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EDITORIAL – Théories de la conspiration, laisser une petite ouverte dans les rédactions

Il est évident que les théories de la conspiration peuvent être un véritable toxique pour les rédactions dans les différents médias du monde. Parfois ces théories peuvent être mortelles comme on l’a vu aux Etats-Unis début janvier 2021 dans la prise du Capitole à Washington D.C. Mais il ne faut pas non plus fermer à 100% la porte de ces théories. Pourquoi ? Certaines personnes adeptes de ces théories n’ont pas toujours torts à 100% et sont capables d’agir comme lanceurs d’alerte. Ils peuvent signaler des informations intéressantes qui devront ensuite être contrôlées par les rédactions.

A un moment t de l’histoire, il est aussi difficile de connaître la vérité. Par exemple, en pleine guerre froide le suicide au Chili Salvador Allende a été influencé par la CIA, comme tout le monde le sait désormais. Au moment des faits, les personnes qui parlaient de la CIA étaient probablement traitées de conspirationnistes. L’avenir leur a donné raison, bien sûr beaucoup de théories de la conspiration ne se sont pas confirmées par la suite.

Modestie

Cela signifie qu’un bon journaliste ou média devraient souvent plutôt faire preuve de modestie. Au lieu d’informer des vérités (selon lui) en permanence, il pourrait simplement dire, au moment des faits “nous ne pouvons pas savoir”. Cette simple posture permettra j’en suis sûr de limiter les théories de la conspiration et de retrouver un récit commun. Bref, dans une rédaction la grande porte doit provenir des agences de presse et autres communications officielles mais une toute petite porte doit aussi être maintenue, pour de temps en temps faire rentrer des théories ou news plus originales. Bien entendu, la publication finale doit être contrôlée au maximum, pour éviter de terminer devant la justice.

Le 8 avril 2021. Par Xavier Gruffat.

Qu’est-ce que Pâques pour les Chrétiens ?

JERUSALEM – NEW-YORK – Évoquer la fête de Pâques revient le plus souvent à penser aux enfants, au lapin, aux cloches et œufs en chocolat. Si notre système de datage commence avec l’année de naissance de Jésus Christ, c’est sa résurrection qui a valu la date annuelle de la plus grande commémoration chrétienne. La première Pâques chrétienne, autrement dit la résurrection de Jésus-Christ, est évaluée par les spécialistes en l’an 30, probablement le 7 avril 30. Étymologiquement, Pâque(s) signifie « passage », donc le passage de la mort à la vie. Bien que les traditions se référant à cette date varient d’un pays à l’autre, aux yeux des chrétiens, Pâques reste le pilier de la religion, dont la célébration diffère légèrement chez les catholiques et les protestants/évangéliques, mais reste toujours dans le même fondement. Pour beaucoup de spécialistes la résurrection du Christ est le centre de la foi chrétienne. Autrement dit, sans la résurrection il n’y a pas de christianisme. 

La signification chrétienne de Pâques

Pâques est à l’origine du Christianisme. Un mystère aux multiples interprétations, mais qui représente le don ultime de Dieu, qui a fait cadeau de la vie de son fils pour laver les hommes de leurs péchés. La résurrection fait office d’une promesse de vie, d’un acte de foi, d’une victoire sans précédent. Là est la racine du christianisme, une foi qui survit à la mort, une résistance absolue qui demeure au-delà de toute épreuve. La fête de Pâques célèbre la vie, la libération et l’espoir. Croire en Jésus, fils de Dieu, nous donne la vie éternelle, comme l’explique l’évangile de Jean notamment et aussi l’apôtre Paul dans Romains (Ch. 10, V. 9 : “Si tu confesses de ta bouche que Jésus est Dieu (le Seigneur), et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé”).

Pâques catholique : une célébration sur une longue période

Chez les catholiques, les préparatifs de Pâques commencent à la fin du Mardi gras (Carnaval). Le mercredi des Cendres, marquant le début du carême, est un jour pour se repentir et examiner la conscience. En se rendant à l’église pour la distribution des cendres, ce jour rappelle aux chrétiens leur état de « poussière qui redeviendra poussière ». La période de 40 jours qui constitue le carême équivaut au temps passé par Jésus Christ dans le désert. Sa valeur spirituelle réside dans la purification du corps et de l’esprit, en prenant la forme d’un demi-jeûne durant lequel aliments riches et carnés sont proscrits, en préparation à la résurrection.

