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CHRONIQUE – Comment l’IA va anéantir la société humaine (Ph. Barraud)

Par Philippe Barraud (journaliste) – Contenu exclusif sur Romanvie.ch (partie 2 à lire ici)

1.- Incapables et inutiles : « c’est la machine qui décide »

Faut-il, comme de nombreux médias, s’émerveiller du développement fulgurant de l’intelligence artificielle (IA ou AI en anglais), alors qu’elle n’est jamais qu’une évolution de l’informatique que nous connaissons depuis des décennies ? Certes, un habile marketing et une communication agressive en ont fait une nouveauté incontournable – raison de plus pour tirer la sonnette d’alarme.

Comme il en va de toute innovation technologique, on n’en voit que les avantages, mis en avant par leurs concepteurs : «Avec l’IA on pourra… ». On pourra tout, oui, et peut-être un peu trop.

L’innovation technologique se nourrit d’elle-même, à un rythme de plus en plus rapide, en grande partie parce que ceux qui maîtrisent son développement disposent de moyens financiers quasi illimités. Mais ces investissements sont si massifs qu’ils doivent générer immédiatement du profit. C’est pourquoi ces innovations sont mises sur le marché le plus vite possible, sans réflexion éthique sur leurs conséquences possibles. Et en général elles rapportent gros, très vite, parce que le public est réceptif, voire demandeur d’innovations à tout prix, supposées l’augmenter: «Avec ça je pourrai…»

On passe malheureusement sous silence les effets environnementaux désastreux du développement de l’IA. En Irlande par exemple, les centres de données consomment 20% de l’électricité produite dans le pays, et cette proportion augmente rapidement. Il en va de même pour les cryptomonnaies, l’eldorado de la criminalité, qui consomment des quantités phénoménales d’énergie, sous le regard indifférent des Etats.

Cette frénésie du «progrès» technologique empêche de réfléchir sereinement aux effets à long terme de l’IA sur le fonctionnement de la société, et sur les humains eux-mêmes. Or, ces effets seront immenses, et probablement dévastateurs. Voyez comme les rapports sociaux ont été bouleversés par l’irruption du smartphone dans nos existences, où il occupe une place centrale – il suffit d’observer un quai de gare ! Comme le dit joliment l’écrivain Sylvain Tesson, les humains ont tous un petit dieu noir dans la poche, qu’ils caressent du matin au soir…

Comment l’IA va anéantir la société humaine

La fin des responsabilités

L’IA a déjà fait son chemin dans les entreprises et les administrations. Un exemple ? Vous vous plaignez à la direction de la Poste, à Berne, de la distribution tardive du courrier dans votre quartier. La réponse, d’une personne physique (provisoirement), fuse : «On ne peut rien faire, c’est la machine qui décide.»

Cette personne, qui sera évidemment remplacée bientôt par un robot à la voix charmeuse, disponible 24 heures sur 24 et non-syndiqué, a prononcé la phrase qui préfigure l’avenir : «C’est la machine qui décide.»

Et cette machine toute puissante va logiquement décider, dans notre société capitaliste ultra-concurrentielle, que la plupart des salariés sont inutiles, puisque l’IA accomplit les tâches, même matérielles, beaucoup plus vite et à moindre frais, sans vacances, ni deuxième pilier, ni maladies du lundi.

Surtout elle permet, voire elle oblige l’individu, à se défaire de ses responsabilités : «Je n’y peux rien, puisque c’est la machine qui décide.» Et cela s’applique déjà aux aspects les plus variés de l’existence. Par exemple, vous laisserez l’IA décider si vous devez demander le divorce, après une analyse implacable du problème – des sites en lignes offrent cette opportunité. L’IA attachée à votre poignet vous dira si vous dormez mal, ce qui est le plus sûr moyen de très mal dormir.

Aucun métier n’est à l’abri

Un jour pas si lointain, l’IA remplacera les juges. Logique, puisqu’elle maîtrise la totalité du droit et de la jurisprudence, particulièrement touffue comme l’on sait. Sur ce plan-là du moins elle sera littéralement infaillible, qualité à laquelle aucun magistrat humain ne peut prétendre.

Cette infaillibilité même rendra les procédures de recours sans objet. Quelle économie…

Et pourquoi ne remplacerait-elle pas les politiciens, parfois mal avisés, ou peu compétents, ou corrompus ?

Parce que l’IA, forte d’une masse de données énorme et qui croît de manière exponentielle, va rapidement être en mesure de remplacer l’humain dans la plupart des domaines d’activité. Déjà, dans le monde agricole, des machines travaillent toutes seules dans les champs, au centimètre près, réagissant à des capteurs qui leurs indiquent leur tâche, au moment le plus opportun; dans le domaine militaire, les applications sont déjà nombreuses – plus personne ne devra assumer la responsabilité d’un massacre de civils par exemple, puisque c’est la machine qui décidera où faire tomber les drones.

