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Médecine – Le bruit causé par les transports augmente le risque de suicide

BALE – Le bruit causé par les transports augmente le risque de suicide, selon une étude du Swiss TPH. La circulation routière est en cause et dans une moindre mesure les chemins de fer.

Les troubles psychiques touchent près d’un milliard de personnes dans le monde. En Suisse, on estime qu’environ 1,4 million de personnes souffrent de problèmes de santé mentale et que près de 1000 personnes mettent fin à leurs jours chaque année, a indiqué mercredi l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) dans un communiqué.

L’étude, publiée dans la revue Environmental Health Perspectives, a analysé les données de 5,1 millions d’individus de la Swiss National Cohort de 2001 à 2015, âgés de 15 ans et plus. Elle montre que pour chaque palier supplémentaire de 10 décibels du bruit moyen à domicile causé par la circulation routière, le risque de suicide augmente de 4%.

Une association avec le bruit des chemins de fer, bien que moins marquée, a également été observée. Les résultats constatés étaient solides, même après un ajustement tenant compte de l’exposition à la pollution de l’air, du nombre d’espaces verts aux alentours du domicile et de plusieurs indicateurs socio-économiques.

Médecine - Le bruit causé par les transports augmente le risque de suicide

Un facteur de stress

“Nous avons utilisé les suicides comme indicateur des troubles psychiques, car nous ne disposons pas de données suisses solides sur les diagnostics de santé mentale tels que la dépression ou l’anxiété”, explique Benedikt Wicki, doctorant au Swiss TPH et premier auteur de l’étude, cité dans le communiqué.

“Le bruit augmente la charge mentale, contribuant au développement de troubles mentaux ou à l’aggravation d’un état préexistant”, ajoute le chercheur. Les mécanismes biologiques impliqués comprennent les troubles du sommeil, des niveaux accrus d’hormones de stress, des modifications des fonctions cérébrales ou le sentiment de perte de contrôle.

“Notre cerveau perçoit le bruit comme un signe de menace potentielle et active une réaction de lutte ou de fuite. Le bruit permanent causé par les transports lorsque vous êtes à la maison peut vous rendre agité et incapable de faire face au stress”, souligne Danielle Vienneau, auteure principale de l’étude.

Cette étude démontre en outre que des mesures de réduction du bruit telles que les limitations de vitesse, les véhicules plus légers et les revêtements routiers et pneus antibruit portent leurs fruits, conclut le Swiss TPH.

Le 29 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Stupéfiants – Vente régulée de cannabis à Zurich à partir de la mi-août 2023

ZURICH – La ville de Zurich lancera la vente contrôlée de cannabis après les vacances d’été. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a donné son feu vert à l’étude zurichoise, plus de trois mois après le début d’un projet-pilote similaire à Bâle. Elle prévoit la vente de cannabis dans des pharmacies, des clubs sociaux et un centre d’information sur les drogues.

Les consommateurs réguliers de cannabis peuvent désormais s’inscrire pour participer à l’étude, pour autant qu’ils soient majeurs et vivent en ville de Zurich, indique la municipalité mercredi dans un communiqué commun avec ses partenaires, l’Université de Zurich et la Clinique psychiatrique universitaire de Zurich. La première récolte des producteurs Pure Production et Swissextract est prévue en juillet.

Stupéfiants - Vente régulée de cannabis à Zurich à partir de la mi-août 2023

Le haschich dès octobre seulement

Les fleurs de cannabis devraient être mises en vente à partir de la mi-août. Les produits transformés en haschich ne seront disponibles qu’à partir de la mi-octobre, en raison d’une période de production et de traitement plus longue.

Au total, neuf produits bio sont proposés. Ils présentent des degrés de THC et de CBD différents.

Vingt-et-un points de vente

Les participants à l’étude pourront choisir s’ils souhaitent acheter leur produit dans une pharmacie, dans un club social ou au centre d’information sur les drogues de la ville. Le projet-pilote compte 21 points de vente.

