Category Archives: NEWS

Augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs de cannabis

MONTREALLa consommation de cannabis à l’adolescence serait liée à un risque plus élevé de dépression et de comportements suicidaires au cours de la vie des jeunes adultes, selon les résultats de la première méta-analyse conduite sur le sujet par une équipe de scientifiques de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et de l’Université McGill, en collaboration avec chercheurs des universités d’Oxford et de Rutgers-Camden. Leur étude est publiée aujourd’hui dans le journal JAMA Psychiatry.

Augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs de cannabisCes conclusions ont été rapportées par une équipe dirigée par la Dre Gabriella Gobbi, chercheuse au Programme en réparation du cerveau et en neurosciences intégratives (RCNI) de l’IR-CUSM et professeure de psychiatrie à la Faculté de médecine de l’Université McGill, à la suite d’un examen systématique et à une méta-analyse d’études internationales, comprenant 23 317 individus. Les chercheurs ont conclu que la consommation de cannabis à l’adolescence pourrait être dommageable pour la santé mentale, même chez les jeunes qui ne présentaient pas de symptômes dépressifs avant de commencer à consommer du cannabis.
Peu d’attention a été portée, à ce jour, à l’analyse des conséquences de la consommation de cannabis chez les adolescents et au risque qu’ils courent de développer des symptômes dépressifs et des troubles de l’humeur, compte tenu du fait que leur cerveau est en développement jusqu’à l’âge de 25 ans.
Les jeunes adultes sont une population particulièrement à risque en Amérique du Nord, y compris au Canada, où le pourcentage d’adolescents consommant du cannabis est l’un des plus élevés des pays développés. Les Canadiens ayant entre 15 et 25 ans représentent la majorité des consommateurs de cannabis de tous les groupes d’âge, soit entre 20 et 33 %, alors que plus de 20 % des adolescents des États-Unis affirment consommer du cannabis mensuellement.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Conclusions surprenantes quant au comportement suicidaire

Les chercheurs ont analysé le risque de dépression, d’anxiété, de pensée suicidaire et de tentatives de suicide dérivant de la consommation de cannabis dont la fréquence allait de quotidienne à occasionnelle.

« L’étude suggère que le diagnostic de dépression chez environ 7 % des Canadiens et des Américains âgés de 18 à 30 ans est imputable au cannabis, ce qui signifie que 25 000 jeunes Canadiens et 400 000 Américains souffrent de dépression en raison d’une consommation de cannabis à un plus jeune âge », dit Nancy Mayo, professeure aux départements de médecine et à de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, et chercheuse au Centre de recherche évaluative en santé de l’IR-CUSM.

En contrepartie, les chercheurs ont rapporté une faible association avec l’anxiété.

« Lorsque nous avons entrepris l’étude sur les effets de la consommation de cannabis chez les adolescents, nous nous attendions à ce que la dépression soit un facteur attribuable à la consommation de cette substance ; nous avons toutefois été très surpris de constater l’ampleur des comportements suicidaires, car nos résultats ont montré qu’un pourcentage significatif des tentatives de suicide chez les jeunes sont attribuables au cannabis », explique la Dre Gobbi, qui est aussi psychiatre au CUSM.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Le secteur public doit lancer des projets de prévention

Les conclusions de l’étude font ressortir l’importance des démarches de prévention, axées sur la sensibilisation des adolescents aux risques liés au cannabis, tout comme l’acquisition de compétences pour résister à la pression des pairs.

« Il est évident que beaucoup de jeunes gens qui consomment du cannabis courent le risque de développer une dépression et un comportement suicidaire; il est très important pour les autorités d’être plus proactives en matière de campagnes de prévention, poursuit la Dre Gobbi. Nous espérons que nos conclusions inciteront les organismes de santé à adopter des stratégies visant à réduire la consommation de cannabis chez les jeunes ».

Le 13 février 2019 – Crédits photos : Adobe Stock

EDITORIAL – Il manque à la Suisse des politiciens provocateurs (et courageux)

MONTREUX La Suisse est clairement l’un des pays les plus avancés au monde, par rapport à son taux de chômage (2,4% selon The Economist), son PIB par habitant, son bas taux de criminalité, sa démocratie directe, etc. La liste est plutôt longue. Mais comme une entreprise à succès, pensons à Nokia à la belle époque, les choses peuvent vite changer et s’inverser, rien n’est jamais acquis dans un sens ou dans l’autre. Imaginons si la jeunesse de Suisse passe tout son temps sur Netflix, les plateformes de film X ou à boire de l’alcool au lieu de travailler dur et de construire des familles structurées, la Suisse pourra vite retomber dans un pays moyen, dans le fameux ventre mou du classement avec des pays comme l’Uruguay. Pour un petit pays de moins de 10 millions d’habitants, seulement l’excellence peut garantir de la prospérité à long terme. Les grands pays comme l’Inde, les Etats-Unis ou la Chine, même s’ils vont mal, seront toujours considérés à cause d’une population gigantesque.