Le dimanche avant Pâques représente l’arrivée de Jésus à Jérusalem, lorsqu’il fût accueilli par un tapis de branches de palmier. C’est ainsi qu’est née la célébration du dimanche des Rameaux, pendant laquelle les chrétiens font bénir des branches, parfois décorées, destinées à les protéger du mal pendant toute l’année. La semaine suivante est la semaine sainte, avec la célébration du jeudi saint qui constitue l’instauration de l’Eucharistie, le Vendredi saint qui représente le jour de la mort du Christ, et qui se termine par une veillée pascale la nuit du samedi à dimanche. Lorsque le jour de Pâques arrive, tous les interdits sont levés, et la naissance à la vie de Jésus est célébrée dans la joie et l’allégresse.

Pâques protestante : une commémoration légèrement différente

Du côté des protestants et évangéliques, le témoignage biblique est plus important, sur la victoire de la vie sur la mort. La célébration commence par le culte des rameaux, et se poursuit par la semaine sainte. Il n’existe pas de prescriptions alimentaires particulières, et la veillée se tient surtout pendant le jeudi saint, pour se rappeler le dernier repas (souper) du Christ avec ses disciples.
En général, la fête de Pâques est célébrée par toutes les églises protestantes et évangéliques, ce qui n’est pas toujours le cas de Noël. Pour certaines églises évangéliques, Noël est une fête païenne.

Référence juive

Il faut noter qu’avant le Nouveau Testament et la naissance de Jésus Christ, Pâque (au singulier, en anglais passover) était la fête juive qui célébrait la libération du peuple hébreu d’Egypte et son départ vers la terre promise (Israël). Cette image de la liberté et de la renaissance est restée très présente dans la célébration actuelle chrétienne qui rend hommage à la mort et à la résurrection de Jésus.

Par la rédaction de Romanvie.ch, article mis à jour le 23 mars 2021. Photo d’illustration : Fotolia.com. 

Vivre avec un partenaire romantique aide à rester en contact pendant la pandémie

RIVERSIDE – Deux études menées par l’Université de Californie à Riverside révèlent que le fait de vivre avec un partenaire romantique aide les gens à se sentir plus socialement connectés pendant le Covid-19. En cette période de pandémie, aucune autre dynamique sociale n’a présenté d’avantages significatifs selon le constat des chercheurs. Ainsi, les autres contacts comme la compagnie des enfants, les animaux domestiques ou le chat vidéo n’ont pas vraiment aidé. Les résultats ont été publiés le 16 février 2021 dans le journal Plos One (DOI : 10.1371/journal.pone.0245009).

« Les recherches menées avant la pandémie ont depuis longtemps montré que les partenaires sont l’un des plus puissants prédicteurs de liens sociaux et de bien-être », a déclaré Karynna Okabe-Miyamoto, chercheuse de l’UCR et co-auteur principal de l’étude. Et justement, ces recherches réalisées durant la pandémie actuelle de Covid-19 ont montré la même chose. Beaucoup de couples ont ainsi été contraints de vivre avec un partenaire dont les liens sociaux ont été réduits de manière exceptionnelle au cours des premières phases de la pandémie. En avril 2020, de nombreux lieux de travail et magasins avaient été fermés et des mesures de distanciation sociale avaient été mises en place. L’existence sociale de nombreuses personnes a été reléguée aux quatre murs de leurs maisons, et leurs familles sont devenues leurs seuls liens sociaux.

L’efficacité de la distanciation sociale pour réduire la transmission du virus avait été établie avant même le Covid-19. Les chercheurs étaient curieux de savoir comment protéger la santé psychologique lorsque de telles mesures sont en place.

Vivre avec un partenaire romantique aide à rester en contact pendant la pandémie

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Amélioration du lien social

La première étude a été menée au Canada et a porté sur 548 étudiants de premier cycle. La seconde a été menée aux États-Unis et au Royaume-Uni et a inclus 336 participants.

Dans ces études, les participants ont fait état de leur perception des liens sociaux avant et pendant la pandémie. Il leur a été demandé d’évaluer des déclarations telles que « Je me sens proche et connecté avec d’autres personnes qui sont importantes pour moi » et « Les gens sont autour de moi, mais pas avec moi ». On leur a également demandé de déclarer leur adhésion à la distanciation sociale et s’ils se déplacent en dehors de leur domicile pour le travail.

En examinant les participants avant et pendant la pandémie, les auteurs ont écrit que les personnes vivant avec un partenaire romantique étaient plus susceptibles d’améliorer leur lien social après des mesures de distanciation sociale.