Pratiquement aucune profession n’échappera à l’IA, à part peut-être les femmes de ménages dans les hôtels, dont certains n’ont déjà plus de personnel d’accueil. On le voit aujourd’hui, l’IA tend à remplacer les médecins, les enseignants, les avocats, les journalistes, les banquiers et même, nous le verrons dans un prochain article, les acteurs culturels.

En un mot comme en cent, les humains que nous sommes vont devenir inutiles au bon fonctionnement de la société, leur métier obsolète, leurs compétences vraiment navrantes face à l’omnipotence de l’IA.

Et puisque nous ne serons plus capables de rien, nous ne serons plus responsables de rien non plus. Contraints ou consentants, nous aurons cédé notre libre-arbitre et nos responsabilités à la machine, et finalement constaté notre inadéquation au monde qui vient, un monde «parfait» administré par une intelligence artificielle infaillible et dépourvue de la moindre faiblesse humaine – autrement dit, de toute humanité.

À cet égard, on se demande que dire à nos jeunes ? Acquérir une formation ? Apprendre des langues ? Si vous posez la question à l’IA, elle vous répondra: «A quoi bon, puisque je suis là ?».

Article no 2/2 : Savoirs et culture, la guerre est déclarée

Le 6 août 2024.

Grèce – Juillet 2024, le plus chaud jamais enregistré en Grèce

ATHENES – La Grèce a connu son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré selon des données météo préliminaires, a annoncé lundi l’observatoire national. Un premier record a déjà été enregistré en juin.

Grèce - Juillet 2024, le plus chaud jamais enregistré en Grèce

La moyenne des températures entre 1960 et 2024 a augmenté de 2,5°C, a précisé l’observatoire sur son site. Il a ajouté que les trois mois de juillet les plus chauds des 80 dernières années ont été relevés ces quatre dernières années.

Les températures en juillet ont dépassé de 0,3°C le record enregistré jusqu’ici en juillet 2012, a-t-il indiqué. Le pays, qui accueille de nombreux touristes en été, a été contraint de fermer partiellement le site de l’Acropole aux heures les plus chaudes de la journée et est confronté à des pénuries d’eau liées tant à la sécheresse qu’à une gestion défaillante.

Le mois de juin a été le plus chaud depuis 1960 et caractérisé par des températures élevées pendant de nombreux jours, dépassant de loin les températures saisonnières normales dans l’ensemble du pays. Les scientifiques estiment que le changement climatique rend plus fréquents, plus longs et plus intenses les épisodes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur.

Lundi 22 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée dans le monde depuis le début des relevés en 1940 avec une température moyenne mondiale de 17,15°C, selon le réseau européen Copernicus, après déjà un record la veille de 17,09°C.

Le 5 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

La perte d’un être cher peut accélérer le vieillissement (étude)

Perdre un proche, comme un membre de la famille ou un partenaire de vie peut favoriser le vieillissement selon une nouvelle étude de Columbia University’s Mailman School of Public Health et du Butler Columbia Aging Center, publiée le 29 juillet dans le journal JAMA Network Open. L’étude a révélé que les personnes qui ont perdu un parent, un partenaire, un frère, une sœur ou un enfant présentaient des signes d’âge biologique plus avancé que celles qui n’avaient pas subi de telles pertes.

Vieillissement biologique 

Le vieillissement biologique se manifeste par le déclin progressif du fonctionnement des cellules, des tissus et des organes, ce qui entraîne un risque accru de maladies chroniques. Les scientifiques mesurent ce type de vieillissement à l’aide de marqueurs ADN appelés horloges épigénétiques.

Selon Allison Aiello, PhD, professeure de longévité en santé, d’épidémiologie et auteure principale de l’étude, peu de recherches ont examiné la manière dont la perte d’un être cher à différentes étapes de la vie pouvait affecter ces marqueurs ADN en particulier. Les échantillons de l’étude sont représentatifs de la population américaine et la recherche vise à montrer les liens étroits existant entre la perte d’êtres chers tout au long de la vie, de l’enfance à l’âge adulte, et un vieillissement biologique plus rapide aux États-Unis.

Étapes vulnérables

Durant cette étude, les personnes ayant subi deux pertes ou plus avaient un âge biologique plus élevé selon plusieurs horloges épigénétiques. Le fait de subir deux pertes ou plus à l’âge adulte était plus fortement lié au vieillissement biologique qu’une seule perte et significativement plus que l’absence de perte. 

Par exemple, perdre un parent ou un frère ou une sœur en bas âge peut être très traumatisant, entraînant souvent des problèmes de santé mentale, des troubles cognitifs, des risques accrus de maladie cardiaque et une plus grande probabilité de mourir plus tôt. La perte d’un membre proche de la famille à tout âge présente des risques pour la santé, et des pertes répétées peuvent augmenter les risques de maladie cardiaque, de mortalité et de démence ; et les conséquences peuvent persister ou devenir apparentes longtemps après l’événement.