Le problème est que la Suisse devient de plus en plus une sorte de “mélasse” politique, chacun se tient par la barbichette. Il faut éviter de faire des vagues. Par exemple les politiciens de Montreux ne remettent jamais en cause le casino, or il faudrait tout simplement le fermer. Les casinos coûtent plus à la population qu’ils en rapportent, un article du Nouvelliste l’a montré début février. Mais le casino n’est qu’un des nombreux problèmes de la Suisse. L’alcool en est un autre avec la culture du vin comme en Valais (publicités pour le vin sur le site du Nouvelliste) et la fête des Vignerons. Qui oserait critiquer cette fête qui vente le vin et donc probablement aussi l’alcoolisme ? Personne. Car en Suisse, petit pays, tout le monde se connaît un peu et a peur d’être mal vu. Or, autant l’alcool que le sexe (plateformes de X) sont des sujets centraux. En fait je pense qu’un pays se définit par ses moeurs, tout le reste est une conséquence des moeurs et pas l’inverse.
Sans compter que les plateformes de X (allez voir sur Similarweb.com le trafic de ces plateformes) sont toujours plus visitées par les Suisses, on a une génération d’hommes totalement addicts. Il faudrait donc clairement commencer à faire des lois qui interdisent ces plateformes, en tout cas par défaut, comme un projet de loi au Royaume-Uni. La Suisse ne peut pas continuer à mettre ses problèmes sous le tapi. On aura un nombre croissant d’hommes avec des troubles érectiles qui se “marieront” avec leur ordinateur plutôt qu’à des femmes en chair et en os. Là aussi, c’est un problème parmi d’autres. On peut aussi penser à Migros qui devient trop grand pour l’économie suisse (5% du PIB) et qui devrait être fractionnée en plusieurs entités comme la Standard Oil au début du 20ème siècle aux Etats-Unis.

Pas facile

Bien sûr et je le conçois, ce n’est pas facile. Les politiciens provocateurs et courageux sont très peu nombreux. Notamment car ils prennent ou prendront des risques gigantesques. Ils seront très critiqués, recevront des menaces, seront insultés parfois. En tout cas, valorisons ces politiciens et nous médias sachons identifier ces talents provocateurs. Car ce sont eux qui seront responsables de la prospérité de la Suisse de demain. En aucun des politiciens bourgeois qui défendent leurs intérêts sans aucune vision d’avenir. Ceux-là pourraient être un jour remplacés par des robots, au moins eux ne prendront pas de poids.

Le 12 février 2019. Par Xavier Gruffat

L’époux (se) joue un rôle clé dans la réussite professionnelle (étude)

L’époux (se) joue un rôle clé dans la réussite professionnelle (étude)MISSOURI – Le(a) conjoint(e) tient une place essentielle dans la réussite professionnelle. C’est ce que révèle une étude menée à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri) en 2015 et publiée sur le site Web de la « Harvard Business Review ». Cet article devenu rapidement très populaire sur la toile montre que la personnalité de votre partenaire tout autant que la qualité de la relation qui anime votre vie de couple ont une influence importante sur votre carrière professionnelle.

Un mari ou une femme consciencieux (se) se traduit par un salaire plus élevé

Les enquêtes réalisées par Brittany Solomon et Joshua Jackson, auteurs de l’étude, ont mené à la conclusion qu’avoir un conjoint ou une conjointe consciencieux (se) pouvait permettre d’avoir plus de succès dans sa carrière professionnelle. Cette réussite peut être mesurée concrètement par une augmentation du salaire et une plus grande aptitude à gravir les échelons. Pour évaluer le profil des partenaires, un test de personnalité a été effectué dans le but de mesurer l’assiduité, la constance et la confiance mutuelle qui règnent au sein du couple.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Une relation de qualité pour un meilleur rendement

