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Bas-Valais : tentative d’escroquerie à « l’astuce du neveu »

SIONLe 07.08.2018, deux femmes ont été victime d’une tentative d’escroquerie à « l’astuce du neveu ». Par leur vigilance et un comportement adéquat, elles sont parvenues à déjouer le piège tendu par les escrocs.

Les escrocs ont contacté les victimes par téléphone en se faisant passer pour un parent ayant un urgent besoin d’argent. Ils ont tenté de les convaincre de se faire remettre CHF 40’000– dans un cas et plusieurs dizaines de milliers de francs dans l’autre. Grâce à la vigilance de ces deux femmes âgées respectivement de 52 ans et 74 ans, ils ne sont pas parvenus à leurs fins.

Ce genre d’infraction peut conduire à des pertes financières importantes. En Suisse, pour l’année 2017, les escroqueries de ce type ont causé pour plus de CHF 2’400’000.– de préjudice. Les victimes sont essentiellement des retraités.

La Police cantonale appelle à la prudence :

  • Méfiez-vous des personnes se faisant passer pour des connaissances ou des membres de votre famille au téléphone et que vous ne reconnaissez pas.
  • Ne fournissez aucune information sur votre situation financière ou familiale.
  • Après un coup de fil d’une personne vous demandant de l’argent rapidement, raccrochez et appelez immédiatement un membre de votre famille et renseignez-vous au sujet de la demande d’argent formulée.
  • Ne confiez jamais d’argent liquide à des inconnus.
  • Informez immédiatement la police de tout appel suspect au no 117.

Plus d’informations

Le 14 août 2018. Source : Communiqué de presse de la police valaisanne.

EDITORIAL : Trop de gymnasiens sur Vaud, revalorisons l’apprentissage !

MONTREUX Un nouveau gymnase devrait ouvrir dans le canton de Vaud à Aigle ces 2 ou 3 prochaines années, le nombre de classes de gymnasiens semble exploser. Je ne dispose pas de chiffres exacts mais je sais que par exemple au Gymnase de Burier, pour y avoir étudié, le nombre de classes à fortement augmenté ces 15 dernières années, bien plus que l’augmentation de la population dans la Riviera (région Montreux-Vevey). 

Canton de VaudOn  observe ainsi une “francisation” du Pays de Vaud, cela signifie qu’en France environ 80% de personnes ont le bac. Dans le canton de Vaud ce chiffre est bien inférieur, moins de 50%. Si on continue de valoriser la voie baccalauréat plutôt que l’apprentissage on peut atteindre bientôt la logique française et il y a aura mécaniquement un nivellement du niveau d’exigence au gymnase, comme c’est déjà le cas actuellement (si on compare le niveau en 2000 par rapport à 2017). La sélection se fera alors plus tard, notamment à l’entrée de l’Université de Lausanne, Genève ou de l’EPFL. Et que feront les jeunes recalés en 1ère année d’uni ou de poly ?

Merci la gauche

Le gouvernement de centre gauche vaudois est clairement responsable de cette direction malsaine, c’est-à-dire un nivellement du niveau de l’école publique. Sans compter qu’il s’agit d’un coût élevé pour les contribuables vaudois, car ils doivent payer de nouveaux bâtiments ainsi que le salaire des enseignants supplémentaires, souvent bien payés (salaire mérité d’ailleurs, une raison du succès de la Suisse).

Alternative très crédible, les “software mangent le monde”

En politique, il est toujours très facile de critiquer et “taper” sur une orientation politique, ici la gauche, sans faire de proposition constructive. Mais dans ce cas, nous critiquons mais avec une alternative tout à fait crédible et valable que la droite devrait récupérer. L’idée est de renforcer la filiale apprentissage en misant notamment davantage sur l’informatique. Il faut savoir qu’un jeune qui à 18 ans aurait appris à travailler avec le “Swiss finish” en terme de programmation informatique avec les langages Python, Java, PHP ou Ruby vaudrait tout simplement de l’or sur le marché suisse du travail et même au niveau mondial. Il pourrait probablement même s’exporter assez facilement à la Silicon Valley. Le très célèbre article de Marc Andreessen du Wall Street Journal paru en 2011 “Why Software Is Eating The World” (pourquoi les programmes informatiques ou software mangent le monde) montre la très grande importance de la programmation informatique pour l’économie actuelle et du futur. Ce jeune pourra aussi éventuellement se mettre à son compte et créer sa propre start-up.

