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Marché du travail – Entreprises suisses optimistes pour le quatrième trimestre 2024

ZURICH – Malgré les défis économiques, les employeurs suisses affichent des intentions d’embauche stables pour les trois derniers mois de l’année, selon Manpower. La Suisse offre des perspectives d’emploi supérieures à la moyenne de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA).

Les derniers résultats de l’enquête Manpower sur les perspectives d’emploi publiés mardi montrent que les employeurs suisses restent optimistes pour le quatrième trimestre 2024, mais réduisent légèrement leurs projets d’embauche. La prévision nette d’emploi (PNE) s’élève à 32%, soit un recul de 2% par rapport au trimestre précédent et de 6% par rapport à l’année dernière.

“Cette évolution modérée reflète la situation économique actuelle de la Suisse, caractérisée par une croissance lente mais stable. Notre pays continue d’afficher les perspectives d’emploi les plus optimistes de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA)”, a commenté Eric Jeannerod, directeur de ManpowerGroup pour la Suisse. La PNE de la région EMEA s’inscrit en effet à 21%, en hausse de 2% depuis le dernier trimestre et en baisse de 3% par rapport à l’année dernière.

Marché du travail - Entreprises suisses optimistes pour le quatrième trimestre 2024

Le boom de la Suisse centrale

À l’exception du Tessin, les perspectives d’emploi restent positives dans tout le pays, mais avec des différences notoires. La Suisse centrale affiche la PNE la plus élevée, à 60%, soit une augmentation de 29% depuis le trimestre dernier.

Les régions de Suisse orientale (49%) et de l’Espace Mittelland (40%) présentent également une tendance positive et affichent respectivement une augmentation de 5% et de 14% par rapport au trimestre précédent. Dans le nord-ouest de la Suisse (22%) et dans la région lémanique (26%), les perspectives d’embauche ont diminué respectivement de 23% et de 20%. Le Tessin (-4%) affiche toujours une PNE négative. Cependant, par rapport au troisième trimestre 2024 (-15%), l’écart entre la hausse et la baisse des intentions d’embauche s’est considérablement réduit.

Les moteurs de l’emploi

Les secteurs des technologies de l’information, des biens de consommation et des services sont les moteurs de l’emploi. Des perspectives d’emploi positives sont attendues en particulier dans le secteur des technologies de l’information, qui reste solide avec une croissance attendue de 46%. Cette dynamique est portée par la transformation numérique et l’adoption croissante de solutions technologiques dans tous les secteurs.

Les secteurs des biens de consommation et des services présente également des perspectives favorables (43%), soutenues par les prochains événements commerciaux majeurs que sont le Black Friday et les vacances de Noël. Dans le secteur de la finance et de l’immobilier (21%), le rythme des embauches devrait toutefois ralentir depuis le dernier trimestre.

Fidélisation, compétences et orientation sexuelle

Selon l’enquête Manpower, les entreprises suisses encouragent activement la fidélisation des collaborateurs et le renforcement des compétences. Cependant, la promotion de l’acceptation des différentes orientations sexuelles et identités de genre en est encore à ses débuts pour 64% des sociétés. Les mesures les plus couramment mises en œuvre sont les mesures anti-discrimination (52%) et les pratiques d’embauche axées sur la diversité (52%).

Lorsqu’il s’agit de rapport de force entre salariés et employeurs, ces derniers (59%) se considèrent comme avantagés. Il convient de noter que la flexibilité des horaires de travail semble être le sujet dans lequel les salariés s’estiment le mieux positionné.

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Le 11 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

CHRONIQUE – L’Europe est malade de l’immigration

Par Philippe Barraud (journaliste) – Contenu exclusif sur Romanvie.ch

On le dit avec un peu d’embarras, mais c’est pourtant une évidence: l’immigration massive que subit l’Europe a des conséquences graves sur la sécurité, l’économie et la politique.