Si l’on s’en tient à cette étude, une bonne relation favorise une plus grande aisance dans l’accomplissement du travail ainsi qu’une meilleure satisfaction, ce qui est propice à la promotion et à l’ascension hiérarchique. Le soutien puisé à l’intérieur du couple est source de sérénité et de moins de stress. Une étude réalisée par des psychologues de l’Université de l’Arizona et publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324) vient d’ailleurs de montrer que la présence physique ou même simplement en pensée d’un partenaire amoureux aide à maintenir une tension artérielle basse, même face à une situation stressante.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Vie de couple et vie professionnelle : une complémentarité décisive

Si une relation stable et bien fondée peut être un gage de réussite dans votre carrière, l’inverse n’est pas non plus à exclure. En effet, il faudra faire attention à maintenir cette relation de confiance nourrie de soutien et de compréhension mutuelle quelques soient les circonstances. Dans la réussite, pensez à partager votre bonheur et vos satisfactions avec votre partenaire pour que votre couple puisse vivre ensemble les moments forts de votre succès et renforcer ainsi votre relation. En cas d’échec, ce sont ces mêmes sentiments de confiance et d’empathie qui vous permettront de traverser les épreuves et de retrouver une meilleure stabilité émotionnelle, source d’appui, de réconfort, d’épanouissement et de motivation.

N’oubliez pas que depuis le commencement, Dieu a toujours veiller à donner à l’homme autant qu’à la femme une aide à la mesure de ses besoins : L’Éternel Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. » Genèse 2:18. Il appartient donc au couple de se soutenir mutuellement en tout temps pour évoluer vers le bonheur et l’épanouissement de tous les aspects de leur vie.

Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, 25 janvier 2018 – Photo illustration : Adobe Stock

Lire d’autres articles sur la vie de couple sur notre Love Blog

La féminisation de l’homme augmente l’homophobie

GENÈVEAvant la révolution féministe de la fin des années 60, les hommes construisaient leur masculinité principalement par opposition aux caractéristiques attribuées aux femmes. Mais depuis que la société tend vers l’égalité des genres, les hommes ne peuvent plus se fonder sur cette norme anti-féminité. Quelles en sont les conséquences sur l’affirmation de la masculinité ? Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) ont démontré que pour compenser cette féminisation de la condition masculine, certains hommes affirment leur virilité en renforçant l’importance de leur hétérosexualité, marquant de ce fait un net rejet envers les homosexuels, considérés comme l’incarnation de l’homme féminin. Ces résultats, à lire dans la revue Sex Roles, rendent compte de la difficulté dans les sociétés occidentales à accorder aux homosexuels les mêmes droits qu’aux hétérosexuels, certains hommes s’appuyant sur cette homophobie pour trouver leur place dans une société toujours plus égalitaire.

La féminisation de l'homme augmente l'homophobieAvant Mai 68, les normes sociales qui construisaient l’identité masculine étaient fondées principalement sur l’opposition homme-femme. Par exemple, une femme devait être sensible, à l’écoute et devait prioriser la famille au détriment de la vie professionnelle. Par contre, un homme devait être assuré, autonome, fort, mais surtout, il ne devait pas être féminin. Construite sur cette opposition, la masculinité était un concept plus fragile que celui de la féminité, un homme devant prouver sa virilité à la société par des actes réguliers montrant qu’il n’était pas une femme.
La perte de repères de la construction masculine
Mais depuis la révolution féministe, la société occidentale tend toujours plus vers l’égalité des genres. Les femmes peuvent être carriéristes, indépendantes et fortes. Les hommes peuvent montrer leurs émotions et s’occuper de leur famille. La norme anti-féminité ne peut plus servir de socle à la construction masculine. On parle d’une crise de la masculinité. Quelles en sont alors les conséquences sur la manière d’être un homme? Pour répondre à cette question, l’équipe de Juan M. Falomir, professeur à la Section de psychologie de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (FPSE) de l’UNIGE, s’est intéressée au rapport entre le déclin de la norme anti-féminité et l’homophobie. «En effet, le stéréotype de l’homosexuel est, entre autres, quelqu’un qui transgresse l’identité de genre en incarnant la féminité chez l’homme, relève Juan M. Falomir. Nous nous sommes alors demandés si la féminisation de l’homme avait un impact direct sur la diminution ou l’augmentation de l’homophobie».