Actuellement on a tendance à former une “armée” d’universitaires comme en Science politique qui viennent malheureusement parfois grossir les rangs du chômage avec des coûts de formation gigantesques (pensons par ex. à un étudiant qui a été au gymnase, à l’uni, fait un post-doctorat) pour la société. Alors qu’un jeune de 15 ans pourrait faire un magnifique apprentissage d’informatique puis par la suite prospérer et être professionnellement comblé. Il pourra ensuite reverser sous forme d’impôts à la société ce qu’il gagne et à la fin coûter beaucoup moins à l’état qu’un étudiant en Science politique (le but n’est pas de supprimer la filiale Science Po, mais de diminuer peut-être le nombre de personnes formées).

Que faire concrètement ?

Le gouvernement vaudois, nouvellement à gauche depuis mai 2017, devrait définir un pourcentage maximum à atteindre de gymnasiens par rapport à la filiale apprentissage, on peut imaginer de ne jamais dépasser les 40% de gymnasiens. De plus, le gouvernement pourrait soutenir financièrement (par exemple par crédit d’impôts) les entreprises qui engagent des jeunes dans leur entreprise, notamment dans le département informatique. Le gouvernement devrait aussi construire des écoles d’informatique pour bien former ces jeunes en apprentissage. Comme ils seront présents 1 ou 2 jours par semaine dans l’école, avec une rotation entre les jours, cela coûte moins cher qu’un gymnase où les élèves s’y rendent quotidiennement.

Mis à jour le 15 août 2018. Par Xavier Gruffat (Dipl. EPF Zurich, Dipl. MBA, Pharmacien). Crédit photo : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

EDITORIAL – Plus de pédagogie dans les médias suisses, surtout la RTS

EDITORIAL

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Les médias suisses comme la RTS doivent faire preuve de plus de pédagogie, notamment Forum. J’écoute parfois cette émission de la RTS, de tendance libérale et progressiste, loin d’être conservatrice. Mais passons aujourd’hui sur ce point, une critique constructive que j’aimerais amener à Forum, selon moi l’émission la plus influente de Suisse romande, est de faire preuve de plus de pédagogie.

Par exemple si vous parlez de polarisation de la société, est-ce que la plupart des auditeurs comprennent ? Je pense que non, c’est d’ailleurs le grand problème du direct de Forum, des émissions éditées comme on dit en anglais comme Echo der Zeit en Suisse allemande ou la plupart des émissions de la célèbre radio NPR aux États-Unis n’ont pas ce problème ou moins, car elles ne sont pas diffusées en direct. Si on revient à l’exemple de la polarisation, le journaliste devrait donc dire : “la polarisation de la société, c’est-à-dire des lignes bien marquées entre la gauche et la droite ou entre progressistes et conservateurs”, puis continuer sa phrase.

L’idée est que les journalistes de Forum devraient faire preuve de plus de pédagogie et bien expliquer les concepts. Car par exemple en technologie la situation peut vite être compliquée pour l’auditeur avec des concepts de blockchain ou d’algorithmes. Qui comprend vraiment le blockchain ? Une idée pour la RTS pourrait être un petit glossaire à utiliser lorsque certains mots-clés sont utilisés en direct, sinon l’émission Forum devient vite compliquée à suivre.

Stop au direct

Mais comme je me suis déjà exprimé, il est temps pour Forum d’abandonner le direct et d’éditer davantage l’émission, cela réduira les Fake News, en général pas des journalistes mais de leurs invités, et va améliorer la bonne compréhension des auditeurs.

Le 12 août 2018. Version 1.1 (à 19h52, le 12 août 2018). Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Crédit photo : Romanvie.ch (Pharmanetis Sàrl).

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3 conseils pour aider un enfant accro aux jeux

3 conseils pour aider un enfant accro aux jeuxL’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère la dépendance au jeu comme un trouble de santé mentale. Les enfants sont pourtant facilement accrochés à l’écran et la frontière entre loisir et dépendance semble parfois floue. D’après les psychologues et les pédopsychiatres, jouer aux jeux vidéo est tout à fait normal pour les enfants. Il appartient cependant aux parents d’accompagner les enfants afin qu’ils arrivent à établir une limite et éviter l’excès. Voici 3 conseils pour aider un enfant accro aux jeux à adopter progressivement de meilleures habitudes.

