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Proche-Orient – Le plateau du Golan, territoire disputé entre Israël et la Syrie

  • CONTEXTE – Le plateau du Golan, un territoire stratégique riche en ressources en eau, est disputé entre Israël et la Syrie depuis sa conquête par Israël en 1967 et son annexion en 1981, une annexion qui n’est reconnue internationalement que par les États-Unis.
  • CONFLIT ACTUEL – Un tir de roquette depuis le Liban a causé 12 morts (des enfants) dans la région du Golan. Les tensions se sont intensifiées avec le Hezbollah et l’Iran soutenant le régime syrien, intensifiant les conflits dans la région.
  • POPULATION – Environ 25’000 Israéliens et 23’000 Druzes vivent sur le plateau, tandis que les ressources en eau du Golan sont vitales pour les deux pays. La situation est amplifiée par les conflits régionaux et les tensions entre Israël et les groupes hostiles.

JERUSALEM – Le plateau du Golan, où un tir de roquette samedi depuis le Liban a fait 12 morts, tous des enfants tués sur un terrain de football dans la ville de Majdal Shams, a été en partie conquis par Israël sur la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967 et annexé aux deux tiers le 14 décembre 1981.

C’est un territoire stratégique pour les deux pays. Riche en eau, il surplombe la Galilée et le lac de Tibériade du côté contrôlé par Israël et commande la route vers Damas du côté syrien. Le mont Hermon y culmine à 2224 mètres d’altitude.

Conquis et annexé

Très convoité au cours des siècles, occupé par Hérode, par les Francs et les Ottomans puis par la Syrie en 1946, le Golan (nom biblique de cette région) a été conquis le 9 juin 1967 par Israël à l’issue de violents combats avec l’armée syrienne qui pilonnait les positions israéliennes en contrebas.

Une poche supplémentaire d’environ 510 km2 a été occupée par Israël lors de la guerre d’octobre 1973, puis restituée en 1974, en vertu d’un accord, avec une petite partie des territoires occupés en 1967.

L’accord de 1974 a créé une zone tampon démilitarisée. Depuis, une force de l’ONU pour l’observation du désengagement (Fnuod) est chargée de contrôler le respect de cet accord.

Proche-Orient - Le plateau du Golan, territoire disputé entre Israël et la Syrie

Annexion non reconnue sauf par les USA

Quelque 1200 km2 du plateau du Golan, frontalier également du Liban et de la Jordanie, ont en revanche été annexés par Israël le 14 décembre 1981, une mesure non reconnue par la communauté internationale hormis les Etats-Unis depuis 2019.

Des dizaines de milliers de Syriens ont fui ou ont été expulsés lorsque Israël a conquis une grande partie du Golan lors de la guerre de 1967. D’autres sont restés dans la partie contrôlée par Israël.

Aujourd’hui, environ 25’000 Israéliens vivent aux côtés de quelque 23’000 Druzes, une communauté dont la religion est issue de l’islam, qui se revendiquent pour la plupart syriens tout en ayant le statut de résidents en Israël.

 

Eau

Le Golan abrite d’importantes sources, en particulier celles de Banyas, qui alimente le Jourdain. Le Hasbani, qui prend sa source au Liban, traverse le Golan avant de se déverser dans le Jourdain, de même que la rivière Dan.

Au milieu des années 1960, la question de l’eau a été l’une des principales causes du contentieux israélo-syrien. Damas avait alors accusé Israël d’avoir détourné les sources du Jourdain.

Dans les années 1990, des négociations israélo-syriennes ont achoppé sur la question du Golan, dont la Syrie réclame la restitution totale jusqu’aux rives du lac de Tibériade.

La production de pommes est une importante source de revenus pour les agriculteurs syriens restés sur la partie occupée du Golan. Ses étendues caillouteuses limitent la culture agricole.

Conflit syrien

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre. La ligne de cessez-le-feu était considérée comme relativement calme jusqu’à l’éclatement de la guerre civile en Syrie en 2011.

Les tensions se sont ravivées quand le Hezbollah et l’Iran – deux grands ennemis d’Israël – se sont rapprochés du régime du président syrien, Bachar al-Assad.

Depuis octobre, le Hezbollah a tiré à plusieurs reprises vers le Golan mais sa population n’a pas été évacuée, contrairement aux habitants proches de la frontière libanaise, en raison des échanges de tirs quasi quotidiens entre le Hezbollah et Israël.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, le Hezbollah affirme attaquer Israël pour soutenir son allié du Hamas et les Palestiniens de Gaza.