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Anti-féminité et hétérosexualité : les vases communicants

Afin de tester les conséquences de la disparition de la norme anti-féminité, les psychologues de l’UNIGE ont utilisé un questionnaire incluant une cinquantaine d’items qui mesuraient l’accord avec les principales dimensions de la masculinité : l’évitement de la féminité, la restriction de l’émotivité, l’assurance en soi, l’agressivité, la domination, l’attirance pour les rapports sexuels et l’homophobie. Trois groupes d’hommes hétérosexuels ont ensuite indiqué leur accord ou désaccord avec une cinquantaine d’items renvoyant à ces normes. «Le premier groupe était un groupe contrôle, c’est-à-dire qu’il devait compléter le questionnaire sans autre information. Au deuxième groupe, nous soulignions la masculinité et l’anti-féminité des hommes dans la société actuelle à travers différentes études, avant de leur faire remplir le questionnaire. A l’inverse, nous disions au troisième groupe que l’homme actuel n’avait jamais été aussi féminin», explique Juan M. Falomir. Lors d’une deuxième étude, les chercheurs ont gardé uniquement ces deux derniers groupes et les participants ont répondu à un autre questionnaire mesurant l’attitude envers les homosexuels (leurs droits, leur moralité, les émotions ressenties et leurs comportements) et l’affirmation de leur propre hétérosexualité. Contre toute attente, les résultats ont globalement montré que l’homophobie et la réaffirmation de l’hétérosexualité étaient bien plus fortes pour le dernier groupe, où l’homme était présenté comme étant de plus en plus féminin, que pour les deux autres groupes.

«Il s’agit d’un système de vases communicants : en diminuant l’importance de la norme d’anti-féminité, un homme compense en renforçant l’importance de la norme de l’hétérosexualité, et trouve en l’homophobie le moyen alternatif d’affirmer sa masculinité», résume Juan M. Falomir. En poursuivant leur étude, les psychologues de l’UNIGE ont relevé que l’augmentation de l’homophobie n’est pas directement provoquée par une volonté de réaffirmer l’opposition homme-femme (dichotomie des genres). En effet, la féminité n’est plus considérée comme étant une caractéristique propre aux femmes, car les hommes deviennent plus sensibles et émotifs. Mais cette acceptation de la féminisation de l’homme semble se faire au détriment des homosexuels, car la masculinité se trouve désormais davantage affirmée par l’hétérosexualité. Relevons toutefois que cette augmentation de l’homophobie se trouve principalement chez les hommes davantage «traditionnels». Au contraire, les hommes dits «modernes» réagissent mieux à la féminisation de l’homme et ont une meilleure perception des homosexuels.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

La féminisation de la société retarde l’acceptation des droits des homosexuels

Ces résultats rendent compte du fait que nos sociétés occidentales, qui établissent l’égalité hommes-femmes comme un principe fondamental, connaissent encore une réticence envers les droits des homosexuels. «Car plus on égalise les genres, et plus il devient difficile aux «hommes traditionnels» de gérer cette égalité pour continuer à construire leur masculinité. Ne pouvant plus se différencier des femmes, ils voient en l’homophobie le moyen de rétablir leur virilité», conclut Juan M. Falomir.

Le 24 janvier 2019. Sources : Communiqué de presse de l’UNIGE

Nouvelle très belle musique gospel (festival Passion)

ATLANTA – Le gospel, ou plutôt la musique populaire chrétienne, est parfois d’excellente qualité en terme musical, sans compter les paroles. Ci-dessous découvrez une nouvelle vidéo de Kristian Stanfill, avec sa chanson “More To Come”. Il était en concert début 2019 au festival Passion à Atlanta. Ce festival de jeunes a lieu en général chaque début d’année, le prochain est prévu le 31 décembre 2019, 1er et 2 janvier 2020 selon leur site Internet. Presque 100’000 jeunes sont attendus fin 2019 à Atlanta.

Voici une autre vidéo au festival Passion 2019.

Le 24 janvier 2019. Sources : Wikipedia.org, YouTube.com, 268generation.com

EDITORIAL – Un suicide et un pasteur, histoire vraie

SAO PAULOCette semaine, dans les beaux quartiers de la ville de Sao Paulo (Brésil) où je réside en grande partie, j’ai appris par plusieurs sources qu’il y avait passablement de suicides, notamment des gens qui se jettent des plus de 4000 tours que compte la ville. Une personne s’est notamment suicidée le mercredi 16 janvier 2019 en se jetant d’une tour (voir photo ci-dessous, immeuble du milieu). La présence de nombreux policiers et les gossips du quartier confirment cette triste réalité.