1. Évitez l’excès

Dès la première prise en mains des jeux vidéo, il est essentiel que les parents prennent leur responsabilité et veillent à ce que les enfants ne restent pas pendant de longues heures ou toute une journée devant leur console. Souvent, les mauvaises habitudes commencent le week-end ou prennent racine en toute discrétion dans la chambre pendant la nuit lorsque les jeunes veillent seuls devant leur écran. Pour éviter que les jeux n’occupent progressivement toute la place dans la vie de l’enfant, il est important d’éviter qu’ils viennent remplacer définitivement les activités ou les choses qui lui plaisent ou qui lui procurent habituellement du plaisir comme les sorties entre amis, le sport, les autres loisirs ou les activités scolaires. S’il arrive à garder cet équilibre et considérer les jeux vidéo comme une activité parmi tant d’autres,  le risque d’excès reste moindre. Dans le cas où il n’arrive pas à respecter un usage raisonnable des jeux, les parents doivent rester fermes dans les limites établies. Attention, interdire les jeux vidéo à la maison ouvre la porte à une consommation à l’extérieur, encore plus difficile à contrôler et à freiner.

2. Communiquez et fixez des limites ensemble

Que l’enfant soit déjà accro ou qu’il ne l’est pas encore, la communication reste un élément essentiel dans l’établissement d’une bonne relation de compréhension. Prenez le temps de découvrir avec lui les jeux qui le passionnent et posez des questions sur les nouveautés ou sur ce qui le fascine tant dans ces jeux. Jouez avec lui pour entrer dans son univers et pouvoir l’accompagner vers un usage plus modéré de sa console et de l’écran. Discutez ensemble des limites à fixer et faites respecter ces limites convenues. Faites-lui comprendre pendant ces moments passés ensemble qu’il existe d’autres sources de divertissement à explorer ou à redécouvrir. Ne soyez pas non plus avare de petits bonus lorsqu’il arrive à bien équilibrer ses activités et à réussir en classe. Si les adolescents ont besoin d’être plus autonomes, cela ne doit pas empêcher cet accompagnement des parents, car bien évidemment les règles sont là pour être transgressées et la tentation sera toujours grande d’aller au-delà de ce qui est autorisé.

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3. Faites des activités en famille

Pour favoriser les contacts sociaux et consolider les liens familiaux, il est conseillé de diversifier les activités à faire en famille ou ensemble à la maison. Trouver d’autres alternatives aux jeux vidéo fait partie de l’accompagnement parental. Au départ, l’enfant pourrait être impatient et avoir hâte de rentrer retrouver sa console, mais il prendra progressivement du plaisir à explorer d’autres activités avec ses proches. Il faut cependant veiller à ce que les autres activités le mettent en condition de réussite, le mettent à l’aise et tendent à le valoriser et à renforcer sa confiance en soi. Pour les jeunes accros aux jeux, retrouver une vie sociale normale, loin du monde virtuel, est souvent difficile. C’est ce qui explique la nécessité de ces activités qui permettent de briser l’isolement social. Attention, pour les petits comme pour les grands, les jeux vidéo ne doivent pas servir de baby-sitter pour parents occupés, il s’agit de loisirs avec une durée bien délimitée au préalable.

Par la rédaction de Romanvie.ch. Le 10 août 2018 – Photo illustration : Fotolia.com

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Autisme : des synapses du système de la récompense à l’origine de troubles autistiques

GENÈVE – Les troubles du spectre autistique ou autisme constituent un groupe hétérogène de troubles neurodéveloppementaux, dont l’une des caractéristiques principales est l’altération de la communication sociale. Mais que se passe-t-il dans le cerveau des patients pour que leurs compétences sociales soient ainsi perturbées ? Un mauvais fonctionnement de l’activité synaptique d’un type de neurones présents dans le système de la récompense semble être en cause, selon des scientifiques des Universités de Genève (UNIGE) et de Bâle (UNIBAS), dont les travaux sont publiés dans la revue Nature Communications. En établissant un lien entre une mutation génétique retrouvée chez des personnes souffrant de troubles autistiques, une perturbation des synapses et une altération des interactions sociales, ils franchissent une étape supplémentaire dans la compréhension de ce trouble qui affecte plus d’un enfant sur 200 aujourd’hui en Suisse.

Chez tous les mammifères, le système de la récompense est un circuit cérébral fondamental qui permet de renforcer certains comportements en apportant la motivation nécessaire à leur accomplissement. La recherche de nourriture, les apprentissages ou encore les comportements affectifs lui sont ainsi fortement liés. Récemment, plusieurs études ont montré qu’un dysfonctionnement de ce système pourrait être à la base de l’altération du comportement social typique des troubles autistiques. Les neurones dopaminergiques, essentiels à son bon fonctionnement, seraient déficients chez les personnes atteintes de ces troubles, qui perdraient ainsi toute motivation à interagir avec les autres. Mais quels sont les mécanismes neurobiologiques sous-jacents ?

Une mauvaise construction des synapses

«En partant de cette hypothèse de la motivation, nous voulions décrypter le rôle des neurones dopaminergiques dans les interactions sociales afin de vérifier si des altérations les concernant pouvaient expliquer certains déficits sociaux propres aux personnes souffrant de troubles du spectre autistique», explique Camilla Bellone, professeure au Département des neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’UNIGE, qui a dirigé ces travaux. Pour ce faire, les scientifiques ont étudié des souris dont un gène, appelé «Neuroligin 3», avait été supprimé, ou dont l’activité avait été fortement diminuée dans les neurones dopaminergiques, afin d’imiter une mutation identifiée chez les personnes autistes. Et contrairement à leurs congénères, ces souris présentaient un déficit d’intérêt pour la nouveauté et une motivation moindre à interagir socialement, des traits comportementaux que l’on retrouve fréquemment chez certains autistes.

Les scientifiques ont également étudié la plasticité synaptique des souris (les synapses étant la partie des neurones leur permettant de communiquer entre eux). Normalement, l’exposition à une nouveauté sociale engendre une modification synaptique qui permet de maintenir l’intérêt et de poursuivre le contact social. Chez les souris au gène Neuroligin 3 déficient, cette plasticité était bien moindre : le renforcement synaptique ne se faisait pas, ce qui engendrait une moins bonne réponse à un nouveau stimulus.

«Nous avons observé le même déficit synaptique chez des animaux porteurs d’une autre mutation génétique – sur le gène Shank 3 – également courante dans les cas d’autisme. Il s’agit donc bien d’une mauvaise maturation de la synapse qui, au final, empêche un bon développement social», ajoute Camilla Bellone. Plus d’une centaine de gènes ont déjà été identifiés comme étant liés à un symptôme autistique, et une bonne partie d’entre eux sont impliqués dans le fonctionnement synaptique, expliquant pourquoi les troubles sociaux sont si courant chez les autistes.

Mieux identifier pour mieux prendre en charge la maladie

L’autisme présente une telle variété de symptômes qu’il est impossible de proposer un traitement identique pour tous les patients. «Afin de mieux cibler les traitements, il est impératif de classer précisément les troubles comportementaux sur la base de dysfonctionnements de certains circuits cérébraux et d’en comprendre l’origine génétique», souligne Peter Scheiffele, professeur au Biozentrum de l’UNIBAS, qui a participé à ces travaux. Ainsi, les patients présentant des altérations synaptiques de leurs neurones dopaminergiques devraient réagir positivement à des thérapies visant justement à en augmenter l’activité, tandis que ces mêmes thérapies resteraient inefficaces chez d’autres patients dont les troubles sociaux seraient dus à un autre dysfonctionnement cérébral.

De plus, comme la maturation synaptique a lieu au début de la vie, plus les causes exactes du trouble sont identifiées rapidement, plus les interventions thérapeutiques seront efficaces. C’est ce à quoi s’emploient les scientifiques genevois et bâlois : décoder les mécanismes fondamentaux pour identifier les cibles thérapeutiques les plus prometteuses.

Le 9 août 2018. Source : Communiqué de presse de l’Université de Genève. Référence étude : Nature Communications (DOI : 10.1038/s41467-018-05382-3).

Lire le dossier complet de Creapharma.ch sur l’autisme

Les Sénateurs argentins votent contre la légalisation de l’avortement

C’est fait, les Sénateurs argentins ont refusé la légalisation de l’avortement sans condition en Argentine. Comme dans la majorité des pays d’Amérique latine, marqués par le catholicisme et de plus en plus par les mouvements évangéliques, l’avortement continue d’être interdit sauf en cas de viol et de risque pour la santé de la mère dans le pays du Pape François. Sur 72 Sénateurs argentins, 38 ont voté “non” et 31 “oui” pendant la journée du 8 août 2018. La loi  acceptée par la Chambre des Parlementaires a donc été refusée par la Sénat.  

Kirchner

L’ancienne présidente de l’Argentine Cristina Kirchner, qui était contre dans le passé, avait affirmé soutenir le camp du oui à la dépénalisation en voyant notamment des milliers de jeunes femmes dans la rue, se rangeant du côté de sa couleur politique (la gauche). La vice-présidente et leader du Sénat Gabriela Michetti (droite) était contre cette loi. Mme Michetti explique sa vision du monde : “L’avortement est très lié à une société qui pense seulement à son propre désir et à son nombril. Aucun être humain ne peut décider de la vie d’un autre être humain.”

Eglise Catholique et nazisme

L’Eglise Catholique était très remontée contre ce projet de loi. Le 8 août à Buenos Aires en la Cathédrale, le jour de la votation du Sénat, une grande messe (La Messe pour la Vie) a été organisée pour que la loi ne soit pas acceptée. L’Eglise Catholique a eu la puissance de frappe de continuer à interdire l’avortement dans ce grand pays d’Amérique latine, de plus de 40 millions d’habitants. A ce que rapportent les médias, le Pape François et le président argentin Macri ne s’entendent pas très bien suite à un différent politique, le Pape ayant soutenu un autre candidat (Daniel Scioli) lors des votations de 2015. Si le gouvernement Macri est associé à la légalisation de l’avortement, la situation ne devrait pas s’améliorer. Le Pape François, plutôt progressiste sur certains thèmes comme l’homosexualité reste très conservateur (selon Romanvie.ch dans un sens positif ou en tout cas sans jugement de valeur) sur l’avortement en ayant affirmé : “Au siècle passé, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour la pureté de la race. Aujourd’hui, on fait la même chose mais avec des gants blancs.” Le week-end dernier, environ 1 million d’Evangéliques étaient dans les rues d’Argentine pour aussi faire pression sur les Sénateurs qu’ils disent non à la légalisation.

Brésil et Reagan

Son puissant voisin, le Brésil, lui continue aussi d’interdire l’avortement (sauf lors de quelques exceptions comme lors de viol) et avec la forte puissance de l’Eglise Catholique et des églises évangéliques la situation ne devrait pas changer de si tôt, sauf si peut-être le Suprême Tribunal Fédéral (STF) à Brasilia, l’équivalent de la Cours Suprême américaine, prend une décision différente qui irait contre une majorité politique. Certains intellectuels de gauche semblent inciter le STF à prendre une telle décision, comme un éditorialiste athée et libéral de la Folha de S.Paulo (M. Schwartzmann). Comme aux États-Unis, il s’agit de la Cours Suprême qui a autorisé dans les années 1970 l’avortement. Reagan, président américain Républicain, voulait interdire à nouveau l’avortement dans les années 1980 mais n’a pas réussi. Trump, selon nos informations, ne s’est pas encore vraiment impliqué dans ce sujet ou de façon plutôt timide.

En France, environ 220’000 femmes avortent chaque année, selon le journal Le Figaro.

Le 9  août 2018. Version 1.0 (13h05, 09.08.2018). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch).
Sources: The New York Times, Folha de S.Paulo, LA NACION, Le Figaro

Brigandage à Oron-la-Ville (VD), auteur présumé interpellé

LAUSANNEComme la police vaudoise le relève dans un communiqué de presse, le mardi 7 août, vers 11h30, un brigandage a été commis dans une banque d’Oron-la-Ville (VD). Un homme cagoulé et armé s’est fait remettre une somme d’argent avant de prendre la fuite. Il a été interpellé peu après.

Drame à St-Cierges

Vers 11h30, un homme cagoulé est entré dans une banque à Oron-la-Ville où, sous la menace de son arme, il s’est fait remettre une somme d’argent avant de prendre la fuite. L’important dispositif rapidement mis en place par la Police cantonale a permis de localiser l’auteur présumé à la gare de Châtillens où il a été interpellé en possession du butin. Il s’agit d’un un ressortissant suisse âgé de 29 ans. Après vérification, il s’est avéré que son arme était factice.

Les deux employés de banque qui étaient présents au moment du brigandage n’ont pas été blessés physiquement mais ont bénéficié d’un soutien psychologique.

La procureure de service a ouvert une enquête. Les investigations sont confiées aux inspecteurs de la police de sûreté, y compris ceux de la brigade de police scientifique.

Cet événement a nécessité l’intervention de nombreuses patrouilles de la gendarmerie vaudoise et de l’APOL ainsi que d’inspecteurs de la police de sûreté.

Le 7 août 2018. Source : Communiqué de la police vaudoise. Crédit photo : image d’illustration, Fotolia.com.

EDITORIAL – La polarisation de la société est nécessaire

EDITORIAL

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On entend parfois que la polarisation de la société, c’est-à-dire pour résumer un partage entre 2 pôles (ex. gauche contre droite, conservateurs contre progressistes) est dangereuse. Mais la réalité est qu’il s’agit d’une nécessité. Par exemple on est pour ou contre l’avortement, pour ou contre les casinos (par ex. le Brésil interdit les casinos), pour ou contre le suicide assisté, pour ou contre la peine de mort. Il n’est pas possible d’être non polarisé sur certains thèmes, c’est oui ou c’est non, basta.

Lignes bien marquées

C’est donc sain pour une démocratie comme la plus célèbre au monde, les États-Unis, d’avoir des camps clairs et bien marqués. C’est-à-dire les Républicains, conservateurs et de droite, avec comme relais les médias de l’empire Murdoch comme The Wall Street Journal et surtout FoxNews et puis de l’autre côté les Démocrates, de gauche ou du centre et progressistes, avec leur armée de médias comme The New York Times, The Washington Post ou CNN sans compter sur de puissants soutiens à la Silicon Valley comme Google, Facebook ou Apple ou de Seattle (Amazon). Ce qui est positif aux États-Unis est que les lignes sont bien marquées, ensuite dans une démocratie saine le citoyen choisit.

UDC

En Suisse malheureusement, mis à part l’UDC qui compte très peu de médias acquis à sa cause conservatrice, le choix pour le citoyen est beaucoup plus faible et moins marqué. Par exemple le PDC qui dit défendre le mariage homosexuel en tout cas à Genève (une émission Forum de la RTS de juillet 2018, interview avec Guillaume Barazzone) ne semble plus vraiment être un parti conservateur. Les 4 grands médias suisses (SSR avec RTS, Ringier, Tamedia et NZZ) sont tous des médias libéraux et progressistes, sans aucun doute. Est-ce qu’ils parlent de la loi sur l’avortement en Argentine comme le fait Romanvie.ch ? Non, preuve de leurs choix éditoriaux progressistes.

Bref, chers amis suisses, nous aussi n’allons pas échapper à toujours plus de polarisation comme aux Etats-Unis, c’est dans l’ordre des choses. Nous pouvons toutefois travailler pour avoir toujours des institutions fortes empêchant toute atteinte à la démocratie, en acceptant toute décision démocratique qu’elle nous plaise ou non. Je milite donc pour plus de polarisation en Suisse, car seulement parler d’une Suisse en terme économique (PIB, taux de chômage, dette) en oubliant les thèmes de société (suicide assisté, avortement, immigration) n’est pas sain pour un pays.

Le 7 août 2018. Version 1.1 (à 18h48, le 7 août 2018). Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Crédit photo : Romanvie.ch (Pharmanetis Sàrl).

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EDITORIAL – Les algorithmes du bonheur, la nouvelle religion diabolique

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Les algorithmes sont de plus en plus présents dans nos vies, surtout digitales. Par exemple si vous regardez une vidéo sur YouTube ou une série sur Netlfix, le système va vous suggérer d’autres vidéos intéressantes à regarder par la suite. Dans le futur des  voitures sans pilote vous emmèneront peut-être en voyage ou à destination d’un lieu en faisant travailler un algorithme. Ces derniers sont de plus en plus basés sur des technologies dites d’intelligence artificielle (AI ou en anglais IA). Pour résumer l’AI a la capacité de trouver du sens, par exemple suggérer une vidéo, en se basant sur une analyse de millions ou milliards de données grâce à des méthodes de machine learning.  

Quel est le sens de ces algorithmes ?

Si on considère que la recherche du bonheur ou du plaisir continu est la nouvelle religion globalisée, il est fort probable que ces algorithmes de façon “inconsciente” soient basés justement sur le bonheur dans leurs recommandations. Par exemple, si vous êtes un fan de séries d’humour sur Netflix, le système va vous proposer d’autres séries ou shows sur le même sujet mais probablement pas un reportage sur la guerre en Syrie. Or, regarder des séries d’humour est totalement égocentrique, basé sur une recherche du plaisir pur un peu comme visualiser des films adultes. Je ne dis pas qu’il ne faut pas regarder des humoristes mais il faut faire attention aux excès. Par contre, un reportage sur la guerre en Syrie ou la pauvreté à Lausanne ou Genève peut vous faire agir.

Le danger

Et justement le danger est là. Selon moi et bien sûr d’autres intellectuels les algorithmes confortent notre personnalité au lieu de la défier. On peut dire que ces grandes plateformes comme YouTube ou Netflix ont de moins en moins un effet transformateur sur la société. Ils favorisent aussi une culture mainstream qui s’auto-alimente, car si justement la majorité des personnes sont à la recherche du bonheur et du plaisir, l’algorithme va comme contaminer les recherches pour que le client soit heureux et ceux qui aimeraient un algorithme qui les défient ou suivent leurs valeurs vont être très déçus. Pour que vous soyez un client heureux chez Netlflix (qui vit des abonnements) ou YouTube (qui vit de la publicité), l’algorithme ne doit pas vous proposer des suggestions trop radicales ou différentes de votre personnalité. N’oubliez pas, la nouvelle religion globalisée est le bonheur, le plaisir.

Le bonheur comme seul objectif ?

C’est là que faire appel à la théologie chrétienne peut s’avérer intéressant. En effet, Jésus nous dit à travers les Ecritures qu’il faut qu’ “on porte notre croix”, autrement dit qu’on fasse un sacrifice  continuel. Paul dans Romains (12 : 2) explique que le christianisme doit transformer l’intelligence, être différent du monde actuel. Certains Chrétiens, probablement une minorité à cause de la difficulté d’être un vrai Chrétien, ne recherchent pas continuellement le bonheur sur terre mais travaillent pour le Royaume de Dieu. Cela peut passer par se préoccuper activement de la guerre en Syrie (ex. récolte de fonds en Suisse), par lutter contre ses propres démons (alcool, jeux d’argent, films adultes), un travail de lutte contre la pauvreté ou un travail d’évangélisation. Dans ces situations décrites, le Chrétien essaie de porter sa croix sans être à la recherche de son bonheur ou propre plaisir. Autrement dit, certains Chrétiens avancés sont dans une toute autre recherche qu’un bonheur continu. Il faut aussi noter qu’aucun Chrétien n’est parfait, nous ne sommes pas Jésus, et il y aura forcément des moments pendant la semaine où le Chrétien va rechercher son propre plaisir (ex. manger, boire, avoir des relations sexuelles, regarder la TV, écouter la radio) mais la question concerne les proportions entre “se servir” soi-même et les autres. Si par exemple on consacre la moitié de son temps à son propre plaisir et l’autre moitié pour servir les autres on peut être dans un certain équilibre sain. Le risque avec les algorithmes et qu’ils nous fassent augmenter les moments de son propre plaisir par recherche continuelle du bonheur au détriment d’aider et servir les autres.  Est-ce à conclure que les algorithmes ont un côté diabolique ? Oui, car tout ce qui n’est pas de Dieu est du Diable.

L’avenir

Une idée serait de pouvoir soi-même, comme consommateur, pouvoir définir son propre algorithme de recommandation sur Netflix ou d’autres sites/entreprises en se basant sur ses propres valeurs. C’est-à-dire une sorte d’algorithme de l’algorithme, mais à la fin n’est-ce pas Dieu ? Oui, on est clairement en train de commencer à se prendre trop pour Dieu.

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Mis à jour le 7 août 2018 (version 1.1 à 18h53, le 7 août 2018). Par Xavier Gruffat (fondateur du site Romanvie.ch, XG réside au Brésil. Il a habité par le passé en Californie et en Suisse). Crédit photo : Fotolia.com
Sur une idée originale de Xavier Gruffat, non copié d’un autre site ou média.

