / MONTREUX Il est très facile de critiquer le gouvernement conservateur Bolsonaro depuis la Suisse. Il y a forcément des critiques intelligentes et constructives. Mais n’oublions pas que la Suisse n’est de loin pas un pays parfait. Jusqu’à nouvel avis, il est extrêmement facile de trouver de la cocaïne à Genève, Lausanne, Montreux ou Sion. Et d’où vient la cocaïne ? A 70% de Colombie, elle transite forcément par les grandes mafias brésiliennes ou italiennes en traversant justement tout le Brésil pour arriver ensuite en Afrique puis Europe. Juste un chiffre : environ 60’000, le nombre d’homicides chaque année au Brésil en grande partie provoqué par le trafic de drogue. Cela, il semble qu’aucun Suisse ne soit très intéressé, car ce sont souvent de pauvres hommes noirs qui perdent la vie. L’écologie, par contre qui concerne le Suisse de façon narcissique (mais n’a-t-il pas contribué avec ses multinationales à son enrichissement ?), le passionne jusqu’à l’intoxication. L’arroseur devient arrosé. L’écologie est la nouvelle religion “animiste” du Suisse, bye bye le christianisme.

Cocaïne

La Suisse a donc clairement du sang sur les mains lorsque sa police suisse, presque inutile dans le trafic de drogue (mais pas la faute des policiers sur le terrain mais de ceux qui les dirigent comme les sept Conseillers Fédéraux probablement corrompus en tout cas par omission), ferme totalement les yeux sur la cocaïne qui vient d’Amérique du sud. Autrement dit, lorsqu’on tolère la cocaïne en Suisse, on pollue l’Amérique du sud avec des champs d’arbres de coca et toutes ses conséquences (routes illégales) et on contribue à ces 60’000 homicides. De plus, on sait bien que la frontière entre trafic de drogue et grands propriétaires terriens en Amazonie (brésilienne et autres pays) est assez floue. C’est plutôt la loi de la jungle, le cas de le dire. On parle de la Suisse, car c’est un site suisse, la France et Macron ont également beaucoup de choses à se reprocher (colonisation).

Brésil

Bien sûr, autant les gouvernements de gauche de Lula et Rousseff puis de droite de Temer et Bolsonaro manquent d’autorité pour faire respecter l’ordre dans l’immense Amazonie. Il est vrai que le gouvernement Bolsonaro est plus proche de l’agro-business que les gouvernements précédents, c’est un fait. Mais n’oublions pas que le Brésil est un pays gigantesque et pauvre comparé à la Suisse. Nous en Suisse sommes incapables de faire respecter l’ordre en tolérant la drogue comme la cocaïne (il suffit de mettre des caméras dans les discos de Lausanne et mettre tout le monde en prison), peut-on reprocher au Brésil x fois plus grand que le Brésil de ne pas pouvoir contrôler la déforestation en Amazonie ? Faisons donc attention avant de faire la morale à d’autres pays. Balayons devant notre porte et nettoyons de nos villes la honte du trafic et de consommation de cocaïne. Pour le moment, ce n’est en aucun cas une volonté politique à quelques semaines des élections fédérales (20 octobre 2019).

Syngenta et Clariant

Bien sûr, il ne faut pas oublier Syngenta (maintenant en main chinoise mais basée en Suisse) et Clariant qui font probablement un très grand lobby sur le gouvernement Bolsonaro pour vendre leurs produits (ex. semences). Peut-on lire cela dans les journaux de Tamedia, Ringier, du Nouvelliste ou de La Liberté ?

Conclusion, il me semble que la Suisse, pays si imparfait sur certains aspects (trafic de drogue, argent de la corruption dans les banques suisses avec un nombre très important de paysans “pollueurs” brésiliens, Syngenta et Clariant) ferait mieux de balayer devant sa porte pour le moment. Parfois il est préférable de se taire. Si l’Uruguay, pays plutôt à gauche qui a peu de choses à se reprocher, s’exprime, c’est bien plus crédible que nous Suisses qui profitons au maximum du système capitaliste globalisé (dont la cocaïne comme le café semble toujours plus un moteur).

Le 23 août 2019. Par Xavier Gruffat (Il a vécu 10 ans à Sao Paulo, il vit actuellement en Suisse). XG se définit comme un intellectuel suisse conservateur.

EDITORIAL : L’importance des devoirs, conseils pratiques

MONTREUX On peut lire dans le “24 Heures” de cette semaine que le canton de Neuchâtel veut assouplir sa politique des devoirs. Le Canton de Vaud et sa politique de gauche dans l’éducation scolaire déconseille déjà aux enseignants de donner des devoirs après le week-end, les vacances ou jours fériés. Cet aspect peut encore se comprendre même si on rentre déjà un peu dans le concept de l’ “enfant roi” (ici c’est peut-être plus pour donner des vacances aux parents qu’à l’enfant). Par contre battons-nous pour que les devoirs ne soient pas abandonnés dans l’école publique, sinon il est évident qu’il y aura une montée en puissance des écoles privées (ex. cours en anglais, cours d’informatique, devoirs intensifs).