Le lien entre la perte d’un être cher et les problèmes de santé tout au long de la vie est ainsi bien établi selon la professeure Allison Aiello. Cependant, certaines étapes de la vie peuvent être plus favorables aux risques pour la santé, associés à la perte. En effet, si la perte d’un proche peut avoir des conséquences durables sur la santé à tout âge, ces effets peuvent être plus graves pendant les périodes clés du développement, comme l’enfance ou le début de l’âge adulte.

La perte d’un être cher peut accélérer le vieillissement (étude)

Comment surmonter le deuil d’un conjoint ?

Le deuil d’un conjoint est une situation particulièrement douloureuse et chaque personne peut avoir une façon différente de la traverser. Il s’agit d’un processus psychologique qui peut durer de quelques mois à plusieurs années, mais qui est nécessaire pour faire face à la perte de l’être aimé. Il est intéressant de comprendre que le deuil n’est pas synonyme de chagrin. Ce dernier est une réaction naturelle face à l’épreuve, mais le deuil est la manière avec laquelle nous essayons de surmonter la situation. Il inclut les changements qu’imposent cette absence ainsi que tous les réajustements nécessaires que nous devons mettre en place et accepter pour réapprendre à vivre sans l’autre. Les loisirs, les activités diverses, notamment artistiques, la vie sociale et familiale ou l’adoption d’un animal de compagnie sont autant d’alternatives qui peuvent aider à retrouver doucement les joies simples de la vie et à lutter contre la lassitude engendrée par la solitude. La tristesse est indissociable au deuil et la minimiser ou l’ignorer n’aide pas toujours. Il convient mieux de reconnaître la douleur, de l’accepter et de demander de l’aide si nécessaire.

En effet, faire le deuil de la personne aimée ne signifie pas l’oublier ou l’abandonner, il s’agit de réapprendre à vivre en son absence tout en gardant ses précieux souvenirs, en agissant selon ses valeurs, en pensant à elle et être reconnaissant à la vie d’avoir cheminé à ses côtés. La croyance en Dieu est d’une aide précieuse, car Il est toujours présent pendant les épreuves que nous traversons et nous aide à les surmonter : « Le Seigneur est proche de ceux qui ont le cœur brisé et sauve ceux qui ont l’esprit brisé » Psaume 34:18.

Le 05 août 2024. Par la rédaction de Romanvie. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay© 2024

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Venezuela – L’opposition manifeste pour revendiquer la victoire

CARACAS – Plusieurs milliers de partisans de l’opposition vénézuélienne, emmenés par leur cheffe, manifestaient samedi à Caracas pour contester la réélection du président Nicolas Maduro. Ses soutiens ont quant à eux prévu de “célébrer la victoire”.

La leader de l’opposition Maria Corina Machado, qui avait dit être “cachée” et craindre pour sa vie, a fait son apparition à la mi-journée sur un camion portant la mention “Venezuela a gagné”. Elle a été accueillie par des milliers de partisans criant “Liberté!”.

Mme Machado, déclarée inéligible par le pouvoir, n’avait pu être candidate au scrutin du 28 juillet. Elle avait été remplacée au pied levé par Edmundo Gonzalez Urrutia qui, lui, n’était pas présent samedi au rassemblement convoqué dans un quartier huppé de l’est de la capitale, entouré d’un déploiement policier discret.

“Nous ne sommes pas des terroristes. Nous irons jusqu’au bout”: c’est le message écrit sur une petite pancarte brandie par Jezzy Ramos, 36 ans, cuisinière et mère d’une fille, reprenant les mots “jusqu’au bout” qui sont l’un des slogans de l’opposition. “Cette dictature va tomber”, assure-t-elle à l’AFP.

Venezuela – L’opposition manifeste pour revendiquer la victoire

“Nous avons gagné”

Le spectre de la vague de répression de 2017, qui avait fait une centaine de morts, déjà sous Nicolas Maduro, et la mobilisation de l’appareil sécuritaire depuis l’élection provoquent cependant une peur manifeste.

Sonell Molina, 55 ans, mère de deux enfants partis vivre au Pérou, raconte qu’ils sont “inquiets” pour elle et lui conseillent de s’en aller. “Je ne vais pas quitter mon pays”, lance-t-elle, expliquant être venue “défendre la démocratie et le vote”. Dans le reste de la ville, les rues étaient largement désertes.

Les partisans du pouvoir ont, eux, prévu de partir du centre-ville pour marcher jusqu’au palais présidentiel dans l’après-midi. Ce doit être “la mère” de “toutes les marches pour célébrer la victoire”, selon le chef de l’Etat, héritier du leader socialiste Hugo Chavez et depuis 2013 à la tête d’un pays plongé dans une crise économique sans précédent.