La demande d’autorisation du projet “Züri Can – Du cannabis avec responsabilité” datait du mois de juin dernier. La Commission fédérale d’éthique avait donné son feu vert en août, avant que l’OFSP n’en fasse de même sept mois plus tard. “Nous nous réjouissons de pouvoir enfin lancer notre étude scientifique et de contribuer ainsi à une politique moderne de la drogue”, se félicite Andres Hauri (PVL), chef du dicastère municipal de la santé.

Le 22 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

La plus ancienne bible hébraïque connue s’expose en Israël

TEL-AVIV – La plus ancienne bible hébraïque quasi complète connue a été présentée mercredi 22 mars 2023 à la presse à Tel-Aviv, où elle doit être exposée au public pendant une semaine avant sa mise aux enchères à New York en mai 2023. Voir aussi notre vidéo : VIDEO – Comment avons-nous obtenu la Bible ?

La plus ancienne bible hébraïque connue s'expose en Israël

Le Codex Sassoon, du nom de son propriétaire le plus connu, David Solomon Sassoon (mort en 1942), daterait du Xe siècle après J.-C., voire de la fin du IXe, selon Sotheby’s, qui procédera à la vente.

Ce manuscrit relié (codex) contient les 24 livres de la Bible hébraïque, ou “Tanakh”, acronyme hébreu pour Thorah (ou Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible), Prophètes (“Neviim” en hébreu), et autres écrits (“Ketouvim”). Seules 12 feuilles manquent. Il est exposé à partir du jeudi 23 mars 2023 au Musée du peuple juif, sur le campus de l’université de Tel-Aviv.

“C’est un des moments les plus formidables de ma vie en tant que conservatrice”, a déclaré Orit Shaham Gover, responsable de ce musée, pour qui “cette ancienne bible reflète l’histoire du peuple juif depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui”.

Cette bible en hébreu contient aussi des passages en grec et en araméen et est dans un état de conservation visiblement exceptionnel.

Elle avait disparu pendant plus de 500 ans après la destruction de la synagogue de Makisin (aujourd’hui Markada, dans le nord-est de la Syrie) dans laquelle elle se trouvait avant de réapparaître en 1929, a déclaré Sharon Mintz, spécialiste des textes du judaïsme chez Sotheby’s.

Selon une datation au carbone 14, le Codex Sassoon est plus vieux et plus complet que le Codex d’Alep, écrit en Galilée au Xe siècle et rapporté en Israël dans les années 1950 après avoir été retrouvé dans cette ville syrienne.

Le manuscrit est également jugé antérieur au Codex de Leningrad, plus ancienne copie du texte de la Bible hébraïque subsistant dans son intégralité, et daté du début du XIe siècle.

“Le Codex Sassoon n’a été présenté qu’une seule fois au public, il y a des décennies, et est maintenant présenté avant d’être vendu aux enchères chez Sotheby’s à New York pour environ 30 à 50 millions de dollars, ce qui en fait potentiellement le manuscrit le plus cher jamais vendu aux enchères”, a indiqué la maison de vente dans un communiqué.

La vente doit avoir lieu en mai 2023, au cours de la classique saison des ventes de printemps qu’organisent les mastodontes du secteur à New York.

Voir aussi notre vidéo : VIDEO – Comment avons-nous obtenu la Bible ?

Le 22 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

EDITORIAL – L’UBS, ou la création d’un monstre en Suisse

La nouvelle banque UBS qui sera formée après la fusion avec Credit Suisse aura environ 5 trillions de dollars (5000 milliards) sous gestion. Le total du bilan de la grande banque sera de 1600 milliards de francs. Alors que le PIB suisse est d’environ 0,8 trillions de dollars (800 milliards), on a clairement la création d’un nouveau “monstre” mondial de la finance. Il commence à y avoir clairement une asymétrie entre le pouvoir d’UBS et la Confédération suisse. UBS pourrait être une banque pour servir un pays comme la France ou le Japon – c’est-à-dire des grandes économies, mais probablement pas un pays économiquement moyen comme la Suisse.

Le risque est que le directeur (CEO) et président du conseil d’administration de cette nouvelle institution aient presque plus d’influence que les 7 Conseillers fédéraux.

Que faire ?