Les chiffres du suicide au Brésil sont probablement très durs à connaître, ils sont en partie masqués pour des raisons religieuses (catholicisme, pas une critique ici) ou culturelles. Ce qui est sûr est que dans un monde globalisé le suicide est une véritable épidémie, les raisons sont multiples : stress, endettement (le casino est en partie responsable), chagrin d’amour, absence d’espoir, dépression, drogue, dépendance aux films X, solitude…

Le pasteur

Il est de bon ton parmi les intellectuels de critiquer les pasteurs évangéliques. Ils auraient presque tous les défauts, notamment le fait de chercher à s’enrichir (au passage pour s’enrichir facilement il existe d’autres méthodes comme le trafic de drogue, le monde du X ou le casino). Au Brésil, probablement le plus célèbre des pasteurs (en fait un évêque ou bispo) – ne citons pas son nom mais les personnes sauront de qui je parle – apparaît tous les jours sur les télévisions brésiliennes et insiste souvent et lourdement sur le suicide. Il invite les personnes avec une envie suicidaire à venir dans ses milliers d’églises ou temples à travers le pays, en Suisse aussi il y a des dizaines de lieux de culte de cette dénomination néo-pentecôtiste. Cette église est aussi l’une des seules à avoir un vrai message envers les drogués et les prostitué(e)s. Alors la question simple que je vous pose, qui fait le plus pour lutter contre le sucide, ce pasteur ou les intellectuels qui critiquent tous ceux qui pensent de façon différente ? La Suisse aussi est totalement gangrenée par le sucide avec plus de 2 suicides chaque jour.

Bref, avant de critiquer les pasteurs évangéliques, vous les journalistes libéraux feriez mieux d’émettre des critiques sur les causes des nombreux suicides dans le monde. Le jour où le monde sera parfait, effectivement on peut commencer à critiquer certains pasteurs évangéliques qui pour certains effectivement gagnent peut-être un peu trop. Néanmoins, ce n’est selon moi pas du tout une priorité actuellement.

Le 19 janvier 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

Dormir moins de six heures par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire

MADRID – Les personnes qui dorment moins de six heures par nuit peuvent courir un risque accru de maladie cardiovasculaire comparativement à celles qui dorment entre sept et huit heures selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Les résultats ont aussi montré qu’un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque d’athérosclérose, c’est-à-dire une accumulation de plaque dans les artères de tout le corps.

Le sommeil pour combattre les maladies cardiaques

Dormir moins de six heures par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire« Les maladies cardiovasculaires sont un problème mondial majeur, et nous les prévenons et les traitons à l’aide de plusieurs approches, dont les produits pharmaceutiques, l’activité physique et l’alimentation. Mais cette étude souligne que nous devons inclure le sommeil comme l’une des armes que nous utilisons pour combattre les maladies cardiaques – un facteur que nous compromettons tous les jours », a déclaré José M. Ordovás, PhD, chercheur au Centro Nacional de Investigaciones Cardiovasculares Carlos III (CNIC) à Madrid et directeur du département de nutrition et génomique au Jean Mayer du Centre de recherche en nutrition humaine et vieillissement à Tufts University. « C’est la première étude à montrer que le sommeil mesuré objectivement est associé à l’athérosclérose dans tout le corps, pas seulement dans le cœur ».
Des études antérieures ont montré que le manque de sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires en augmentant les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires comme la glycémie, la tension artérielle, l’inflammation et l’obésité, ajoute-t-il.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

3’974 personnes observées

La nouvelle étude comprenait 3’974 employés de banque en Espagne dans le cadre de l’étude PESA CNIC- Santander Study, dirigée par le rédacteur en chef du JACC Valentin Fuster, MD, PhD, qui utilise des techniques d’imagerie pour détecter la prévalence et la progression des lésions vasculaires subcliniques dans une population ayant en moyenne 46 ans. Tous les participants n’avaient aucune maladie cardiaque connue et les deux tiers étaient des hommes. Tous les participants ont porté un actigraphe, un petit appareil qui mesure continuellement l’activité ou le mouvement pendant sept jours pour mesurer leur sommeil. Ils ont été divisés en quatre groupes : ceux qui ont dormi moins de six heures, ceux qui ont dormi six ou sept heures, ceux qui ont dormi sept ou huit heures et ceux qui ont dormi plus de huit heures. Les participants ont subi une échographie cardiaque 3D et une tomodensitométrie cardiaque pour détecter les maladies cardiaques.