Sans surprise, l’autorité électorale a confirmé vendredi la réélection de M. Maduro pour un troisième mandat jusqu’en 2031, avec 52% des voix face à Edmundo Gonzalez Urrutia (43%), sans pour autant donner les résultats détaillés. “Nous avons gagné!”, a répliqué sur X Maria Corina Machado. “Nous avons les preuves et le monde les reconnaît déjà”, a affirmé l’opposante, qui considère comme une “farce” les résultats officiels. Selon le décompte de l’opposition, M. Gonzalez a recueilli 67% des voix.

Le 3 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Vaccination – Swissmedic autorise un vaccin contre la dengue

BERNE – Swissmedic a autorisé à la fin du mois de juillet un vaccin contre la dengue. Il est recommandé aux personnes qui voyagent dans des régions tropicales et subtropicales. Jusqu’à présent, aucun vaccin de ce type n’était autorisé en Suisse.

Vaccination - Swissmedic autorise un vaccin contre la dengue

Le vaccin Qdenga du fabricant Takeda Pharma peut être administré aux adultes, aux adolescents et aux enfants à partir de quatre ans, a indiqué vendredi Swissmedic, l’autorité centrale de surveillance des produits thérapeutiques. Deux vaccinations sont nécessaires pour une immunisation de base.

La dengue est répandue principalement dans les régions subtropicales et tropicales d’Afrique centrale, d’Amérique latine, d’Inde et d’Asie du Sud-Est. La maladie est aussi présente dans le sud des Etats-Unis (Texas).

Le vaccin contient les sérotypes 1, 2, 3 et 4 du virus atténué de la dengue. Il ne peut pas provoquer la maladie, mais stimule le système immunitaire pour défendre le corps contre le virus, explique Swissmedic.

La dengue est une maladie virale transmise par des moustiques infectés, principalement des moustiques vecteurs de la fièvre jaune et des moustiques tigres asiatiques. Les symptômes apparaissent généralement quatre à sept jours après la piqûre (fièvre, céphalées, douleurs derrière les yeux, douleurs musculaires et articulaires, nausées et vomissements, gonflement des glandes ou éruption cutanée).

Le 2 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Russie – Les prisonniers échangés entre Moscou et les Occidentaux, dont Evan Gershkovich

PARIS – La Turquie a coordonné jeudi à Ankara un échange de vingt-quatre prisonniers, ainsi que deux enfants, entre la Russie et plusieurs pays occidentaux. Voici le portrait de ces détenus libérés.

LIBERES PAR LA RUSSIE

Evan Gershkovich

Le reporter américain du Wall Street Journal, 32 ans, a été le premier journaliste occidental écroué en Russie pour espionnage depuis l’époque soviétique.

Accusé d’avoir collecté des informations sur une usine de chars russes pour la CIA, ce que son journal et Washington démentaient fermement, il a été condamné le 19 juillet à 16 ans de prison dans un procès expéditif et à huis clos.

Originaire du New Jersey, près de New York, il est issu d’une famille juive soviétique ayant quitté l’URSS à la fin des années 1970. A rebours de nombreux journalistes américains qui ont quitté la Russie après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, M. Gershkovich avait choisi de continuer ses reportages.

Paul Whelan

L’ex-Marine américain Paul Whelan, 54 ans, qui a également les nationalités britannique, irlandaise et canadienne, était emprisonné en Russie depuis décembre 2018. Des accusations d’espionnage, qu’il rejette, lui avaient valu en juin 2020 une peine de seize ans de prison.

Arrêté par les services spéciaux russes (FSB) dans un hôtel du centre de Moscou, il était alors directeur de la sécurité internationale du groupe américain BorgWarner, un fabricant de pièces détachées dans le secteur automobile.

Oleg Orlov

Oleg Orlov, 71 ans, figure de la défense des droits humains, a été condamné fin février à deux ans et demi de prison pour des dénonciations répétées de l’offensive russe en Ukraine, peine confirmée en juillet.

Biologiste de formation, il a rejoint dès sa création, à la fin des années 1980, l’ONG Memorial, devenue un pilier de la quête de vérité sur les crimes de l’URSS et de la défense des droits humains dans la Russie post-soviétique.

Lilia Tchanycheva

Lilia Tchanycheva, 42 ans, ancienne coordinatrice de l’équipe du défunt opposant Alexeï Navalny dans l’Oural, avait été condamnée à neuf ans et demi de prison pour “extrémisme”.

Experte comptable à Oufa, elle avait abandonné son emploi pour rejoindre en 2017 le Fonds de lutte contre la corruption (FBK) d’Alexeï Navalny, participant activement au mouvement de protestation contre la corruption dans sa région.

L’opposante avait été arrêtée en novembre 2021 après que les organisations de Navalny avaient été interdites pour “extrémisme” et son chef emprisonné.

Ksenia Fadeïeva

Autre alliée d’Alexeï Navalny, Ksenia Fadeïeva, 32 ans, avait été élue en 2020 au conseil municipal de Tomsk, en Sibérie, avec d’autres militants indépendants, un rare succès pour l’opposition russe à l’époque.