Comme le relèvent certains spécialistes (ex. émission Forum de la RTS du 21 mars 2023), il sera probablement important de diminuer la taille de la banque en vendant des actifs ou opérations à d’autres banques ou institution financières. Le gouvernement suisse pourrait forcer à “démembrer” ce colosse, pour le moment qui n’est pas aux pieds d’argile, mais who knows un jour ?

Nouvelle crise ?

Il est évident qu’en cas de nouvelle crise bancaire pour la nouvelle UBS, le risque pris pour la Suisse (banque nationale notamment) pourrait devenir beaucoup trop grand pour la sauver. Rappelons-nous que certains grands pays comme l’Argentine n’arrivent pas à sortir de la crise financière depuis environ 25 ans, avec grande inflation, dette, dévissement de la devise.

L’économie est très sérieuse et chacun doit mettre sa pierre à l’édifice pour garantir une Suisse solide financièrement.

Le 22 mars 2023. Par Xavier Gruffat (diplômé MBA).

Credit Suisse doit suspendre le versement de bonus

BERNE – Credit Suisse doit suspendre le versement de certains boni à ses collaborateurs. Le Conseil fédéral a pris cette décision mardi pour les rémunérations déjà approuvées pour les exercices antérieurs à 2022 et qui ont été différées.

Le Département fédéral des finances (DFF) a signifié à Credit Suisse que l’établissement devait suspendre le versement de certaines rémunérations variables à ses collaborateurs, indique mardi un communiqué du gouvernement.

Cette décision concerne les rémunérations déjà approuvées pour les exercices antérieurs à 2022, mais dont le versement est différé. Cette décision ne porte pas sur les versements différés qui sont déjà en cours, précise le gouvernement. Par rémunérations variables différées, l’Administration fédérale des finances entend des composantes de salaire variables, tels des droits à des actions.

Marge de manoeuvre

Pour des raisons de sécurité juridique, le Conseil fédéral a décidé de ne pas interdire avec effet rétroactif le versement aux collaborateurs de Credit Suisse des rémunérations variables déjà approuvées pour l’exercice 2022. Il entend éviter que sa décision ne touche des personnes qui n’ont pas elles-mêmes causé la crise, précise-t-il.

La direction de Credit Suisse a elle renoncé volontairement aux rémunérations variables de 2022. La loi sur les banques prévoit que le Conseil fédéral puisse agir en matière de rémunération s’il accorde à une banque d’importance systémique une aide financière directe ou indirecte puisée dans les moyens de la Confédération.

Se fondant sur ses décisions de la semaine dernière, le Conseil fédéral a aussi chargé le DFF de lui soumettre d’autres mesures concernant les rémunérations variables pour les exercices antérieurs à 2022 et les exercices suivants.

Controverses

La question des boni versés à des cadres de la banque a fait parler d’elle dès l’annonce, dimanche soir, du rachat de Credit Suisse par UBS pour 3 milliards de francs, rachat soutenu et souhaité par le Conseil fédéral.

Interrogée durant la conférence de presse, la ministre des finances Karin Keller-Sutter avait répondu dans un premier temps que le versement de boni, contrairement aux dividendes, ne pouvait pas être interdit, puisqu’il s’agissait d’une reprise commerciale et non d’un sauvetage étatique.

Des parlementaires de son propre camp, comme le conseiller national Olivier Feller (PLR/VD) et le sénateur Andrea Caroni (PLR/GR) ont fait part de leur courroux et de leur désaccord sur ce point précis, s’appuyant sur l’article 10a la loi sur les banques.

Mme Keller-Sutter a ensuite rectifié le tir. Lundi, tous les partis ont fait part de leurs doléances. Ils s’accordent pour demander une session extraordinaire des Chambres fédérales sur la débâcle du CS.

Le PLR, pointé du doigt par la gauche et l’UDC pour sa proximité avec la banque, a expressément ciblé les boni des ex-dirigeants du Credit Suisse en vertu de l’article 10a de la loi sur les banques.

Le 21 mars 2023. Par Keystone-ATS.

Crédit Suisse : le parti PEV exige un changement de mentalité sur toute la ligne !