Etats-Unis

Dans un article du Wall Street Journal (plus grand journal conservateur au monde), les devoirs ou homeworks sont mentionnés dans un article sur la rentrée (back to school) en ce 22 août 2019 (la rentrée aux Etats-Unis varie de juillet à septembre, selon le Pew Research Center). Les écoles utilisent toujours plus des applications (App) pour informer les parents des devoirs de l’enfant et même des évaluations (notes, devoirs faits ou non). Bref, les Etats-Unis n’ont pas abandonné les devoirs, pourquoi nous en Suisse devrait-on réinventer la roue ? Devient-on un pays communiste ? Ne pensez-vous pas que les Coréens ou Chinois (communistes) ne vont pas continuer à avoir des devoirs ? Clairement oui. Bien sûr, c’est une lutte parfois difficile et presque quotidienne pour certain(s) parent(s) afin de motiver les enfants à faire les devoirs, mais on peut penser qu’il s’agit d’une excellente école de la vie.

Besoin des devoirs

A titre personnel (j’ai quand même fini par faire l’EFPZ et en allemand – sans devoirs je n’aurais peut-être pas réussi à être diplômé de la plus prestigieuse institution suisse – classée 19ème meilleure université au monde au classement de Shangai), j’avais parfois de la peine à être 100% concentré en classe surtout à l’adolescence. J’avais donc besoin des devoirs pour “fixer” les choses dans mon cerveau au calme chez moi. Je ne vois pas en quoi les devoirs augmentent ou renforcent tant les inégalités sociales. Ou pour prendre une métaphore, si un cycliste est doué et a envie de beaucoup s’entraîner, on ne va pas le brider pour qu’il ait plus lentement car d’autres cyclistes sont lents. D’ailleurs une étude mentionnée par le WSJ du 22 août 2019 estime que si les parents s’occupent trop des devoirs des enfants du 8ème degré (8th grade), les résultats scolaires peuvent s’avérer négatifs. Cette étude date de 2012 sous la direction du Dr Froiland de la Purdue University. Bref, les études semblent plutôt contradictoires sur l’influence des parents sur les devoirs, même s’il faudrait regarder en détail par âge.

Responsabilité et autonomie

Chaque parent devrait s’occuper des devoirs des enfants en s’intéressant et en valorisant leur travail. Rien n’empêche aux écoles de mettre à disposition un local pour faire les devoirs, sous l’aide d’un enseignant. Comme le relève le Dr Froiland dans l’interview, il est important que l’enfant ait une certaine autonomie. L’enfant pourrait par exemple décider s’il veut faire ses devoirs juste après la rentrée de l’école ou par exemple juste avant ou après le repas du soir. Les parents doivent vraiment aider l’enfant à faire les devoirs mais dans un processus bienveillant et sans être trop présent dans chaque détail. Une question que le parent pourrait poser à son enfant : “Quel est ton programme pour faire tes devoirs aujourd’hui ?”.

Arrêter les téléphones et tablettes

Des recherches montrent aussi qu’éteindre ou mettre en mode avion les téléphones et tablettes aident à mieux faire les devoirs. Cela semble bien sûr du bon sens, reste ensuite aux parents d’appliquer toutes ces recommandations.

Par Xavier Gruffat. Le 22 août 2019.

EDITORIAL : Trop de gymnasiens sur Vaud, revalorisons l’apprentissage !

MONTREUX Un nouveau gymnase devrait ouvrir dans le canton de Vaud à Aigle ces prochaines années même si le projet semble avoir du retard, le nombre de classes de gymnasiens semble exploser. Je ne dispose pas de chiffres exacts mais je sais que par exemple au Gymnase de Burier (anciennement CESSEV), pour y avoir étudié, le nombre de classes à fortement augmenté ces 15 dernières années, bien plus que l’augmentation de la population dans la Riviera (région Montreux-Vevey). 

Canton de VaudOn  observe ainsi une “francisation” du Pays de Vaud, cela signifie qu’en France environ 80% de personnes obtiennent le bac. Dans le canton de Vaud ce chiffre est bien inférieur, moins de 50%. Si on continue de valoriser la voie baccalauréat plutôt que l’apprentissage on peut atteindre bientôt la logique française et il y a aura mécaniquement un nivellement du niveau d’exigence au gymnase, comme c’est déjà le cas actuellement (si on compare le niveau en 2000 par rapport à 2017). La sélection se fera alors plus tard, notamment à l’entrée de l’Université de Lausanne, Genève ou de l’EPFL. Et que feront les jeunes recalés en 1ère année d’uni ou de poly ?
Sans compter la mauvaise idée de la “gauche” de progressivement enlever les devoirs à la maison.

Merci la gauche

Le gouvernement de centre gauche vaudois est clairement responsable de cette direction malsaine, c’est-à-dire un nivellement du niveau de l’école publique. Sans compter qu’il s’agit d’un coût élevé pour les contribuables vaudois, car ils doivent payer de nouveaux bâtiments ainsi que le salaire des enseignants supplémentaires, souvent bien payés (salaire mérité d’ailleurs, une raison du succès de la Suisse).

