EDITORIAL – La fête de Noël est-elle en train de perdre son essence religieuse ?

Pour les chrétiens, Noël est un jour sacré qui remémore la naissance de Jésus Christ, le fils de Dieu. Bien que les Évangiles ne mentionnent pas de date précise quant à la naissance du Messie, il est traditionnellement convenu dans toutes les églises chrétiennes que le 25 décembre représente la Nativité. Au fil du temps, cette célébration a favorisé l’apparition des marchés de Noël où l’on achète les décorations, le sapin de Noël, les cadeaux et les denrées pour préparer un repas de fête. Dans les centres commerciaux, les crèches font désormais office de décor, la plus grande vedette qui attire surtout les enfants : c’est le père Noël. Oui, il faut le dire, cette date qui marque la naissance de l’enfant Jésus est aussi une fête où les enfants sont à l’honneur. Ils attendent sagement leurs jouets et leurs cadeaux au pied du sapin ! Entre fête religieuse et évènement festif à vocation commerciale, comment s’annonce l’avenir ?

La fête de Noël est-elle en train de perdre son essence religieuse ?


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Du christianisme au mercantilisme


La magie de Noël ne risque pas de disparaître de sitôt ! C’est un moment privilégié qui rapproche les gens. Les fêtes sont joyeuses, tout le monde est attentionné et les cœurs débordent de générosité parfois inattendue. Chacun est en quête du cadeau qui fera plaisir à ses proches et les enfants attendent impatiemment le jour où ils vont pouvoir découvrir leurs présents. Un beau tableau qui ne laisse personne indifférent. Et pour cause ? L’ambiance de fête commence à s’instaurer dès le mois de novembre. Les commerçants sont nombreux à décorer leur boutique bien avant l’heure pour impulser les achats et inspirer les consommateurs dans leur recherche du cadeau idéal. Désormais, les chants de Noël commencent à résonner très tôt pour convaincre les plus récalcitrants à se laisser emporter par la « magie » ! Dans les centres commerciaux, c’est le dépaysement total, bienvenue au pays des rennes et du père Noël, une véritable star bien vivante, en chair et en os ! À cette époque de l’année, les grands distributeurs rivalisent de créativité pour se surpasser, séduire et faire rêver… C’est un moment privilégié où beaucoup réalisent une part importante de leurs chiffres d’affaires annuels.

À côté de cet aspect festif qui fait briller les choses, où les guirlandes de lumière sont là pour susciter une euphorie d’achat et de consommation, souvent coupée de Dieu, il y a une célébration qui semble s’estomper progressivement : la naissance de l’enfant Jésus.

Pour les Chrétiens, Noël est avant tout un moment de célébration de la venue au monde du Sauveur, Celui qui a donné sa vie pour sauver la nôtre. Cette fête de la nativité se passe sans une étable, un symbole d’humilité. L’étable où le Christ est né accueille autant les pauvres que les puissants. Elle représente l’universalité de la rédemption offerte à tous. Une nouvelle tendance occidentale souffle doucement pour faire valoir une fête sans référence à Dieu ou à Jésus. On nous rappelle qu’à l’origine, la date du 25 décembre était et sera toujours une fête païenne où l’on célébrait le « natalis invicti solis » ou la naissance du soleil invaincu, et que la Nativité n’a pas lieu d’être puisqu’elle ne fait que perpétuer une coutume dont les Évangiles ne font mention nulle part. Dans les pays comme les États-Unis, les crèches sont supprimées des cours des Palais de justice au nom de la « laïcité » de l’État. Un sondage dont les résultats ont été publiés en décembre 2013 dans le Public Religion Research Institute a même montré que dans ce pays de plus en plus de personnes considèrent Noël comme un simple évènement festif et elles pensent d’ailleurs qu’il est préférable de se souhaiter « joyeuses fêtes » au lieu de « joyeux Noël ».

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Retour au vrai sens de Noël

Même si le progrès, le pouvoir de l’argent, l’influence du capitalisme et l’émergence d’une société moderne de plus en plus tournée vers le matérialisme et le confort essaient de nous détourner de notre foi, il nous faut rester fermes. Noël, à travers la commémoration de la naissance de Jésus Christ, est l’occasion de nous rappeler que Dieu nous a offert un don, son fils unique venu nous sauver. Rien ne peut effacer sa miséricorde et son amour. Il est désormais présent dans tous les cœurs qui acceptent de l’accueillir. Riches ou pauvres, opprimés ou puissants, nous avons tous reçu ce cadeau béni et il nous appartient de partager sa Grâce à la mesure de ce que nous sommes et de ce que nous avons. Les belles choses peuvent briller dans les boutiques et les grands centres comerciaux, mais ce n’est pas ce qui importe, l’essentiel est que la lumière du Christ brille dans notre cœur pour nous montrer le chemin de la vérité et de la vie éternelle et nous aider à faire le bien autour de nous.

« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur » Romains 6:23.

Par la rédaction de Romanvie.ch, article mis à jour le 9 décembre 2018.

Détails de la rédaction: Cet article a été mis à jour le 09.12.2018.