En Suisse, la population a augmenté de 1,7% au 31 décembre 2023, pour atteindre 8 962 300 de personnes. Sachant que ces chiffres, publiés par l’Office fédéral de la statistique, ne prennent évidemment pas en compte les personnes résidant sans papiers ou sans droit dans notre pays, on peut affirmer que la Suisse a largement dépassé le chiffre de 9 millions d’habitants, puisqu’on peut facilement passer nos frontières sans contrôle.

Il ne faut donc pas de voiler la face: ce n’est pas le taux de fécondité de la population suisse qui explique cette forte augmentation, puisqu’à 1,39 enfant par femme, il est le plus bas depuis 20 ans. C’est évidemment sur le compte de l’immigration qu’il faut mettre cette évolution démographique, qui s’accompagne d’une pression extrême sur les logements et les infrastructures.

Un impact progressif mais réel sur nos mœurs

Mais pas seulement: plus difficile à quantifier, l’impact de l’immigration sur nos modes de vie, sur la société, sur les valeurs et le vivre ensemble, est immense, même s’il n’est pas visible immédiatement. On le sait, si on excepte le groupe des réfugiés ukrainiens, l’écrasante majorité des migrants en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient sont de confession musulmane, souvent élevés dans une conception assez rigoureuse de leur religion. Ils débarquent, souvent jeunes et seuls, dans une Europe dont les racines chrétiennes s’effilochent certes, mais pour autant, ils n’ont pas ni l’envie ni l’intention de se fondre dans nos modes de vie, notre culture et nos mœurs, en particulier en ce qui concerne le statut des femmes.

C’est un problème extrêmement sérieux, mais le monde politique ne l’aborde qu’avec réticence – question d’image et de convictions personnelles. Le discours sur ce que fuient les migrants et ce qu’ils nous apportent est reçu comme positif, il parle de solidarité et d’accueil; mais il occulte les aspects sombres des vagues migratoires qui accablent l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni, entre autres, et qu’on ne peut plus considérer comme anecdotiques.

L’Europe est malade de l’immigration

Criminalité en hausse

Il s’agit essentiellement de la criminalité, dont le passé récent montre qu’elle devient de plus en plus violente, sous des motivations souvent religieuses, comme en attestent les récentes attaques au couteau en Allemagne. Dans ce pays, où des milliers d’attaques au couteau ont lieu chaque année (!) – comme en Grande-Bretagne et, dans une moindre mesure, en France –, une étude citée par Le Temps montre une brusque augmentation de la criminalité à partir de 2015, de +10,4%, imputée pour 92,1% à des réfugiés. Or 2015, c’est l’année où Angela Merkel a ouvert toutes grandes les portes de l’immigration – «Wir schaffen das», disait-elle. On voit hélas que ce n’est plus du tout le cas !

L’extrême-droite tire les marrons du feu

Il est impératif que l’Europe et la Suisse contrôlent mieux l’immigration. Les conséquences des politiques actuelles, pour le moins laxistes, se font de plus en plus sentir. En Suisse par exemple, on l’a dit, il faut construire des dizaines de milliers de logements, au détriment de la nature et du bien-être des habitants, pour loger les migrants qui arrivent, attirés par la prospérité du pays, son économie en quête permanente de main d’œuvre, ses institutions sociales généreuses, et une législation très protectrice pour les migrants, même indésirables. En effet, les renvois sont interdits dans de nombreux cas, en particulier en Afrique du Nord et de l’Est, d’où viennent pourtant un grand nombre de jeunes criminels !

La mollesse des gouvernements européens et suisse a des conséquences économiques et sociales fortes, mais aussi des conséquences politiques sérieuses. Elle fait le lit de l’extrême-droite, qui trouve là une brèche pour s’approcher de plus en plus du pouvoir. En France, elle est devenue faiseuse de rois, elle s’impose comme incontournable dans le débat politique; même situation en Allemagne, où elle surfe sur la colère des Allemands face à la violence des réfugiés.

