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Le Nicaragua et son gouvernement de gauche ferme 1500 ONG, la plupart religieuses

SAN JOSE – Le gouvernement du Nicaragua a décrété lundi la fermeture de 1500 ONG, pour la plupart religieuses, dans ce qui constitue la plus grande dissolution d’organisations ordonnée par le président Daniel Ortega depuis 2018 et les manifestations contre son régime.

Selon une décision du ministère de l’Intérieur, publiée dans le journal officiel La Gaceta, la radiation de ces 1500 ONG est justifiée par le fait qu’elles “n’ont pas déclaré” leurs “états financiers” pendant des périodes allant de un à 35 ans. Leurs biens seront saisis par l’État.

Il s’agit de la plus importante fermeture massive d’ONG décrétée par le gouvernement. Elle porte à plus de 5100 le nombre d’organisations civiles dissoutes depuis 2018.

Le Nicaragua et son gouvernement de gauche ferme 1500 ONG, la plupart religieuses

Le Nicaragua a renforcé son arsenal juridique

Le Nicaragua a renforcé son arsenal juridique à la suite des manifestations contre le régime du président Ortega en 2018, qui ont fait plus de 300 morts en trois mois, selon l’ONU.

Parmi les ONG fermées, se trouvent principalement des organismes religieux mais aussi des associations caritatives, sportives, indigènes ou d’anciens combattants du régime sandiniste.

Le gouvernement du président Ortega affirme notamment que l’Eglise a soutenu les manifestations antigouvernementales de 2018.

Daniel Ortega a gouverné dans les années 1980 après le triomphe de la révolution sandiniste, est revenu au pouvoir en 2007 et a été réélu lors de scrutins non reconnus par Washington, l’Union européenne (UE) et des organismes internationaux.

Le 19 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Le mythe du 7e art Alain Delon s’en est allé

PARIS – Légende du cinéma mondial, acteur instinctif à la beauté incandescente mais aussi réac assumé à l’ego énorme: Alain Delon, l’acteur de “Plein soleil” et du “Samouraï”, s’est éteint dimanche à 88 ans. Son décès a suscité une vague d’émotion.

“Alain Fabien, Anouchka, Anthony, ainsi que (son chien) Loubo, ont l’immense chagrin d’annoncer le départ de leur père”, affirment ses enfants d’une même voix, tournant le dos à des mois de bisbilles ultra médiatisées. L’acteur français, qui souffrait d’un lymphome, est décédé vers 03h00, a précisé son fils Anthony à l’AFP.

“Monsieur Klein ou Rocco, le Guépard ou le Samouraï, Alain Delon a incarné des rôles légendaires, et fait rêver le monde. Prêtant son visage inoubliable pour bouleverser nos vies”, a réagi sur X le président Emmanuel Macron, qui a salué “un monument français”.

“Le bal est fini”

“Sa disparition creuse un vide abyssal que rien ni personne ne pourra combler”, a confié à l’AFP Brigitte Bardot, dernière légende vivante du 7e art français.

Rarissime au cinéma depuis la fin des années 90, l’acteur avait fait les gros titres à l’été 2023 quand ses enfants avaient porté plainte contre sa dame de compagnie Hiromi Rollin parfois décrite comme sa compagne, suspectant un abus de faiblesse. Avant de se livrer bataille quant à la dernière demeure de l’acteur, affaibli depuis un AVC en 2019.

Peu avant, en mai 2019, il était à Cannes pour recevoir une Palme d’or d’honneur, entre larmes et discours aux accents testamentaires. “C’est un peu un hommage posthume, mais de mon vivant”, avait déclaré l’acteur. Le directeur du festival Thierry Frémaux a salué dimanche la “filmographie éblouissante” d’Alain Delon.

“Le bal est fini. Tancredi s’en est allé danser avec les étoiles…”, a pour sa part réagi Claudia Cardinale, sa partenaire dans “Le Guépard”, dans un message transmis à l’AFP.

L’acteur a vécu ses dernières années dans sa propriété de Douchy (Loiret), à une centaine de kilomètres au sud de Paris, dans laquelle il prévoyait de se faire enterrer, non loin de ses chiens. La préfecture a donné son “accord de principe”.

Devant sa maison, des personnes sont venues déposer quelques fleurs dimanche matin.

Le mythe du 7e art Alain Delon s'en est allé

Mélange de beauté et de froideur

En hommage à l’acteur, plusieurs chaînes bouleversent leurs grilles pour diffuser ses plus grands films, y compris RTS2 qui diffusera dimanche dès 20h50 “La piscine” (1969), film incandescent qui scelle les retrouvailles de l’acteur à l’écran avec son ancienne compagne Romy Schneider.