Mais la taille du ménage pendant la pandémie n’a guère eu d’incidence sur le sentiment de lien social. Le fait d’être en compagnie de ses enfants ou de ses animaux domestiques n’a pas non plus eu d’influence. Le fait de travailler en dehors de la maison n’a pas aidé les gens à se sentir socialement connectés, pas plus que les appels vidéo avec les amis et la famille.

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Un plus grand sentiment de bien-être et de connexion

« Vivre avec un partenaire – mais pas avec combien de personnes ou avec qui on vit – semble avoir été bénéfique en ces temps incertains et sans précédent », écrivent les auteurs.

Les chercheurs ont expliqué que cette conclusion est conforme aux recherches antérieures qui affirment que les relations amoureuses conduisent à un plus grand sentiment de bien-être et de connexion. « En partie », précisent-ils cependant, « parce que les personnes plus heureuses ont plus de chances de trouver un partenaire ».

Les chercheurs affirment, par ailleurs, que les décideurs politiques devraient envisager des mesures qui accordent la priorité au maintien du lien social, en tenant compte du risque de transmission.

Le 24 février 2020. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2020 Pixabay

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EDITORIAL – Science (ex. vaccination) et religion, deux mondes bien différents

SAO PAULO – Le plus célèbre des sociologues au monde, l’Allemand Max Weber, expliquait dans un livre que science et politique ne se mélangeaient pas bien. Pour résumer les politiciens devant presque toujours mentir pour diriger un pays ou territoire (résumé ici), ce qui est bien sûr un aspect toxique pour les scientifiques à la recherche d’une (certaine) vérité. On peut aussi affirmer que science et religion ne vont pas bien ensemble, car ce sont deux systèmes de pensée très différents mais peut-être pas comme vous le pensez, c’est plutôt la science qui a faux.

Réforme protestante

EDITORIAL – Science (ex. vaccination) et religion, deux mondes bien différentsPremièrement, il ne s’agit pas de critiquer la religion, comme Chrétien je considère la religion fondamentale pour toute société, tout comme peut l’être la philosophie pour certains. La religion amène des réponses comme une éventuelle vie après la mort. En fait cet essai est plus une critique contre les scientifiques, politiciens et journalistes qui essaient de faire de la science une religion, surtout en temps de Covid-19. Si on reste un moment sur la religion chrétienne pendant ces deux derniers millénaires il y a eu beaucoup de conflits de dogmes ou de doctrines. Par exemple le plus grand réformateur de l’histoire Martin Luther a fortement critiqué la doctrine catholique de l’époque au 16ème siècle des indulgences (pour résumer il était possible d’acheter des années à l’Eglise pour diminuer le nombre de temps resté au purgatoire). L’église catholique a quelques années après Luther dans sa Contre-Réforme abandonné le concept des indulgences, ayant au passage permis de financer la basilique Saint Pierre au Vatican. Suite aux réflexions théologiques du moine Luther, il s’en est suivi l’apparition des églises protestantes et évangéliques en Europe puis dans les Amériques. Des guerres ont bien sûr éclaté comme en Allemagne (à l’époque le Saint Empire Romain Germanique) avec la Guerre de 30 ans. Bien sûr à cette époque, politique et religion étaient mélangées avec des intérêts croisés. On le voit, des conflits de doctrines peuvent mener à de terribles violences.

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Science

Mais revenons à la science. L’erreur pour les scientifiques et les journalistes généralistes qui accompagnent par exemple la pandémie de Covid-19 est justement de baser trop leurs réflexions sur une logique religieuse ou dogmatique, voire politique (ex. gauche-droite). On le voit avec la vaccination, il y a actuellement comme un dogme imposé par la plupart des scientifiques, médias et politiciens. Ce dogme 100% favorable à la vaccination n’est pas forcément faux, la plupart des études montrent actuellement que la vaccination est sûre et devrait nous permettre de sortir de cette pandémie en tout cas en grande partie. Mais il est important d’écouter les scientifiques plus critiques comme par exemple sur la vaccination, certains pensent par exemple que vacciner pendant une pandémie n’est pas une bonne idée à cause du risque d’augmentation du nombre de variants. En 1999 l’église catholique a reconnu à l’église luthérienne allemande le “salut par la foi” et non pas par la foi et les œuvres. Luther a été reconnu par son grand ennemi presque 500 ans après sa réforme. C’est le risque d’une vision très dogmatique, on peut très vite se tromper.

Comment travaille la science ? Quelle vérité ?