Seule une politique migratoire rigoureuse, fondée sur le respect de la population résidente et non sur les seuls intérêts de l’économie et des migrants, nous mettra à l’abri d’une montée de la violence et du délabrement à petit bruit de la société.

Une telle politique est d’autant plus indispensable que les migrations sont appelées à augmenter massivement, en particulier à cause des conséquences dévastatrices du changement climatique. La ceinture inter-tropicale de la planète, très fortement peuplée, va devenir partiellement inhabitable à court terme. Ses habitants n’auront d’autre choix que de partir. Pour aller où ?

Le 10 septembre 2024.

Religion – Plaintes contre Sanija Ameti après des tirs sur une image de Jésus

ZURICH – Les Jeunes UDC portent plainte contre Sanija Ameti, coprésidente d’Opération Libero, pour avoir tiré sur une image représentant Jésus et Marie. Les images des tirs, publiées sur Instagram, ont été supprimées et la politicienne zurichoise (Vert’libéraux) s’est excusée.

Les Jeunes UDC ont déposé une pliante pénale pour violation de la liberté de croyance et de culte, ont-ils indiqué lundi dans un communiqué. Nicolas Rimoldi, fondateur du mouvement antivax “Mass-Voll”, a également annoncé qu’il allait porter plainte. L’UDC a aussi déposé une question au parlement cantonal bernois, car Sanija Ameti travaille comme doctorante à l’Université de Berne.

Le Blick a révélé dimanche les images publiées par Sanija Ameti sur Instagram. La politicienne âgée de 32 ans a réagi et elle a effacé les images après avoir pris conscience de leur contenu religieux. a-t-elle écrit sur X. Elle a également demandé pardon.

Religion - Plaintes contre Sanija Ameti après des tirs sur une image de Jésus

Image criblée de balles

Les images montraient Sanija Ameti avec un pistolet lors d’un entraînement au tir, ainsi qu’une représentation de Marie et Jésus criblée de balles.

Selon la politicienne zurichoise, l’image provenait d’un catalogue d’une maison de vente aux enchères. Il s’agit de “La Madone à l’Enfant et l’Archange Michel”, un tableau réalisé vers 1375 par le peintre italien Tommaso del Mazzo. Le tableau doit être vendu aux enchères le 20 septembre.

Sanija Ameti est membre du parlement de la ville de Zurich. Elle siège au comité directeur des Vert’libéraux du canton de Zurich. Les Vert’libéraux et son employeur, Farner Consulting, se sont distanciés des images publiées par la politicienne.

Le 9 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédit photo : Instagram (via Le Peuple.ch)

France – Michel Barnier déjà sous le feu de la gauche et la pression du RN

PARIS – Tout juste nommé à Matignon, Michel Barnier a essuyé samedi les tirs croisés de la gauche, qui a appelé à manifester dans plusieurs villes pour dénoncer “un coup de force”, et du Rassemblement national, qui dit placer le nouveau Premier ministre “sous surveillance”.

C’est le baptême du feu pour Michel Barnier qui doit déjà faire face à des manifestations à l’appel de La France insoumise, notamment à Paris. Un cortège a arpenté samedi après-midi le classique Bastille-Nation, réunissant 26’000 personnes selon la police, 160’000 selon les organisateurs.

Samedi soir, les autorités ont recensé 110’000 manifestants dans le pays, contre 300’000 selon les initiateurs du mouvement. La colère exprimée est d’abord tournée contre Emmanuel Macron et son “coup de force démocratique”, selon les mots des initiateurs de la marche, furieux de ne pas voir nommée à Matignon Lucie Castets, candidate d’une gauche unie forte de 193 députés.

France - Michel Barnier déjà sous le feu de la gauche et la pression du RN

“Une provocation”

“La démocratie, ce n’est pas seulement l’art d’accepter d’avoir gagné, c’est aussi l’humilité d’accepter de perdre”, a ainsi lancé le patriarche Insoumis Jean-Luc Mélenchon à l’adresse d’Emmanuel Macron, juché sur un camion dans le cortège de la capitale.