Alain Delon était naturalisé suisse depuis 1999. Le directeur de la Cinémathèque Suisse, Frédéric Maire, a aussi rendu hommage à l’homme de scène domicilié dans le canton de Genève. “C’est un mythe du cinéma qui disparaît en tant qu’acteur, à travers ses rôles, mais aussi en tant que producteur”, a-t-il déclaré à Keystone-ATS.

Loin des acteurs cérébraux, Delon était un instinctif de génie. Il s’enorgueillissait de n’avoir jamais travaillé sa technique et s’appuyait sur son charisme, mélange unique de beauté incandescente et de froideur cassante.

Des atouts auxquels Dior a rendu hommage sur X, évoquant “un acteur remarquable” et “l’un de ses plus proches amis”, alors que le jeune Delon, époque “La piscine” (1969), était devenu en 2009 l’égérie d’un des parfums de la maison.

Le mythe Delon

Le cinéaste le plus important dans sa carrière est Jean-Pierre Melville, qui le dirige dans deux chefs d’oeuvre, “Le samouraï” (1967) et “Le cercle rouge” (1970).

Ces rôles définissent le mythe Delon, qu’il exploitera dans de nombreux autres polars par la suite: l’homme d’honneur viril et taiseux, obligé de se battre seul contre des forces qui le dépassent.

Ce personnage archétypal inspirera des réalisateurs du monde entier, comme le Hong-Kongais John Woo ou l’Américain Quentin Tarantino, alors même que le Français n’a jamais percé à Hollywood.

Pour l’Académie des César, Delon “était devenu une icône éternelle du septième art, l’incarnation du cinéma français à l’international”.

Ego et rivalités

De rivalité en rares collaborations (“Borsalino” en 1970 et “Une chance sur deux” en 1998), la carrière de Delon se construit parallèlement à celle d’un autre monstre sacré, son ami Jean-Paul Belmondo. “Alain, un jour vous m’avez dit que mon père vous manquait, aujourd’hui c’est vous qui allez nous manquer énormément”, a réagi sur Instagram Paul Belmondo, le fils de “Bébel”.

Mais si l’acteur Delon était unanimement admiré, l’homme a souvent été critiqué et jugé antipathique. Certains lui ont reproché ses prises de position, en faveur de son ami, le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, pour la peine de mort ou contre l’homosexualité, qu’il avait qualifiée de “contre-nature”.

Son retour à Cannes, en mai 2019, pour recevoir une Palme d’or d’honneur, avait d’ailleurs été précédé d’une polémique, des féministes contestant cet honneur.

Cet homme de droite revendiqué, nostalgique des années de Gaulle, était aussi moqué pour son ego et son habitude de parler de lui à la troisième personne.

Sur les réseaux sociaux, l’INA a exhumé un extrait d’une émission de 1996, où Alain Delon était questionné par Bernard Pivot. “Et si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire à vous, Alain Delon ?”.

Réponse: “Puisque tel est ton plus grand et ton plus profond regret – je le sais – viens, je te mène à ton père et ta mère, afin que pour la première fois, enfin, tu les vois ensemble”.

Le 18 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

BioNTech-Pfizer: échec pour un vaccin contre la grippe et le Covid

BERLIN – Les laboratoires allemand BioNTech et américain Pfizer ont fait état vendredi de l’échec de la dernière phase de test clinique pour mettre au point un vaccin à ARN messager permettant de lutter contre la grippe et le Covid-19.

Les essais cliniques de phase III, menés sur 8.000 adultes entre 18 et 64 ans, “n’ont atteint qu’un seul des deux objectifs d’immunité” visés par les deux entreprises, ont-elles indiqué dans un communiqué de presse.

Dans le détail, le candidat vaccin n’a pas prouvé son efficacité contre la grippe de type B, ce qui était pourtant l’un de ses objectifs principaux.

Il a en revanche “obtenu des résultats plus élevés vis-à-vis de la grippe de type A, ainsi qu’une réponse contre le Covid-19 comparable” aux autres vaccins, ont détaillé les laboratoires.

Après cet échec, BioNTech et Pfizer comptent “évaluer les ajustements à apporter au vaccin afin d’améliorer les réponses immunitaires contre la grippe B” et “discuteront des prochaines étapes avec les autorités sanitaires”, selon le communiqué.

Les deux entreprises avaient enregistré l’an dernier des résultats concluants lors de la deuxième phase de test de leurs essais cliniques.

Ce résultat est d’autant plus décevant pour BioNTech et Pfizer que l’un de leur concurrent, l’américain Moderna, a indiqué en juin avoir obtenu de bons résultats pour son propre vaccin combiné contre la grippe et le Covid-19.