Le 28 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS et The Free Press, supervision finale par Xavier Gruffat (rédacteur en chef de Romanvie.ch). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch). Résumé en haut de la news avec ChatGPT et équipe de rédaction de Romanvie.ch

Fête nationale – Il y a 30 ans, le 1er Août devenait férié dans toute la Suisse

  • Institution du jour férié national : le 1er Août n’est devenu un jour férié national en Suisse qu’en 1994, après l’acceptation à une large majorité (83,8%) de l’initiative populaire en 1993. Avant cela, seuls cinq cantons l’avaient reconnu comme tel, tandis que d’autres accordaient une demi-journée de congé.
  • Changement de perception : historiquement, la Suisse n’a pas ressenti le besoin d’un congé le 1er Août, préférant des célébrations simples. Cependant, dans les années 1990, un changement d’opinion a conduit à une forte adhésion à l’initiative, malgré des résistances initiales de certains groupes politiques et économiques.

BERNE – Pour beaucoup de Suisses, avoir congé le 1er Août est devenu une évidence. Pourtant, cela ne fait que 30 ans que la fête nationale est un jour férié au niveau national.

Des feux d’artifice aux brunchs à la ferme, de nombreuses traditions sont liées au 1er Août. Parmi les plus anciens, beaucoup se rappellent avec nostalgie de la vente des insignes du 1er Août durant leur enfance. Avoir congé ce jour-là est en revanche beaucoup plus récent.

Ce n’est que depuis 1994 que le jour est férié dans toute la Suisse. Moins d’un an plus tôt, le 26 septembre 1993, pas moins de 83,8% des votants et tous les cantons acceptaient l’initiative “Pour un jour de la Fête nationale férié” des Démocrates suisses (DS, ex-Action nationale). C’est le meilleur résultat jamais enregistré par une initiative populaire fédérale.

Fête nationale - Il y a 30 ans, le 1er Août devenait férié dans toute la Suisse

Législations disparates

Jusque-là, les cantons avaient la liberté de décider eux-mêmes si le 1er Août était légalement un jour de congé ou non. En 1993, ce n’était le cas que dans cinq cantons. Dans d’autres cantons, la fête nationale donnait droit à une demi-journée de congé.

L’approbation avait été la plus forte au Tessin (93%) et à Genève (90,4%), la plus faible en Appenzell Rhodes-Intérieures (59,3%) et à Obwald (68%).

Dans tous les autres cantons, plus de 80% des votants avaient soutenu le projet des DS, parti de la droite nationaliste qui n’a pourtant jamais dépassé les 7,5% de force électorale (en 1971), selon le Dictionnaire historique de la Suisse.

 

“Un peuple travailleur”

Pendant longtemps, la Suisse n’a pas ressenti le besoin d’un congé le 1er Août. Déjà au moment de la Première Guerre mondiale, le Conseil fédéral estimait qu'”une fête simple, avec des sonneries de cloches et des feux” correspondait le mieux “aux traditions simples et laborieuses du peuple”.

Lors d’un sondage réalisé en 1977, les cantons avaient rejeté à une large majorité l’idée d’instaurer un jour férié. Mais le vent a tourné dans les années 1990. Lors de la campagne de votation, presque toutes les formations politiques soutenaient l’initiative des DS.

Seul le Parti libéral s’y opposait pour des raisons “essentiellement fédéralistes”. L’union patronale et l’Union suisse des arts et métiers (USAM) avaient également rejeté ce qu’elles considéraient comme une charge supplémentaire imposée à l’économie.

Grincements de dents

Les Verts avaient eux laissé la liberté de vote, pour ne pas avoir à défendre un texte des DS. Plus globalement, le soutien à l’initiative de l’ex-Alliance nationale de James Schwarzenbach ne s’est pas fait sans réticences, comme le montrent les débats au Conseil national en mars 1993.

Le conseiller national Duri Bezzola (PRD/GR) avait ainsi affirmé que son groupe voterait sans enthousiasme en faveur du projet. Selon lui, la réglementation en vigueur alors fonctionnait bien, alors qu’avec l’initiative des DS, “on régule au lieu de déréguler”.

Le socialiste bernois Georges Eggenberger avait estimé pour sa part que la grande majorité des Suisses souhaitait une fête nationale à l’occasion de laquelle tout le monde aurait congé. Il jugeait toutefois regrettable que le 1er Mai ne soit pas déclaré férié en même temps.