Après l’interdiction en 2021 du mouvement de Navalny, Mme Fadeïeva avait refusé l’exil à l’étranger, malgré les risques. Elle avait été condamnée en décembre 2023 à neuf ans de prison, également pour “extrémisme”.

Vladimir Kara-Mourza

Ce Russo-Britannique de 42 ans, féroce détracteur du Kremlin, a été condamné en avril 2023 à 25 ans de prison pour “trahison” et diffusion de “fausses informations” sur le conflit en Ukraine, une peine particulièrement lourde, même dans le contexte de répression accrue en Russie.

Selon plusieurs médias d’investigation, dont Bellingcat, The Insider et Der Spiegel, les services secrets russes sont impliqués dans deux empoisonnements qu’il a subis en 2015 et 2017. Il ne s’en est jamais totalement remis et souffre d’une pathologie neuromusculaire.

Il a été honoré en mai par le jury du prix Pulitzer pour “ses articles passionnés écrits au péril de sa vie depuis sa cellule de prison”.

Ilia Iachine

Militant actif dans l’opposition libérale en Russie depuis les années 2000, Ilia Iachine, 41 ans, a été condamné fin 2022 à huit ans et demi de prison pour avoir dénoncé “le meurtre de civils” dans la ville ukrainienne de Boutcha.

Membre du parlement municipal moscovite au moment de son arrestation, M. Iachine a lutté aux côtés des opposants Alexeï Navalny, mort en détention en février 2024, et Boris Nemtsov, assassiné en 2015.

Alexandra Skotchilenko

Cette artiste de 33 ans, arrêtée en Russie en avril 2022 pour avoir remplacé les étiquettes de prix dans un supermarché par des messages dénonçant l’offensive en Ukraine, avait écopé de sept ans d’emprisonnement en novembre 2023.

Alsu Kurmasheva

La journaliste russo-américaine de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) Alsu Kurmasheva a été condamnée le 19 juillet à six ans et demi de prison pour des écrits sur l’offensive russe en Ukraine.

La journaliste de 47 ans, qui résidait à Prague, avait été arrêtée en Russie en octobre 2023 au cours d’un voyage d’ordre privé.

Andreï Pivovarov

Arrêté en Russie en 2021, l’opposant russe Andreï Pivovarov, 42 ans, avait été condamné un an plus tard à quatre ans de prison pour avoir milité pour une organisation interdite, Otkritaïa Rossia (Russie ouverte), liée à l’ex-oligarque et opposant exilé Mikhaïl Khodorkovski.

De sa cellule, il a fait campagne aux législatives de septembre 2021, avec le slogan “Plus fort que la peur”, son équipe le présentant comme le “candidat menotté”.

Vadim Ostanine

Allié d’Alexeï Navalny, Vadim Ostanine, 47 ans, avait été condamné à neuf ans de prison pour “extrémisme” après avoir dirigé le bureau de l’équipe de Navalny à Biïsk, dans l’Altaï.

Dieter Voronine

Politologue de nationalité russe et allemande, Dieter Voronine avait été condamné en mars 2023 à 13 ans de prison pour “haute trahison” dans l’affaire du journaliste russe Ivan Safronov, spécialiste des questions militaires lui-même condamné, pour le même motif, à 22 ans et toujours en prison.

Kevin Lick

Kevin Lick, un jeune russo-allemand âgé de 19 ans, avait été arrêté en Russie en février 2023 puis condamné, en décembre de la même année, à quatre ans de prison pour “haute trahison”.

Herman Moïjes

Juriste russo-allemand, il avait été arrêté fin mai 2024 à Saint-Pétersbourg, puis inculpé pour “haute trahison” et était en attente d’un procès.

Patrick Schöbel

Arrêté fin janvier 2024 à l’aéroport de Saint-Pétersbourg, Patrick Schöbel, citoyen allemand, avait été accusé de trafic de drogue après avoir interpellé avec des gommes à mâcher au cannabis.

LIBERE PAR LE BELARUS

Rico Krieger

L’Allemand Rico Krieger, qui serait médecin militaire et âgé de 30 ans, a été condamné à mort le 24 juin au Bélarus par un tribunal de Minsk, pour “terrorisme” et “mercenariat”, puis gracié mardi par le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Il est soupçonné d’avoir photographié des sites militaires au Bélarus en octobre 2023 pour les services secrets ukrainiens (SBU) et d’avoir déposé sous leurs ordres un engin explosif sur une voie ferrée près de Minsk.

Selon son profil LinkedIn, M. Krieger a travaillé comme infirmier pour la Croix-Rouge allemande et avait auparavant été employé comme agent de sécurité armé pour l’ambassade des Etats-Unis à Berlin.