Testé sur plusieurs milliers de personnes, le vaccin a, selon le groupe, “déclenché une réponse immunitaire plus élevée” que des vaccins séparés déjà approuvés contre ces deux maladies.

BioNTech-Pfizer: échec pour un vaccin contre la grippe et le Covid

En 2020, BioNTech et Pfizer avaient été en mesure de créer rapidement et avec succès le premier vaccin Covid-19 approuvé au monde, lequel a généré des milliards d’euros de revenus pour les deux entreprises.

Le laboratoire de biotechnologie allemand, créé en 2008, avait été le premier à voir son vaccin appliquant la technologie de l’ARN messager approuvé dans un grand nombre de pays dès la fin 2020, soit quelques mois seulement après l’éclatement de la pandémie.

Les scientifiques pensent que l’ARNm, qui provoque une réponse immunitaire en introduisant dans les cellules humaines des molécules génétiques contenant le code des éléments clés d’un agent pathogène, pourraient changer la donne dans la lutte contre de nombreuses maladies.

Pouvoir administrer un seul et même vaccin contre la grippe et le Covid-19 à la fois permettrait en outre d’augmenter les taux de vaccination dans les populations à risque.

Le 16 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Alimentation – A court d’oeufs, la Suisse doit en importer davantage

BERNE – Face à une demande élevée, la Suisse doit importer davantage d’oeufs. Le Conseil fédéral a décidé mercredi d’augmenter de 7500 tonnes, le nombre d’oeufs pouvant être importé, soit une hausse de 43%.

Alimentation - A court d'oeufs, la Suisse doit en importer davantage

Cette mesure s’applique dès le 1er septembre et jusqu’à la fin de l’année, indique le gouvernement dans un communiqué. Des importations supplémentaires restent nécessaires, malgré la hausse de 35% de la production nationale au cours des dix dernières années, remarque-t-il.

Cette année, la moitié du contingent tarifaire partiel, qui s’élève en temps normal à 17’428 tonnes d’oeufs, avait déjà été utilisée fin avril, soit trois semaines après Pâques. Fin juillet, il restait encore moins de 20% de ce contingent.

Les responsables de la filière des oeufs ont demandé fin mai déjà à l’Office fédéral de l’agriculture de l’augmenter, de sorte à ce qu’il soit légèrement supérieur aux besoins estimés pour un approvisionnement suffisant jusqu’à la fin de l’année.

Le 14 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

CHRONIQUE – Comment l’IA va anéantir la société humaine : ignorants et rassasiés (Ph. Barraud)

Par Philippe Barraud (journaliste) – Contenu exclusif sur Romanvie.ch – Lire ici partie 1

Dans l’existence de nos contemporains, le divertissement et l’amusement ont pris une place prépondérante, et c’est peut-être pour cela qu’un nombre croissant d’entre eux, et en particulier les jeunes, rechigne à travailler à plein temps. Le travail, autrefois valeur cardinale dans la société et dans la famille, apparaît comme une corvée, comme une activité abrutissante, alors qu’il y a tant de manières plus gaies et plus gratifiantes de passer son temps !

Il est vrai que, en cette période de prospérité, le travail n’est pas une denrée rare, le choix est grand, et on peut assez facilement gagner de quoi vivre sans s’investir à fond dans une activité professionnelle. Autant de temps dégagé, mais pour faire quoi ? Partager davantage avec sa famille ? Se cultiver ? Faire du sport ?

Il faut plutôt chercher du côté de l’offre de distraction, dont la panoplie est infinie, et dans laquelle l’intelligence artificielle joue un rôle central aujourd’hui déjà. Non seulement l’IA propose, voire impose, des distractions innombrables, mais elle les conçoit elle-même, et les ajuste de plus en plus finement, en fonction des goûts et des intérêts de chacun, tout en les liant à des enjeux commerciaux. Et pour cela, elle dispose d’un instrument massue: les réseaux sociaux, un véritable fil à la patte, voire une sorte de perfusion vitale, dont nous croyons ne pouvoir nous passer, ne serait-ce que pendant une heure.

Chacun à fait l’expérience de la publicité qui apparaît immédiatement sur l’écran à la suite d’un achat en ligne, d’une recherche quelconque, ou même d’un appel téléphonique. Ce traçage, auquel il est très difficile d’échapper, est au cœur de la machine, puisqu’il faut retenir votre attention à tout prix, au moyen de propositions innombrables adaptées à vos penchants, et donc élaborées sur mesure.

Ni droits d’auteurs ni acteurs !

