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EDITORIAL – Où va terminer la déconstruction de la gauche ? Point de basculement

Ce mois de juin 2024 marque probablement un tournant ou point de basculement dans la politique occidentale, en tout cas aux Etats-Unis et en France. On apprend dans une édition de The Economist de juin 2024 que le candidat républicain (droite) Trump devrait gagner les élections en novembre (probabilité de 2 tiers pour une victoire de Trump et 1 tiers pour Biden). Ce sondage ou étude a été réalisée avant le débat catastrophique de Biden sur CNN fin juin 2024. On peut clairement imaginer que Trump devrait encore gagner quelques points. En France, le Rassemblement National (RN) a atteint environ 34 à 35% des voix ce dimanche 30 juin aux Législatives, selon les premières réactions notamment du Temps.

Déconstruction (wokisme et post-marxisme)

Le problème de la gauche, qu’elle soit radicale (révolutionnaire) ou même réformée, est qu’elle est très influencée par les théories marxistes ou post-marxistes, puis ensuite par les penseurs français post-modernes. Dans la doctrine marxiste de base, il faut tout détruire, y compris et surtout la propriété privée. Il est vrai qu’actuellement très peu de politiciens de gauche, même communistes, sont contre la propriété privée individuelle, mais il y a une petite musique de fond consistant à déconstruire au maximum les sociétés occidentales dans leur essence, en créant un algorithme de pensée de dominateurs contre dominés. Ce qu’on appelle aussi le wokisme, c’est-à-dire exacerber une sensibilité pour les minorités. Les woke pensent par exemple que les Etats-Unis est une société raciste et qu’il faut donc si on veut détruire le passé pour reconstruire sainement l’avenir. Un problème du wokisme est qu’il parle toujours comme une obsession de la race, du sexe ou de l’orientation sexuelle.

Problèmes

Le grand problème avec la doctrine de la déconstruction est où s’arrêter. Est-ce qu’il faut ne plus fêter Noël mais simplement « fêter des fêtes de fin d’année » pour ne pas blesser les non Chrétiens ? Est-ce qu’il faut accepter tous les étrangers au nom d’une culture universelle et déracinée ? Puis au nom de l’écologie, faut-il justement détruire le capitalisme ? Faut-il pendant le mois de juin mettre des drapeaux LGBT partout pour honorer ces minorités sexuelles (dans ce cas pourquoi ne pas mettre des drapeaux avec une croix pour honorer des communautés religieuses chrétienne par exemple) ? Où doit s’arrêter la déconstruction pour la gauche ? Ce n’est pas à un site de droite comme celui-ci à répondre, mais vous comprenez le problème.

Le peuple dit non ou stop !

Ce qu’on constate en tout cas aux Etats-Unis est que le peuple en a marre de ce wokisme et vote davantage pour des raisons économiques que pour défendre toutes les minorités. Le peuple n’a pas envie d’une destruction en masse de sa culture. Il veut plutôt la préserver et être fier de ses origines. En France aussi, une grande partie de l’électorat vote pour le RN pour raisons culturelles en voulant défendre la civilisation française et son immense culture qu’il sent justement ou non menacée par un “grand remplacement”. C’est d’ailleurs le slogan de Romanvie.ch : pour notre culture ! C’est-à-dire pour défendre une culture judéo-chrétienne (Macron a mentionné ce terme dans un podcast en juin 2024) et greco-romaine. Si la gauche veut continuer à regagner, elle devra arrêter sa doctrine woke et revenir à plus d’universalité, sans vouloir tout détruire. Au passage, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF français, l’a peut-être bien compris, quel paradoxe ! Un hériter du marxisme qui s’éloigne du post-marxisme. Cela explique peut-être un bon résultat du Nouveau Front populaire le 30 juin 2024. Bref, une gauche française qui revient à la base du marxisme, plutôt que le post-marxisme (wokisme notamment). Par contre les démocrates américains de Biden sont eux totalement has been.

Le 30 juin 2024. Par Xavier Gruffat

USA – Débat tendu entre un Trump plein d’aplomb et un Biden très mauvais (Alzheimer ?)

Par Xavier Gruffat, avec AFP (texte retravaillé) et CNN

ATLANTA – Donald Trump enchaînant avec aplomb les affirmations, Joe Biden offensif sur le fond mais très embrouillé sur la forme : les deux candidats à la présidentielle américaine ont ferraillé sur l’inflation, l’immigration ou l’Ukraine lors du premier débat jeudi 27 juin à Atlanta. On peut simplement se demander si Biden ne souffre pas de démences comme Alzheimer. En février 2024, Robert Hur, le conseiller spécial nommé par le ministère de la justice pour enquêter sur la manipulation de documents classifiés par M. Biden, a publié un rapport qui contenait des détails sur la santé de M. Biden, ce qui expliquait pourquoi il ne poursuivrait pas le président en justice. M. Hur expliquait que M. Biden avait une mauvaise mémoire.

“L’inflation tue notre pays”, a affirmé d’emblée l’ancien président républicain (Trump) de 78 ans, extrêmement à l’aise, reprenant un argument qu’il sait porteur auprès des Américains. Il a assuré que son rival faisait du “mauvais travail”, malgré la croissance robuste et l’emploi au beau fixe.

Le démocrate de 81 ans, à la voix souvent enrouée devant les caméras de CNN, la chaîne organisatrice du débat, a attaqué sur un sujet qu’il sait délicat pour le milliardaire, en lui reprochant son action “terrible” contre le droit à l’avortement. Biden paraissait très fatigué, malade avec la bouche ouverte quand il écoutait Trump.

Il a aussi accusé Donald Trump de “mentir” en affirmant que l’immigration clandestine faisait flamber la criminalité, avant d’aller sur un terrain plus personnel.

“Repris de justice”

Le démocrate a rappelé que son adversaire était un “repris de justice”, après avoir été jugé coupable dans une affaire de paiements dissimulés à une ancienne actrice de films pornographiques, jugeant qu’il avait le “sens moral d’un dépravé” et le traitant à plusieurs reprises de “pleurnichard”.

“Je n’ai rien fait de mal”, a répliqué l’ancien président, inculpé dans plusieurs autres affaires, en affirmant que le système judiciaire était “truqué”.

Le républicain, qui n’a jamais concédé sa défaite en 2020, ne s’est pas engagé à reconnaître sans condition le verdict des urnes en novembre. Il a seulement assuré qu’il l’accepterait si l’élection était “juste et équitable”.

Donald Trump, sans aller jusqu’aux insultes dont il émaille ses discours de campagne, a lui affirmé que son rival n’était “pas taillé” pour être président, le présentant comme un dirigeant faible.

“Il est devenu comme un Palestinien, mais ils ne l’aiment pas parce que c’est un très mauvais Palestinien. Un faible”, a lancé le républicain, en référence à la politique de Joe Biden face au conflit entre Israël et le Hamas.

Polarisation

La guerre en Ukraine n’aurait jamais eu lieu si les Etats-Unis avaient un “leader”, a-t-il aussi assuré.

Donald Trump a encore mis au défi Joe Biden de se soumettre à un “test cognitif”, en fanfaronnant qu’il en avait lui-même passé deux et qu’il avait “brillé”, avant de vanter ses performances au golf pendant que son rival arborait un sourire moqueur.

L’ancien promoteur immobilier a multiplié les affirmations mensongères et les exagérations, sans intervention des deux journalistes de CNN animant la soirée.

Ces derniers, en plus de poser des questions, ont essentiellement veillé au respect du temps de parole de chacun, coupant le microphone dès qu’il était écoulé, ce qui a empêché les interruptions intempestives.

Les deux adversaires, qui se détestent franchement, ne s’étaient pas serré la main en arrivant sur le plateau de la chaîne CNN, à Atlanta (Géorgie, sud-est). Selon un reporter brièvement admis sur le plateau, ils n’ont pas échangé un regard pendant la première pause publicitaire.

Le débat, sauf surprise, ne devrait pas faire beaucoup bouger les lignes, dans un pays où la polarisation politique est extrême. Mais déjà un sondage de CNN explique que 5% des électeurs ont changé leur vote suite à ce débat.

Fortes critiques

«La prestation de Joe Biden pendant le débat était décevante, il n’y a pas d’autre façon de le dire», a reconnu Kate Bedingfield, ancienne directrice de la communication de la Maison Blanche durant ses premières années de mandat.

La républicaine Nikki Haley, ancienne rivale de Donald Trump aux primaires et dont les voix sont particulièrement courtisées par les deux candidats, est allée jusqu’à suggérer que Joe Biden ne serait pas «le candidat des démocrates à l’élection», exhortant les républicains à «rester sur leurs gardes».

Un tel scénario est dans les faits extrêmement peu plausible et Joe Biden devrait, sauf énorme surprise, être investi par son parti pour la présidentielle de novembre durant la convention démocrate de Chicago mi-août.

Analyse de Romanvie

On peut imaginer que Biden a un début d’Alzheimer ou de démence, voire qu’il a eu un AVC. On ne saura probablement jamais à cause du secret médical, d’autant plus qu’il s’agit de la personne la plus puissante de la planète. Mais ce débat était simplement catastrophique à regarder, surtout le début, et absolument pathétique pour la gauche américaine. Il semble évident, sauf surprise, qu’en novembre le prochain président soit à nouveau Donald Trump. Mais certains ne sont pas de cet avis, comme l’a dit Bill Maher : “Je voterais pour la tête de Biden dans un pot de liquide bleu contre Trump”.

Le 28 juin 2024. Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Luxe – Le président de la Fédération horlogère voit l’avenir d’un bon oeil

NEUCHATEL – Après une année 2023 record, l’horlogerie suisse fait face à des vents contraires. C’est surtout en Chine, un marché important, que la demande en produits de luxe diminue. Le président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) Yves Bugmann reste toutefois optimiste.

“Je suis très confiant pour l’avenir de l’industrie horlogère suisse. La montre suisse est un très beau produit qui suscite des émotions. Et nous sommes très bien représentés dans toutes les catégories de prix”, a déclaré M. Bugmann jeudi, dans un entretien accordé à l’agence de presse AWP en marge de l’assemblée générale de la FH.

Toutefois, si l’on s’en tient aux chiffres des exportations, “les choses ne vont plus très bien pour les horlogers actuellement”, reconnaît-il. Alors que, suite au choc de la pandémie, la branche a connu une nette reprise et exporté des montres pour une valeur de 26,7 milliards de francs l’an dernier, les exportations ont reculé de 2,5% au cours des cinq premiers mois de cette année.

“Ce repli est dû à la situation en Chine et à Hong Kong”, a expliqué M. Bugmann. “La situation économique s’y est détériorée. L’aggravation de la crise immobilière, le ralentissement de la consommation et le chômage des jeunes ont entraîné un recul marqué des dépenses. De plus, les affaires ont été très bonnes en 2023 et les valeurs comparatives sont donc élevées”, a-t-il ajouté.

“Tout cela a un impact direct sur les exportations horlogères”, a poursuivi le président de la FH. Selon lui, il est difficile d’estimer comment les exportations de garde-temps suisses vont évoluer. “Elles évoluent très différemment d’un mois à l’autre. Nous partons néanmoins du principe que la situation ne changera pas brusquement pendant le reste de l’année, que ce soit vers le haut ou vers le bas”.

Luxe - Le président de la Fédération horlogère voit l'avenir d'un bon oeil

Opportunités en Inde

Alors que les exportations horlogères vers la Chine (-18%) et Hong Kong (-19%) ont fortement diminué au cours des cinq premiers mois, le plus grand marché d’envoi, les Etats-Unis, s’est maintenu avec une augmentation de 3%. Des marchés comme la Corée du Sud, le Mexique ou l’Inde ont même connu une croissance à deux chiffres.

M. Bugmann est convaincu que l’Inde offre encore un “énorme” potentiel pour l’industrie horlogère suisse. L’accord de libre-échange récemment conclu avec l’Inde en est un moteur. Mais il voit aussi des chances pour l’industrie horlogère dans la perspective du développement de l’accord avec la Chine, notamment “si l’on parvient à abaisser encore les droits de douane à l’importation des montres”.

Le 27 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Emploi des seniors – Dur de se faire embaucher après 60 ans, constate une étude

GENEVE – Malgré le manque chronique de main d’oeuvre et une population vieillissante en Suisse, peu d’entreprises romandes sont disposées à recruter des employés âgés de 60 ans ou plus. La conséquence de cette situation, selon une étude, est que les entreprises risquent de ne plus trouver suffisamment de salariés dans les prochaines années.

Alors que 61% des entreprises interrogées par l’organisation Pro Senectute se disent disposées à engager sans réserve ou à certaines conditions (33%) des personnes âgées de 55 à 59 ans, 22% ne veulent pas recruter des employés entre 60 et 65 ans ou alors seulement à certaines conditions (48%).

Emploi des seniors - Dur de se faire embaucher après 60 ans, constate une étude

Passé le cap des 65 ans, soit actuellement l’âge officiel du départ à la retraite pour les hommes, 52% des firmes sondées “rejettent totalement cette possibilité” d’embaucher des seniors, d’après le sondage mené entre mars et mai auprès de 433 entreprises. Mais huit sur dix sociétés sont tout de même prêtes à conserver leurs salariés au-delà de cet âge et 27% le font déjà.

Les patrons interrogés disent à 87% apprécier de pouvoir conserver le savoir-faire des seniors au sein de leur entreprise. Ces derniers ne sont pas moins productifs, créatifs ou souples que leurs collègues plus jeunes, ont-ils estimé.

“Deux tiers (des patrons interrogés) admettent ne pas en faire assez aujourd’hui pour garder ou attirer les seniors”, a constaté Constantino Serafini, directeur du programme romand Avantage rattaché à Pro Senectute. Mais les dirigeants “sont conscients dans la même proportion que recruter sera nettement plus difficile dans cinq ans ou qu’il faudra davantage compter sur les seniors”, a-t-il étayé.

“Les entreprises (…) qui n’anticiperont pas risquent clairement de manquer de cerveaux et de bras”, a averti M. Serafini.

En Suisse, le nombre de sans-emploi est resté stable en mai à 2,3%, après une légère décrue le mois précédent. Pour les personnes âgées de 50 à 64 ans, le taux de chômage se situe à 2,1%.

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Le 27 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Lutte contre la résistance aux antibiotiques intensifiée en Suisse

BERNE – La lutte contre la résistance aux antibiotiques sera intensifiée en Suisse. Le Conseil fédéral a adopté mercredi le nouveau plan d’action One Heath StAR 2024-2027.

Une approche coordonnée et multisectorielle est au centre de ce plan d’action. Celui-ci définit six priorités et fixe des objectifs nationaux concrets avec des jalons annuels.

Il doit permettre de détecter précocement les résistances et de briser les chaînes de transmission en médecine humaine grâce à un dépistage systématique lors de l’admission de patients à risque dans les hôpitaux.

Lutte contre la résistance aux antibiotiques intensifiée en Suisse

La consommation d’antibiotiques en médecine vétérinaire sera enregistrée et désormais communiquée aux vétérinaires et aux éleveurs. Un système de référence permettra en outre de comparer sa consommation d’antibiotiques à celle des autres, afin de contribuer à une utilisation plus appropriée des antibiotiques.

Le gouvernement veut aussi minimiser la quantité d’antibiotiques qui parviennent dans l’environnement via les eaux usées, notamment en cas de fortes pluies. Des approches innovantes pour des modèles d’incitation visant à renforcer le développement de nouveaux antibiotiques ainsi que la disponibilité de certaines substances sur le marché des médicaments en Suisse sont également à l’étude.

Le 26 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

La Poste – Moins de lettres mais toujours autant de colis en Suisse en 2023

BERNE – Les Suisses ont continué l’an dernier d’envoyer toujours moins de lettres, tandis que le trafic des colis a résisté à la baisse grâce au commerce en ligne. Par rapport à l’année précédente, le recul du chiffre d’affaires de La Poste dans le transport de lettres et colis a atteint 2,9%, à 4,12 milliards de francs en 2023.

Le volume de lettres transportées l’an dernier en Suisse a diminué de 6,6%, tandis que celui des colis a légèrement augmenté, mais de seulement 0,4% par rapport à 2022, a indiqué lundi la Commission fédérale de la poste (Postcom) dans un communiqué.

L’année précédente déjà, le chiffre d’affaires global du marché postal suisse avait baissé, tout comme le nombre total d’envois. Cette baisse doit toutefois être considérée au regard des années exceptionnelles 2020 et 2021, écrit Postcom. A l’époque, le nombre d’envois postaux avait fortement augmenté en raison de la pandémie du Covid.