Alternative très crédible, les “software mangent le monde”

En politique, il est toujours très facile de critiquer et “taper” sur une orientation politique, ici la gauche, sans faire de proposition constructive. Mais dans ce cas, nous critiquons mais avec une alternative tout à fait crédible et valable que la droite devrait récupérer. L’idée est de renforcer la filiale apprentissage en misant notamment davantage sur l’informatique. Il faut savoir qu’un jeune qui à 18 ans aurait appris à travailler avec le “Swiss finish” en terme de programmation informatique avec les langages Python, Java, PHP ou Ruby vaudrait tout simplement de l’or sur le marché suisse du travail et même au niveau mondial. Il pourrait probablement même s’exporter assez facilement à la Silicon Valley. Le très célèbre article de Marc Andreessen du Wall Street Journal paru en 2011 “Why Software Is Eating The World” (pourquoi les programmes informatiques ou software mangent le monde) montre la très grande importance de la programmation informatique pour l’économie actuelle et du futur. Ce jeune pourra aussi éventuellement se mettre à son compte et créer sa propre start-up.
Sans mentionner tous les besoins qu’on a et continue à avoir dans l’artisanat (maçon, plombier). Ces métiers valent de l’or et sont bien entendu très utiles.

Actuellement on a tendance à former une “armée” d’universitaires comme en Science politique qui viennent malheureusement parfois grossir les rangs du chômage avec des coûts de formation gigantesques (pensons par ex. à un étudiant qui a été au gymnase, à l’uni, fait un post-doctorat) pour la société. Alors qu’un jeune de 15 ans pourrait faire un magnifique apprentissage d’informatique puis par la suite prospérer et être professionnellement comblé. Il pourra ensuite reverser sous forme d’impôts à la société ce qu’il gagne et à la fin coûter beaucoup moins à l’état qu’un étudiant en Science politique (le but n’est pas de supprimer la filiale “Science Po”, mais de diminuer peut-être le nombre de personnes formées).

Que faire concrètement ?

Le gouvernement vaudois, à gauche depuis mai 2017, devrait définir un pourcentage maximum à atteindre de gymnasiens par rapport à la filiale apprentissage, on peut imaginer de ne jamais dépasser les 40% de gymnasiens. De plus, le gouvernement pourrait soutenir financièrement (par exemple par crédit d’impôts) les entreprises qui engagent des jeunes dans leur entreprise, notamment dans le département informatique. Le gouvernement devrait aussi construire des écoles d’informatique pour bien former ces jeunes en apprentissage. Comme ils seront présents 1 ou 2 jours par semaine dans l’école, avec une rotation entre les jours, cela coûte moins cher qu’un gymnase où les élèves s’y rendent quotidiennement.

Mis à jour le 21 août 2019. Par Xavier Gruffat (Dipl. EPF Zurich, Dipl. MBA, Pharmacien). Crédit photo : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

Les divorces des politiciens conservateurs

ROMEPlusieurs pays, et pas des moindres en Occident, sont actuellement gouvernés par des hommes conservateurs, ou dits conservateurs. On peut bien sûr penser à Trump aux Etats-Unis, Bolsonaro au Brésil, Johnson au Royaume-Uni ou Salvini en Italie (le politicien le plus puissant d’Italie en août 2019 en tout cas). Si on lit la presse, on peut se rendre compte que ces politiciens se sont divorcés au moins 2 fois. En France, si on inclut Nicolas Sarkozy comme politicien conservateur, on se rend compte qu’il a aussi connu plus d’un divorce. Chacun est libre de sa vie et on sait bien sûr la difficulté de toute relation à deux dans un monde moderne plus stressant qu’à l’époque. Mais on peut quand même voir un certain paradoxe, en général en Occident le conservatisme est fortement lié au christianisme. Les mouvements évangéliques aux Etats-Unis et au Brésil, et bien sûr le catholicisme en Italie. Dans les deux cas, les pasteurs et prêtres ne voient pas d’un très bon oeil le divorce. D’ailleurs, le Pape François a des mots très durs contre le conservateur ou “populiste” Salvini, mais pour d’autres raisons (crise des migrants).

C’est aussi, au fond, un argument contre le conservatisme en montrant l’hypocrisie en tout cas partielle de ce mouvement. Car quand on discute avec les gens par exemple en Suisse romande sur ce qu’ils pensent du conservatisme et de la religion chrétienne, l’hypocrisie est une critique qui revient souvent. Le fameux « faites comme je dis mais pas comme je fais ». Ne jetons pas l’eau du bain du conservatisme, mais comme le progressisme et ses paradoxes (ex. la “gauche caviar”), il s’agit d’un mouvement difficile qui ne survivra peut-être pas plus que quelques années en Occident – comme un mariage moyen, jusqu’à la prochaine mode…

Le journal The Economist a publié en juillet un long article sur une critique du conservatisme ou en tout cas d’une forme de conservatisme. Effectivement, si on était tous restés conservateurs il y aurait encore un roi en France. Comme souvent dans la vie, il faut aller un peu plus loin que les formules et les étiquettes.
Découvrez notre article sur le conservatisme

Mis à jour le 21 août 2019. Par Xavier Gruffat, en reportage à Rome (Italie). Sources : The Economist (pour importance de Salvini en Italie), Rai 1, Wikipedia.org.
Idée originale d’article : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

EDITORIAL – Tournée des plages italiennes, et si Salvini était une femme ?