Les professionnels du cinéma et de la musique ont bien compris le danger, qui ont récemment entrepris des grèves dures pour empêcher les producteurs et les studios de les remplacer par de l’IA. Ils ont obtenu partiellement gain de cause jusqu’ici mais, dans un contexte juridique flou et en pleine évolution, et dans un marché qui représente des centaines de milliards, il est évident que des producteurs peu scrupuleux mettront sur le marché des musiques, des romans et des films fabriqués à 100% par l’IA, donc sans droits d’auteurs ni acteurs en chair et en os, juste des avatars plus vrais que nature.

Les ressources sont si abondantes, et l’IA si puissante, que chacun pourra même bientôt, dans sa cuisine, fabriquer un épisode d’une série à la mode, et en inventer l’épilogue à son goût; un Hitchcock convaincant; un roman dans le style de Flaubert, de Dumas ou de Joël Dicker; un Van Gogh, un Salvator Mundi de Leonard de Vinci plus convaincant que celui qui s’est vendu à prix d’or !

Mais si n’importe qui peut produire un chef-d’œuvre, grâce à l’IA et au pillage des données et des biens culturels sur lequel elle repose, que devient le créateur, l’artiste, quelle sera la valeur intrinsèque, mais aussi économique, des œuvres créées, originales ou issues de l’IA?

CHRONIQUE – Comment l’IA va anéantir la société humaine - 2. - Ignorants et rassasiés

Le savoir migre du cerveau à la machine

Cela vaut évidemment pour tous les producteurs de contenus quels qu’ils soient: dans le domaine académique, il est devenu presque la norme pour les chercheurs de faire rédiger des articles par l’IA, comme pour les étudiants bien sûr, qui peuvent présenter en un temps record des travaux bien documentés, sans devoir courir après les sources et les compiler. Mais là est le piège: l’IA les dispense d’apprendre à travailler, en faisant le boulot à leur place, et dans toutes les langues possibles !

Cette évolution interroge de manière vertigineuse la place de l’humain face au savoir et à la culture, puisque le savoir et la culture migreront de son cerveau à une machine quelconque, smartphone, ordinateur, montre connectée, puce sous-cutanée. La culture d’un individu, toute riche soit-elle, n’atteindra jamais la totalité du savoir que maîtrise l’IA. Dès lors, à quoi bon apprendre les langues et lire des essais ou des livres d’histoire, puisque mon smartphone a réponse à tout, en texte et en images ? Certes, en retour nous aurons besoin en permanence de notre béquille informatique omnisciente, telle le robot doré CPO pour les héros de Star Wars, sans qui nous serions réduits à l’impuissance !

Ignorants et désoeuvrés, libérés du travail par l’IA, les humains vont se transformer en couch potatoes, vautrés devant leurs écrans, sautant à perdre haleine d’une distraction à l’autre, qui leur livreront exactement ce qu’ils ont envie de voir et d’entendre. Le rêve, quoi…

Lire ici la 1ère partie

Le 14 août 2024.

Etats-Unis – Trump et Musk fraternisent lors d’une interview

LOS ANGELES – Donald Trump et son richissime soutien Elon Musk ont échangé un florilège de théories radicales lundi, en comparant les immigrés clandestins à des “zombies” ou en parlant de “coup d’Etat” contre le président américain Joe Biden, lors d’une conversation sur X, largement retardée par des problèmes techniques.

Le patron du réseau social, également aux manettes de Tesla et Space X, avait promis un moment “très divertissant”. Il a surtout permis à M. Trump de recycler ses thèmes de campagne en présence d’un interlocuteur amical, déterminé à ne pas le contredire.

L’ex-président républicain a une nouvelle fois promis “la plus grande déportation de l’histoire” des Etats-Unis, en affirmant faussement que l’afflux massif de migrants sous l’administration Biden a fait augmenter la criminalité.

“Nous avons des gens qui affluent comme si c’était une (…) apocalypse zombie”, a acquiescé M. Musk, qui a longtemps eu une relation compliquée avec M. Trump, mais le soutient publiquement depuis la tentative d’assassinat contre lui le mois dernier.

Le géant de la tech en a profité pour cataloguer Kamala Harris, nouvelle concurrente de M. Trump dans la course à la Maison Blanche, comme une candidate “d’extrême gauche”.

A la peine pour contrer l’enthousiasme généré par l’entrée en lice de Mme Harris, M. Trump a remis en cause sa légitimité. Le renoncement de Joe Biden, plombé par les doutes sur sa santé, “était un coup d’Etat”, a fulminé le tribun de 78 ans.

Etats-Unis - Trump et Musk fraternisent lors d'une interview

40 minutes de retard

La discussion a été écoutée par plus d’un million d’utilisateurs en direct, sur une plateforme de laquelle M. Trump avait été banni après l’invasion du Capitole à Washington le 6 janvier 2021.