Russie - Les prisonniers échangés entre Moscou et les Occidentaux, dont Evan Gershkovich

LIBERES PAR L’OCCIDENT

Vadim Krassikov

Vadim Krassikov, accusé d’avoir été recruté par le FSB, avait été condamné le 15 décembre 2021 à Berlin à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d’un Géorgien issu de la minorité tchétchène qui avait combattu contre les forces russes entre 2000 et 2004.

Artiom Doultsev et Anna Doultseva

Ce couple présumé d’espions russes, âgés d’environ 40 ans, avait été arrêté fin 2022 en Slovénie. Ils ont plaidé coupable et été condamnés mercredi par la justice slovène à plus d’un an et demi de prison pour “espionnage et falsification de documents”, une peine équivalente au temps déjà passé en détention.

Selon des informations données par les médias, ces deux agents présumés des services de renseignement extérieur (SVR) étaient arrivés en Slovénie en 2017 avec des passeports argentins, sous les noms de Ludwig Gisch et de Maria Rosa Mayer Munos, et vivaient dans la capitale Ljubljana avant leur arrestation en décembre 2022.

Ils sont accompagnés de leurs deux enfants.

Pavel Roubtsov/Pablo González

Arrêté par les services de renseignement polonais près de la frontière ukrainienne, le 28 février 2022, Pavel Roubtsov avait été accusé d’être un espion de Moscou. Il a également la nationalité espagnole, sous le nom de Pablo González, et travaillait comme journaliste pour le média en ligne Público et la télévision La Sexta.

Mikhaïl Mikouchine

Arrêté en octobre 2022 par la police norvégienne, Mikhaïl Mikouchine, né en 1978, se faisait passer pour un Brésilien d’une trentaine d’années répondant au nom de José Assis Giammaria – même si, selon les médias norvégiens, il ne parle pas portugais.

Il avait été admis l’année précédente comme chercheur au sein de l’université de Tromsø, où il travaillait sur la politique de la Norvège dans le Grand Nord et les menaces hybrides. Selon un chercheur du site d’investigation Bellingcat, il était en réalité un colonel du renseignement militaire russe (GRU).

Roman Seleznev

Arrêté en 2014 aux Maldives, puis transporté aux Etats-Unis, le hackeur Roman Seleznev avait été condamné en 2017 à 27 ans de prison pour des fraudes à la carte bancaire dont le préjudice avait été estimé, par Washington, à plus de 169 millions de dollars.

Vladislav Kliouchine

Arrêté en Suisse en 2021, puis extradé aux Etats-Unis, l’homme d’affaire russe Vladislav Kliouchine avait été condamné en septembre 2023 par un tribunal de Boston à neuf ans de prison pour sa participation à des vols massifs de données informatiques confidentielles à des entreprises américaines.

Vadim Konechtchenok

Interpellé en Estonie, le Russe Vadim Konechtchenok avait été extradé en juillet 2023 aux Etats-Unis. Il était soupçonné par la justice américaine d’avoir des liens avec le FSB et d’avoir fourni au secteur de la défense russe des technologies et munitions venant d’entreprises américaines.

Le 1 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Antisémitisme – Condamné pour avoir refusé une location à des clients juifs à Davos

BERNE – Le gérant d’un restaurant de montagne de la petite station de Pischa, près de Davos (GR), a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis pour avoir refusé de louer des luges à des clients juifs. Il a aussi écopé d’une amende.

Le restaurateur a été reconnu coupable de discrimination pour un refus de prestation en raison de la race, de l’ethnie ou de la religion. Le procureur Franco Passini a confirmé mercredi à Keystone-ATS l’information du quotidien Südostschweiz. Le magistrat n’a pas précisé le montant de la peine.

Le restaurateur a été condamné par ordonnance pénale du Ministère public des Grisons. Comme il n’a pas fait recours, il n’y aura pas de procès et le jugement entre en force.

Antisémitisme - Condamné pour avoir refusé une location à des clients juifs à Davos

Luges pas rapportées

Au début de l’hiver, le tenancier du restaurant de la petite station de ski davosienne de Pischa avait refusé de continuer à louer des luges et autres équipements sportifs à des touristes juifs. Il l’a fait savoir par une affiche en hébreu au guichet de location.

Il a justifié sa décision par divers “incidents fâcheux”: des luges n’ont notamment pas été rendues, mais simplement laissées en bordure de la piste, avait-il expliqué plus tard aux médias.

“Discrimination ciblée”

L’affaire avait fait beaucoup de bruit en février dernier. La Fondation contre le racisme et l’antisémitisme (GRA) avait dénoncé une “discrimination ciblée”. “Il s’agit non seulement d’un acte inquiétant d’exclusion, mais aussi d’une violation manifeste des principes fondamentaux de l’égalité de traitement et de respect et d’une forme d’antisémitisme”, avait-elle écrit dans un communiqué.

A Davos, ce n’est pas seulement une limite morale et de bon goût qui a été franchie, avait de son côté critiqué la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), estimant qu’il ne s’agissait pas d’un cas isolé.