Insuffisance et mauvaise qualité du sommeil : des facteurs de risque

L’étude a révélé que lorsqu’on tenait compte des facteurs de risque traditionnels de maladie cardiaque, les participants qui dormaient moins de six heures étaient 27 % plus susceptibles de souffrir d’athérosclérose dans tout le corps que ceux qui dormaient de sept à huit heures. De même, ceux qui avaient une mauvaise qualité de sommeil étaient 34 % plus susceptibles d’être atteints d’athérosclérose que ceux qui avaient une bonne qualité de sommeil. La qualité du sommeil a été définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil qui reflètent les phases du sommeil.

« Il est important de se rendre compte qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court », a dit le prof. Fuster.

Plus de huit heures de sommeil par nuit : risque accru

L’étude suggère également que dormir plus de huit heures par nuit peut être associé à une augmentation de l’athérosclérose. Bien que le nombre de participantes ayant dormi plus de huit heures était faible, l’étude a révélé que les femmes qui dormaient plus de huit heures par nuit présentaient un risque accru d’athérosclérose.

L’alcool n’est pas un bon inducteur de sommeil

La consommation d’alcool et de caféine était plus élevée chez les participants dont le sommeil était court et perturbé, selon l’étude. « Beaucoup de gens pensent que l’alcool est un bon inducteur de sommeil, mais il y a un effet de rebond », dit le prof. Ordovás. « Si vous buvez de l’alcool, vous pourriez vous réveiller après une courte période de sommeil et avoir de la difficulté à vous rendormir. Et si vous vous rendormez, c’est souvent un sommeil de mauvaise qualité ».

La caféine : un effet différent selon l’individu

Bien que certaines études montrent que la consommation de café peut avoir des effets positifs sur le cœur, le prof. Ordovás déclare que cela peut dépendre de la rapidité avec laquelle une personne métabolise le café. « Selon votre génétique, si vous métabolisez le café plus rapidement, cela n’affectera pas votre sommeil, mais si vous le métabolisez lentement, la caféine peut affecter votre sommeil et augmenter les risques de maladies cardiovasculaires », a-t-il dit.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Une étude plus vaste et une mesure plus objective

La nouvelle étude diffère des études précédentes sur le sommeil et la santé cardiaque à plusieurs égards. Il s’agit d’une étude plus vaste que plusieurs études antérieures et axée sur une population en santé. De nombreuses études antérieures ont inclus des personnes souffrant d’apnée du sommeil ou d’autres problèmes de santé. Alors que d’autres études se sont appuyées sur des questionnaires pour déterminer la quantité de sommeil des participants, cette étude a utilisé des actigraphes pour obtenir des mesures objectives du sommeil.

« Ce que les gens rapportent et ce qu’ils font sont souvent différents », affirme le prof. Ordovás. L’étude a également utilisé des ultrasons 3D de pointe pour mesurer l’athérosclérose dans tout le corps, et pas seulement dans le cœur.

Nécessité d’études complémentaires

Selon les chercheurs, des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. « L’impact potentiellement énorme de la privation et de la perturbation du sommeil sur la santé de la population, renforcé par la présente étude, justifie amplement de tels essais, qui sont nécessaires pour placer le sommeil avec confiance aux côtés de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain, » expliquent-ils.

Le 17 janvier 2019. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060).

Résumé :

Moins de six heures ou plus de huit heures de sommeil par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Une mauvaise qualité du sommeil définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil, réflétant les phases du sommeil, constitue également un facteur de risque d’après cette étude. Il faut noter qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court. Les chercheurs considèrent que des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. Si tel est le cas, le sommeil pourra rejoindre le rang de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain.

Seulement 6% des Brésiliens totalement en faveur de l’IVG (sondage 2019)

SAO PAULO – L’avortement volontaire, ou IVG (interruption volontaire de la grossesse) est un thème passionnant car le fruit de nombreuses possibles manipulations en fonction de l’orientation politique. Par exemple, on apprenait début janvier 2019 dans une dépêche du Figaro de l’AFP que lors du Grand débat national français en réaction aux “gilets jaunes”, les thèmes de l’IVG, de la peine de mort et du “mariage pour tous” ne pourront pas être discutés. Bref, en France l’IVG est un tabou. Mais au Brésil, la France qui a pourtant la plus grande frontière avec ce pays en Amérique du sud, la situation est presque inversée. Dans le plus grand pays d’Amérique latine l’IVG est interdite et la situation n’est pas prête de changer avec le nouveau gouvernement conservateur pro-chrétien au pouvoir (gouvernement Bolsonaro). De plus, le Brésil compte environ 80% de Chrétiens (pour résumer moitié d’évangéliques et moitié de catholiques) qui sont en général contre l’IVG, selon les Ecritures. Autrement dit, en France l’IVG est intouchable et au Brésil l’interdiction de l’IVG est intouchable, sauf pour quelques libéraux et journalistes.