Elle a débuté avec plus de 40 minutes de retard, à cause de problèmes techniques présentés par M. Musk comme une cyberattaque. Le milliardaire a évoqué “une attaque DDOS massive”, dite de déni de service, destinée à embouteiller les serveurs de l’entreprise pour provoquer une panne.

“Cette attaque massive illustre l’opposition de beaucoup de gens à entendre simplement ce que le président Trump a à dire”, lorsque l’échange a finalement démarré.

Embarrassant, l’épisode a rappelé le fiasco déjà subi par X lors de l’entrée en campagne de l’ex-candidat républicain Ron DeSantis, diffusée sur la plateforme et plombée par des problèmes techniques.

Depuis le rachat de Twitter par M. Musk — qui l’a renommé X et a permis à M. Trump d’y réactiver son compte –, la plateforme est mise en cause pour son laxisme face à la désinformation. Ses détracteurs l’accusent aussi d’être devenue un porte-voix pour la droite radicale.

A quelques heures de l’échange, le commissaire européen au numérique Thierry Breton a mis en garde Elon Musk, lui adressant un courrier pour lui rappeler ses obligations de modération.

Des camarades

Pendant deux heures, les deux milliardaires sont apparus comme deux camarades discutant dans un bistro, sans jamais s’opposer.

M. Trump a par exemple ironisé sur le changement climatique, en expliquant que la montée des océans se traduira par “plus de propriétés en bord de mer”. Ce qui ne l’a pas empêché de louer les voitures électriques Tesla produites par son interlocuteur, qu’il trouve “incroyables”. “Ce n’est pas comme si la maison était en feu immédiatement”, a abondé M. Musk, qui a félicité le tribun pour ses “tweets épiques”.

M. Trump en a profité pour vanter ses relations avec des dirigeants autoritaires comme le président russe Vladimir Poutine ou le Nord-Coréen Kim Jong Un. S’il revient au pouvoir, les Etats-Unis seront plus en sécurité sur la scène mondiale, a-t-il promis. “Je pense que les gens sous-estiment le risque d’une troisième guerre mondiale”, a complété M. Musk.

Le patron a même semblé candidater pour un poste sous une future potentielle administration Trump, en expliquant qu’il aimerait participer à une commission qui “s’assurerait que l’argent des contribuables est dépensé à bon escient”.

Une perspective séduisante pour l’ex-président, qui a félicité M. Musk pour les vagues de licenciements qu’il a imposées chez X. “Vous êtes le meilleur réducteur de coûts”, a-t-il complimenté.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, M. Musk a conclu en dramatisant les enjeux du scrutin.”Je pense que nous sommes à un tournant du destin de la civilisation et je pense que nous devons prendre le bon chemin”, a-t-il confié à M. Trump. “Et je pense que vous êtes le bon chemin”.

Le 13 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

 

Etats-Unis – Biden admet avoir jeté l’éponge sous pression de son camp démocrate

WASHINGTON – Joe Biden a pour la première fois admis dans une interview diffusée dimanche avoir renoncé à un dernier mandat sous pression de son camp démocrate. Ce en raison de son âge et face au “danger” d’une victoire de Donald Trump.

Le président des Etats-Unis, qui a abandonné le 21 juillet la course à la Maison Blanche, a expliqué sur la télévision CBS que des parlementaires démocrates avaient exprimé de sérieuses craintes sur leurs chances d’être réélus lors des législatives partielles qui se tiendront le même jour que la présidentielle, le 5 novembre.

“Un certain nombre de mes collègues démocrates à la Chambre (des représentants) et au Sénat ont pensé que j’allais leur porter préjudice”, a-t-il reconnu en ne mentionnant que Nancy Pelosi. La très influente ancienne cheffe des démocrates à la Chambre a reconnu la semaine dernière qu’elle avait prévenu que la campagne de M. Biden, 81 ans, ne conduirait “pas sur le chemin vers la victoire”.

Depuis trois semaines, la presse américaine affirme que Mme Pelosi, qui n’a jamais soutenu Joe Biden pour un dernier mandat, et l’ancien président Barack Obama ont fait pression sur le locataire de la Maison Blanche pour qu’il jette l’éponge.

“Préoccupé”

Alors, “j’étais préoccupé par le fait que si je restais dans la course, vous m’interrogeriez uniquement là-dessus”, a répondu l’intéressé sur CBS qui a réalisé ce court entretien il y a quelques jours à la Maison Blanche.

Visiblement en meilleure forme que lors de son débat désastreux le 27 juin en direct sur CNN face à l’ex-président et de nouveau candidat républicain Donald Trump, 78 ans, Joe Biden a aussi reconnu à demi-mots que son âge avait pesé dans sa décision de se retirer.