“Ce que Macron nous offre ce n’est pas une cohabitation, c’est une provocation”, a tancé sur BFMTV la cheffe des écologistes Marine Tondelier, promettant de ne pas se “résigner”, depuis le rassemblement de Lille – l’un des 150 revendiqués dans le pays.

Deux mois après les législatives anticipées, “l’élection a été volée”, assure le patriarche insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui exhorte à une forte mobilisation sur les quelque “150 points à travers la France” revendiqués par les organisateurs.

Le choix de Michel Barnier, issu de la droite, a renforcé la détermination des manifestants. “Nous voyons qu’un pacte a été scellé entre la macronie, la droite et l’extrême droite”, a pesté devant la presse parisienne la députée LFI Aurélie Trouvé, alors que fusaient dans la foule des “Macron démission”.

“Personne n’est dupe”

Et si M. Barnier a indiqué vendredi soir être prêt à travailler avec la gauche, “personne n’est dupe”, a ajouté Mme Trouvé, qui n’a guère apprécié le discours de fermeté sur l’immigration du pensionnaire de Matignon, jugeant qu’il répétait “ce que l’extrême droite a toujours dit”.

L’initiative, lancée fin août par deux syndicats d’étudiants et de lycéens puis reprise en main par LFI, s’inscrit dans une stratégie de contestation plus large des Insoumis qui ont déposé également à l’Assemblée une procédure de destitution du président.

Mais les troupes mélenchonistes peinent à faire le plein de soutien à gauche: comme les grandes centrales syndicales, le PS n’a pas relayé l’appel à manifester samedi ; et seuls six élus écologistes et trois ultramarins ont paraphé, en plus des députés LFI, la proposition de destitution.

Un gouvernement “fragile”?

Mais la pression n’est pas venue que de la gauche samedi. Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, en déplacement à la foire de Chalons-en-Champagne, a exigé de M. Barnier que “les sujets du Rassemblement national” soient pris en compte par un futur gouvernement étiqueté comme “fragile”.

Si le RN a jusque-là fait savoir qu’il jugerait M. Barnier “sur pièces”, et n’entendait pas tenter de le renverser à l’Assemblée nationale avant de connaître le contenu de son programme, le ton s’est durci, le parti à la flamme capitalisant sur son contingent de 126 députés (142 avec les alliés d’Eric Ciotti). “Nous aurons sans doute un rôle d’arbitre dans les prochains mois et à compter d’aujourd’hui”, a rappelé le chef du RN.

“Je crois qu’à compter de ce jour, M. Barnier est un Premier ministre sous surveillance (…) d’un parti politique qui est désormais incontournable dans le jeu parlementaire”, a-t-il ajouté. “Moi, je suis sous la surveillance de tous les Français”, a rétorqué M. Barnier en marge de son premier déplacement en tant que chef du gouvernement, à l’hôpital Necker à Paris.

A l’adresse de la gauche, il a récusé les mots de “coup de force, qu’il n’y a pas lieu de prononcer”.” “On n’est pas dans cet état d’esprit là: l’esprit, c’est de rassembler autour d’un projet d’action gouvernementale”, a-t-il encore plaidé, faisant valoir que la situation financière du pays était “grave”.

Le Premier ministre a également poursuivi samedi ses consultations à Matignon où il a échangé samedi matin avec sa prédécesseure Elisabeth Borne, saluant chez M. Barnier un homme “méthodique, solide, expérimenté”.

Le 7 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Eglise catholique – Le pape conclut sa visite à Jakarta sous le signe du “dialogue”

JAKARTA – Le pape François a de nouveau appelé au “dialogue” mercredi après-midi lors d’une messe géante dans un stade de 80’000 places, point culminant de la première étape de sa tournée en Asie-Pacifique. Il avait signé dans la matinée un document conjoint avec le grand imam de la mosquée de Jakarta.

