EDITORIAL – L’Irak, les journalistes et les Chrétiens

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Actuellement presque tous les journalistes et médias partagent la position dominante (mainstream) consistant à défendre les Chrétiens d’Irak et donc l’intervention américaine, mais cela n’a pas toujours été le cas. Souvenez-vous en 2003, la plupart des médias mainstream, à commencer par la RTS  étaient méchamment anti-américains, sans comprendre grand chose au conflit mondial qui nous attendait, car la position était bien plus idéologique (lire plus bas). Bien sûr le mensonge de G. Bush n’était pas très “catholique”, mais connaissez-vous un politicien qui ne ment pas ? Demandez aux Conseillers Fédéraux suisses, quand il s’agit de protéger par exemple les intérêts de Nestlé, Roche ou Novartis aux Etats-Unis (estimé selon mes calculs à environ 100 milliards de dollars par an en terme de chiffre d’affaires) ou des banques, chaque politicien joue un jeu parfois dangereux, avec de très nombreuses négociations en coulisse, pour ne pas dire chantage.

Bush aurait-il dû demander l’avis à l’ONU ? Pas forcément, on le voit avec la Syrie. Il y aura toujours la Russie ou la Chine qui vont mettre leur veto à cause de grands problèmes en politique interne, et dans la situation de 2014, des Chrétiens meurent, certains (y compris les musulmans) se font enterrés vivants et les islamistes coupent le clitoris des filles, pour éviter toute jouissance (source Folha de S.Paulo, 12 août 2014).

J’étais à 23 ans un jeune étudiant à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETHZ) et j’ai beaucoup défendu l’invasion de Georges W. Bush en Irak devant ma famille et mes amis, je ne pense pas que c’était par provocation. Saddam Hussein était un dictateur qui torturait notamment par écartélement les joueurs de football ayant perdu un match. Bien sûr je partage l’analyse de la problématique “après- ou post-Irak” ou “post-Libye”, ce vrai dilemme du jour ou plutôt des mois d’après, on chasse un dictateur et on crée parfois un chaos. En aucun cas l’invasion en 2003 des Américains n’était parfaite, mais il est important de noter des points positifs aussi. Dans un monde complexe, les journalistes  doivent montrer plus de respect aux idéologies conservatrices, dans le cas de Bush concept qualifié de néoconservatisme (lire l’article complet sur Wikipedia pour montrer qu’il ne s’agit pas du diable mais d’une vision intéressante).

Trop de médias progressistes 

Le problème est que beaucoup de journalistes et médias sont de gauche ou progressistes et ne pouvaient (peuvent) pas admettre qu’un président républicain conservateur puisse avoir raison ou en tout cas en partie.  Comme pour un supporteur du HC Fribourg-Gottéron de reconnaître quelques qualités au SC Bern.

Nouveau monde

Le monde change, on est en 2014, les Islamistes ont continué et continuent de poser de grands problèmes à l’Occident (chrétien) après le 11 septembre 2001. Bref, la roue tourne et par cet éditorial engagé je voulais prendre une revanche personnelle, comme si l’avenir m’avait donné en partie raison. J’ai toujours voulu être un visionnaire dans les entreprises que je gère et la politique, c’est peut-être cela la seule mission d’un journaliste et surtout d’un éditorialiste en 2014 à l’heure de l’automatisation des dépêches de presse.


Ce sera le premier billet, espérons-le, d’une longue série suite à la reformulation du site (à lire désormais sur votre portable ou Natel comme on dit en Suisse) en juillet 2014. Romanvie.ch, un site au service de la Suisse.

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Xavier Gruffat, Rédacteur en chef, le 12 août 2014

Sources utilisés pour la rédaction : CNN, Folha de S.Paulo (12 août 2014), C dans l’air (France 5, du 12 août 2014)

Photo (illustration): Fotolia.com. – © Kzenon – Fotolia.com

Détails de la rédaction: Cet article a été mis à jour le 27.12.2014.