La Poste - Moins de lettres mais toujours autant de colis en Suisse en 2023

Au-dessus de la moyenne

La numérisation croissante de la société explique la baisse continue de l’envoi de lettres. Mais elle est aussi, selon Postcom, à l’origine de la légère augmentation du trafic des colis, grâce au commerce en ligne.

En 2023, la Poste a acheminé en moyenne 193 lettres par habitant, et jusqu’à 271 envois si on y ajoute les journaux et les magazines. Selon Postcom, ce chiffre est bien supérieur à la moyenne européenne, qu’une étude du groupe des régulateurs européens des services postaux situe à 67 unités.

Ponctualité

Dans le service universel, La Poste Suisse a dépassé les objectifs en matière de ponctualité, précise la commission fédérale. Ainsi 97,3% de toutes les lettres du courrier A sont arrivées dans les délais le premier jour ouvrable après leur dépôt. L’objectif est de 97%. Pour les lettres en courrier B, 99,5% des envois sont arrivées à destination dans les trois jours ouvrables.

La Poste a également dépassé l’objectif de ponctualité pour les colis Prioritaires et Economy. Et selon Postcom, le géant jaune a respecté les directives concernant l’accessibilité des points d’accès et leur densité.

Le 24 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Brésil – Incendies record dans la plus grande zone humide de la planète

RIO DE JANEIRO – La plus grande zone humide de la planète, le Pantanal, sanctuaire de biodiversité au sud de l’Amazonie, est en proie aux incendies avant même le début de la saison sèche. Le record de foyers pour un mois de juin a déjà été pulvérisé.

Depuis le début du mois, 1729 foyers ont été identifiés par satellite dans la zone, selon les données publiées vendredi par l’Institut brésilien de recherches spatiales (INPE).

C’est près de quatre fois plus que le record précédent pour tout un mois de juin, qui remonte à 2005, quand 435 foyers avaient été comptabilisés.

“Cette recrudescence des incendies au Pantanal avant même la saison sèche est extrêmement préoccupante”, estime auprès de l’AFP Claudio Angelo, membre du collectif d’ONG Observatoire du Climat.

Du 1er janvier au 20 juin, l’INPE a recensé 2628 foyers au Pantanal, une augmentation de 1818% par rapport à la même période de l’année dernière.

Ce chiffre est également supérieur à celui du premier semestre 2020 (2534), qui s’est révélée être la pire année jamais enregistrée, quand 30% de la surface de la région avait été atteinte par les flammes.

Brésil - Incendies record dans la plus grande zone humide de la planète

Sanctuaire

La saison sèche débute habituellement au second semestre. En 2020, un pic avait été atteint en septembre, avec 8106 foyers, mois le plus dévastateur depuis que l’INPE a commencé à compiler ces données, en 1998.

“Tout porte à croire que nous sommes face à un autre événement climatique extrême, ce qui nous fait craindre pour l’avenir du biome ces prochains mois, quand la sécheresse aura atteint son apogée”, insiste M. Angelo.

Le Pantanal, qui s’étend aussi en Bolivie et au Paraguay, est la plus grande zone humide tropicale de la planète.

Ce sanctuaire de biodiversité attire de nombreux touristes qui peuvent y admirer de près caïmans, loutres géantes, oiseaux multicolores et, pour les plus chanceux, des jaguars.

La sécheresse après les inondations

La ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, a évoqué à plusieurs reprises ces dernières semaines des risques de sécheresse “sévère” dans plusieurs régions du pays et notamment au Pantanal.

Le Brésil a déjà été frappé par un désastre climatique sans précédent le mois dernier, quand des inondations causées par des pluies diluviennes ont fait plus de 170 morts dans le sud du pays.

“Après les fortes pluies nous aurons la sécheresse, probablement en Amazonie et au Pantanal (…)”, avait déclaré la ministre le 5 juin dernier, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement.

Des événements extrêmes qu’elle a attribué à la “combinaison de phénomènes météorologiques comme El Niño et à l’intensification du changement climatique”.