Le 28 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch). Résumé en haut via ChatGPT.

Les hôpitaux suisses ne restent à flot que grâce à la manne publique

ZURICH – Les hôpitaux suisses ont subi des pertes d’un milliard de francs en 2023, selon une étude de la société de conseils KPMG, relayée samedi 27 juillet 2024 par la NZZ. N’atteignant pas le seuil nécessaire de revenus pour investir, la plupart dépendent de la manne publique.

Les hôpitaux suisses ne restent à flot que grâce à la manne publique

Sur les 48 institutions sondées, 68% des directeurs financiers ont indiqué partir du principe de disposer d’une garantie implicite de l’Etat. Dans le cadre de son étude, dont Keystone-ATS a obtenu une copie, KPMG a sondé des hôpitaux de soins aigus ainsi que des cliniques psychiatriques et de rééducation.

 

D’après une règle qui prévaut dans la branche, une institution de soins doit atteindre un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (Ebitda) de 10% pour être à même de faire des investissements. Or, l’étude de KPMG révèle que seules les cliniques de rééducation se trouvent légèrement au-dessus de ce seuil fatidique.

Seules 14 des 48 institutions sondées ont enregistré un bénéfice en 2023. Extrapolé à toute la branche, cela représente une perte d’un milliard de francs, selon KPMG.

Le 27 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

JO 2024 – Viola Amherd espère que la Suisse égalera les 13 médailles de Tokyo

BERNE – La présidente de la Confédération Viola Amherd se trouve jusqu’à dimanche à Paris pour soutenir les sportifs suisses aux Jeux olympiques. Elle espère que les sportifs helvétiques parviendront à égaler les treize médailles obtenues à Tokyo il y a trois ans.

“Je souhaite plein succès à nos athlètes et j’espère que l’on va égaler les treize médailles”, a déclaré la Valaisanne lors d’une conférence de presse à la Maison Suisse. Cette dernière a été installée dans les jardins de l’ambassade à proximité des Invalides pour la durée des Jeux olympiques.

“Ce n’est pas de la pression, mais je leur dis que je suis optimiste”, a-t-elle ajouté. La moisson suisse de médailles de Tokyo a été la plus grande lors des jeux d’été depuis les 14 obtenues à Helsinki en 1952 et les 23 de Londres en 1948. Le record date des JO de Paris 1924 avec 25 médailles.

JO 2024 - Viola Amherd espère que la Suisse égalera les 13 médailles de Tokyo

Importance de l’armée

Mme Amherd s’est ensuite rendue au village olympique pour rencontrer les sportifs suisses. Avec 128 athlètes, il s’agit de la délégation helvétique la plus importante depuis les Jeux olympiques de Los Angeles en 1984, a-t-elle rappelé.

Parmi eux, “66 sont des soldats du sport”, a relevé la cheffe du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). “Cela montre que la promotion du sport en Suisse porte ses fruits et que nous avons pris la bonne voie”.

Mme Amherd a ainsi souligné “l’importance de l’engagement de l’armée”. “Avec l’école de recrues ‘sport d’élite’ et les cours de répétition ad hoc, elle offre un système qui fonctionne et qui soutient de nombreux athlètes”, s’est-elle félicitée.

Pour la présidente de la Confédération, le contact avec les athlètes suisses sera “au cœur” de son séjour à Paris. Elle souhaite leur exprimer “toute l’estime” du Conseil fédéral. Elle suivra jusqu’à dimanche les épreuves de natation, de cyclisme et d’escrime. Elle devrait aussi assister à une rencontre de tennis samedi avec Stan Wawrinka à Roland Garros.

Sommet du sport

Avant d’assister dans la soirée à la cérémonie d’inauguration des JO sur la Seine, Mme Amherd devait participer vendredi après-midi au “sommet du sport”, organisé par Emmanuel Macron. Cette rencontre réunit la centaine de chefs d’Etat présents à Paris.

L’occasion pour elle d’avoir des discussions en tête à tête. “On parle surtout de sport. Mais il y a aussi la possibilité de parler de certains thèmes en bilatérale”, a-t-elle expliqué.

La présidente de la Confédération a insisté sur l’importance de ces “contacts internationaux”, tout particulièrement après le récent sommet du Bügenstock (NW) sur la paix en Ukraine. “Tout le monde était très reconnaissant envers la Suisse d’avoir eu le courage de faire ça” a-t-elle expliqué.