Sondage intéressant

Le principal journal du Brésil, la Folha de S.Paulo, pourtant classé à gauche ou en tout cas libéral a publié le 10 janvier 2019 à travers son institut de sondage Datafolha (lien vers le sondage ici pour la référence) qu’une grande majorité des Brésiliens étaient contre l’IVG. Actuellement l’IVG est seulement autorisée lors de 3 cas particuliers qui sont : lorsque la grossesse est le fruit d’un viol, quand la vie de la mère est à risque et lorsque le foetus souffre d’anencéphalie. Pour 41% des personnes interrogées, la loi devrait être changée et l’IVG interdite dans toutes les situations, c’est-à-dire sans plus aucun cas particuliers. Pour 34% des sondés la loi actuelle avec ces 3 exceptions devrait continuer. 16% pensent que la loi devrait être changée pour augmenter le nombre de cas particuliers et seulement 6% des Brésiliens estiment que l’IVG devrait être légale dans toutes les situations. 2% des participants n’ont pas répondu et 1% a amené une autre réponse que celle des sondeurs. Ce sondage a été réalisé en décembre 2018. Au Brésil, un nombre important de personnes athées ou agnostiques sont contre l’IVG ou en tout cas pas totalement en faveur de la légalisation totale, vu que ce groupe de personnes représente environ 15% de la population (à mettre en relation avec les 6% pour une libéralisation sans aucune condition de l’IVG).

Conservatisme

Bref, tout indique que le peuple brésilien en tout cas par rapport à l’IVG est très conservateur dans une vision européenne ou en tout cas française. Un sondage très intéressant du Pew Research Center publié en 2018 avait montré de très grandes différences par rapport à l’IVG selon les pays. Par exemple en Suède une très grande majorité (plus de 95%) est en faveur de l’IVG alors qu’en Géorgie (pays au sud de la Russie) la situation est inversée avec plus de 90% contre l’IVG. Lire ce sondage du Pew Research Center
En Suisse environ 1 tiers sont contre l’IVG et 2 tiers en faveur de l’IVG, qui est légale en Suisse, toujours selon le Pew.

Le 12 janvier 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Folha de S.Paulo (print et site web), The Pew Research Center.

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique (semaine 01-2019)

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémiqueBERNELa grippe n’a pas encore atteint son seuil épidémiologique cette saison. Avec 66 suspicions de grippe pour 100’000 habitants, le seuil épidémiologique n’a pas encore été dépassé au niveau national durant la 1ème semaine de l’année, selon des informations publiées sur le site Internet de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’épidémie de grippe est sur la pente ascendante.
Par rapport à la semaine passée avec 32 cas, le nombre de personnes souffrant de la grippe est bien plus élevé. En Suisse le seuil épidémiologique de la grippe se situe à 68 cas de suspicions du virus influenza pour 100’000 habitants pour la saison 2018/2019. Ces résultats de 66 rendez-vous médicaux pour 100’000 habitants pendant la 1ème semaine de l’année 2019 proviennent de l’observatoire de la grippe Sentinelle.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Tessin très touché

L’observatoire de la grippe Sentinelles distingue 6 régions géographiques en Suisse. Les régions 1 (GE/NE/VD/VS) et 2 (BE/FR/JU) concernent les cantons romands. Actuellement, aucune région de Suisse romande n’est touchée par l’épidémie de grippe. La région 1, c’est-à-dire les cantons de Genève, Neuchâtel, Vaud et Valais, recense 57 examens médicaux pour 100’000 habitants, soit moins que la moyenne nationale.  La région la plus touchée avec 323 cas est la région sud, c’est-à-dire le Tessin (voir aussi l’infographie).