Le rachat dramatique du Crédit Suisse par l’UBS, associé à des milliards de garanties de la Confédération et de la BNS, montre une chose : la politique du “too big to fail” a échoué. Avec la nouvelle UBS, c’est un colosse qui voit le jour, dont l’exposition aux risques sera encore plus grande et devra au bout du compte être prise en charge par les contribuables. Pour le PEV, il est clair qu’un changement de mentalité s’impose sur toute la ligne. Des solutions durables à la problématique du “too big to fail” avec une véritable gouvernance ainsi qu’une scission des différents secteurs de l’UBS, en vue de minimiser les risques, sont nécessaires. Et il faut des dirigeants qui assument enfin leur responsabilité éthique globale d’entrepreneur, au lieu de se concentrer sur la maximisation des profits et des bonus individuels. En tout cas, cela ne peut pas continuer comme jusqu’ici !

Le 19 mars 2023 entrera dans l’histoire de la place financière suisse comme un coup de ton­nerre. L’UBS absorbe le Crédit Suisse, avec des garanties de plusieurs milliards de la Confédération et de la BNS ainsi qu’une réduction inquiétante des droits des actionnaires. Les deux grandes banques d’importance systémique de la Suisse donnent ainsi naissance à une mégabanque d’une dimension à peine imaginable et avec des risques encore plus importants et imprévisibles.

Le PEV exige un changement de mentalité sur toute la ligne !

Une analyse impitoyable des responsabilités est indispensable !

La loi sur les “too big to fail”, introduite après la crise financière de 2008 et qui aurait dû s’appliquer dans la situation actuelle, s’est révélée inefficace et sans effet, de nouvelles actions de sauvetage encore plus gigantesques que précédemment ayant été nécessaires.

« Le PEV exige une analyse impitoyable et transparente pour déterminer où, quand et pourquoi les acteurs impliqués n’ont pas assumé leurs responsabilités, en premier lieu le CS, mais aussi l’autorité de surveillance bancaire étatique FINMA et la BNS. Il n’est définitivement plus possible de se contenter de regarder vers l’avant et de continuer comme jusque là. »

Lilian Studer, Conseillère nationale et Présidente du PEV Suisse

Les bénéfices pour les banques, les risques pour l’État et les contribuables : inacceptable !

Car ce qui était déjà manifeste en 2008 s’est à nouveau vérifié : les grandes banques prennent des risques irresponsables, les managers perçoivent, manifestement à tort, des salaires et des bonus de plusieurs millions, mais tout cela doit être garanti par l’État et par la BNS, donc par les contribuables. Et maintenant, il ne reste qu’une seule banque qui, il n’y a pas si long­temps, a elle-même dû être sauvée par l’État.

Il faut réduire les risques et séparer les divers secteurs d’importance systémique !

D’innombrables questions sont encore en sus­pens et il n’est pas exclu que les actionnaires du Crédit Suisse déposent de nom­breuses plaintes. Mais une chose est sûre : maintenant, la Suisse ne peut plus se permettre un effondrement de l’UBS et la problématique du “too big to fail” doit rapidement être résolue de manière effective et durable. Du point de vue du PEV, cela ne peut signifier qu’une seule chose : il faut réduire les risques et sur tout séparer les divers secteurs d’importance systémique de l’UBS, de ses secteurs spéculatifs.

La responsabilité éthique globale de l’entrepreneuriat s’impose pour tous !

Mais pour le PEV, il est aussi clair que les risques inhérents au secteur financier ne pourront jamais être gérés uniquement par des réglementations. Il faut au contraire agir de manière responsable et faire preuve d’un esprit d’entrepreneuriat éthique. Il faut des dirigeants qui assument enfin leur responsabilité éthique globale d’entrepreneurs, au lieu de se concentrer sur la maximisation des profits et des bonus individuels. Cela a fait cruellement défaut au CS par le passé. L’éthique individuelle prévalente se manifeste même honteusement dans la situation actuelle, dans la mesure où les bonus doivent continuer à être versés malgré la débâcle. Le Conseiller national Nik Gugger souligne que des lignes directrices éthiques sont plus que jamais nécessaires.