“Je peux à peine dire l’âge que j’ai (…) J’ai du mal à le sortir de ma bouche”, a admis l’octogénaire, qui cherche de plus en plus souvent ses mots et dont l’expression orale d’une voix faible et enrouée est parfois difficile à comprendre. Il a toutefois assuré qu’il n’avait “pas de problème grave” de santé et que le soir de ce débat calamiteux contre Donald Trump il était “vraiment, vraiment, dans un mauvais jour (…) parce que malade”. Après son retrait, M. Biden a immédiatement soutenu sa vice-présidente Kamala Harris, 59 ans. Aussitôt en campagne, l’ancienne procureure et sénatrice de Californie, une femme noire d’origine jamaïcaine et indienne, est assurée d’être investie par la convention du Parti démocrate à Chicago du 19 au 22 août, avec son colistier, le gouverneur du Minnesota Tim Walz.

Etats-Unis - Biden admet avoir jeté l'éponge sous pression de son camp démocrate

“Obligation pour le pays”

“J’ai une obligation envers le pays de faire la chose la plus importante qui est en notre pouvoir: nous devons, nous devons battre Trump”, a martelé Joe Biden, promettant de faire campagne avec le “ticket” Harris/Walz qui bénéficie d’un élan au sein du Parti et des électeurs démocrates.

Des sondages publiés samedi donnent en effet Kamala Harris gagnante face à Donald Trump dans trois Etats clés qui pourraient décider du sort de l’élection, inversant la tendance des derniers mois et au moment où la campagne des républicains bat de l’aile.

Car pour Joe Biden, son rival Donald Trump, qui a bouleversé la démocratie américaine en une décennie, sera “un véritable danger pour la sécurité de l’Amérique” s’il retourne à la Maison Blanche le 20 janvier 2025.

“La question cruciale reste pour moi – et ce n’est pas une blague – de préserver la démocratie”, a martelé ce vieux routier de la politique depuis 50 ans, qui s’était présenté en 2020 face au président Trump à l’époque parce que justement la démocratie était selon lui “en jeu”.

Le camp républicain critique ces accusations des démocrates contre leur champion. L’homme d’affaires new-yorkais a promis cette semaine une “passation pacifique” du pouvoir, bien que son départ de la Maison Blanche ait été chaotique avec l’assaut du Capitole par ses partisans le 6 janvier 2021.

Le colistier de M. Trump, le sénateur de l’Ohio J.D. Vance, interrogé dimanche par trois chaînes de télévision, s’en est pris à Kamala Harris, comptable selon lui du bilan de l’administration Biden car c’était elle qui “commandait”.

Le 11 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Enseignement – Les enseignants romands sont insatisfaits

BERNE – Les enseignantes et enseignants en Suisse romande sont insatisfaits dans leur profession. Dans une enquête menée notamment par le Syndicat des enseignants romands (SER), ils ont donné une note globale de 3,9 sur 6. La note est de 4,2 en Suisse alémanique.

Il est complexe d’effectuer des comparaisons entre les régions linguistiques, a noté jeudi devant les médias Olivier Solioz, vice-président du SER. Concernant la note de 3,9, il ne faut pas s’arrêter à cette seule donnée selon lui, mais plutôt repérer quels sont les points de tension.

Dans cette première enquête en Suisse romande, les enseignants déplorent une image véhiculée dans le public qui est considérée comme très mauvaise. Ils citent aussi un manque de ressources, d’espace et de temps. Les nombreux réseaux à mettre en place avec les différents thérapeutes ainsi que le côté chronophage et administratif des séances complexifient le travail des enseignants.

Ces lacunes pèsent aussi sur l’école intégrative ou à visée inclusive, a continué le vice-président du SER. Si tous les enseignants ont la volonté d’offrir à tous les élèves le temps nécessaire à leur développement personnel, ils doivent faire face à ces manques et se retrouvent à la croisée des chemins entre volonté de bien faire et réalité du terrain.

Pour remédier à cette situation, il faut faire émerger rapidement des propositions, respectant les réalités humaines, financières et logistiques. Cela permettra de faire de ces objectifs élevés une réussite et non une contrainte, a estimé M. Solioz.

Enseignement - Les enseignants romands sont insatisfaits

Santé impactée

Cette situation impacte aussi la santé du corps enseignant. Dans ce domaine, ce dernier donne une note très basse de 2,8, soulignant la difficulté de se déconnecter après la journée de travail ou le sentiment de se sentir surchargé.

La santé globale des enseignants n’a pas évolué de manière positive depuis les dernières enquêtes, a commenté Olivier Solioz. Il est nécessaire de renforcer les procédures pour améliorer la situation. Un personnel enseignant reposé et plein d’énergie est indispensable pour une école qui fonctionne bien, d’après M. Solioz.

Il a donc appelé les cantons à poursuivre leur collaboration en renforçant les mesures mises en place pour diminuer les facteurs de stress. Et de citer la réduction des “réformes à tout-va”, l’encouragement des périodes de vraies coupures pendant l’année scolaire, ainsi que la diminution de la charge administrative.

M. Solioz a demandé de porter une grande attention à ces points de tension car ils font partie des aspects-clés de la profession. Martina Brägger, qui a conduit l’enquête, a émis l’hypothèse que la satisfaction est moindre en Suisse romande notamment en raison d’écoles plus grandes, avec davantage d’élèves et de professeurs.

Points positifs

Le vice-président du SER a toutefois aussi relevé plusieurs points positifs soulevés par les enseignants interrogés, comme le travail satisfaisant avec leurs élèves en classe. Ils se disent également contents de pouvoir s’appuyer sur leurs collègues en cas de difficulté, dans une “ambiance saine et sereine”.

Les relations avec les parents et les représentants légaux sont aussi vues de manière positive. Celles avec les directions d’école se passent aussi globalement bien.

Certains des aspects qui sont le coeur même de la profession sont donc des sources de satisfaction pour les enseignants, s’est félicité Olivier Solioz. Et de commenter: les enseignants aiment leur profession et donnent du sens à ce qu’ils font.

“Suffisant” en Suisse alémanique

En Suisse alémanique, c’est la cinquième fois depuis 1990 qu’une enquête du genre est menée. Avec une note de 4,2, la satisfaction y est jugée “suffisante”. “Il n’y a pas de grands changements”, a souligné Dagmar Rösler, présidente centrale de la faîtière alémanique Lehrerinnen und Lehrer Schweiz (LCH), évoquant une stagnation.

“Les enseignants sont dans l’ensemble contents dans leur métier, mais il y a des signaux d’alarme”, a-t-elle déclaré. Comme en Suisse romande, ils font face à une surcharge administrative et à un manque de ressources, notamment dans l’encouragement de l’école intégrative. Elle a toutefois rappelé que le corps enseignant est favorable à ce système, faisant référence à la volonté du PLR de l’abandonner.

Pour cette étude représentative réalisée au printemps, 16’500 questionnaires ont été évalués en Suisse alémanique (36,4% de taux de réponse) et 2230 en Suisse romande (26,7%). Une enquête a aussi été menée au Liechtenstein pour la première fois.

Le SER et la LCH ont par ailleurs décidé d’approfondir leur collaboration. Ils ont signé un contrat d’association en vue d’une Assemblée des délégués commune. Leur collaboration sera institutionnalisée, avec un comité composé de représentants des deux parties. Le comité se consacrera aux champs d’activité communs au niveau national. M. Solioz a salué “un pas décisif qui nous permettra d’envisager une éventuelle fusion”.

Le 8 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Banques – Le risque de bulle immobilière diminue, selon UBS

ZURICH – Le risque de bulle immobilière a diminué par rapport à l’année dernière, estime UBS. La baisse des coûts d’utilisation suite à l’abaissement des taux directeurs de la Banque nationale suisse (BNS) et la faible croissance des volumes hypothécaires ont le plus contribué à ce recul.

Banques - Le risque de bulle immobilière diminue, selon UBS

L’UBS Swiss Real Estate Bubble Index a poursuivi son recul au deuxième trimestre 2024 pour s’établir à 0,74 point, indique la grande banque dans un rapport présenté mercredi. Le risque de bulle immobilière est donc considéré comme “modéré”. L’indice se situe toutefois à un niveau significativement plus bas que lors de la crise du début des années 1990.

Les prix des logements en propriété ont enregistré une hausse de 0,4% sur les trois derniers mois, ce qui représente la plus faible augmentation de prix en comparaison trimestrielle depuis début 2019. En comparaison avec l’année précédente, le renchérissement des maisons individuelles s’inscrit à 2,7%. Corrigé de l’inflation, leur prix est supérieur de 1,4% à celui de l’été 2023.

En revanche, la dynamique des prix des loyers est restée forte. Au deuxième trimestre, les loyers proposés ont augmenté de 1,2%, ce qui représente une hausse de 6,4% en glissement annuel. Les loyers existants ont également enregistré une hausse supérieure à la moyenne de 2,7% par rapport à l’année précédente.

Au niveau régional, le rapport entre le prix des logements en propriété et les revenus des ménages, indicateur des déséquilibres et risques existants, s’est fortement dégradé depuis le début de l’année 2019, en particulier dans les villes de Zurich et de Lausanne ainsi qu’à Genève. Dans les régions de l’Arc lémanique, il en va de même pour le rapport entre les prix d’achat et les loyers. En revanche, en Suisse alémanique, hormis dans la région de Limmattal, le rapport prix-loyer n’a augmenté que de manière inférieure à la moyenne.