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Adultes les plus touchés

L’observatoire de la grippe Sentinelles distingue également 5 groupes d’âge, les personnes âgées de 0 à 4 ans (bébés et petits enfants), de 5 à 14 ans (enfants et jeunes adolescents), de 15 à 29 ans (jeunes), de 30 à 64 ans (adultes) et celles de 65 ans ou plus (seniors). Le groupe d’âge le plus touché avec 76 cas sont les adultes et le groupe d’âge le moins touché avec 31 cas sont les bébés et petits enfants.

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique

09 janvier 2019 – Sources : OFSP. Par Xavier Gruffat, pharmacien. Crédits photos et infographies : Fotolia.com et Pharmapro.ch. Technologie : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch) et Pharmapro Sàrl

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)BARCELONE – Une nouvelle étude menée sur des souris a montré que l’exposition au cannabis et au stress pendant l’adolescence peut entraîner des troubles anxieux à long terme, caractérisés par la présence d’une peur pathologique. Les travaux menés par le Laboratoire de Neuropharmacologie NeuroPhar de l’Université Pompeu Fabra en Espagne, sous la direction des chercheurs Fernando Berrendero, actuellement à l’Université Francisco de Vitoria, et Rafael Maldonado, ont été publiés dans le journal Neuropharmacology le 8 janvier 2019 (DOI : 10.1016/j.neuropharm.2018.11.016).

Drogue illicite la plus consommée au monde

Le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée dans le monde. Son utilisation régulière commence souvent à l’adolescence, ce qui est particulièrement troublant, car cette période est cruciale pour que le cerveau puisse bien mûrir grâce à la réorganisation des synapses neuronales.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Risque d’apparition de maladies psychiatriques à l’âge adulte

De nombreuses données précliniques et épidémiologiques suggèrent que l’exposition aux cannabinoïdes chez les adolescents peut augmenter le risque d’apparition de maladies psychiatriques à l’âge adulte comme la schizophrénie. Les résultats du Plan national antidrogue montrent une augmentation de la consommation de cannabis et une étude récente montre que, ces dernières années, la perception du risque lié à la consommation de cannabis a diminué chez les jeunes, de 12 à 17 ans, le groupe d’âge examiné dans cet article.

Altération de « l’extinction de la peur »

« Dans cette recherche, nous avons étudié les effets de l’exposition simultanée au Δ9-tétrahydrocannabinol (THC), qui est principalement responsable des propriétés psychoactives du cannabis et du stress pendant l’adolescence », a expliqué M.Rocio Saravia et M. Marc Ten-Blanco, premiers auteurs de l’article. Plus précisément, ils ont étudié comment cette exposition pendant l’adolescence affecte l’extinction du souvenir de la peur chez les souris adultes.

Pour ce faire, un stimulus qui devrait être neutre, comme cela pourrait être le cas, par exemple, en voyant le dentiste en blouse blanche, est associé à un stimulus menaçant, qui serait la douleur que nous avons ressentie lors de visites antérieures chez le dentiste, et qui provoque une réaction de peur. Normalement, les réactions de peur diminuent avec le temps à mesure que le stimulus conditionné cesse d’être associé à l’expérience négative. C’est ce qu’on appelle l’extinction de la peur. Mais lorsque l’extinction de la peur ne se produit pas correctement, des troubles anxieux tels que le syndrome de stress post-traumatique, des phobies ou des crises de panique apparaissent.

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Le stress, un facteur aggravant

« Nous avons observé que les souris adolescentes traitées au THC et exposées au stress présentaient une extinction de la peur altérée à l’âge adulte. Cependant, cet effet n’a pas été observé chez les animaux exposés séparément à ces deux mêmes facteurs », explique M. Fernando Berrendero. De plus, la résistance à l’extinction de la peur a été associée à une diminution de l’activité neuronale dans l’amygdale basolatérale et le cortex préfrontal infralimbique, ce qui suggère une dérégulation à long terme du circuit régulateur de la peur.

« Nos résultats mettent en évidence l’influence de facteurs environnementaux tels que le stress sur les effets nocifs de l’exposition au cannabis pendant la petite enfance et suggèrent que les conséquences de l’usage précoce du cannabis dépendent largement de l’environnement de son utilisation », ajoute M. Rafael Maldonado, professeur titulaire de pharmacologie à la FPU. « La présence de situations de stress, courantes chez les consommateurs de cette substance, peut aggraver les effets nocifs du cannabis », conclut-il.

Le 9 janvier 2019. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Neuropharmacology (DOI : 10.1016/j.neuropharm.2018.11.016).