De son côté, la destination touristique Davos-Kloster s’était distancée de la décision du restaurateur. L’affiche en question provient d’un seul prestataire touristique et “sa formulation est très malheureuse”. Ce n’est pas dans l’esprit de la destination Davos-Klosters, avait dit son CEO Reto Branschi à Keystone-ATS.

Le responsable avait également déclaré que les relations avec une partie des hôtes juifs orthodoxes étaient difficiles. “Cette partie a du mal à se conformer aux règles et se comporte parfois de manière très irrespectueuse envers les hôtes et autres prestataires de services”.

Le gérant du restaurant avait présenté des excuses le jour même de l’incident. Le texte de la pancarte était mal formulé, avait-il assuré, affirmant avoir eu des problèmes “avec seulement une petite partie des clients juifs” et ne pas vouloir “mettre tout le monde dans le même panier”. Le lendemain, les clients juifs pouvaient à nouveau louer des luges.

Le 31 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédit photo : Wikipedia.org

Partis – L’UDC n’a rien à voir avec l’extrême droite, déclare son président

BERNE – Le président de l’UDC Marcel Dettling a qualifié de “théâtre” les accusations d’extrémisme de droite portées contre des membres des Jeunes UDC au printemps dernier après qu’une de ses membres a participé à une rencontre internationale. La direction de l’UDC ne s’était pas encore exprimée dans cette affaire.

Partis - L'UDC n'a rien à voir avec l'extrême droite, déclare son président

Il n’y a eu aucun acte pénalement répréhensible, a déclaré Marcel Dettling mercredi dans une interview publiée par CH Media. Les médias tentent depuis des années d’accuser l’UDC d’extrémisme de droite. Mais “ce n’est pas possible de placer un parti démocratique, libéral et bourgeois comme l’UDC dans la catégorie de l’extrême droite”, a déclaré le président du parti. Il ne faut pas confondre la droite bourgeoise et l’extrême droite, a-t-il martelé.

Jusqu’à présent, l’UDC s’est abstenue de tout commentaire. Les Jeunes UDC sont indépendants; c’est pourquoi l’UDC n’interviendra pas, avait déclaré en avril Sandra Sollberger, membre du comité directeur de l’UDC, sur les ondes de la radio-télévision alémanique SRF.

En avril, des controverses avaient éclaté au sein même des Jeunes UDC, à cause de la responsable de leur stratégie Sarah Regez. On lui reprochait une rencontre secrète avec l’extrémiste de droite autrichien Martin Sellner en mai 2023, rapportée par le “Sonntagsblick”, à laquelle étaient également présents des membres du groupe d’extrême droite “Junge Tat”.

Mme Regez a déclaré en avril à la SonntagsZeitung qu’elle ne connaissait pas les intervenants à la réunion et qu’elle ignorait même qui était M. Sellner.

Six sections de jeunesse des autres partis ont alors demandé aux Jeunes UDC de se distancier de l’extrémisme de droite. Les Jeunes Vert’libéraux ont annoncé en juin qu’ils mettaient fin à leur collaboration avec les Jeunes UDC.

Le 31 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Venezuela – Nouvelles manifestations en vue, quatre morts

CARACAS – De nouveaux rassemblements sont attendus mardi au Venezuela. La tension ne cesse de monter après la mort d’au moins quatre personnes et des centaines d’arrestations lors de manifestations contre la réélection du président Nicolas Maduro.

Devant une communauté internationale de plus en plus critique à l’égard de Caracas, un bras-de-fer est engagé entre le pouvoir et l’opposition. Emmenée par sa cheffe Maria Corina Machado et le candidat Edmundo Gonzalez Urrutia, qui l’a remplacée au pied levé quand elle a été déclarée inéligible, l’opposition dénonce une “fraude massive”.

Symbole après 25 ans de pouvoir chaviste, deux statues d’Hugo Chavez ont été déboulonnées par des protestataires dans le pays, aujourd’hui exsangue après des années de crise et de sanctions internationales. Président socialiste du Venezuela de 1999 jusqu’à sa mort en 2013, Hugo Chavez avait choisi Nicolas Maduro pour dauphin.

Lundi à Caracas, les forces de sécurité ont tiré du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc sur des manifestants. Aux cris de “Liberté, liberté !”, les protestataires ont affiché leur colère après l’annonce de la réélection de M. Maduro pour un troisième mandat de six ans, à l’issue du scrutin de dimanche. Le bilan des manifestations est désormais d’au moins quatre morts.

Venezuela - Nouvelles manifestations en vue, quatre morts

“Terrorisme”

Outre “44 blessés”, l’ONG Encuesta nacional de hospitales a recensé trois morts – deux à Maracay, à 100 km à l’ouest de Caracas, et un dans la capitale – tandis que l’organisation Foro penal a enregistré un mort dans l’État de Yaracuy (nord-ouest). Le ministère de la Défense a évoqué 23 militaires blessés. Le procureur général Tarek William Saab a fait état de l’arrestation de “749 délinquants” dans le cadre des manifestations, certains pour “terrorisme”.