La science travaille avec des vérités provisoires qui peuvent et sont souvent contestées par de nouvelles études. La science ou plutôt les scientifiques essaient ensuite d’arriver à consensus, comme sur la vaccination ou le réchauffement climatique. Il est important que les journalistes expliquent cela au grand public, la machinerie derrière la science.
Une vérité d’un jour en science n’est plus forcément celle de demain. Les théories de Newton ont été remises en causes par Einstein. Darwin ignorait l’existence de la génétique. La théorie du médecin grec Hippocrate sur les humeurs étaient fausses. Les exemples d’erreurs sont très nombreux. Autrement dit, la science est très imparfaite surtout dans le domaine médicale à cause de très nombreuses études médiocres et fausses. Certains scientifiques comme John Ioanidis de la célèbre université de Stanford aux Etats-Unis estime que la majorité des études médicales ne méritent aucun crédit. Bref la science évolue très rapidement, trop vite, on se rappelle la polémique sur les masques contre la Covid-19 en 2020.

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Inconscient collectif

Souvent on entend le grand public critiquer la science ou la médecine : “Un jour vous dites cela, l’autre le contraire, puis cela…”. Un peu comme si le prêtre catholique un mois pensait que le mariage était un sacrement puis un autre mois plus (comme le pense les protestants).
Dans une analyse psychanalytique, on peut s’interroger aussi si des siècles de christianisme en Europe n’ont pas généré des réflexes dogmatiques y compris lorsqu’on parle de science. Les gens en général veulent des vérités établies et pas provisoires ou changeantes. La religion travaille sur des dogmes ou vérités au temps long, alors que la science travaille sur des vérités au temps (très) courts. C’est très déstabilisant pour le grand public, et on peut le comprendre.

Solutions

C’est à nous journalistes ou blogueurs scientifiques comme votre serviteur d’informer la population. La science ne doit pas copier la religion qui obéit à une autre logique de pensée. Par exemple la religion chrétienne se base sur la Bible, en tout cas pour les protestants, ce qui favorise et incite aux dogmes et doctrines, mais la science se base sur quel livre ? Aucun bien sûr, work in progress. Elle se base sur des millions d’études publiées par le passé (sur ce site BioRxiv qui référence les études pas encore publiées, dites en pre-print, sur la Covid-19, il y en a ce 21 février 2021 plus de 13’000). C’est pourquoi la science doit éviter d’être trop dogmatique mais rester modeste, ouverte sur le changement et le plus démocratique possible tout en informant la population de son rythme accéléré. Car comme la démocratie, la science est le moins mauvais système par exemple pour bien gérer la crise de la Covid-19 et mérite d’être défendue et valorisée. Amen !

Par Xavier Gruffat (pharmacien, dipl. MBA). Xavier Gruffat réside au Brésil. Il a étudié les sciences pharmaceutiques à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH) en Suisse. Fondateur et éditeur du site Creapharma.ch.
Le 21 février 2021.

Un même rapport avec la consommation d’alcool améliorerait la qualité de la relation conjugale (étude)

Un couple qui a un même rapport avec la consommation d’alcool pourrait voir s’améliorer la qualité de sa relation conjugale selon une étude publiée dans The Journals of Gerontology Series B : Psychological Series (DOI : doi.org/10.1093/geronb/gbw073). Il ne s’agit pas ici de boire une grande quantité d’alcool, mais de boire ensemble de manière raisonnable.

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Une source d’entente et de compréhension mutuelle

Dans le cadre de cette étude, 2’767 couples mariés ont répondu au questionnaire. Il s’agissait principalement de couples âgés qui partagent leur vie depuis près de 30 ans en moyenne. D’après les résultats, ceux qui boivent ensemble pendant les apéros ou dans d’autres circonstances, mais qui ont un même rapport avec l’alcool ont observé une amélioration de leur vie matrimoniale avec le temps.

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Un même rapport avec la consommation d’alcool améliorerait la qualité de la relation conjugale (étude)

Selon les chercheurs, l’étude ne suggère pas aux couples de boire davantage ou de changer d’habitude, mais de comprendre de quelle manière boire ensemble peut affecter les relations. Il est ainsi possible qu’au-delà de l’alcool, c’est plutôt le fait de partager un même loisir ou de passer du temps ensemble pour mieux s’entendre et se comprendre qui rend le couple plus heureux. Qu’il s’agisse donc de boire ensemble ou de consacrer du temps pour être à deux, cela aura une corrélation avec votre vie matrimoniale.