“Si tout est manipulation, il est probablement préférable d’être manipulé par des journalistes que par des algorithmes.” Xavier Gruffat

Mercredi (08.08), l’Argentine vote sur une possible dépénalisation de l’avortement

Comme dans la majorité des pays d’Amerique latine, marqués par le catholicisme et de plus en plus par les mouvements évangéliques, l’avortement est jusqu’à présent interdit dans le pays d’origine du Pape François sauf dans quelques situations (ex. viol). À la veille (08.08.2018) de la votation du Sénat argentin, composé de 72 sénateurs, la situation est très serrée. Selon un article de La Nacion, journal argentin de référence, les dernières estimations parlent de 37 sénateurs qui vont voter “non” à la loi et 31 “oui”. Les 4 autres sont probablement encore indécis. La loi a déjà été acceptée par la Chambre des Parlementaires mais le Sénat doit la confirmer ou non. Le président argentin actuel Macri, de droite, a un discours ambigu, car il se dit contre mais si la loi est acceptée par le Sénat il ne va pas s’opposer, c’est-à-dire mettre son veto. En Amérique latine seulement 3 pays ou ville ont dépénalisé l’avortement dans toutes les situations, l’Uruguay, la ville de Mexico (Mexico City) et Cuba. 

Kirchner

L’ancienne présidente de l’Argentine Cristina Kirchner, qui était contre dans le passé, soutient désormais le camp du oui à la dépénalisation, du côté de sa couleur politique (la gauche). La vice-présidente et leader du Sénat Gabriela Michetti est contre cette loi et en cas d’égalité au Sénat pourrait voir la loi ne pas passer suite à son vote. Mme Michetti explique sa vision du monde : “L’avortement est très lié à une société qui pense seulement à son propre désir et à son nombril. Aucun être humain ne peut décider de la vie d’un autre être humain.”

Eglise Catholique et nazisme

L’Eglise Catholique semble très remontée contre ce projet de loi. Le 8 août à Buenos Aires en la Cathédrale, le jour de la votation du Sénat, une grande messe (La Messe pour la Vie) va être organisée pour que la loi ne soit pas acceptée. L’avenir dira si l’Eglise Catholique aura eu la puissance de frappe de continuer à interdire l’avortement dans ce grand pays d’Amerique latine, de plus de 40 millions d’habitants. A ce que rapportent les médias, le Pape François et le président argentin Macri ne s’entendent pas très bien suite à un différent politique, le Pape ayant soutenu un autre candidat (Daniel Scioli) lors des votations de 2015. Si le gouvernement Macri est associé à la légalisation de l’avortement, la situation ne devrait pas s’améliorer. Le Pape François, plutôt progressiste sur certains thèmes comme l’homosexualité reste très conservateur (selon Romanvie.ch dans un sens positif ou en tout cas sans jugement de valeur) sur l’avortement en ayant affirmé : “Au siècle passé, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour la pureté de la race. Aujourd’hui, on fait la même chose mais avec des gants blancs.” Ce week-end, des centaines de milliers d’Evangéliques brésiliens ont manifesté contre cette loi.

Brésil et Reagan

Son puissant voisin, le Brésil, lui continue d’interdire l’avortement (sauf lors de quelques exceptions) et avec la forte puissance de l’Eglise Catholique et des églises évangéliques la situation ne devrait pas changer de si tôt, sauf si peut-être le Suprême Tribunal Fédéral (STF) à Brasilia, l’équivalent de la Cours Suprême américaine, prend une décision différente qui irait contre une majorité politique. Certains intellectuels de gauche semblent inciter le STF à prendre une telle décision, comme un éditorialiste athée et libéral de la Folha de S.Paulo (M. Schwartzmann). Comme aux États-Unis, il s’agit de la Cours Suprême qui a autorisé l’avortement. Reagan, président américain Républicain, voulait interdire à nouveau l’avortement dans les années 1980 mais n’a pas réussi. Trump, selon nos informations, ne s’est pas encore vraiment impliqué dans ce sujet.

Le 7 août 2018. Version 1.0 (16h10, 07.08.2018). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch).
Sources : The New York Times, Folha de S.Paulo, La Nacion, The Wall Street Journal, Gospel Prime