Dans son homélie, le souverain pontife a encouragé les Indonésiens à “parcourir avec confiance le chemin du dialogue, à garder votre bonté et votre gentillesse… pour être des bâtisseurs d’unité et de paix”, à l’avant-dernier jour de sa visite en Indonésie qu’il quittera vendredi pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Des éventails aux chapeaux en passant par les T-shirts, casquettes, chapelets ou livrets de messe, l’image du pape argentin était partout. “Viva Il Papa !!”, “viva Papa Francesco !!”, a repris la foule en rythme avec la musique, avant le début de la cérémonie.

Eglise catholique - Le pape conclut sa visite à Jakarta sous le signe du "dialogue"

“Déshumanisation”

Mercredi matin, lors d’une rencontre interreligieuse devant la mosquée Istiqlal, la plus grande d’Asie du Sud-Est, le chef de l’Eglise catholique et le grand imam Nasaruddin Umar, s’étaient inquiétés de la “déshumanisation” liée à la “généralisation des conflits et de la violence”. Ils ont appelé à “prendre des mesures décisives pour préserver l’intégrité de l’environnement naturel et de ses ressources”.

Cette rencontre, en présence des représentants des six confessions reconnues officiellement – islam, protestantisme, catholicisme, bouddhisme, hindouisme et confucianisme – constituait l’un des temps forts de la visite de trois jours du pape à Jakarta.

Malgré un rythme effréné, le pontife de 87 ans est apparu souriant et en bonne forme depuis son arrivée mardi: plaisantant volontiers avec les fidèles, il n’a semblé gêné ni par la chaleur humide de Jakarta, ni par les nombreuses sollicitations.

Inaugurée en 1978, la mosquée Istiqlal, qui peut accueillir 250’000 fidèles, est voisine de la cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption. Les deux édifices sont reliés par un “tunnel de l’amitié” d’une trentaine de mètres construit en 2020, symbole de fraternité religieuse. “Aux nombreux signes de menace, aux périodes sombres, opposons le signe de la fraternité”, a déclaré le pape devant le tunnel.

“Sauver notre environnement”

Après avoir assisté à la récitation chantée d’un passage du Coran puis à une lecture d’un passage de l’Evangile, le pape a signé la “Déclaration d’Istiqlal” avec les représentants des autres confessions.

Ce document s’ajoute aux démarches entreprises par François pour développer le dialogue avec les autres religions: il s’est rendu à plusieurs reprises dans des pays à majorité musulmane et a signé en 2019 à Abu Dhabi un document sur la fraternité humaine avec le grand imam d’Al-Azhar d’Egypte.

“Nous avons deux grands messages. Le premier c’est que (…) l’humanité est une, il n’y a pas de couleurs. Et le deuxième, comment sauver notre environnement”, a déclaré à l’AFP le grand imam de Jakarta, Nasaruddin Umar.

L’immense archipel abrite la plus importante population musulmane au monde (242 millions, soit 87% des habitants), pour quelque huit millions de catholiques (moins de 3%).

Tournée marathon

En milieu de matinée, François a ensuite rencontré des personnes pauvres soutenues par des associations caritatives au siège de la conférence épiscopale indonésienne.

Après Paul VI en 1970 et Jean Paul II en 1989, François est le troisième pape à se rendre dans le pays, dont la capitale a mis son image à l’honneur, avec des drapeaux du Vatican et des affiches de bienvenue.

Cette visite s’inscrit dans une tournée marathon dans quatre pays d’Asie du Sud-Est et d’Océanie, initialement prévue en 2020, mais reportée en raison de la pandémie de Covid-19: François qui quittera Jakarta vendredi matin est ensuite attendu en Papouasie-Nouvelle-Guinée, puis au Timor oriental et à Singapour où il achèvera le 13 septembre un périple de 32.000 km.