JO 2038: travail en interne

Mme Amherd pourrait également rencontrer à Paris le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach. Si c’est le cas, elle évoquera avec lui la candidature éventuelle de la Suisse à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver en 2038.

“J’en ai déjà discuté avec Thomas Bach plusieurs fois et si je le vois on en rediscutera”, a-t-elle expliqué. Elle a estimé que si le but de financer ces jeux par des fonds privés était atteint, “ce serait tout à fait possible” d’organiser cet événement. “Mais maintenant, il faut faire le travail en interne en Suisse”.

Policiers suisses présents

Interrogé sur les imposantes mesures de sécurité prises à Paris pour accueillir les Jeux, la présidente de la Confédération les a jugées conformes aux besoins d’une telle organisation. “La situation géopolitique est très instable. C’est la raison pour laquelle on doit avoir tout ce dispositif de sécurité”, a-t-elle expliqué, en soulignant que des policiers suisses sont d’ailleurs présents.

Selon l’Office fédéral de la police (Fedpol), la Confédération a envoyé à Paris 17 policiers, membres des polices cantonales de Berne, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Vaud, Zoug et Zurich.

Parmi eux, sept sont démineurs et neuf maîtres-chiens spécialisés dans la détection d’explosifs. Une maîtresse-chien de protection est également du voyage. L’intervention doit s’étendre sur toute la durée des Jeux olympiques et paralympiques, soit du 26 juillet au 8 septembre.

Le 26 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Famine – La faim dans le monde ne recule pas

  • En 2023, 733 millions de personnes, soit plus de 9% de la population mondiale, souffrent de la faim, en raison des conflits, des difficultés économiques et des effets du changement climatique.
  • La pandémie de Covid-19 a aggravé l’insécurité alimentaire, maintenant un niveau élevé de personnes affectées par la faim depuis 2020.
  • Malgré la reprise économique, les inégalités persistent et les besoins de financement pour éliminer la faim d’ici 2030 sont estimés entre 176 milliards et 3.975 milliards de dollars.

PARIS – La faim dans le monde n’a pas reculé en 2023 avec la persistance des conflits, des difficultés économiques et d’intempéries extrêmes. Elle touche 733 millions de personnes, soit plus de 9% de la population mondiale, ont alerté mercredi des agences onusiennes.

La situation est disparate, mais l’objectif d’un monde sans faim en 2030, adopté par les Nations unies en 2015, s’éloigne encore un peu plus.

Le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim a augmenté en Afrique, s’est stabilisé en Asie et s’est réduit en Amérique latine et dans les Caraïbes, précise un rapport conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida), de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’impact du Covid-19

Dans son ensemble, l’insécurité alimentaire chronique s’étend depuis 2016-2017, souligne auprès de l’AFP David Laborde, économiste à la FAO et un des auteurs de ce rapport intitulé “L’état de l’insécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde”.

La situation a fortement empiré avec la pandémie de Covid-19, en 2020 et 2021. La part de la population n’ayant pas un apport calorique suffisant pour mener une vie normale est depuis restée au même niveau.

Environ 2,3 milliards de personnes sont par ailleurs considérées comme étant en insécurité alimentaire modérée ou forte, c’est-à-dire devant sauter un repas occasionnellement. Et plus d’un tiers de la population mondiale ne peut pas s’offrir une alimentation saine, dont 72% des habitants des pays les plus pauvres.

Famine - La faim dans le monde ne recule pas

Inégalités

L’économie est certes repartie de l’avant après la pandémie, mais elle “reste inégalitaire entre les pays et au sein des pays”, avance David Laborde. Les tensions géopolitiques persistent “avec des conflits qui ne disparaissent pas”, tandis que “le changement climatique commence à nous frapper de plein fouet sur tous les continents”, ajoute-t-il.

Or, “même si le problème s’est accru et que les causes fondamentales se sont accentuées, on n’a pas mis en place un grand plan Marshall” pour augmenter les fonds destinés à lutter contre la faim, souligne l’économiste.

Financement à réformer

Le rapport des agences onusiennes, présenté à l’occasion d’un sommet du G20 au Brésil, propose d’y remédier par une grande réforme du financement pour la sécurité alimentaire et de la nutrition.

