EDITORIAL – Elections fédérales du 20 octobre, et le trafic de drogue ?

BERNE Plusieurs grands thèmes ressortent de la campagne fédérale, bien sûr l’écologie – jusqu’à la nausée – la santé ou encore l’immigration, ce sont bien sûr des thèmes importants. Mais avez-vous déjà entendu un politicien faire campagne pour réduire la quantité de drogue et notamment sa consommation en Suisse ? Que cela soit le cannabis, la cocaïne ou même l’héroïne ? Bizarrement, les grands médias comme la RTS n’aiment pas interroger les politiciens sur ces thèmes et peut-être par conséquent les politiciens même à l’UDC n’abordent que peu ce sujet.

Or, la problématique du trafic de drogue est très importante. La drogue détruit notre jeunesse, fait rentrer de nombreuses femmes dans la prostitution (le fameux concept de l’oeuf ou la poule) et favorise la violence. Cela enrichit bien sûr aussi des grandes mafias – le crime organisé – mais aussi des groupes non organisés qui peuvent gagner de l’argent très facilement, presque en tout impunité tant la Suisse ferme les yeux sur ces trafics.


Suisse laxiste

Quand on sait qu’aux Etats-Unis environ 1 Américain (ou résident légal ou illégal) sur cent se trouve en prison contre 1 pour mille en Suisse, on se rend compte que les autorités judiciaires et la police ne font pas assez leur travail et devraient mettre bien plus de monde en prison. La grande majorité des prisonniers américains le sont pour trafic de drogue. C’est aussi et bien sûr la faute aux politiciens et médias qui n’abordent pas du tout assez ce problème. Il est évident que les trafiquants et consommateurs (enfin pas tous) de drogue participent probablement assez peu aux élections fédérales, pour les politiciens faire campagne sur ce sujet n’est probablement pas très porteur. Mais par principe et dans le concept chrétien de la brebis égarée (aller chercher 1 brebis égarée même si c’est sur 100), les politiciens devraient plus se soucier de la problématique de la drogue. Et un jour, un fils ou fille d’un politicien pourrait mal finir avec la drogue (ex. grave schizophrénie après consommation de cannabis, meurtre comme deux jeunes Américains à Rome cet été suite à une consommation de cocaïne), là on s’attendra peut-être à quelques changements…


Le 24 septembre 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie)

Détails de la rédaction: Cet article a été mis à jour le 24.09.2019.