Ce 45e voyage à l’étranger constitue un défi physique de taille pour le jésuite argentin, qui se déplace en fauteuil roulant mais apparaît souvent revigoré par les voyages et le contact avec les fidèles.

Le 5 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Assurance maladie – La franchise minimale de primes pourrait augmenter

BERNE – L’UDC revient avec une idée qu’elle avait contribué à faire couler en 2019: augmenter périodiquement la franchise minimale pour s’adapter à l’évolution des coûts de la santé. Dans sa réponse publiée jeudi, le Conseil fédéral accepte la proposition sans commentaire.

Assurance maladie - La franchise minimale de primes pourrait augmenter

Le gouvernement avait été forcé de légiférer en ce sens en 2019. Il avait développé un concept qui ne concerne pas les enfants. Toutes les franchises des adultes devaient grimper de 50 francs dès que les coûts bruts moyens par assuré dépassaient treize fois la franchise ordinaire.

L’UDC, qui avait retourné sa veste lors du vote final, et la gauche s’étaient alliés pour enterrer le projet. Un revirement qui avait agacé.

Mais aujourd’hui, la formation conservatrice estime justifié d’augmenter le montant de la franchise minimale et de l’adapter périodiquement. La hausse de la franchise et le mécanisme d’adaptation devraient être modérés, afin que la même franchise puisse être choisie pendant plusieurs années et que la stabilité du système soit garantie, précisent la députée Diana Gutjahr (UDC/TG) et la sénatrice Esther Friedli (UDC/SG) dans leurs motions.

Selon elles, une hausse de la franchise fera un peu baisser le montant des primes tout en freinant une future hausse. Comme dans le projet sur la table en 2019, les franchises des enfants ne seront pas soumises au mécanisme proposé.

Le 5 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Le nombre de décès du choléra a augmenté de 71% l’année dernière

GENEVE – Le nombre de décès dus au choléra dans le monde a augmenté de 71% l’année dernière, à plus de 4000, par rapport à l’année précédente. Celui des cas a aussi progressé, de 13%, a affirmé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.

Au total, 45 pays ont relayé des infections, dix de plus par rapport à 2021. Près de 40% des cas portaient sur des enfants de moins de cinq ans.

Le nombre de décès du choléra a augmenté de 71% l'année dernière

Les conflits, le changement climatique, l’eau impropre, la pauvreté ou encore les déplacements de populations ont tous contribué à l’augmentation de l’épidémie. Le nombre de cas a reculé d’un tiers au Proche-Orient et en Asie, mais il a avancé de 125% en Afrique où de nombreux décès ont été observés en dehors des centres de santé.

Pour la première fois, de nombreux pays ont fait état de telles contaminations dans les communautés. De quoi montrer des décalages dans l’accès aux soins. Moins de dix pays font face à d’importantes épidémies, dont l’Afghanistan, la République démocratique du Congo (RDC) ou le Malawi à plus de 10’000 contaminations.

Selon des données préliminaires, la situation reste difficile cette année. Plus de 20 pays sont confrontés à des épidémies actives. Près de 350’000 cas et près de 2500 décès ont déjà été observés.

Fin 2022, le groupe international en charge du dispositif d’attribution des vaccins avait décidé la suspension de l’approche de deux doses pour lui préférer celle à une dose, en raison de la demande importante. Mais un record de 35 millions de doses avaient pu être toutefois acheminées l’année dernière, la moitié du nombre qui avait été demandé.

Le 4 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Etats-Unis – Trump joue sur le ressentiment d’une masculinité blessée

JOHNSTOWN – Il ne tarit pas d’éloges sur les dirigeants à poigne, il s’entoure de champions de sports de combat et tient par-dessus tout à projeter une image de force : Donald Trump joue à fond la carte du virilisme.

Opposé à une candidate démocrate, la vice-présidente sortante Kamala Harris, comme lors de sa campagne victorieuse de 2106 face à Hillary Clinton, il se retrouve sur la défensive concernant sa position fluctuante sur l’avortement.