A l’avenir, UBS s’attend à ce que les prix de l’immobilier résidentiel continuent d’augmenter. Cette année, ils devraient globalement progresser d’environ 2%, toujours selon le rapport de la banque aux trois clés.

Le 7 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Grande-Bretagne – Face aux émeutes, Londres mobilise policiers et places de prison

LONDRES – Dans un Royaume-Uni secoué par des violences d’extrême droite, le gouvernement a annoncé mardi la mobilisation de 6000 policiers spécialisés et plus de 500 places de prison disponibles pour y écrouer des émeutiers.

“Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux désordres”, a déclaré le Premier ministre travailliste Keir Starmer, selon le compte rendu du conseil des ministres.

La secrétaire d’Etat à la Justice Heidi Alexander a précisé qu’un total de 6000 policiers spécialisés dans le maintien de l’ordre seraient mobilisés et 567 places de prison qui auraient été disponibles “plus tard dans le mois” seraient libérées.

“Nous ferons en sorte que tous ceux qui seront condamnés à des peines de prison ferme pour les émeutes et désordres aient une place qui les attende en prison”, a-t-elle assuré à la BBC.

Une centaine d’inculpations

A la suite des quelque 400 interpellations des derniers jours, une centaine d’inculpations ont déjà eu lieu, selon le parquet, notamment celles de 28 personnes soupçonnées d’avoir participé à des violences à Middlesborough (nord de l’Angleterre).

Selon le parquet, un jeune homme de 28 ans a été inculpé pour incitation à la haine raciale en raison de messages publiés sur Facebook. Deux personnes ont été arrêtées pour “harcèlement racial aggravé” pour des messages appelant à manifester aux abords d’un hôtel présenté à tort comme hébergeant des demandeurs d’asile, a indiqué la police.

Grande-Bretagne - Face aux émeutes, Londres mobilise policiers et places de prison

Incidents violents

La soirée de lundi a encore été émaillée d’incidents violents, une semaine après que trois fillettes ont été tuées dans une attaque au couteau dans le nord-ouest de l’Angleterre. A Belfast, un homme d’une trentaine d’années a été grièvement blessé après une agression motivée par la haine, selon la police, qui n’a pas précisé le profil de la victime.

Plusieurs heures durant, les forces de l’ordre ont été la cible de cocktails Molotov et de jets de briques ou de morceaux de béton, selon la police nord-irlandaise, dont un 4X4 Land Rover a été incendié après avoir été aspergé d’essence, sans toutefois faire de blessés. Un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir pris part aux incidents a été interpellé et placé en garde à vue, ajoute-t-elle.

A Plymouth (sud-ouest de l’Angleterre), un face-à-face tendu a opposé extrême droite et contre-manifestants, séparés par les forces de l’ordre. Six personnes ont été interpellées et plusieurs policiers légèrement blessés, selon la police.

Rumeurs

La chaîne Sky News a en outre rapporté qu’un homme a tenté de planter un couteau dans un pneu d’un véhicule transportant ses journalistes à Birmingham (centre), où s’est rassemblée une foule d’hommes de confession musulmane se disant prêts à défendre la rue après des rumeurs sur la tenue d’un rassemblement d’extrême droite.

Les premières violences ont débuté sur fond de rumeurs en partie démenties sur le profil du suspect, présenté à tort comme un demandeur d’asile de confession musulmane. Le jeune homme de 17 ans est en fait né à Cardiff, au Pays de Galles, et, selon les médias britanniques, sa famille est d’origine rwandaise.

“Tache sur notre conscience”

Dans une lettre au quotidien Times, des responsables religieux chrétiens, musulmans et juifs ont condamné “la haine, la violence” ciblant mosquées et demandeurs d’asile, qui représentent “une tache sur notre conscience morale nationale”.

Durant le week-end, des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile ou réputés le faire, ainsi que des mosquées, avaient été pris pour cible. A Burnley (nord-ouest de l’Angleterre), une enquête pour acte raciste a été ouverte après que des tombes ont été vandalisées dans le carré musulman.

Le gouvernement a insisté sur la responsabilité des réseaux sociaux, alors que le patron de la plateforme X, Elon Musk, se trouve sous le feu des critiques pour avoir écrit qu’une “guerre civile est inévitable”. Pour la secrétaire d’Etat à la justice, ces propos sont “injustifiables” et “profondément irresponsables”.

Le pays n’avait pas connu une telle flambée depuis 2011, après la mort d’un jeune homme métis, Mark Duggan, tué par la police au nord de Londres.

Le 6 août 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).