Le 20 mars 2023. Source : communiqué de presse du PEV. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Temps de travail – Le parlement de la ville de Zurich veut tester la semaine de 35h

ZURICH – Les employés de l’administration communale de Zurich pourraient travailler moins pour le même salaire. Le législatif de la ville a adopté mercredi une motion du camp rose-vert demandant de tester dans un projet-pilote la semaine de 35 heures.

Temps de travail - Le parlement de la ville de Zurich veut tester la semaine de 35h

Le texte a été approuvé par 60 voix contre 57, contre la volonté de l’exécutif. Celui-ci devra élaborer un projet-pilote permettant de tester la semaine de 35 heures chez les employés travaillant en équipe. Outre le personnel soignant, il s’agit de collaborateurs du nettoyage, de la police municipale ou des transports publics.

Le coût de cet essai n’est pas encore connu. Le responsable des finances Daniel Leupi (Verts) a mis en garde contre des dépenses supplémentaires pouvant atteindre 110 millions de francs si la réduction du temps de travail était un jour introduite dans l’ensemble de l’administration. Il faudrait en outre trouver jusqu’à 1500 employés supplémentaires pour combler les lacunes.

Le 15 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

En Valais, les élèves auront des “journées joker”

SION – En Valais, les élèves auront des “journées joker”. Le Conseil d’Etat a répondu positivement lundi à une motion, acceptée par le parlement, allant dans ce sens.

“Dans une optique d’adaptation à l’organisation familiale actuelle et de responsabilisation des élèves et des parents, le Département de l’économie et de la formation accepte la proposition de mettre en place des jours joker”, écrit ce dernier dans sa réponse. Cette nouveauté se fera dans un premier temps pour une période d’essai de trois ans.

Avec l’introduction de ces journées, les parents pourront choisir individuellement quatre demi-jours de congé par an et par enfant sans devoir en justifier le motif. La motion, acceptée en juin dernier par 77 voix contre 40 et 3 abstentions, était portée par les centristes Delphine Michaud et Andrea Amherd-Burgener, l’UDC Grégory Logean ainsi que les socialistes Patricia Constantin et Eliane Aebischer.

En Valais, les élèves auront des "journées joker"

Un mois à l’avance

La demande de congé devra être déposée un mois avant l’absence. Il ne sera pas possible de prendre des jours joker lors de journées spéciales comme le premier et le dernier jour d’école, les journées culturelles et sportives, la course d’école ou les camps.

La demande pourra être refusée les jours où se déroulent des épreuves importantes de même que lorsqu’un élève présente déjà des absences injustifiées. Les jours joker ne sont pas transférables d’une année scolaire à l’autre. Les parents seront responsables des congés qu’ils sollicitent pour leurs enfants et doivent assurer le suivi du programme. Les leçons et devoirs manqués doivent être rattrapés.

En Suisse, 15 cantons alémaniques les proposent déjà, de même que Fribourg et le Jura.

Le 13 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Fédérales 2023 – Roger Köppel (UDC) ne se représentera pas au Conseil national

ZURICH – Le conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) ne se représentera pas lors des élections fédérales de cet automne. Il a annoncé vendredi sa démission pour la fin de la législature.

Fédérales 2023 - Roger Köppel (UDC) ne se représentera pas au Conseil national

“En raison de défis entrepreneuriaux accrus dans le cadre de l’expansion réussie de la Weltwoche et de Weltwoche Online, je vais démissionner de mon mandat parlementaire après deux législatures”, a indiqué vendredi Roger Köppel dans un communiqué. Il explique qu’il veut aussi laisser “la place à de nouvelles forces du canton de Zurich”.

Editeur et rédacteur en chef de l’hebdomadaire la Weltwoche, Roger Köppel siège au Conseil national depuis 2015. Il est notamment membre de la Commission de politique extérieure.

Le 3 mars 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Etats-Unis – La Floride de DeSantis, un laboratoire vers la Maison-Blanche

Par Gerard Martinez, AFP

MIAMI – Sa candidature à la présidentielle de 2024 aux Etats-Unis est presque un secret de Polichinelle, mais Ron DeSantis résiste à l’idée de descendre prématurément dans l’arène. Le gouverneur républicain de Floride s’évertue à faire de son Etat un laboratoire des idées conservatrices, espérant qu’elles le propulsent vers la Maison-Blanche.