ROMEPlusieurs journaux comme La Repubblica (grand quotidien édité à Rome) nous apprennent qu’en août Matteo Salvini a fait la tournée de plusieurs plages italiennes, du nord au sud. L’homme le plus puissant de la politique italienne, classé très à droite, se balade sur les plages en montrant son petit (voir plus que petit) ventre. Il a même été DJ pendant une soirée. L’idée derrière est probablement de montrer que c’est un politicien comme un autre, proche du peuple. Sans revenir dans cet éditorial sur le fond, vu de Suisse cette promenade des plages est du vrai populisme, dans le mauvais sens du terme. On n’imagine mal – et on ne préfère pas imaginer – des Conseillers Fédéraux en petite tenue en mixant de la techno.

Car imaginons juste une seconde si une femme effectuait une telle tournée des plages, il y a 2 solutions. La première, elle a aussi un petit ventre et je doute qu’elle voudrait l’exposer sans aucune pudeur, la 2ème c’est une très belle femme (bella ragazza) et là que diraient les journalistes ? Les citoyens risqueraient de se concentrer plutôt sur sa plastique que ses idées. Une femme ne pourrait en aucun cas effectuer une telle tournée des plages sans problèmes.

Bref, c’est le degré zéro de la politique qui empêche de parler du fond dans le calme et le respect des institutions. En 2050 il y aura environ 2 milliards d’Africains, quelle politique adopter pour à la fois trouver l’équilibre entre humanisme et aussi pragmatisme (la fameuse phrase : “On ne peut pas accueillir toute la misère du monde”). Sur le fond Matteo Salvini pose certaines questions intéressantes, mais il doit aussi soigner la forme et éviter de tomber dans la démagogie pure. Pauvre Italie, elle mérite un peu plus de respect.

Le 19 août 2019. Par Xavier Gruffat.

3 raisons d’avoir une chanson pour votre couple

Selon les psychologues, chanter permet d’exprimer les émotions. Au-delà de la beauté de la parole, des mélodies ou de la voix qui l’interprète, c’est le rapport à l’émotion qui touche et apporte ce bien-être physique et psychique procuré par la chanson. Il en est de même pour les couples, quelque part dans sa vie amoureuse, chaque couple a un jour vécu un moment fort marqué par une musique ou une chanson qui devient le plus souvent la chanson du couple. Avoir cette chance de partager ensemble une mémoire émotionnelle rattachée à des souvenirs heureux serait bénéfique en toutes circonstances.

1. Raviver les sentiments

La vie de couple est faite de beaux temps et d’intempéries. Se rappeler la force de votre amour à l’époque de votre rencontre, de votre première danse, de votre première sortie, de votre premier baiser, de votre mariage ou de tout autre moment de bonheur partagé ensemble peut vous aider à remonter la pente pendant les périodes difficiles. En écoutant votre chanson, vous pourrez vous rendre compte que s’aimer peut être aussi facile qu’avant. Ce moment de souvenir peut vous donner la force de vous libérer de vos colères et de votre amertume et vous aider à réaffirmer vos sentiments. La puissance commémorative de la musique peut selon les spécialistes devenir un véritable outil de déclencheur émotionnel à activer en situation de conflits ou pour se donner du courage ou se retrouver pendant les moments difficiles. Attention, il ne s’agit pas de passe votre chanson à chaque fois que les nuages s’annoncent, celle-ci ne constitue pas une sorte passeport vers une réconciliation systématique, mais d’un message transmis de façon délicate qui rappelle à l’autre combien il est aimé.

3 raisons d’avoir une chanson pour votre couple

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2. Renforcer la complicité
Un couple qui a sa chanson possède son code. Ce repère peut aider à ne pas se perdre dans la routine. Si vous traversez une crise, le fait d’écouter votre chanson peut participer à renforcer vos liens et vous rapprocher. Ce voyage dans le passé est très utile pour créer des liens avec des expériences qui ont marqué le couple, ce qu’il a vécu à un moment de son existence, et ce, afin de renforcer la complicité entre les partenaires et les aider à se recharger d’une énergie nouvelle teintée de bonne humeur. Il arrive parfois que le couple se regarde, sourie, chante ou pleure en entendant sa chanson. Symbole de l’amour, celle-ci constitue une identité dans laquelle chacun se reconnaît.

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3. Revenir sur le passé pour mieux construire l’avenir

Les souvenirs peuvent rappeler un moment de notre vie, mais c’est aussi l’occasion de faire le bilan et mieux envisager le futur. Écouter ou chanter votre chanson pourrait être l’occasion de revivre un moment émotionnellement satisfaisant et motivant, mais surtout de faire ensemble le bilan du chemin parcouru depuis. Où en êtes-vous, comment voyez-vous l’avenir et quels changements devez-vous apporter pour atteindre vos objectifs et entretenir votre flamme pour qu’elle reste aussi forte que celle du premier jour.

Le 26 juillet 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2019 Pixabay

Lire d’autres articles sur la vie de couple sur notre Love Blog

Comment définir le conservatisme ?

Sur Romanvie.ch nous allons dans cet article essayer de définir le conservatisme ainsi que le néo-conservatisme, en fonction de notre vision du monde (worldview en anglais). La première chose est que pour nous le conservatisme est un concept plutôt positif et la deuxième chose est que la définition peut évoluer avec le temps mais si possible relativement peu. Il faut aussi distinguer des différences entre le conservatisme dans une définition anglaise (américaine, britannique) par rapport à une définition française (France surtout). 

En opposition au progressisme
Le conservatisme s’oppose au progressisme – aux Etats-Unis appelé aussi libéralisme (mais attention en Suisse libéralisme est plus proche de la droite que de la gauche), comme la droite s’oppose à la gauche. Souvent le conservatisme et la droite sont liés comme c’est le cas aux États-Unis avec le parti Républicains ou au Royaume-Uni avec justement le parti conservateur. Mais en Suisse le parti de droite PLR a plutôt tendance à se définir comme un parti progressiste, même si au fond il est plutôt un parti conservateur en tout cas sur l’économie. Le PDC dans sa version récente (2019) se présente surtout comme un parti du centre ou de centre-gauche mais conservateur.
Il est toutefois rare de voir une vraie gauche ou extrême gauche conservatrice.

Quelques définitions possibles du conservatisme 
– Un mouvement politique qui valorise les traditions comme des institutions différentes des seuls pouvoirs politiques comme la monarchie, l’armée ou les églises.
– Un mouvement politique qui valorise le passé. Les choses sont comme cela pour de bonnes raisons, même si ces raisons sont oubliées ou dures à discerner.
Remarque : l’intellectuel G.K. Chesterton écrivait en 1908 dans son livre Orthodoxy de façon critique que le conservatisme était la “démocratie des morts”.
– Un mouvement politique capable de dire stop au moment où personne n’a envie d’ “arrêter la machine”.

Le “reactionary nationalism”, est-ce du conservatisme ?
Le “reactionary nationalism” (nationalisme réactionnaire) qui défend pour simplifier la souveraineté nationale et se rapproche d’une forme de racisme (on peut penser au parti des Le Pen en France) ou en tout cas de préférence nationale n’est pas véritablement du conservatisme ou en tout cas pas forcément. Pour le magazine The Economist du 6 juillet 2019, le “reactionary nationalism” est une menace au conservatisme, en tout cas le classique (un conservatisme plus de classe sociale avec des valeurs fortes comme la religion chrétienne ou l’armée).

Quels sont les grands médias conservateurs ?
De loin, le média ou journal conservateur sérieux le plus influent au monde est le Wall Street Journal, basé à New York. Le magazine anglais de référence mondiale The Economist peut aussi parfois être considéré comme un journal conservateur, en tout cas libéral dans une définition française.
Fox News est le média conservateur le plus influent au monde mais il est moins sérieux ou objectif que le WSJ. Pour certains comme The Economist, Fox News serait plus du pseudo-conservatisme en étant plus du “reactionary nationalism” (lire paragraphe ci-dessus). En France, Le Figaro est le journal conservateur le plus important et influent, cela reste toutefois un conservatisme plus léger que le WSJ ou surtout Fox News. En Suisse romande il n’existe aucun média de référence classé conservateur, sauf des blogs. La famille qui possède en grande partie ces médias, Murdoch, possède des médias conservateurs également au Royaume-Uni (ex. The Sun) et en Australie.

Est-ce qu’il y a des think tanks conservateurs ?
On peut citer à Washington DC le think tank Ethics & Public Policy Centre.

Le conservatisme est-il tendance en 2019 ?
Oui. Par exemple les États-Unis avec Trump ont un gouvernement conservateur. Le Brésil a aussi un gouvernement conservateur dès janvier 2019 avec Bolsonaro. L’Australie a renouvelé mi-mai 2019 un gouvernement conservateur, appuyé par les médias de la famille Murdoch.

Est-ce que le conservatisme peut mener au nazisme ou fascisme ?
Oui, c’est évident et inutile de le nier. Tout comme la gauche peut devenir communiste. C’est pourquoi le conservatisme doit être cadré et étudié comme le fait ce site. Par exemple un média conservateur (ou parti politique) qui se respecte pourra être contre le mariage homosexuel mais si on se réfère aux valeurs du christianisme (comme Romanvie) il est hors de question d’avoir de la violence, même verbale, contre la communauté homosexuelle. Il est donc important de poser des limites. À l’inverse si un média conservateur est contre le droit à l’avortement il doit être respecté de la part des médias progressistes ou libéraux, ce qui n’est souvent pas le cas en tout cas en France ou Suisse romande.

Les évangéliques sont-ils responsables en Occident du retour du conservatisme ?
Probablement oui, mais c’est plus complexe qu’une simple relation causale. Par exemple au Brésil au premier tour de l’élection présidentielle environ 46% ont voté pour le candidat conservateur Bolsonaro, or il y a entre 30 et 35% d’évangéliques au Brésil. Cela signifie qu’une partie importante des catholiques ou athées ont voté pour le candidat conservateur. Aux États-Unis aussi, même si 80% des évangéliques qui ont voté ont donné leur vote à Trump avec 25% d’évangéliques aux États-Unis ce n’est pas suffisant pour avoir une majorité même de Grands Électeurs. Cela signifie notamment que des catholiques, des athées et voire des protestants dits historiques ont apporté leur vote à Trump.

Est-ce que les conservateurs sont moins bien formés que les libéraux/progressistes ?
La réponse est probablement oui mais les choses peuvent être plus complexes. Par exemple en Suisse (UDC) ou aux États-Unis (Républicains) l’électorat conservateur est probablement moins formé, ex. à l’université, et forme surtout la classe moyenne et la classe populaire que les libéraux ou progressistes qui votent Démocrates mais dans d’autres pays comme le Brésil la situation semble opposée.

Est-ce que les conservateurs sont moins ouverts que les libéraux/progressistes ?
Les psychologues politiques font remarquer que les libéraux sont en général plus ouverts que les conservateurs pour de nouvelles expériences comme la nourriture ou un voyage à l’étranger, comme le relève The Economist du 8 juillet 2019.

Quels sont les grands thèmes des conservateurs ?
– La famille, si possible formée par un papa et une maman avec une sexualité si possible plutôt contrôlée (pas de promiscuité). Pas de GPA légalisée.
– Une immigration contrôlée notamment par rapport aux immigrants non chrétiens.
– Des minorités qui n’imposent pas à la majorité leurs visions du monde. Par exemple les vegans n’ont pas à imposer leur alimentation à toute l’humanité, si une personne veut manger de la viande elle peut.
– Un état faible, des impôts le moins élevés possible. Les conservateurs ont une certaine méfiance avec un état trop centralisé (ex. Berne, Washington) et préfère le pouvoir au niveau régional (cantons, états, province).
– Une liberté religieuse totale, grande influence des églises évangéliques en Occident chrétien.
– Une politique restrictive sur la drogue (pas de libéralisation des drogues).
– Une interdiction ou forte restriction de l’avortement (IVG).
– Forte responsabilité personnelle. Dans ce cas il s’agit d’un point commun avec le libéralisme.
– L’influence du christianisme, il peut être protestant, évangélique, catholique ou orthodoxe en fonction de la sensibilité de chacun. Fox News ou The Wall Street Journal dans leurs éditoriaux ont par exemple une sensibilité principalement évangélique/protestante et parfois catholique ou juive (orthodoxe modéré).
– Opposition au sucide assisté comme EXIT en Suisse.

Libéralisme
Si on parle du libéralisme ou progressisme, d’où viennent les intellectuels ?
Il est plus ou moins évident que beaucoup d’intellectuels libéraux ou progressistes sont juifs vivant notamment sur la côte est américaine voire au Royaume-Uni, en France ou Israël, comme par exemple Chomsky ou Steven Pinker de l’université d’Harvard. En France BHL est un important penseur libéral. Ils sont bien sûr des juifs libéraux et pas des juifs orthodoxes ou conservateurs. Les juifs conservateurs sont en général et par définition plus alignés avec les chrétiens conservateurs.
Harari est aussi un grand intellectuel israélien qui vend des centaines de milliers de livres à travers le monde pour soutenir ses thèses libérales : athéisme, progrès de l’humanité, écologie.
Remarque importante : comme évangélique conservateur, je n’ai rien d’antisémite, au contraire. Ici je cite seulement des faits.

Qu’est-ce que le néo-conservatisme ?
Il s’agit simplement d’un mélange entre le libéralisme économique et le conservatisme sociétal (thèmes de la famille, lire ci-dessus). Les Républicains américains sont souvent des néo-conservateurs (les fameux neocons – pas très joli en français bien sûr).

Article mis à jour le 09.07.2019. Par Xavier Gruffat. Sources : elles sont mentionnées si existente directement dans l’article.

Bien communiquer en couple : 5 conseils pour un dialogue efficace

Bien communiquer en couple : 5 conseils pour un dialogue efficacePreuve d’ouverture d’esprit et d’amour, source de confiance, de plaisir et de partage, la communication est le pilier de l’épanouissement d’un couple heureux. C’est à travers ce perpétuel échange que se crée, se renforce ou se brise la relation du couple. À travers la bible, Dieu nous révèle : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle ». (Jean 1 : 3). Cette Parole qui fait partie intégrante de la communication se trouve à l’origine de toute relation, toute dispute, toute réconciliation ou toute séparation. Acquérir une bonne maîtrise de la parole et des autres moyens de communication constitue ainsi un moyen pour améliorer le dialogue et éviter les disputes. Afin de maintenir l’harmonie dans votre vie amoureuse, d’assurer sa cohésion et sa pérennité, voici 5 conseils pour réussir un dialogue optimal au sein du couple.

1. Continuer à se parler

Parler est un moyen de partage hors du commun, si au début de la relation la conversation est souvent interminable, elle commence à disparaître au fil du temps. Continuer comme avant en exprimant à son partenaire sa vision de la vie, ses envies, ses besoins, ses gouts, son point de vue sur la relation ne peut que contribuer au succès du couple. Certes avec les différentes occupations, la vie qui va à une vitesse grand V, trouver du temps pour se parler relève parfois d’un véritable défi, cependant ignorer ce moment précieux peut signifier laisser une porte ouverte à la routine qui en s’installant peut nuire à la compréhension mutuelle dans la vie à deux. Tous les moyens sont bons pour briser cette monotonie. Ainsi, profiter d’un moment de promenade, faire du sport ou une autre activité ensemble, s’inviter dans un restaurant et prendre un petit verre ensemble, constituent autant d’occasions pour partager le plaisir de se parler.

2. Savoir écouter

Tout comme la parole, l’écoute est aussi importante au sein du couple. Elle est ici synonyme de prise en considération du partenaire à ne pas confondre avec le silence traduisant un moment d’ennui, de profonde tristesse ou d’expression de rancœur. Savoir écouter traduit ainsi une prédisposition à l’ouverture permettant au couple d’aller ensemble vers un processus constructif. L’absence de cette écoute se manifeste souvent par le comportement d’un des partenaires qui entend, mais ne prend pas en considération l’autre et s’exprime comme si elle est la seule personne qui a quelque chose à dire face à une situation. Cependant, remporter un dialogue ne signifie pas grand-chose dans une relation de couple, ce qui importe c’est de savoir écouter l’autre et de discuter ensemble d’un problème en vue de résoudre les éventuels conflits. Laisser à son partenaire le temps d’étaler son point de vue avant de fournir sa propre réponse permet d’équilibrer la balance et de trouver une issue constructive à la discussion.

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3. Contrôler ses émotions
Lors d’une discussion, contrôler ses émotions permet d’éviter les conflits inutiles qui risquent d’ébranler ou même conduire à l’anéantissement du couple. Même si vous pensez que votre partenaire ne fait pas attention à ce que vous dites, se laisser emporter par la colère ne sert à rien et les joutes verbales conduisent souvent à une plaie difficile à guérir. Lorsque vous avez du mal à vous faire comprendre, essayez de trouver d’autres issues en changeant votre moyen de communication et votre manière de transmettre vos idées. Le fait d’introduire dans votre discours des formes de reproches ou des mots durs peut donner naissance à une dispute infernale où l’émotion a tendance à primer sur la pensée. De cette situation naîtra une barrière séparant le couple qui préfère chacun de son côté privilégier son égo. Garder ses émotions sous contrôle se trouve ainsi à la clé d’une bonne communication au sein du couple. Afin d’éviter les disputes inutiles, choisir le bon moment pour discuter et résoudre les problèmes dans le calme et le respect de l’autre ne peut que faire durer votre couple.

4. Éviter d’évoquer le passé

Faire ressurgir le passé à chaque discussion peut être fatal pour le couple. Laisser le passé en paix permet ainsi de mieux gérer le présent et de mieux s’armer pour le futur. Lors d’une discussion, de nombreux couples ont tendance à ruminer le passé afin de justifier les reproches actuels. Un tel comportement est loin d’être constructif et entraîne une plaie profonde que vous aurez du mal à guérir.

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5. Reconnaître son tort

Reconnaître son tort n’est pas un signe de faiblesse, au contraire il s’agit d’une prise de responsabilité et d’une affirmation de sa sincérité. Avouez ses erreurs à son partenaire permet d’assumer ses actes et de trouver ensemble les solutions pour les éviter. Admettre son tort fait partie intégrante de la communication dans un couple. Puisque personne n’est parfait et l’erreur est humaine, cet aveu permet à votre partenaire de comprendre à quel point il compte pour vous. L’adoption d’une posture égocentrique qui n’admet pas ses erreurs tout en relevant les éventuelles faiblesses de son partenaire lors d’une discussion présente un risque majeur pouvant conduire à l’extinction prématurée du couple. Si vous voulez continuer à avancer, le pardon et l’amour constituent un duo incontournable qui vous permettra de régler les disputes, d’effacer les erreurs du passé et de regarder vers un nouvel horizon. La Bible nous enseigne « Soyez bons les uns pour les autres, ayez un cœur plein de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ ». (Lettre aux Éphésiens 4.32).

Le 27 juin 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : Adobe Stock

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Les États-Unis, le seul eldorado de l’industrie pharmaceutique suisse

BÂLELes États-Unis ont eu un PIB d’environ 20 trillions de dollars (20’000 milliards) pendant l’année 2018, de loin la première économie mondiale. Par comparaison la Suisse a enregistré un PIB d’environ 0,7 trillions pour la même année ou 28 fois moins. Certes, la Chine a eu un PIB d’environ 13 trillions en 2018 et se rapproche de la première puissance mondiale, selon une édition du magazine anglais de référence The Economist parue en juin 2019, mais les Chinois consomment beaucoup moins de nouveaux médicaments ou en tout cas sont vendus beaucoup moins chers qu’aux États-Unis.

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2 tiers des nouveaux médicaments

Dans un article assez surprenant de The Economist (du 22 juin 2019) qui cite un nouveau rapport de la banque suisse UBS, on apprend que les Américains (moins de 5% de la population mondiale) ont dépensé presque deux tiers de tout l’argent dans le monde pour les nouveaux médicaments de 2012 à 2017. Autrement dit, ce sont les Américains qui financent de façon très importante la recherche pharmaceutique mondiale et notamment celle qu’on trouve en Suisse comme dans la région de Bâle avec les deux géants de Big Pharma que sont Novartis et Roche. Rappelons que les États-Unis est le pays de l’OCDE qui dépense le plus pour la santé en termes de pourcentage du PIB, certaines sources parlent d’environ 20%. La Suisse suit mais à quelques points de pourcentage en moins avec 12,3% de son PIB en 2017.