Cette refonte passe d’abord par une définition commune afin que tous les acteurs s’alignent sur les mêmes critères: en fonction des différentes estimations actuelles, il faudrait théoriquement entre 176 milliards et 3.975 milliards de dollars pour éradiquer la faim d’ici 2030.

La sécurité alimentaire et nutritionnelle “n’est pas que la distribution de sacs de riz en situation d’urgence”, souligne David Laborde. Elle passe aussi bien par des aides aux petits agriculteurs que par l’accès à l’énergie dans une zone rurale pouvant apporter l’électricité à un système d’irrigation.

“Prolifération d’acteurs”

Les donateurs, agences internationales, ONG et fondations doivent aussi mieux se coordonner, préconise le rapport en déplorant que le système actuel soit “très fragmenté”, “manque de consensus sur les priorités” et “se caractérise par une prolifération d’acteurs menant des petits projets de court terme”.

Autre faiblesse du système actuel, les intentions des donateurs ne correspondent pas forcément aux besoins des populations, ajoute le document. Les débats sur l’élevage dans certains pays européens par exemple peuvent les inciter à ne pas investir dans l’intensification de l’élevage en Afrique, pourtant nécessaire, remarque David Laborde.

De nombreux donateurs ont suspendu leur aide au Sahel en raison de l’évolution géopolitique dans la zone, alors même que les populations sur place en auraient fortement besoin, illustre-t-il également.

Le rapport préconise par ailleurs de développer des instruments financiers mêlant fonds publics et privés afin d’inciter les acteurs privés à investir dans la sécurité alimentaire, source de productivité et de stabilité politique, en limitant leurs risques.

“Il n’y a pas de temps à perdre dans la mesure où le coût de l’inaction dépasse largement le coût des actions que ce rapport préconise”, conclut le document.

Le 24 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Parlement – Les Chrétiens (catholiques et réformés) en majorité à Berne

  • Le Parlement suisse montre une disproportion importante entre la composition religieuse de ses membres et celle de la population. Les catholiques sont majoritaires avec environ 40%, suivis par les réformés (32%), alors que les sans religion ne représentent que 23% malgré qu’ils constituent 34% de la population.
  • Au Conseil des États, les catholiques dominent encore plus avec environ 56% des sièges, tandis qu’au Conseil national, ils représentent 37%. Les réformés comptent pour 25% au Conseil national.
  • Les musulmans et les juifs sont nettement sous-représentés avec seulement environ 1% de représentation parmi les parlementaires, bien que leur part dans la population soit plus élevée.

BERNE – Le Parlement suisse n’est pas forcément représentatif en matière d’appartenance à une religion. Alors que les personnes sans religion représentent 34% dans la population, ils ne sont que 23% sous la Coupole, en troisième position.

Les catholiques représentent la plus grande part de l’Assemblée fédérale avec environ 40% des élus, suivis par les réformés (calvinistes) avec environ 32%. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Institut de sciences politiques de l’Université de Berne, relayée par le Tagesanzeiger mercredi.

Au Conseil des Etats, les catholiques représentent même la majorité avec environ 56%, 21% sont réformés et seulement 14% sont sans confession. Au Conseil national, environ 37% déclarent être catholiques, 25% sans confession.

En comparaison, seuls 32% de la population se déclarait catholique en 2022, 21% réformée et 6% indiquait d’autres confessions chrétiennes, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Avec une part de population de 34%, les sans religion ont pour la première fois dépassé les catholiques.

Les musulmans sont également fortement sous-représentés à l’Assemblée fédérale. Alors que près de 6% de la population se déclare de cette religion, ce chiffre avoisine 1% parmi les parlementaires. Pour la confession juive, les valeurs sont relativement proches: 0,2% dans la population et 0,9% au Parlement.

Parlement - Les Chrétiens (catholiques et réformés) en majorité à Berne

Différences selon les partis

Les personnes sans confession sont le mieux représentées au PS, avec une majorité d’environ 52%. Chez les Vert-e-s, ils sont près de 46%, chez les Vert’libéraux environ 36%, à l’UDC et au PLR environ 11% et au Centre environ 5%.

Selon l’étude, l’ancien parti démocrate-chrétien (PDC) reste donc fortement dominé par les catholiques, même après la fusion avec le PBD : 84% de ses parlementaires ont indiqué cette appartenance religieuse, environ 12% se définissent comme réformés.