Kamala Harris bénéficie d’un regain de soutien de l’électorat féminin alors que le milliardaire républicain s’est souvent vanté d’avoir permis l’annulation de la garantie fédérale du droit à l’IVG.

Mais Donald Trump courtise assidument l’électorat qui, pêle-mêle, plébiscite les cryptomonnnaies, le MMA et considère que la société américaine a sombré dans le “wokisme”.

“Il parle à notre génération”, dit à l’AFP Nick Passano, 37 ans, venu assister avec quatre autres investisseurs dans les cryptomonnaies connus sous le nom de Maga Boyz, tous tatoués, à un meeting de Trump à Johnstown, en Pennsylvanie (nord-est) la semaine dernière.

Etats-Unis - Trump joue sur le ressentiment d'une masculinité blessée

Des “hommes forts”

“Nous devons faire entendre notre voix sur l’exemple que nous voulons donner à nos enfants, c’est-à-dire des hommes forts et masculins”, ajoute-t-il.

L’attitude combative du candidat républicain de 78 ans, la joue ensanglantée, juste après avoir échappé à une tentative d’assassinat lors d’un meeting le 13 juillet, a encore galvanisé cette ferveur lors de la convention du parti conservateurs quelques jours plus tard.

“Si vous êtes un homme dans ce pays et que vous ne votez pas pour Donald Trump, vous n’êtes pas un homme”, a ainsi asséné le commentateur conservateur Charlie Kirk.

Et pendant la convention, le catcheur Hulk Hogan a déchiré son t-shirt et l’a qualifié de “gladiateur”.

Un contraste saisissant, exploité à fond par son équipe de campagne, avec le déclin affiché par le président sortant Joe Biden, 81 ans, plombé par son catastrophique débat face à Donald Trump en juin.

– “Masculinité blanche persécutée” –

Mais l’abandon de Joe Biden, soudainement remplacé par Kamala Harris, 59 ans, a bouleversé la donne.

Il est plus risqué pour Donald Trump de bomber le torse face à une femme d’origine jamaïcaine et indienne que face à un autre homme blanc de plus de 70 ans, selon les commentateurs.

Paul Johnson, professeur de communication à l’Université de Pittsburgh, estime cependant qu’il n’adaptera pas son message à ce changement d’adversaire.

La “vision trumpiste” consiste à décrire un monde “méchant”, où les “+vrais Américains doivent être prêts à sa battre pour leur place, à dire des vérités désagréables et racistes, et si nécessaire à utiliser la violence”, affirme Paul Johnson à l’AFP.

En témoigne notamment la fréquente republication par Donald Trump sur ses réseaux sociaux d’attaques grossières à caractère sexuel contre Kamala Harris.

Ses jeunes partisans au meeting de Johnstown y voient pour leur part une preuve de son intrépidité.

“Le fait qu’il soit lui-même est la raison pour laquelle je l’aime autant”, confie Wyatt Waszo, employé de restaurant âgé de 21 ans.

Mais Donald Trump ne fait que surfer sur la vague du mouvement machiste, selon les analystes.

De nombreuses émissions de radio conservatrices se font l’écho de ce qu’elles qualifient de “malaise masculin”. C’est une réaction viscérale à la mondialisation et à des mouvements comme #MeToo ou Black Lives Matter, explique à l’AFP Kristin Kobes Du Mez, professeure d’histoire et d’études de genre à l’Université Calvin, dans le Michigan (nord).

“Cette idée d’une masculinité blanche persécutée et dédaignée est très étroitement liée à celle de la grandeur américaine, considérée comme en état de siège”, selon elle.

Et dans cette conception du monde, “cette grandeur peut être restaurée en donnant libre cours à cette masculinité rugueuse, voire impitoyable”, poursuit Kristin Kobes Du Mez.

“Trump joue sur les peurs de perdre ce que l’on a”, résume-t-elle.