Etoile montante de la droite dure, cet ancien officier de la marine fait quasiment quotidiennement les gros titres des journaux américains, happés par son combat contre les politiques, entreprises et professeurs, qu’il qualifie de “woke”. En clair, le quadragénaire accuse un groupe d'”élites” d’imposer leur idéologie progressiste à une société qui la refuse. Il s’est engagé à faire de son Etat un rempart.

Les premières salves ont été tirées au début 2022, quand Ron DeSantis a restreint l’enseignement à l’école primaire des sujets en lien avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. La mesure, très controversée, a été surnommée par ses opposants “Don’t say gay” (“Ne parlez pas des homosexuels”).

Etats-Unis - La Floride de DeSantis, un laboratoire vers la Maison-Blanche

“Le tombeau du ‘wokisme'”

Quelques mois plus tard, le gouverneur défendait vigoureusement l’interdiction d’un cours au lycée sur l’histoire afro-américaine, accusant ses auteurs de vouloir endoctriner des enfants. “La Floride est le tombeau du ‘wokisme'”, avait-il fièrement déclaré en novembre, après avoir été réélu haut la main au poste de gouverneur de cet Etat du sud-est du pays.

Ancien joueur de baseball universitaire, marié et père de trois enfants, ce catholique incarne l’autorité et la famille traditionnelle, des valeurs qui séduisent l’électorat républicain, comme Katye Campbell, une ancienne enseignante de 48 ans.

“Je suis conservatrice et je ne pense pas que l’on devrait parler d’orientation sexuelle ou d’identité de genre en cours”, confie la mère de trois enfants, membre du conseil d’école de son comté, au nord de Miami.

A gauche, on dénonce une attaque orchestrée contre la liberté d’expression et d’enseignement, qui a notamment conduit au retrait d’une dizaine de livres des bibliothèques scolaires ces derniers mois.

Indignation et applaudissements

M. “DeSantis se sert de la question de l’éducation en Floride pour faire campagne sur quelque chose qui n’a rien à voir avec l’éducation en Floride”, alerte Amy Reid, directrice d’un programme d’études sur le genre à l’université New College.

Son campus a été la dernière cible de l’équipe de DeSantis, qui a remanié son conseil d’administration, réputé progressiste, pour lui donner une majorité conservatrice.

L’indignation de la gauche américaine, les applaudissements de la droite et une abondante couverture médiatique: les effets des politiques de Ron DeSantis sont toujours les mêmes. Ils offrent au gouverneur, qui flirte ouvertement avec l’idée d’une candidature à la présidentielle de 2024, une attention dont de nombreux candidats rêveraient.

Jusqu’ici, la recette a été gagnante. Quasiment inconnu au bataillon avant sa victoire surprise au poste de gouverneur en 2018, Ron DeSantis a braqué les projecteurs sur son Etat en s’opposant vivement aux obligations vaccinales et de port du masque durant la pandémie de Covid-19.

“Construire sa marque”

Les commerces et écoles de Floride avaient rouvert bien plus tôt que dans le reste du pays, s’attirant les louanges des républicains. Désormais, ce conservateur est perçu comme le plus grand rival de l’ancien président américain Donald Trump pour l’investiture républicaine.

Comme en atteste le titre de ses mémoires, “The Courage to Be Free: Florida’s Blueprint for America’s Revival” (“Le courage d’être libre: la Floride comme modèle pour redresser l’Amérique”), Ron DeSantis a les yeux rivés sur la Maison-Blanche.

“La Floride a établi un modèle de gouvernance qui a produit des résultats concrets, tout en incarnant une sorte de camouflet contre les élites bornées qui poussent notre pays au bord du précipice”, écrit-il dans ce livre, disponible en rayons mardi. Mais pour Charles Zelden, professeur de sciences politiques à l’université Nova Southeastern, basée en Floride, le républicain n’est toutefois “absolument pas pressé de déclarer sa candidature”.

“Il est en train de construire sa marque. C’est plus facile de faire cela en disant qu’il est concentré sur la Floride”, analyse le professeur.

Le 26 février 2023. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay