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EDITORIAL – Le 6 janvier 2021 marque la fin du relativisme en politique (et religion)

WASHINGTON D.C.Les événements tragiques qui ont eu lieu à Washington D.C. le 6 janvier 2021 dans une tentative d’envahir le Capitol (pouvoir législatif américain) par des partisans de Donald Trump marquent la fin en Occident du concept de relativisme en politique et en religion. Presque tous les médias sérieux aux Etats-Unis et en Europe, de droite notamment ou de gauche, ont fortement condamné ce qui ressemble beaucoup à un coup d’état. Romanvie.ch a bien entendu condamné toute atteinte au système démocratique, de loin le moins mauvais système. C’est aussi la fin de Trump en politique.

Relativisme

Beaucoup de médias sont dans un concept de relativisme culturel et religieux ou prétendent l’être. Oui en Occident chrétien on est pour la plupart attaché à la démocratie et à liberté de culture presque totale, tout cela dans une matrice chrétienne. Ce qui n’est pas du tout le cas par exemple en Chine ou dans une moindre mesure en Russie ou Turquie. Les événement du 6 janvier 2021 nous renvoient comme un miroir notre culture libérale démocratique. Cela signifie qu’on doit être fier de notre culture et histoire. Imaginez un média comme la RTS (Forum ou le TJ) commencer à défendre la dictature ? Au nom d’une certaine objectivité, c’est impensable. Les événements du 6 janvier 2021 nous montrent clairement l’impossibilité pour un média d’être objectif. A ne pas comprendre ici comme une critique mais plus comme un état de fait.

Imposer la démocratie ?

Cela ne veut pas dire qu’on doive revenir à un concept d’imposer la démocratie comme par exemple avec le Printemps Arabe. L’histoire nous a montré la grande difficulté derrière ce concept. Mais c’est notre droit en Suisse, aux Etats-Unis, en France ou en Allemagne – dans ce qu’on appelle l’occident chrétien – de défendre nos valeurs. La démocratie n’est jamais acquise d’avance et on se doit de la défendre.

Le 11 janvier 2021. Par Xavier Gruffat

Un journaliste athée se convertit au christianisme

FOI CHRETIENNE

WASHINGTON – Lee Strobel était un journaliste, athée, du Chicago Tribune au début des années 2000. Avec son esprit logique et quasi scientifique, il essayait de prouver que Dieu n’existait pas. Pour lui, Dieu a été créé par l’homme. En 2007, il était déjà à l’origine d’un documentaire “En défense du Christ” puis en 2017 un nouveau film de sa vie est sorti aux Etats-Unis.  

Lee Strobel était un journaliste respecté et menait notamment des enquêtes juridiques pour le Chicago Tribune, un important journal de la région de Chicago. Il essayait notamment de prouver que le christianisme était faux.

Quand sa femme s’est convertie, car la meilleure amie de sa femme et voisine de l’époque était chrétienne, il n’a pas accepté sa nouvelle foi chrétienne. Il a même pensé à divorcer. En tant qu’athée à ce moment, il a essayé de lui montrer qu’il s’agissait d’un mensonge, autrement dit que le christianisme était comme une “invention humaine” en estimant que Jésus n’a jamais ressuscité ou même pas existé. Il a notamment interviewé des spécialistes du christianisme pour mener son enquête. Cette dernière a duré 2 ans et il l’a menée comme un vrai journaliste en ne prenant pas La Bible comme base de travail. Mais dans sa recherche, qu’il a menée aussi par la suite, il a remarqué que la mort de Jésus est un fait historique incontestable. Plusieurs textes ont rapporté la résurrection de Jésus comme dans Jean ou Marc. Ce qui a retenu son attention est que seulement quelques années après la mort de Jésus des textes ont été publiés, il n’a pas fallu attendre des dizaines ou centaines d’années ce qui dans ce cas pourrait être le signe d’un mythe.

Un autre argument qu’il relève est qu’à l’époque de Jésus, le témoignage des femmes n’était pas pris au sérieux. Et qui a découvert le tombeau vide de Jésus ? Des femmes. Donc, si le christianisme était une invention, ils auraient dû rapporter que des hommes comme Jean avaient découvert le tombeau vide. Autrement dit, c’est une preuve que l’histoire est honnête, vraie, loin d’être un mythe.

Lien difficile avec son père

Dans une interview à la grande église évangélique Saddleback Church dans la région de Los Angeles en mars 2017, il a affirmé qu’il avait une relation difficile avec son père. Ce qui selon lui l’a empêché pendant longtemps d’avoir une vraie relation avec Dieu (le Père). Il explique que beaucoup d’athées célèbres ont eu des problèmes relationnels avec leur propre père et ont eu une peur naturelle d’entreprendre une relation avec Dieu le Père.

La seule question à se poser

Car selon lui, la seule question à se poser pour prouver (ou non) le christianisme est de savoir si Jésus a ressuscité ou non.

En conséquence, il a commencé suite à ses recherches à considérer que la vie, la mort et la résurrection de Jésus décrit dans la Bible présentait une base historique. Finalement c’était clair pour lui, Jésus était bien le fils de Dieu. Sa découverte personnelle changera sa vie à jamais.