Le 29 janvier 2021. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2021 Pixabay

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Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

L’OFS met à jour les résultats du relevé structurel chaque année. Cette enquête par échantillonnage fournit des informations sur un large éventail de thèmes. En voici quelques résultats:

Le groupe des personnes sans appartenance religieuse représentait 29% de la population de 15 ans et plus en 2019, contre seulement 11% en l’an 2000. Il s’agit du deuxième groupe après celui des catholiques romains. Ce dernier représentait un tiers (34%) de la population résidante permanente de 15 ans et plus en 2019 (42% en 2000). Les évangéliques réformés représentent 23% (34% en 2000).

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Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

Le 26 janvier 2021 – Photo illustration : © 2021 Pixabay – Source : OFS. Plus d’infos : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home.gnpdetail.2021-0098.html.

Théologie : mieux connaître la vie du grand réformateur Martin Luther

Mieux comprendre Luther en quelques dates clés et concepts

Martin Luther est probablement le principal réformateur du christianisme de l’histoire de l’humanité et à l’origine du protestantisme, en tout cas du protestantisme non anabaptiste (ou non “évangélique”). Même si ce sont surtout les indulgences qui ont déclenché une rupture avec l’église catholique au début du 16ème siècle, d’autres points de la doctrine catholique ont été remis en cause par le moine Martin Luther, comme une diminution du nombre des sacrements ou la remise en cause totale du pouvoir du Pape. Rappelons qu’à cette époque une grande partie de l’Allemagne actuelle (tout comme de la Suisse) appartenait au Saint-Empire romain germanique avec à sa tête un empereur (Charles V), en lien étroit avec le Pape.

1483 (10 novembre) : Eisleben. Naissance de Martin Luther à Eisleben. Il est le fils aîné de Hans Luder et de Marguerite Zidler. Sa famille réside dans la région de Mansfeld.

1501 : Erfurt. A 18 ans il entre à l’université d’Erfurt, où il obtient un diplôme de bachelier en 1502 et une maîtrise en 1505. Son objectif est d’étudier le droit.

1505 (2 juillet) : Erfurt et région. Luther voit la foudre pendant un orage tomber près de lui, il s’engage auprès de Dieu s’il survit de rentrer dans les ordres religieux.

1505 : Erfurt, au monastère. Martin Luther était anxieux lors d’une confession au père Staupitz (son père spirituel, par la suite ils vont se brouiller), il avait peur de ne pas être sauvé. Par la suite il a compris que Dieu était un Dieu d’amour (miséricordieux) qui nous a sauvé du péché et donc de la mort en envoyant son fils unique Jésus Christ. C’est le concept protestant de sola fide (seulement la foi, lire Romains 10:17) et surtout sola gratia (seulement la grâce). Pour l’homme n’est pas sauvé par ses œuvres morales ou pieuses mais par la grâce de Dieu.

1511. Wittenberg. Dans cette petite ville, Martin Luther va lire pour la première fois le Nouveau Testament. Cette lecture, notamment de l’Epitre de Paul des Romains (Romains) va le transformer.

1517 (31 décembre 1517) : Wittenberg. 95 thèses de Wittenberg. Ces thèses (arguments) collées sur la porte de l’église sont une forte critique aux indulgences. Celles-ci étaient un moyen d’entrer plus vite au Paradis lors du passage au Purgatoire, un stade intermédiaire et indéfini entre le Paradis et l’Enfer. Par exemple un catholique pouvait acheter pour un membre de sa famille (déjà mort) une libération du Purgatoire pour l’envoyer au Paradis. Le Purgatoire est une notion qu’on ne trouve pas dans la Bible ou en tout cas pas directement. Les indulgences ont notamment permis de construire la basilique Saint Pierre à Rome (actuellement au Vatican).
La principale référence théologique de Luther est probablement saint Augustin (354-430). L’augustinisme inclut des thèses sur la nécessité de la grâce pour le salut, la conciliation entre foi et raison, la connaissance naturelle de Dieu, la négativité du mal. 

1518-1520 : “Allemagne” – confrontation avec diverses personnes représentant l’autorité catholique comme à Augsbourg (Bavière). Un objectif de l’église catholique est de faire en sorte que Martin Luther reconnaisse qu’il se soit trompé et revienne en arrière sur sa vision théologique. Grâce à certains princes et personnes influentes, il évite un jugement par l’église Catholique et probablement sa condamnation à mort.