Au sein de l’UDC et du PRD, les parlementaires chrétiens sont également très majoritaires (89%). A l’UDC, 44% se déclarent réformés, 42% catholiques et 3% indiquent d’autres confessions chrétiennes. Au PLR, 45% se disent réformés, 39% catholiques et 6% cochent d’autres confessions chrétiennes.

Le Conseil fédéral compte quant à lui un membre sans confession, trois catholiques et trois réformés. Les résultats sur l’appartenance religieuse des parlementaires se basent sur des déclarations personnelles, un sondage par e-mail et des recherches dans les médias. Les chercheurs ont ainsi obtenu pour leur étude les données de 232 des 246 membres actifs de l’Assemblée fédérale.

Le 24 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Ecoute en ligne – Spotify dépasse ses prévisions d’abonnés et de bénéfices

– Spotify a surpassé ses prévisions en enregistrant un bénéfice opérationnel de 266 millions d’euros au deuxième trimestre, grâce à 7 millions de nouveaux abonnés payants au deuxième trimestre.

– Malgré un léger écart par rapport aux prévisions pour le nombre total d’utilisateurs actifs, la plateforme a renforcé sa rentabilité grâce à une augmentation des tarifs d’abonnement et à des réductions de coûts.


STOCKHOLM – Le géant suédois du streaming musical Spotify a dépassé ses prévisions avec une nette amélioration de son bénéfice opérationnel à 266 millions d’euros (257,4 millions de francs) au deuxième trimestre, et 7 millions de nouveaux abonnés payants sur ce trimestre, a-t-il annoncé mardi.

Ecoute en ligne - Spotify dépasse ses prévisions d'abonnés et de bénéfices

Spotify progresse “à un rythme qui dépasse même nos propres attentes. Tout cela est de très bon augure pour l’avenir”, a dit le PDG, Daniel Ek, cité dans un communiqué.

Spotify compte désormais 246 millions d’abonnés payants, soit un million de plus que prévu, et un total de 626 millions d’utilisateurs actifs de sa plateforme, un chiffre en revanche en deçà de sa prévision de 631 millions.

Le groupe suédois, qui affichait une perte d’exploitation il y a un an, avait renoué avec un bénéfice opérationnel au premier trimestre (156 millions d’euros) et a donc encore accru ses profits au deuxième trimestre.

“Notre activité a continué à bien fonctionner au deuxième trimestre, grâce à des gains d’abonnés importants, une monétisation améliorée et une rentabilité record”, relève le groupe dans son rapport trimestriel.

Spotify a notamment relevé le prix de ses abonnements en juin, pour la deuxième fois en un an. L’amélioration de son bénéfice s’explique également par de moindres dépenses de marketing et de personnel, indique-t-il.

La plateforme, cotée à la Bourse de New York, n’a cessé d’investir depuis son lancement en 2006, d’abord pour alimenter sa croissance en s’implantant sur de nouveaux marchés puis en proposant des contenus exclusifs, tels que des podcasts, dans lesquels elle a investi plus d’un milliard de dollars.

Depuis sa création il y a 18 ans, la plateforme n’a jamais affiché de bénéfice net sur l’ensemble d’une année et ne réalisait qu’occasionnellement des bénéfices trimestriels, malgré son succès sur le marché de la musique en ligne.

Pour diminuer ses coûts, elle avait annoncé début décembre 2023 une troisième vague de réduction de ses effectifs, à hauteur de 17%, soit quelque 1500 personnes.

Le 23 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch). Résumé en haut de la news avec ChatGPT et équipe de rédaction de Romanvie.ch

Conditions de travail – Les Suisses ont des semaines de travail moins longues

  • La durée hebdomadaire effective de travail des salariés à plein temps en Suisse a diminué de 46 minutes en moyenne entre 2018 et 2023, atteignant 40 heures et 12 minutes.
  • Malgré cette réduction, le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 1,8% en 2023, atteignant plus de 8,1 milliards d’heures, en raison d’une croissance du nombre d’emplois et d’une légère augmentation de la durée hebdomadaire par emploi.
  • La Suisse affiche la semaine de travail la plus longue parmi les pays européens, avec une durée hebdomadaire effective de 42 heures et 33 minutes pour les salariés à plein temps, comparée à des moyennes plus basses comme 36 heures et 29 minutes en Finlande et 36 heures et 32 minutes en Belgique.

GENEVE – La durée hebdomadaire effective de travail a en moyenne diminué ces cinq dernières années. Sur un an, en revanche, le nombre d’heures travaillées a augmenté.