De son côté, Kamala Harris se garde bien de placer sa candidature sous le signe de l’accession inédite d’une femme à la Maison Blanche.

Et les stratèges démocrates espèrent que le profil de son colistier Tim Walz, un progressiste mais aussi ancien militaire, ex-entraîneur de football américain, chasseur et pêcheur, lui feront gagner quelques points sur ce front.

Le 4 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Diabète – Seules, les cellules bêta du pancréas régulent mieux la glycémie

GENEVE – Le pancréas régule mieux la glycémie et est plus sensible à l’insuline lorsqu’il ne dispose que de cellules bêta. Ces résultats, constatés chez des souris adultes par une équipe de l’Université de Genève (UNIGE), ouvrent de nouvelles perspectives cliniques dans la prise en charge du diabète.

Diabète - Seules, les cellules bêta du pancréas régulent mieux la glycémie

Il était admis que les cellules bêta ne pouvaient fonctionner correctement qu’en présence des autres cellules productrices d’hormones, les cellules alpha, delta et gamma, réunies en îlots dans le pancréas, a indiqué mardi l’UNIGE. Pour le vérifier, l’équipe de Pedro Herrera, professeur au Département de médecine génétique et développement et au Centre du diabète de la Faculté de médecine, a éliminé toutes les cellules non-bêta du pancréas.

Il s’avère que ces cellules ne sont pas essentielles pour maintenir l’équilibre glycémique, selon les résultats de l’étude publiés dans la revue Nature Metabolism. En effet, l’organisme recrute d’autres cellules hormonales hors du pancréas pour faire face à la brusque diminution de glucagon et des autres hormones du pancréas.

Les chercheurs de l’UNIGE estiment que les stratégies qui se concentrent sur les cellules à insuline pourraient s’avérer payantes. Ils prévoient à présent d’établir le profil moléculaire et épigénétique des cellules non-bêta de personnes diabétiques et non diabétiques, afin d’identifier les éléments qui pourraient permettre d’induire la conversion de ces cellules en cas de diabète.

Le 3 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Croissance économique en Suisse – UBS relève sa prévisions de croissance pour 2024

ZURICH – UBS relève légèrement son attente de croissance de l’économie suisse en 2024. L’établissement anticipe désormais une progression du produit intérieur brut helvétique de 1,4% cette année, contre 1,3% attendu jusqu’alors. La valeur pour 2025 reste inchangée à 1,5%.

Croissance économique en Suisse - UBS relève sa prévisions de croissance pour 2024

En données corrigées des événements sportifs, la croissance du PIB devrait s’inscrire cette année à 1%, contre 0,9% prévu jusqu’alors, estime mardi UBS. Selon les économistes du numéro un bancaire helvétique, l’économie suisse s’est caractérisée ces derniers trimestres par une consommation toujours solide et une industrie faible, le secteur secondaire ayant lui aussi stimulé la croissance.

Mais au-delà, l’économie helvétique a pu s’appuyer sur la bonne tenue des affaires de sa première branche exportatrice, l’industrie pharmaceutique, laquelle est venue soutenir l’ensemble du secteur manufacturier.

Pour 2025, les prévisionnistes de la grande banque continuent de tabler sur une croissance du PIB suisse de 1,5%. Corrigée des effets des événements sportifs, la progression est désormais attendue à 1,7%, contre 1,6% jusqu’alors. Les baisses à venir des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient insuffler un vent de dynamisme à l’économie du Vieux-Continent. Mais l’heure de la reprise n’a pas encore sonné.

En matière d’inflation, les économistes de la banque aux trois clefs en restent à un renchérissement de 1,2% en 2024 et de 1% l’an prochain en Suisse. Les effets dits “de second tour”, comme par exemple les revendications salariales, bien que visibles, demeurent modestes. Ils devraient encore persister ces prochains trimestres, avant de finalement s’atténuer.

Le 3 septembre 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).