Par la suite le journaliste est devenu un auteur de livres chrétiens cherchant notamment à évangéliser les universitaires, qui ont souvent besoin de preuves pour croire en Dieu. Dans un livre il écrit en particulier : “Le récit historique sur Jésus, surtout parmi les témoins directs qui l’avaient connu personnellement, était incontestable.” Ou encore : “…A la lumière des faits convaincants que j’avais découverts,…il me faudrait désormais beaucoup plus de foi pour conserver mon athéisme que pour faire confiance à Jésus de Nazareth !”.

Le film “The Case for Christ” (en français “Jésus, l’enquête”) est sorti en 2017 aux Etats-Unis.

Pour ceux qui parlent anglais, voici une longue vidéo et témoignage de Lee Strobel

Mis à jour le 7 janvier 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : GospelPrime (Brésil), Christian Post (Etats-Unis), vidéos Youtube ci-dessus, Saddleback Church dans la région de Los Angeles

EDITORIAL – La Suisse doit aller plus vite dans la vaccination Covid-19

GENEVE Si on lit des éditions de la célèbre revue économique hebdomadaire The Economist, on se rend compte que la Suisse est (de loin) le pays le plus riche du monde en terme de PIB par habitant avec plus de 80’000 dollars (USD) parmi les pays de plus d’un million d’habitants (cela exclut des micro-états comme Monaco ou le Liechtenstein). C’est donc plutôt honteux vu la richesse et la puissance de l’industrie pharmaceutique suisse qui au passage joue un rôle très marginal dans la vaccination (Roche et Novartis, voire Nestlé) de voir que la Suisse ne compte pas parmi les pays qui vaccinent le plus et surtout rapidement. Le politicien Philippe Nantermod (PLR/VS) allait dans ce sens dans une intervention qu’il a tenue dans l’émission Forum de la RTS La Première le dimanche 3 janvier 2021. Le Valaisan relevait qu’en tout cas au 3 janvier 2021, il manquait un registre sur l’état des vaccinations en Suisse concernant la Covid-19 (vaccin Pfizer/BioNTech).

Israël, l’exemple à suivre

Israël, un pays d’environ 9 millions d’habitants, a vacciné plus de 10% de sa population à base du vaccin Pfizer/BioNTech en seulement 2 semaines, comme le relevait le Wall Street Journal le lundi 4 janvier 2021 dans son édition papier. Il s’agit tout simplement, et de loin, d’un record mondial. Au début du printemps (mars-avril 2021), l’entier de la population du pays devrait être vaccinée. Israël a commencé à vacciner dès les 20 décembre 2020 le personnel soignant et les personnes âgées de plus de 60 ans. Le samedi 2 janvier 2021, ce pays avait administré 12,59 doses pour 100 habitants, selon le groupe de recherche Our World in Data (rattaché à l’Université d’Oxford), toujours selon le WSJ. D’autres pays s’en sortent plutôt bien comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, mais restent loin des chiffres d’Israël.

OFSP et Conseil Fédéral, voyage en Israël

L’OFSP et le Conseil Fédéral – ainsi que les cantons – devraient travailler jour et nuit pour développer une grande campagne de vaccination pour tous les résidents suisses. Ils pourraient commencer par étudier les procédures en Israël ainsi que dans d’autres pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Car les deux pays ont presque la même population (environ 9 millions d’habitants). On peut dire que chaque jour compte, car il y a quotidiennement en Suisse des décès provoqués de la Covid-19 sans compter les graves conséquences économiques. On a à disposition un vaccin efficace à 95%, utilisons-le !

Par Xavier Gruffat (pharmacien, fondateur et rédacteur en chef du site Creapharma.ch). Le 4 janvier 2021.

Théologie : mieux connaître la vie du grand réformateur Martin Luther

Mieux comprendre Luther en quelques dates clés et concepts

Martin Luther est probablement le principal réformateur du christianisme de l’histoire de l’humanité et à l’origine du protestantisme, en tout cas du protestantisme non anabaptiste (ou non “évangélique”). Même si ce sont surtout les indulgences qui ont déclenché une rupture avec l’église catholique au début du 16ème siècle, d’autres points de la doctrine catholique ont été remis en cause par le moine Martin Luther, comme une diminution du nombre des sacrements ou la remise en cause totale du pouvoir du Pape. Rappelons qu’à cette époque une grande partie de l’Allemagne actuelle (tout comme de la Suisse) appartenait au Saint-Empire romain germanique avec à sa tête un empereur (Charles V), en lien étroit avec le Pape.

1505 : Erfurt, au monastère. Martin Luther était anxieux lors d’une confession au père Staupitz (son père spirituel), il avait peur de ne pas être sauvé. Par la suite il a compris que Dieu était un Dieu d’amour qui nous a sauvé du péché et donc de la mort en envoyant son fils unique Jésus Christ.

1511. Wittenberg. Dans cette petite ville, Martin Luther va lire pour la première fois le Nouveau Testament. Cette lecture, notamment de l’Epitre de Paul des Romains (Romains) va le transformer.

1517 (31 décembre 1517) : Wittenberg. 95 thèses de Wittenberg. Ces thèses (arguments) collées sur la porte de l’église sont une forte critique aux indulgences. Celles-ci étaient un moyen d’entrer plus vite au Paradis lors du passage au Purgatoire, un stade intermédiaire et indéfini entre le Paradis et l’Enfer. Par exemple un catholique pouvait acheter pour un membre de sa famille (déjà mort) une libération du Purgatoire pour l’envoyer au Paradis. Le Purgatoire est une notion qu’on ne trouve pas dans la Bible. Les indulgences ont notamment permis de construire la basilique Saint Pierre à Rome (actuellement au Vatican).

1518-1520 : “Allemagne” – confrontation avec diverses personnes représentant l’autorité catholique comme à Augsbourg (Bavière). Un objectif de l’église catholique est de faire en sorte que Martin Luther reconnaisse qu’il se soit trompé et revienne en arrière sur sa vision théologique. Grâce à certains princes et personnes influentes, il évite un jugement par l’église Catholique et probablement sa condamnation à mort.

1521 : Worms. L’empereur du Saint-Empire romain germanique lui offre un procès équitable, avant que Rome (le Pape) le juge probablement coupable et le condamne à mort. Les Diètes d’Empire à Worms sont des assemblées générales des États du Saint-Empire romain qui se sont tenues à plusieurs reprises à la ville libre de Worms. La diète se déroula du 28 janvier au 25 mai 1521. Bien que beaucoup de thèmes y aient été traités, la diète est surtout restée célèbre pour avoir abordé le cas de Martin Luther. La diète ou édit de Worms prononce la mise au ban de Martin Luther et de ses partisans, interdit la diffusion et la lecture de ses écrits (ainsi que de tout autre écrit suspect d’hérésie).
Il a été ensuite exfiltré, capturé, par un prince pour éviter toute condamnation. Il a résidé par la suite dans un château sous protection de ce prince. Les idées de Luther continuent à se répandre. L’imprimerie inventée quelques dizaines d’années auparavant aide la diffusion des idées dans toute l’Allemagne.

A suivre :

Concepts :
– Les indulgences n’ont pas de base biblique, selon le moine Luther. Elles ont été créées par un Pape environ 200 ans avant les 95 thèses de Wittenberg.
– Pour Martin Luter, les saintes Ecritures sont plus importantes que les Papes.
– Le Salut se trouve seulement dans la foi en Jésus Christ et pas dans l’église Catholique.
– Il a rompu le lien avec le Pape et donc Rome. Les Papes ne sont pas les successeurs de l’apôtre Pierre.
– Le peuple devrait pouvoir lire la Bible, notamment en allemand (et pas en latin).

Et aussi :

Erasmus, la 3ème voie ?
Le grand intellectuel Desiderius Erasmus (en français Erasme) né à Rotterdam, de 17 ans le cadet de Martin Luther, a produit une célèbre traduction du Nouveau Testament. En effet, sa connaissance du grec le persuade que certaines parties de la Bible présentes dans la Vulgate latine (traduction utilisée par l’Eglise catholique de l’époque), n’ont pas été correctement traduites.
L’humaniste Erasmus voulait aussi réformer l’église catholique, mais de façon moins radicale que Martin Luther, en agissant plus de l’intérieur de l’église. Erasmus, amis des puissants d’Europe comme l’empereur du Saint Empire Romain Germanique (en anglais : Holy Roman Emperor) Charles V, est toujours connu presque 500 ans après sa mort. Le choix d’Erasmus de ne pas soutenir directement Luther alors qu’il avait critiqué également les indulgences et plusieurs aspects de l’église Catholique l’a placé dans une mauvaise posture en « pariant sur le mauvais cheval ». Luther a écrit en 1523 qu’il détestait Erasmus le qualifiant notamment de « reptile enragé ». Alors que l’église catholique voyait Erasmus comme un soutien de Luther (proto-Luther). Cette position entre l’église catholique et Luther, qualifié en anglais de middle way, l’a mené à un grand manque de reconnaissance de son vivant. Il a terminé sa vie dans la ville libre de Bâle (actuellement en Suisse). Dans un article qui lui a été consacré fin 2020 par le magazine scientifique The Economist, il était qualifié de citoyen du monde (Citizen of the world). Après toutes les guerres de religion et notamment la Guerre de 30 ans, entre catholiques et protestants, l’avenir a probablement donné raison à Erasmus par sa position plus nuancée, en limitant le fanatisme religieux. Par exemple Luther accusait le Pape d’antéchrist et le Pape Luther de « truie rugissante ». On ne refait pas l’histoire, mais peut-être que la 3ème voie proposée par Erasmus aurait permis d’éviter de nombreuses souffrances, pour autant que les puissants de l’église catholique aient accepté une réforme interne. Le célèbre programme d’échange entre étudiants européens porte son nom (Erasmus).

Le 3 janvier 2021. Par Xavier Gruffat. Emission Veja So (Brésil, film sur Martin Luther – livre de Lyndal Roper, The Economist.

Brésil : le néo-conservatisme est en forme

SAO PAULO Le néo-conservatisme, une politique conservatrice sur les valeurs (proche du christianisme dans les pays chrétiens) et libérale sur l’économie, est en forme au Brésil. En effet, deux ministres importants du président brésilien Jair Bolsonaro sont proches de cette idéologie. Il y a bien sûr le ministre Paulo Guedes provenant de la fameuse école de Chicago (Université de Chicago), à la base de nombreux Prix Nobel d’économie et considérée comme très libérale. La possible libéralisation de la poste brésilienne en 2021 est une preuve claire de cette politique ou encore la réforme des retraites (reforma da Prêvidencia) qui a eu lieu en 2020. Puis il y a aussi le ministre des Communications Fábio Faria proche du président qui se définit comme conservateur mais également libéral.

Dans une interview donnée en décembre 2020 au média conservateur (plus libéral que conservateur) Veja, M. Faria qui est évangélique (baptiste) veut essayer de pacifier les relations entre les 3 pouvoirs : exécutif (dont il fait partie), législatif et judiciaire. Souvent ces 3 pouvoirs sont en tension au Brésil, signe peut-être d’une saine démocratie mais problématique à la mi-2020 en pleine pandémie de Covid-19 au Brésil. Il défend le président Brésilien et affirme qu’en 2021 le gouvernement va grâce à l’aide du congrès (le fameux Centrão, un groupe soutenant en général Bolsonaro) voter des lois libérales en terme économique. Dans son agenda pour 2021 il aimerait faire passer une loi sur le homeschooling (école à la maison) et un abaissement de la majorité pénale, deux mesures qu’il qualifie de conservattrices
M. Faria est ministre seulement depuis mi-2020, son beau-père est Silvio Santos, qui est juif. M. Santos est une superstar brésilienne âgé de 90 ans et à la tête de la 2ème ou 3ème chaîne de TV du pays, la SBT (parfois la TV Record est 2ème en terme d’audience, parfois la SBT est 2ème, la première est toujours et de loin la TV Globo). Chaque dimanche soir Silvio Santos présente en prime-time un programme sur sa chaîne SBT. Marié à la fille de M. Santos, M. Faria reconnaît toutefois que l’image du Brésil à l’international sur l’environnement (écologie) n’est pas parfaite.

2022 ?

En 2022, selon M. Faria la présidence au Brésil se jouera entre Bolsonaro et la gauche comme Guilherme Boulos (arrivé 2ème au second tour dans l’élection municipale de 2020 dans la ville de Sao Paulo), Ciro Gomes ou Fernando Haddad du PT et adversaire en 2018 de Bolsonaro au second tour de la présidentielle. Il pense que les politiciens ou papables du centre droite comme João Doria (gouverneur de Sao Paulo), Sergio Moro (ancien ministre de Bolsonaro et juge qui a fait tomber la corruption au Brésil) ou encore Luciano Huck (présentateur de la TV Globo) auront de la peine à se placer au second tour en 2022. Rappelons qu’une majorité de Brésiliens a une image positive (ou en tout cas non négative) fin 2020 de Bolsonaro, selon un sondage de l’institution de référence Datafolha. Une aide d’urgence (auxílio emergencial) accordée pendant 2020 et la crise de la Covid-19 de plusieurs centaines de reais chaque mois à des millions de Brésiliens a notamment contribué à une plus grande popularité dans le Nord-Est du pays, région plus pauvre que le Sud-Est (Sao Paulo, Rio de Janeiro) ou Sud mais représentant presque 35% de la population du pays. Des votes décisifs pour 2022. Tout indique que Bolsonaro, à la différence de Trump, pourrait être une nouvelle fois élu à la tête du Brésil.

Le 26 décembre 2020. Par Xavier Gruffat. Sources : Folha de S.Paulo, Veja, CBN (radio du groupe Globo).

Noël et fêtes en famille : comment limiter les risques de transmission de la Covid-19 ?

Noël est une célébration importante pour les chrétiens. Si la manière de fêter cet évènement sera nécessairement différente cette année à cause du coronavirus et des risques de transmission, le sens donné à la nativité et sa portée spirituelle demeurent forts. C’est un moment de renouveau, de partage d’amour et de joie. Quel que soit le contexte dans lequel nous sommes contraints de fêter Noël, quelles que soient les difficultés rencontrées : financière, maladie, stress, fatigue ou même désespoir, la naissance de Jésus, notre sauveur, est une promesse de vie et de paix. Passons ainsi les fêtes avec cette joie au cœur, mais protégeons aussi ceux que nous aimons en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter la propagation du SARS-CoV-2. Voici X conseils à partager avec vos proches pour réduire les risques.

Noël et fêtes en famille : comment limiter les risques de transmission de la Covid-19 ?

1. Faites un test

En cas de symptômes, il est conseillé de faire un test pour confirmer s’il s’agit ou pas de la Covid-19. Si le résultat est positif, le mieux est de rester en quarantaine ou de s’isoler pour ne pas contaminer les autres membres de la famille.

2. Limitez le nombre de personnes présentes

Il est encore difficile de confirmer quel nombre de personnes est l’idéal à table, mais il est certain que moins il y a de rassemblement, moins il y aura de risque de s’exposer à la maladie. Il convient donc de réduire autant que possible le nombre de personnes à table.

3. Aérez la maison

Pour limiter les risques, il convient d’aérer la maison et d’ouvrir régulièrement les fenêtres. La ventilation diminue la concentration d’air contaminé et réduit le risque de transmission du virus.

4. Désinfectez la maison

Avant l’arrivée et après le départ des convives, pensez à désinfecter la maison. Outre les chaises, les nappes, le frigo, la cuisine et la salle de bain qui doivent être nettoyés en priorité, faites la vaisselle sans attendre et lavez les verres et les serviettes qui ont été utilisés par les convives.

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5. Gardez votre masque

Si tout le monde garde son masque pendant la fête, la densité des particules émises sera réduite. Le port de masque est d’autant plus important si la pièce est exiguë ou si la fête se passe à l’intérieur. Essayez de garder votre masque sauf uniquement pour manger afin d’éviter les risques.

6. Maintenez une distance physique de 1 mètre

Même si c’est souvent difficile, essayez de maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres convives. Il est ainsi possible de prévoir plusieurs tables pour la fête ou de n’occuper qu’une chaise sur deux. Bien sûr cette distance n’est pas toujours suffisante pour bien se protéger, mais elle permet cependant de réduire les risques de contamination ou de transmission de la maladie.

7. Lavez-vous régulièrement les mains

Pensez à mettre à disposition de tous une solution hydroalcoolique, mais le mieux est de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon. Cette précaution aide à limiter les risques en désinfectant les mains en cas de contact avec un objet ou une personne contaminée.

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8. Passez du temps à l’extérieur

Organiser la fête à l’extérieur est l’idéal si les conditions le permettent, car c’est plus aéré et il est plus facile de garder une certaine distance entre les convives. Bien évidemment, ce n’est pas toujours facile en cette saison, mais il est toujours possible de l’envisager.

9. Parlez moins et moins fort

En parlant, en chantant et même en mangeant, nous émettons des gouttelettes qui risquent de contaminer les autres convives. L’essentiel est d’être ensemble, il est ainsi conseillé de parler et de chanter moins fort pour limiter l’émission de particules porteuses de virus. De plus, il est recommandé aux fumeurs de ne pas fumer à l’intérieur, mais plutôt de sortir et de s’éloigner un peu des autres convives.

10. Attention à la distribution des cadeaux

Au moment de la distribution des cadeaux, le mieux serait de désigner une seule personne qui sera chargée de les remettre à chaque convive. Cela évitera que les paquets passent de main en main au risque de favoriser la contamination.

Le 24 décembre 2020. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2020 Pixabay

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EDITORIAL – Parlons de “Fête de la famille” et plus de Noël !

Noël, une fête chrétienne hackée !

Autant le dire tout de suite et de façon directe, Noël en Occident (Europe, Amériques) est en train de devenir “un gros n’importe quoi”. Noël est de plus en plus fêté par des athées ou agnostiques sans plus aucune référence à Jésus, Fils de Dieu. Les gens dans la plupart des familles occidentales mangent copieusement, boivent beaucoup d’alcool et se donnent des cadeaux (cela dit au Brésil par exemple les gens se donnent très peu de cadeaux). On est très loin d’une fête religieuse avec un respect pour le Tout Puissant, pensez aux Juifs comment ils fêtent certains fêtes sacrées avec un jeûne et des prières. De moins en moins de personnes vont à l’église la Veille de Noël. D’ailleurs beaucoup d’églises évangéliques n’ont pas de service le 24 à minuit.  

Bref, il me semble totalement logique de changer le terme de Fête de Noël en Fête de la famille ou même en Fête du capitalisme. Ainsi les athées et agnostiques seront contents et aussi les Chrétiens. Car pour un Chrétien comme moi, j’ai de moins en moins envie de fêter Noël, car c’est comme si la fête avait été volée ou hackée par les athées, agnostiques et surtout l’économie de marché capitaliste globalisée. Pour moi il s’agit désormais d’une fête 100% agnostique ou commerciale et je me sens de plus en plus frustré de fêter Noël ainsi. Les mots comptent dans un monde complexe. Si on parle de Fête de famille, il y a une vraie clarté. Car ne nous trompons pas, c’est bien cela qui est fêté dans l’énorme majorité des familles et plus du tout la naissance de l’enfant Jésus, notre unique sauveur pour accéder au Paradis (lire par exemple Jean 3:16 ou Romains 10:9).

Les Eglises peuvent elles bien sûr continuer à parler de Noël, mais de grâce les familles ne devraient plus utiliser ce terme ou en tout cas celles qui célèbrent la famille plutôt que Jésus. D’ailleurs on dit de plus en plus Bonnes fêtes et moins Joyeux Noël, une évolution logique mais triste. En plus, la date du 25 décembre n’est jamais mentionnée dans la Bible. De toute façon pour nous Chrétiens la principale fête est Pâques.

Vous comprendrez qu’il est probablement irréaliste de changer le nom de cette fête, mais vous avez bien sûr compris la forte critique avec ou sans Covid-19.

La fête de Noël est-elle en train de perdre son essence religieuse ?

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Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch), le 22 décembre 2020.

EDITORIAL – L’importance de réussir sa sortie (Trump)

EDITORIAL

Pour un politicien, on pense souvent à sa campagne politique puis à ses années au pouvoir en cas d’élection. Mais avec ce qui se passe avec Donald Trump, président américain sortant, en novembre 2020 on se rend compte aussi de l’importance de la sortie. C’est trop facile pour les médias conservateurs sérieux (ex. The Wall Street Journal ou même Le Figaro en France) de “jeter le bébé avec l’eau du bain”. Oui Trump a représenté le conservatisme globalisé avec certains atouts comme une défense engagée des Chrétiens persécutés, une politique favorable au libéralisme économique, une cours suprême américaine désormais plus conservatrice que jamais ou à une régulation de l’immigration. Trump a marqué des points et a amené des éléments positifs si on est un adepte d’une politique dite néo-conservatrice. Il a dans l’ensemble honoré ce qu’il a dit dans sa campagne de 2016.

Oui mais…

Bien sûr Donald Trump n’est pas parfait, et de loin. Le fait justement qu’il s’accroche désormais au fait qu’il aurait gagné à tort l’élection (lire par exemple le New York Times de ce 27 novembre 2020) démontre un manque de maturité de sa part pour rester poli. Le puissant groupe de média conservateur News Corp (Fox News, The Wall Street Journal) a rapidement reconnu la défaite de Trump au profit de Joe Biden. La démocratie demande aussi de reconnaître sa défaite, de se montrer fair-play. Bien sûr, tout indique qu’il le fera sans être expulsé de force. Mais un peu comme un jeune footballeur qui dans la défaite met la faute sur l’arbitre, Donald Trump par son attitude “de gamin” ne sort vraiment pas grandi de la gestion de sa sortie. Pour les détracteurs de Trump, ils diront peut-être avec raison qu’ils avaient anticipé son aspect anti-démocratique et son incapacité à devenir l’homme le plus puissant du monde, en tout cas en Occident.

C’est dommage pour le monde conservateur, surtout chrétien, attaché à certaines valeurs morales et à la démocratie. Cela n’empêche pas que Trump a réalisé un travail plutôt correct pendant ces 4 dernières années, en tout cas il a mené une vraie politique de droite. On ne peut désormais qu’être un peu partagé sur le bilan de M. Trump.

Le 27 novembre 2020. Par Xavier Gruffat. Sources secondaires : The New York Times, CNN, RTS (émission Forum), The Wall Street Journal.

EDITORIAL – Le Black Friday sans Thanksgiving ne fait pas sens

WASHINGTONCe jeudi 26 novembre 2020 est Thanksgiving, jour d’action de grâce, aux Etats-Unis. Il s’agit d’une très grande fête d’origine religieuse, qui marque la grande influence des évangéliques/protestants ou églises libres aux Etats-Unis. Les évangéliques représentent en 2020 encore 24% à 25% de la population américaine, selon le Pew Research Center. Comme le relève la page Wikipedia en français, les Pères pèlerins (en anglais : Pilgrim Fathers ou parfois seulement Pilgrim) sont l’un des premiers groupes de colons installés sur le territoire des futurs États-Unis d’Amérique, en 1620. Cette année marque donc les 400 ans de cette fête. Après être restés plus de 11 ans à Leyden en Hollande (Europe) et avant d’embarquer pour le Nouveau Monde, ces colons protestants ont regardé vers le Ciel, leur pays préféré, où Dieu leur a préparé une ville. Comme on peut lire dans Hébreux 11:16 : “Mais en réalité, ils désirent une meilleure patrie, c’est-à-dire la patrie céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.” Les Etats-Unis étaient pour ces Hollandais leur “Terre Promise”, leur cité de Dieu. En novembre 1621, la communauté de pèlerins une fois arrivée aux Etats-Unis organise une journée d’action de grâce, le fameux « Thanksgiving Day », pour montrer leur côté spirituel et remercier Dieu probablement d’avoir tenu promesse. Le président Lincoln érigera le « Thanksgiving Day » en fête nationale en 1863. Il existe d’autres théories concernant l’origine de la Thanksgiving (ex. des pèlerins de la côte est proche de Boston qui avaient faim et des Indiens d’Amérique leur ont donné des dindes à manger). 

Fête de famille 

Actuellement la fête est devenue comme Noël, religieuse pour les chrétiens et séculaire (fête de famille) pour les non chrétiens. Pour certains Américains, c’est la principale fête des Etats-Unis, même si la fête de Noël est comme en Suisse extrêmement fêtée autant par les chrétiens que non chrétiens, même par les juifs américains (paradoxe de fêter la naissance du Messie pour un juif).

Quel lien avec le Black Friday ?

Le lien est évident, le Black Friday est le vendredi qui suit la fête de la Thanksgiving, après jeudi férié vient vendredi comme jour ouvrable. Les commerçants liquident les produits vendus pour Thanksgiving, avec des traits noirs (black), et commencent à mettre de nouveaux produits pour les fêtes de Noël. Bien sûr, de nos jours il y a beaucoup d’abus et d’arnaques comme les marketeurs savent souvent bien le faire, c’est leur métier. Par exemple acheter à un fournisseur un produit à 50 dollars, faire croire qu’il coûte 149 dollars neuf, le vendre à 119 dollars avant Thanksgiving puis le baisser à 99 dollars le Black Friday, la marge reste garantie (dans ce cas 49 dollars) pour le commerçant même le “Vendredi Noir”, tout étant bien planifié avec rien de très spontané.

Suisse

Même si aux Etats-Unis il y a forcément des abus, ce qui est sûr est que dans les pays qui font un Black Friday artificiel comme en Suisse où Thanksgiving n’est bien sûr pas fêté, on est vraiment proche de l’arnaque intellectuelle et de l’arnaque tout court. Et aussi pour être entrepreneur et prendre soin parfois du marketing de mon entreprise, je veux vous assurer que le Black Friday est vraiment une facilité intellectuelle, quelques flyers avec écrit Black Friday et le tour est joué. Et d’ailleurs je pense que les clients ne sont pas stupides. Stop au Black Friday en Suisse, si artificiel, enfin c’est que mon avis, car la liberté de commerce doit être totale ou presque bien sûr. Pour moi le Black Friday est déjà totalement has been hors des Etats-Unis. Et ce n’est pas de l’anti-américanisme primaire, juste du bon sens que les premiers colons protestants, si attachés à leurs principes, j’en suis sûr, ne me contrediraient pas. Happy Thanksgiving aux quelques (s’il y en a) Américains qui me lisent.

Le 22 novembre 2020. Par Xavier Gruffat. Sources : Wikipedia.org, The Wall Street Journal, Top Chrétien (passage de la Bible). Correction du texte : Christine Gruffat.

Essor de la relation « herbivore » : les Japonais sont de plus en plus nombreux à être célibataires

TOKYO – Au Japon, la proportion de célibataires a augmenté de façon spectaculaire au cours des trois dernières décennies. En 2015, une femme sur quatre et un homme sur trois dans la trentaine étaient célibataires et la moitié des célibataires disent ne pas s’intéresser aux relations « carnivores », c’est-à-dire la vie de couple romantique où les partenaires sont très actifs et entreprenants au niveau des relations amoureuses. Les experts en santé publique de l’université de Tokyo ont constaté que les personnes qui se désintéressent de ce type de relation sont plus susceptibles d’avoir des revenus plus faibles et moins d’éducation que leurs pairs en quête de romantisme, ce qui pourrait indiquer que des facteurs socio-économiques sont à l’origine de la stagnation du marché des rencontres au Japon. Ces résultats ont été publiés dans le journal PLOS ONE (DOI : 10.1371/journal.pone.0241571) le 09 novembre 2020.

Les médias japonais ont qualifié l’augmentation très controversée de la virginité et le prétendu déclin de l’intérêt pour les relations amoureuses et sexuelles de symptômes d’« herbivorisation » des jeunes générations. Dans la culture populaire, les adultes non mariés et apparemment désintéressés par la recherche de partenaires romantiques ou sexuels sont qualifiés d’être des « herbivores » tandis que ceux qui recherchent activement des partenaires romantiques sont appelés des « carnivores ». Selon le Dr Peter Ueda, expert en épidémiologie et dernier auteur des recherches publiées dans la revue PLOS ONE, ce phénomène d’herbivores, à la fois sa définition et même son existence réelle, fait l’objet de vifs débats depuis une décennie au Japon. Les données représentatives au niveau national font également défaut.

Essor de la relation « herbivore » : les Japonais sont de plus en plus nombreux à être célibataires

Des millions de célibataires supplémentaires

La nouvelle analyse a utilisé les données recueillies par l’enquête nationale sur la fécondité au Japon, un questionnaire conçu et mis en œuvre environ tous les cinq ans entre 1987 et 2015 par l’Institut national japonais de recherche sur la population et la sécurité sociale.

Le Japon n’a pas encore instauré l’égalité du mariage pour les couples homosexuels et la formulation de l’enquête ne pose explicitement que des questions sur les relations hétérosexuelles. Selon l’équipe de recherche, les personnes non hétérosexuelles interrogées dans le cadre de l’enquête seraient cachées dans les données, répondant probablement comme célibataires et non intéressées par une relation, quelle que soit la façon dont elles préfèrent se décrire.

En 2015, le Japon comptait 2,2 millions de femmes et 1,7 million d’hommes célibataires de plus, âgés de 18 à 39 ans, qu’en 1992. En 1992, 27,4 % des femmes et 40,4 % des hommes de 18 à 39 ans étaient célibataires. En 2015, 40,7 % des femmes et 50,8 % des hommes de la même tranche d’âge étaient célibataires.

L’équipe de recherche pense que le nombre plus élevé d’hommes célibataires pourrait être dû au fait que les femmes, en moyenne, sortent avec des hommes plus âgés qu’elles, de sorte que beaucoup de leurs partenaires masculins avaient plus de 39 ans et se trouvaient donc en dehors de la tranche d’âge étudiée. D’autres facteurs pourraient contribuer à cette situation : la population totale des 18 à 39 ans au Japon compte plus d’hommes, les hommes étant plus susceptibles de sortir avec plus d’une partenaire, ou encore les différences dans la façon dont les hommes et les femmes déclarent leur propre statut relationnel.

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Les célibataires sont plus nombreux au Japon qu’en Grande-Bretagne ou en Amérique

Des enquêtes distinctes menées entre 2010 et 2018 en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Japon révèlent que, bien que des proportions similaires de femmes soient célibataires entre 18 et 24 ans, les Japonaises sont nettement plus nombreuses à rester célibataires en vieillissant. La proportion de femmes âgées de 18 à 24 ans et la proportion de femmes âgées de 35 à 39 ans qui sont actuellement célibataires étaient de 65,6 % et 24,4 % au Japon, de 41,5 % et 14,0 % en Grande-Bretagne, et de 62,6 % et 16,6 % aux États-Unis.

Le nombre d’hommes célibataires est plus élevé au Japon qu’en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, mais il diffère moins fortement de celui des femmes. Les données britanniques proviennent de l’enquête Natsal-3 de 2010 à 2012. Les données américaines proviennent de l’enquête sociale générale de 2012 à 2018.

Désintéressée par une relation maintenant, mais espérant toujours se marier un jour

L’augmentation constante du nombre de célibataires depuis 1992 au Japon est principalement due à la diminution des mariages, tandis que le nombre de personnes qui se décrivent comme « en couple” » est resté stable.

Le Dr Peter Ueda explique qu’après 30 ans, un individu est soit marié, soit célibataire. Très peu de personnes dans les tranches d’âge supérieures sont célibataires et en couple, c’est-à-dire en union libre. On pourrait ainsi supposer que la promotion du mariage en tant que forme de relation entre adultes la plus socialement acceptable a créé un obstacle à la formation de relations romantiques au Japon.

Dans l’enquête de 2015, des questions de suivi ont été posées aux célibataires pour savoir s’ils étaient intéressés ou non par la recherche d’une relation. Plus de la moitié des célibataires qui se sont déclarés désintéressés par une relation ont déclaré qu’ils espéraient toujours se marier un jour, soit 62,9 % des femmes et 65,7 % des hommes.

Les jeunes Japonais sont plus nombreux à se déclarer désintéressés par les relations. Environ un tiers des femmes (37,4 %) et des hommes (36,6 %) âgés de 18 à 24 ans se sont décrits comme célibataires et non intéressés par une relation. Seulement 1 femme sur 7 (14,4%) et 1 homme sur 5 (19,5%) âgés de 30 à 34 ans se sont décrits comme célibataires et désintéressés.

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L’emploi et l’éducation augmentent l’éligibilité au mariage

Chez les hommes, un revenu inférieur était fortement associé au fait d’être célibataire, bien que cela ne représente pas nécessairement une causalité. Si l’on transfère un million de dollars sur leur compte bancaire à l’heure actuelle, il n’est pas certain que les personnes célibataires seraient plus intéressées par un changement de leur statut de couple. Cependant, il ne serait pas exagéré de penser que des revenus plus faibles et un emploi précaire constituent des désavantages sur le marché japonais des rencontres, toujours d’après le chercheur.

Quel que soit leur âge, les hommes mariés ont plus de chances d’avoir un emploi régulier et ont des revenus les plus élevés. Alors que 32,2 % des hommes mariés avaient un revenu annuel d’au moins 5 millions de yens japonais (environ 48 000 dollars américains), cette proportion était de 8,4 %, 7,1 % et 3,9 % chez les personnes en couple, respectivement célibataires avec intérêts et célibataires sans intérêts.

« Le phénomène des « herbivores » peut être en partie une adversité socio-économique. Si les politiques gouvernementales s’attaquaient directement à la situation des populations à faible revenu et peu instruites, je pense que certaines personnes manquant de sécurité d’emploi ou de ressources financières pourraient avoir un nouvel intérêt pour les rencontres », a déclaré le Dr Haruka Sakamoto, expert en santé publique et co-auteur de la publication de la recherche.

En Europe et aux États-Unis, le mariage est souvent associé à des revenus et à un niveau d’éducation plus élevés chez les femmes et les hommes, mais on ne sait pas comment ces facteurs influencent l’intérêt des célibataires pour les relations amoureuses. Les effets économiques de la pandémie pourraient réduire encore davantage l’intérêt des jeunes adultes à s’engager dans une relation amoureuse.

Le Dr Peter Ueda ajoute que si le faible statut socio-économique contribue à cette diminution des rencontres au Japon, on peut supposer que le stress économique lié à la Covid-19 pourrait entraîner une diminution encore plus importante du nombre de personnes qui souhaitent vivre en couple dans le pays.

Le 20 novembre 2020. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2020 Pixabay

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