1521 : Worms. L’empereur du Saint-Empire romain germanique lui offre un procès équitable, avant que Rome (le Pape) le juge probablement coupable et le condamne à mort. Les Diètes d’Empire à Worms sont des assemblées générales des États du Saint-Empire romain qui se sont tenues à plusieurs reprises à la ville libre de Worms. La diète se déroula du 28 janvier au 25 mai 1521. Bien que beaucoup de thèmes y aient été traités, la diète est surtout restée célèbre pour avoir abordé le cas de Martin Luther. La diète ou édit de Worms prononce la mise au ban de Martin Luther et de ses partisans, interdit la diffusion et la lecture de ses écrits (ainsi que de tout autre écrit suspect d’hérésie).

1521 (4 mai) – 1522 (6 mars) : château de la Wartbourg, près d’Eisenach. Luther a été ensuite exfiltré, capturé, par un prince (Frédéric III le Sage) pour éviter toute condamnation. Luther a résidé dans ce château sous protection de ce prince. Les idées de Luther continuent à se répandre. L’imprimerie inventée quelques dizaines d’années auparavant aide la diffusion des idées dans toute l’Allemagne. Au château, Luther commence la traduction du Nouveau Testament en allemand à partir du grec (il termine sa Bible en 1534).

1522. Wittenberg. Retour au cloître de Wittenberg.

Article en construction.

Concepts :
– Les indulgences n’ont pas de base biblique, selon le moine Luther. Elles ont été créées par un Pape environ 200 ans avant les 95 thèses de Wittenberg.
– Pour Martin Luter, les saintes Ecritures sont plus importantes que les Papes.
– Communion sous les deux espèces.
– Le Salut se trouve seulement dans la foi en Jésus Christ et pas dans l’église Catholique. Pour Luther Jésus-Christ est l’unique intercesseur et non d’autres médiations comme l’institution, les saints, ou encore les reliques.
– Il a rompu le lien avec le Pape et donc Rome. Les Papes ne sont pas les successeurs de l’apôtre Pierre.
– Le peuple devrait pouvoir lire la Bible, notamment en allemand (et pas en latin).

Intéressant :
– En 1544, le royaume de Suède devient officiellement luthérien. 
– En 1559, Élisabeth Ire instaure l’anglicanisme. Élisabeth Ire est devenue Reine d’Angleterre et d’Irlande en 1558.

Et aussi :

Erasmus, la 3ème voie ?
Le grand intellectuel Desiderius Erasmus (en français Erasme) né à Rotterdam, de 17 ans le cadet de Martin Luther, a produit une célèbre traduction du Nouveau Testament. En effet, sa connaissance du grec le persuade que certaines parties de la Bible présentes dans la Vulgate latine (traduction utilisée par l’Eglise catholique de l’époque), n’ont pas été correctement traduites.
L’humaniste Erasmus voulait aussi réformer l’église catholique, mais de façon moins radicale que Martin Luther, en agissant plus de l’intérieur de l’église. Erasmus, amis des puissants d’Europe comme l’empereur du Saint Empire Romain Germanique (en anglais : Holy Roman Emperor) Charles V, est toujours connu presque 500 ans après sa mort. Le choix d’Erasmus de ne pas soutenir directement Luther alors qu’il avait critiqué également les indulgences et plusieurs aspects de l’église Catholique l’a placé dans une mauvaise posture en « pariant sur le mauvais cheval ». Luther a écrit en 1523 qu’il détestait Erasmus le qualifiant notamment de « reptile enragé ». Alors que l’église catholique voyait Erasmus comme un soutien de Luther (proto-Luther). Cette position entre l’église catholique et Luther, qualifié en anglais de middle way, l’a mené à un grand manque de reconnaissance de son vivant. Il a terminé sa vie dans la ville libre de Bâle (actuellement en Suisse). Dans un article qui lui a été consacré fin 2020 par le magazine scientifique The Economist, il était qualifié de citoyen du monde (Citizen of the world). Après toutes les guerres de religion et notamment la Guerre de 30 ans, entre catholiques et protestants, l’avenir a probablement donné raison à Erasmus par sa position plus nuancée, en limitant le fanatisme religieux. Par exemple Luther accusait le Pape d’antéchrist et le Pape Luther de « truie rugissante ». On ne refait pas l’histoire, mais peut-être que la 3ème voie proposée par Erasmus aurait permis d’éviter de nombreuses souffrances, pour autant que les puissants de l’église catholique aient accepté une réforme interne. Le célèbre programme d’échange entre étudiants européens porte son nom (Erasmus).

Le 27 janvier 2021. Par Xavier Gruffat. Emission Veja So (Brésil, film sur Martin Luther – livre de Lyndal Roper, The Economist.

EDITORIAL – Le 6 janvier 2021 marque la fin du relativisme en politique (et religion)

WASHINGTON D.C.Les événements tragiques qui ont eu lieu à Washington D.C. le 6 janvier 2021 dans une tentative d’envahir le Capitol (pouvoir législatif américain) par des partisans de Donald Trump marquent la fin en Occident du concept de relativisme en politique et en religion. Presque tous les médias sérieux aux Etats-Unis et en Europe, de droite notamment ou de gauche, ont fortement condamné ce qui ressemble beaucoup à un coup d’état. Romanvie.ch a bien entendu condamné toute atteinte au système démocratique, de loin le moins mauvais système. C’est aussi la fin de Trump en politique.

Relativisme

Beaucoup de médias sont dans un concept de relativisme culturel et religieux ou prétendent l’être. Oui en Occident chrétien on est pour la plupart attaché à la démocratie et à liberté de culture presque totale, tout cela dans une matrice chrétienne. Ce qui n’est pas du tout le cas par exemple en Chine ou dans une moindre mesure en Russie ou Turquie. Les événement du 6 janvier 2021 nous renvoient comme un miroir notre culture libérale démocratique. Cela signifie qu’on doit être fier de notre culture et histoire. Imaginez un média comme la RTS (Forum ou le TJ) commencer à défendre la dictature ? Au nom d’une certaine objectivité, c’est impensable. Les événements du 6 janvier 2021 nous montrent clairement l’impossibilité pour un média d’être objectif. A ne pas comprendre ici comme une critique mais plus comme un état de fait.

Imposer la démocratie ?

Cela ne veut pas dire qu’on doive revenir à un concept d’imposer la démocratie comme par exemple avec le Printemps Arabe. L’histoire nous a montré la grande difficulté derrière ce concept. Mais c’est notre droit en Suisse, aux Etats-Unis, en France ou en Allemagne – dans ce qu’on appelle l’occident chrétien – de défendre nos valeurs. La démocratie n’est jamais acquise d’avance et on se doit de la défendre.

Le 11 janvier 2021. Par Xavier Gruffat

Un journaliste athée se convertit au christianisme

FOI CHRETIENNE

WASHINGTON – Lee Strobel était un journaliste, athée, travaillant au Chicago Tribune. Avec son esprit logique et quasi scientifique, il essayait de prouver que Dieu n’existait pas. Pour lui, Dieu a été créé par l’homme. En 2007, il était déjà à l’origine d’un documentaire “En défense du Christ” puis en 2017-2018 un nouveau film de sa vie est sorti aux Etats-Unis. En français le film s’appelle “Jésus l’enquête”, il est notamment disponible sur Apple. 

Lee Strobel était un journaliste respecté et menait notamment des enquêtes juridiques pour le Chicago Tribune, un important journal de la région de Chicago. Il pensait que le christianisme n’était pas la vérité mais plutôt une fable. Quand sa femme s’est convertie, car la meilleure amie de sa femme et voisine de l’époque était chrétienne, il n’a pas accepté sa nouvelle foi chrétienne. Il a même pensé à divorcer. En tant qu’athée à ce moment, il a essayé de lui montrer qu’il s’agissait d’un mensonge, autrement dit que le christianisme était comme une “invention humaine” en estimant que Jésus n’avait jamais ressuscité, n’était pas mort sur la croix ou n’avait même pas existé. Il a notamment interviewé des spécialistes du christianisme pour mener son enquête. Cette dernière a duré 2 ans et il l’a menée comme un vrai journaliste en ne prenant pas La Bible comme base de travail. Mais dans sa recherche, qu’il a menée aussi par la suite, il a remarqué que la mort de Jésus est un fait historique incontestable. Plusieurs textes ont rapporté la résurrection de Jésus comme dans Jean ou Marc. Il y avait plus de 500 témoins qui ont vu la mort du Christ. Ce qui a retenu son attention est que seulement quelques années après la mort de Jésus des textes ont été publiés, il n’a pas fallu attendre des dizaines ou centaines d’années ce qui dans ce cas pourrait être le signe d’un mythe.

Un autre argument qu’il relève est qu’à l’époque de Jésus, le témoignage des femmes n’était pas pris au sérieux. Et qui a découvert le tombeau vide de Jésus ? Des femmes. Donc, si le christianisme était une invention, ils auraient dû rapporter que des hommes comme Jean avaient découvert le tombeau vide. Autrement dit, c’est une preuve que l’histoire est honnête, vraie, loin d’être un mythe.