Entre 2018 et 2023, la durée hebdomadaire effective de travail des salariés à plein temps s’est réduite de 46 minutes en moyenne pour s’établir à 40 heures et 12 minutes. C’est ce qui ressort de la statistique du volume de travail (Svolta) publiée mardi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Plusieurs facteurs expliquent ce repli. La durée contractuelle de travail a baissé (-9 minutes à 41h43), de même que le nombre hebdomadaire d’heure supplémentaires (-15 minutes à 40 minutes). La durée hebdomadaire des absences a quant à elle augmentation (+22 minutes à 2h11). Sur la même période, le nombre de semaines de vacances a augmenté, passant d’un peu plus de 4,6 à 5,2.

En 2023, le nombre d’heures travaillées a cependant grimpé de 1,8% sur un an pour totaliser plus de 8,1 milliards. Et ce en dépit d’un nombre plus élevé de jours fériés tombant sur des jours de semaine. Sans cela, la hausse aurait été encore plus marquée (+2,8%). Cette évolution est attribuée à une hausse du nombre d’emplois (+2,6%) et une augmentation de la durée hebdomadaire effective de travail par emploi (+0,2%).

Par ailleurs, entre 2022 et 2023, le nombre annuel moyen de jours d’absence pour maladie ou accident est passé de 9,3 à 7,6 jours par emploi. Les branches “agriculture, sylviculture et pêche” et “activités immobilières et activités de services administratifs et de soutien” enregistrent les absences les plus longues, respectivement 11,6 et 9,4 jours. Les durées d’absence les plus basses se retrouvent dans les branches “information et communication” (5,9 jours), “activités financières et d’assurance” et “arts, loisirs, ménages privés, autres” (6,0 pour ces deux branches).

Conditions de travail - Les Suisses ont des semaines de travail moins longues

Semaine de travail plus longue en Suisse

Les salariés du secteur primaire ont les semaines les plus longues, d’une durée effective de 44 heures et 23 minutes. Suivent les branches des “activités financières et d’assurances” (41 heures et 17 minutes), “arts, loisirs, ménages privés, autres” (40 heures et 51 minutes) et “activités spécialisées, scientifiques et techniques” (40 heures et 45 minutes). La durée la plus courte est enregistrée dans la branche “construction” avec 39 heures et 42 minutes.

Par rapport aux autres pays européens, la Suisse affiche la semaine de travail la plus longue, peut-on encore lire. La durée hebdomadaire effective de travail des salariés helvétiques travaillant à plein temps s’élève en à 42 heures et 33 minutes. La Finlande (36 heures et 29 minutes) et la Belgique (36 heures et 32 minutes) enregistrent la durée la moins élevée, tandis que le temps moyen au sein de l’UE s’élevait à 38 heures et 5 minutes.

Pour effectuer cette comparaison, l’OFS précise avoir procédé à divers ajustements, notamment en excluant les personnes absentes toute la semaine.

En considérant l’ensemble des actifs occupés, la Suisse se situe toutefois parmi les pays dont les durées hebdomadaires effectives de travail sont les moins élevées en 2023 (35 heures et 30 minutes), en raison d’une forte proportion de personnes occupées à temps partiel.

Le 23 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch). Résumé en haut de la news avec ChatGPT et équipe de rédaction de Romanvie.ch

Criminalité – Explosion d’un bancomat à Sainte-Croix (VD)

LAUSANNE – Des inconnus ont fait exploser un bancomat à Sainte-Croix (VD) dans la nuit de dimanche à lundi. La déflagration a provoqué de gros dommages au bâtiment. Les auteurs ont pris la fuite.

L’explosion est survenue vers 04h00 du matin à la rue centrale. “D’une manière indéterminée, les auteurs ont fait exploser le distributeur automatique de billets extérieur du bâtiment”, a annoncé lundi la police vaudoise.

En arrivant sur place, les agents ont constaté que l’appareil était fortement endommagé, de même que le bâtiment. Des traces de l’explosion sont visibles. Les auteurs ont pris la fuite dans une direction inconnue et sont recherchés. Le butin est pour l’instant inconnu, indique un communiqué.

En raison de l’utilisation d’explosif, le Ministère public de la Confédération a été informé et mène la procédure avec les enquêteurs de Fedpol et de la Police cantonale vaudoise. Cette intervention a nécessité l’engagement de plusieurs patrouilles de gendarmerie, des pompiers, de la police scientifique et de la brigade canine.