Dans ce contexte, l’opposition dénonce une “escalade de la répression” et a annoncé mardi matin l’arrestation à Caracas par les forces de l’ordre d’un important cadre du parti Voluntad Popular (VP), Freddy Superlano.

“Coup d’Etat fasciste”

Nicolas Maduro, 61 ans, a été officiellement proclamé lundi président, après l’annonce de résultats par le Conseil national électoral (CNE). Sans fournir le détail des résultats, le CNE a affirmé que M. Maduro a obtenu 5,15 millions de voix (51,2%) devant Edmundo Gonzalez Urrutia, 4,5 millions de voix (44,2%).

Balayant les critiques de l’opposition et de la communauté internationale, le chef d’Etat a dénoncé une tentative de “coup d’État fasciste au Venezuela”. Mais l’opposante Maria Corina Machado a dit lundi soir aux médias que l’opposition avait les moyens de “prouver” la victoire de son candidat.

Selon elle, Edmundo Gonzalez Urrutia, un diplomate discret de 74 ans, a obtenu 6,27 millions de voix (73%), contre 2,7 millions pour Maduro. “Nous allons nous battre pour notre liberté”, a lancé lundi soir M. Gonzalez Urrutia. Mme Machado a affirmé que ces “preuves de la victoire” ont été fournies à “des dirigeants”.

“Assemblées” et “marches”

Maria Corina Machado a appelé ses concitoyens à participer mardi à des “assemblées populaires” dans tout le pays pour soutenir une transition pacifique. Le directeur de campagne du président-candidat, Jorge Rodriguez, a pour sa part appelé à “de grandes marches à partir de ce mardi pour célébrer la victoire et défendre la paix de la République”.

Signe de la tension, des queues se sont formées devant des supermarchés. Certains magasins, dans les quartiers les plus pauvres, gardent leurs grilles fermées et ne laissent entrer les clients qu’un par un. L’attitude de l’armée sera clef dans la crise postélectorale qui s’ouvre. Dès mardi, le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, a “réaffirmé” la “loyauté absolue” des forces armées au président Maduro.

Ce dernier peut se féliciter du soutien de la Chine et de la Russie, qui a appelé l’opposition à “accepter sa défaite”, ainsi que de ses alliés traditionnels (Cuba, Nicaragua, Honduras et Bolivie). Il apparaît cependant de plus en plus isolé avec l’afflux de réactions internationales critiques ou sceptiques.

“Une manipulation aberrante”

L’Organisation des États américains (OEA) a dénoncé mardi “une manipulation aberrante” lors du scrutin. Neuf pays d’Amérique latine (Argentine, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Uruguay) ont appelé dans une déclaration commune à un “réexamen complet avec la présence d’observateurs électoraux indépendants”.

Le Brésil et la Colombie, deux pays présidés par la gauche, ont demandé une vérification du dépouillement alors que les États-Unis ont affirmé “craindre que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien”. Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell a appelé à la “transparence totale”.

Caracas a réagi en retirant son personnel diplomatique de sept pays d’Amérique latine (Argentine, Chili, Costa Rica, Panama, Pérou, République dominicaine et Uruguay) et en annonçant suspendre à partir de mercredi les vols avec le Panama et la République dominicaine.

Le 30 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Venezuela – Présidentielle: l’opposition assure avoir gagné avec 70% des voix

CARACAS – L’opposition vénézuélienne a revendiqué dans la nuit de dimanche à lundi sa victoire à la présidentielle, assurant que son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia avait remporté 70% des suffrages. Elle refuse refusant de reconnaître les résultats proclamés par le Conseil national Electoral (CNE) qui donne vainqueur le président sortant Nicolas Maduro.

Venezuela - Présidentielle: l'opposition assure avoir gagné avec 70% des voix

“Nous avons gagné” avec “70% des voix”, “le Venezuela a un nouveau président élu et c’est Edmundo Gonzalez Urrutia”, a affirmé lors d’un déclaration à la presse à Caracas la cheffe de l’opposition Maria Corina Machado.

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a de son côté exprimé de “sérieux doutes” quant à l’exactitude des résultats de l’élection présidentielle au Venezuela. “Nous craignons sérieusement que le résultat annoncé ne reflète pas la volonté ou le vote du peuple vénézuélien”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse au Japon.

“Il est essentiel que chaque vote soit compté de manière juste et transparente, que les responsables électoraux partagent immédiatement les informations avec l’opposition et les observateurs indépendants, et que les autorités électorales publient les résultats détaillés des votes”, a déclaré M. Blinken.

“La communauté internationale suit la situation de très près et réagira en conséquence”, a-t-il ajouté.

Le 29 juillet 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).