Lien difficile avec son père

Dans une interview à la grande église évangélique Saddleback Church dans la région de Los Angeles en mars 2017, il a affirmé qu’il avait une relation difficile avec son père. Le film montre également ce conflit entre père et fils. Ce qui selon lui l’a empêché pendant longtemps d’avoir une vraie relation avec Dieu (le Père). Il explique que beaucoup d’athées célèbres ont eu des problèmes relationnels avec leur propre père et ont eu une peur naturelle d’entreprendre une relation avec Dieu le Père.

La seule question à se poser

Car selon lui, la seule question à se poser pour prouver (ou non) le christianisme est de savoir si Jésus a ressuscité ou non.

En conséquence, il a commencé suite à ses recherches à considérer que la vie, la mort et la résurrection de Jésus décrit dans la Bible présentait une base historique. Finalement c’était clair pour lui, Jésus était bien le fils de Dieu. Sa découverte personnelle changera sa vie à jamais.

Par la suite le journaliste est devenu un auteur de livres chrétiens cherchant notamment à évangéliser les universitaires, qui ont souvent besoin de preuves pour croire en Dieu. Dans un livre il écrit en particulier : “Le récit historique sur Jésus, surtout parmi les témoins directs qui l’avaient connu personnellement, était incontestable.” Ou encore : “…A la lumière des faits convaincants que j’avais découverts,…il me faudrait désormais beaucoup plus de foi pour conserver mon athéisme que pour faire confiance à Jésus de Nazareth !”.

Le film “The Case for Christ” (en français “Jésus l’enquête”) est sorti en 2017 aux Etats-Unis.

Pour ceux qui parlent anglais, voici une longue vidéo et témoignage de Lee Strobel

Mis à jour le 23 mars 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : GospelPrime (Brésil), Christian Post (Etats-Unis), vidéos Youtube ci-dessus, Saddleback Church dans la région de Los Angeles

EDITORIAL – La Suisse doit aller plus vite dans la vaccination Covid-19

GENEVE Si on lit des éditions de la célèbre revue économique hebdomadaire The Economist, on se rend compte que la Suisse est (de loin) le pays le plus riche du monde en terme de PIB par habitant avec plus de 80’000 dollars (USD) parmi les pays de plus d’un million d’habitants (cela exclut des micro-états comme Monaco ou le Liechtenstein). C’est donc plutôt honteux vu la richesse et la puissance de l’industrie pharmaceutique suisse qui au passage joue un rôle très marginal dans la vaccination (Roche et Novartis, voire Nestlé) de voir que la Suisse ne compte pas parmi les pays qui vaccinent le plus et surtout rapidement. Le politicien Philippe Nantermod (PLR/VS) allait dans ce sens dans une intervention qu’il a tenue dans l’émission Forum de la RTS La Première le dimanche 3 janvier 2021. Le Valaisan relevait qu’en tout cas au 3 janvier 2021, il manquait un registre sur l’état des vaccinations en Suisse concernant la Covid-19 (vaccin Pfizer/BioNTech).

Israël, l’exemple à suivre

Israël, un pays d’environ 9 millions d’habitants, a vacciné plus de 10% de sa population à base du vaccin Pfizer/BioNTech en seulement 2 semaines, comme le relevait le Wall Street Journal le lundi 4 janvier 2021 dans son édition papier. Il s’agit tout simplement, et de loin, d’un record mondial. Au début du printemps (mars-avril 2021), l’entier de la population du pays devrait être vaccinée. Israël a commencé à vacciner dès les 20 décembre 2020 le personnel soignant et les personnes âgées de plus de 60 ans. Le samedi 2 janvier 2021, ce pays avait administré 12,59 doses pour 100 habitants, selon le groupe de recherche Our World in Data (rattaché à l’Université d’Oxford), toujours selon le WSJ. D’autres pays s’en sortent plutôt bien comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, mais restent loin des chiffres d’Israël.

OFSP et Conseil Fédéral, voyage en Israël

L’OFSP et le Conseil Fédéral – ainsi que les cantons – devraient travailler jour et nuit pour développer une grande campagne de vaccination pour tous les résidents suisses. Ils pourraient commencer par étudier les procédures en Israël ainsi que dans d’autres pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Car les deux pays ont presque la même population (environ 9 millions d’habitants). On peut dire que chaque jour compte, car il y a quotidiennement en Suisse des décès provoqués de la Covid-19 sans compter les graves conséquences économiques. On a à disposition un vaccin efficace à 95%, utilisons-le !

Par Xavier Gruffat (pharmacien, fondateur et rédacteur en chef du site Creapharma.ch). Le 4 janvier 2021.