Criminalité – Explosion d’un bancomat à Sainte-Croix (VD)

Série de cas

Le 4 juillet dernier, une explosion avait visé un bancomat à Savigny (VD), causant également des dommages au bâtiment. Ce printemps, une série d’explosions ont touché l’Arc jurassien, amenant les banques cantonales du Jura et de Neuchâtel à mettre plusieurs de leurs appareils hors-service.

D’une manière générale, ce type d’attaque s’est multiplié ces dernières années en Suisse. Dix-huit attaques à l’explosif contre des distributeurs ont été confirmées cette année, a indiqué Fedpol à Keystone-ATS. A cela s’ajoute une tentative d’attaque, sans qu’il y ait eu d’explosion.

Quatre autres bancomats ont été forcés, un a été manipulé électroniquement et deux autres ont été arrachés, notamment à l’aide d’un lasso. Cette année, il y a donc déjà eu 26 attaques de distributeurs automatiques de billets dans toute la Suisse. L’année précédente, il y en avait eu 32 et en 57 en 2022, selon Fedpol.

Le 22 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédit photo : Wikipedia.org

Biden jette l’éponge !

WASHINGTON – Les pressions auront eu raison de son obstination. Joe Biden a annoncé dimanche son retrait de la course à la Maison Blanche après des semaines de spéculations sur ses capacités physiques et mentales. Il plonge ainsi son camp – et la campagne – dans l’inconnu.

Le démocrate de 81 ans rejoint ainsi le club très restreint des présidents américains sortants ayant jeté l’éponge alors qu’ils briguaient un second mandat. Mais il est le premier à le faire aussi tard dans la campagne. Le seul, aussi, à devoir abandonner en raison d’interrogations sur son acuité mentale.

“Je pense qu’il est dans l’intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l’exercice de mes fonctions de président jusqu’à la fin de mon mandat”, a-t-il annoncé, dans un communiqué, annonçant qu’il s’exprimerait à la nation “plus tard cette semaine”.

Cette annonce choc, même si elle était attendue malgré les dénégations répétées du principal intéressé, bouleverse une campagne qui a déjà connu de nombreux rebondissements, au premier rang desquels la tentative d’assassinat contre Donald Trump le 13 juillet.

Biden jette l'éponge !

Candidat ou candidate à trouver

Il faut maintenant trouver un ou une remplaçante à M. Biden, qui était censé être intronisé lors de la convention de son parti, mi-août à Chicago. Sa vice-présidente Kamala Harris serait un choix naturel, mais pas automatique, pour devenir la candidate des démocrates.

Le dernier mot revient aux délégués du Parti démocrate, 3900 personnes au profil très varié et pour la plupart complètement inconnues du grand public.

C’est la performance calamiteuse de Joe Biden lors de son débat le 27 juin avec Donald Trump qui a précipité les événements. Ce jour-là, dès les premières secondes de la joute verbale qu’il avait pourtant lui-même réclamée, c’est un Biden très affaibli qui est apparu devant les écrans de ses partisans consternés.

Avec un chat dans la gorge l’obligeant à toussoter souvent, il s’est plus d’une fois emmêlé les pinceaux, ne parvenant parfois pas à finir ses phrases. Un spectacle douloureux qui a fait exploser au grand jour les doutes sur son âge, sur lesquels ses proches avaient tenté de maintenir un couvercle.

Dégainer

Qui allait être le premier à dégainer pour lui demander d’arrêter là? La petite musique est rapidement montée, partant d’élus démocrates relativement peu connus jusqu’à atteindre des poids lourds du parti. L’un après l’autre, de grands noms, effrayés par les sondages le donnant perdant et craignant une victoire écrasante de Donald Trump, l’ont lâché, pour la plupart d’abord en privé.

Les médias américains, citant des sources anonymes, ont ainsi affirmé que l’ex-président Barack Obama, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et les leaders démocrates au Congrès Chuck Schumer et Hakeem Jeffries avaient fait part de leur inquiétude.

Et les images d’un Joe Biden testé positif au Covid-19, peinant à descendre la passerelle de son avion, n’ont fait qu’amplifier la nervosité de son camp.

Pendant ce temps, Donald Trump, qui a miraculeusement échappé à des tirs pendant un meeting de campagne, semblait, lui, vivre un état de grâce, avec des victoires judiciaires et une consécration lors de la convention du Parti républicain à Milwaukee.

Le 21 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).