Les États-Unis, le seul eldorado de l’industrie pharmaceutique suisse

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Politique

Les États-Unis, le seul eldorado de l’industrie pharmaceutique suisseMême si le gouvernement américain de Donald Trump, de droite et donc forcément pro-business, n’est pas allergique à l’industrie pharmaceutique, certaines personnes de son camp (Républicains) critiquent les prix trop élevés des médicaments aux États-Unis. On sait que la publicité pour les médicaments vendus sur ordonnance est omniprésente sur les grands networks américains (ex. CBS). Une idée du gouvernement Trump a été d’obliger les laboratoires pharmaceutiques à informer le prix du médicament dans la publicité. Mais la mesure est contestée en justice toujours selon The Economist. Novartis et Roche n’ont pour le moment pas beaucoup de soucis à se faire, l’eldorado ou la cash machine pour utiliser un terme plus anglais, devrait perdurer même si quelques légers nuages semblent arriver à cause notamment d’une remise en question de certains prix extrêmement élevés mis sur le marché récemment (ex. une thérapie génique de Novartis à 2,1 millions de dollars le traitement).
Dans quelques années la Chine pourra peut-être contribuer à garantir de nouveaux débouchés massifs pour l’industrie pharmaceutique suisse. Mais en attendant les avions de Zurich vers les États-Unis devraient continuer à être bien remplis de cadres des deux Big Pharma suisses.

Le 25 juin 2019. Par Xavier Gruffat (pharmacien, MBA). Sources primaires : The Economist (du 22 juin 2019).

Suisse, la “cash machine” du café transformé – business case

SANTOS/SÃO PAULO/LAUSANNE On entend souvent que la richesse provient de la valeur ajoutée. Voici un business case très intéressant et exclusif sur Romanvie.ch qui permet, entre autres, de comprendre la richesse de la Suisse. Le Brésil est le premier producteur de café au monde ainsi que le premier exportateur au monde avec 30% des exportations mondiales, ce qui représente environ 5 milliards de dollars par année. Cela peut paraître beaucoup, mais c’est relativement peu comparé aux 15 milliards de dollars (pour l’année 2015, selon Reuters) de chiffre d’affaires mondial de produits du café de Nestlé avec des marques principalement comme Nescafé et dans une moindre mesure Nespresso. On estime aussi que le marché du café mondial pèse 81 milliards de dollars par année, comme le relève le Matin Dimanche en juin 2019.

On constate que le café vendu sous forme de matière première (commodities en anglais) mène à des chiffres d’affaires bien inférieurs et surtout moins lucratifs que lorsque cet or noir est transformé. La Suisse qui ne produit pas de café, à cause de son climat tempéré, arrive à créer plus de chiffre d’affaires avec la transformation du café. Nespresso vend même le café au consommateur final par Internet ou ses magasins y compris au Brésil, ce qui augmente probablement encore sa rentabilité face par exemple au Nescafé, produit vendu en général par un intermédiaire comme un détaillant.

Fixer le prix

Bref, la Suisse a bien compris le concept de valeur ajoutée et de produit transformé. Un grand avantage est qu’il peut fixer le prix lui-même en tout cas jusqu’à un certain point (si le prix est trop cher, le client final achètera du café en poudre par exemple). Dans un marché de commodité comme le café au Brésil, l’offre et la demande au niveau mondial dictent le prix avec aucune marge de manoeuvre pour le producteur. On peut se demander pourquoi le Brésil et son élite n’ont pas bien compris que les produits transformés du café rapportent plus d’argent à un pays que les matières premières.

Mauvaise passe pour les producteurs

En avril 2019, au Brésil un sac de 60 kg de fruits de café est vendu moins de 390 Reais (47,50 francs). A un moment donné ce sac de 60 kg était vendu jusqu’a 550 Reais (137,5 francs). Bref, le marché est à la baisse, comme le relève la Folha de S.Paulo le 29 avril 2019. Même si la valeur reçue par le producteur diminue, les prix du café n’ont pas tendance à diminuer en Suisse. C’est clairement une injustice autant pour le producteur que pour le consommateur. Sur ce que payait un consommateur lorsqu’il achetait du café au supermarché à la fin des années 1990, de 2 à 6% seulement finissent dans les poches des producteurs de café alors que ce chiffre était de 20% dans les année 70, comme le relevait Le Matin Dimanche en juin 2019.

La théorie semble facile, viser la valeur ajoutée, mais la mise en pratique est probablement bien plus complexe sans accords commerciaux (ex. bilatéraux) avec de nombreux pays du monde comme le fait la Suisse mais beaucoup moins le Brésil (qui a très peu d’accords bilatéraux). Bien parler l’anglais est probablement un autre atout de la Suisse et d’une entreprise globalisée comme Nestlé. Le marketing est aussi fondamental et coûte très cher, et d’ailleurs : What else ? (ok, elle était un peu facile celle là).
Tant mieux pour la Suisse, qui devrait continuer à être un pays prospère en faisant bien ses devoirs du capitalisme globalisé. Mais en terme de justice sociale, la Suisse a sans doute une certaine culpabilité à avoir.

Photo ci-dessous : Musée du café à Santos (anciennement la bourse du café il y a environ 100 ans)

Le 24 juin 2019 (V. 1.2). Par Xavier Gruffat. Sources secondaires : TV Globo, Reuters, musée du café de Santos (Brésil), Folha de S.Paulo, Le Matin Dimanche. Crédits photos : Romanvie.ch