Le 21 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Wikipedia

Tarifs médicaux – Les milieux de la santé satisfaits du nouveau tarif médical

BERNE – La fédération des assureurs maladie santésuisse et la faîtière des hôpitaux H+ saluent la décision du Conseil fédéral en faveur d’un nouveau tarif médical, “en tant que système cohérent”. Curafutura, la FMH et la Commission des tarifs médicaux se félicitent également de son introduction dès 2026.

Avec les forfaits ambulatoires, le Conseil fédéral approuve un système tarifaire qui repose sur des coûts objectifs, une première dans ce domaine, se réjouissent mercredi les deux partenaires santésuisse et H+ dans un communiqué commun. Ils veulent contribuer à une mise en oeuvre aussi fluide que possible.

Les deux fédérations regrettent néanmoins que seule une partie des forfaits soumis ait été approuvée. Il reste donc un important potentiel pour des forfaits supplémentaires.

Grâce à l’approbation du tarif à la prestation Tardoc, H+ et santésuisse estiment que les enjeux des soins médicaux de base et de la psychiatrie seront appréhendés de manière plus actuelle et appropriée que jusqu’ici.

Tarifs médicaux - Les milieux de la santé satisfaits du nouveau tarif médical

Un système “pertinent”

Les deux fédérations soutiennent depuis longtemps un paquet global composé de forfaits et d’un tarif à la prestation, rappellent-elles. Ensemble, les deux approches tarifaires constituent un système global pertinent, qui pourra contribuer au succès du système de santé de demain.

Par sa décision, le gouvernement a posé les jalons pour un tarif aussi actuel que possible, notent encore les deux fédérations. Cela garantit que les hôpitaux, les médecins et les assureurs disposent des bonnes incitations et que l’efficience sera récompensée.

Avec l’introduction des forfaits ambulatoires, le système de santé suisse franchit une étape importante. “La Suisse disposera bientôt d’un système tarifaire unifié, indépendamment du fait que le patient passe ou non la nuit à l’hôpital”, salue la directrice de santésuisse Verena Nold.

Analyse des conditions

L’autre faîtière des assureurs, curafutura, l’organisation des médecins FMH et la Commission des tarifs médicaux (CTM) se félicitent eux aussi de l’introduction du nouveau tarif médical, Tarmed étant “totalement obsolète”.

Ces partenaires tarifaires vont examiner les conditions que le Conseil fédéral y a assorties, écrivent-ils dans un communiqué commun. A l’heure actuelle, il n’est pas encore possible d’évaluer ces exigences complexes sans une analyse différenciée.

Compte tenu de l’urgence d’une tarification appropriée, il ne faut en aucun cas que l’introduction simultanée de forfaits exigée par le Conseil fédéral compromette ou retarde une nouvelle fois l’entrée en vigueur du Tardoc.

Le 19 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

France – Législatives en France: Bardella lisse son programme (19.06.2024)

PARIS – A onze jours des législatives, le président du RN Jordan Bardella a voulu rassurer mercredi sur sa politique étrangère, en affirmant ne pas vouloir “remettre en cause les engagements” de la France à l’international en matière de défense, tandis que l’Elysée défendait la position controversée d’Emmanuel Macron sur le “changement de sexe en mairie”.

Le favori joue la sécurité. “Je n’entends pas remettre en cause les engagements pris par la France sur la scène internationale”, a déclaré M. Bardella, en visite au salon de défense Eurosatory près de Paris.

“Il y a un enjeu de crédibilité à l’égard de nos partenaires européens et de nos alliés de l’Otan”, a ajouté le chef de file du RN, crédité de 33% dans le dernier sondage Ifop de lundi.

Plus question donc de “quitter le commandement intégré” de l’Alliance atlantique, comme le proposait Marine Le Pen il y a deux ans. En tout cas pas tant que la guerre en Ukraine “est toujours en cours”, comme M. Bardella l’avait déjà expliqué pour tenter de gommer l’image pro-Kremlin que son parti traîne comme un boulet.

Le jeune président du RN a d’ailleurs confirmé son intention de maintenir le soutien militaire à Kiev, avec toutefois une “ligne rouge” sur les “missiles longue portée” et autres armes qui permettraient de “frapper le territoire russe”, pour “éviter tout risque d’escalade”.

France - Législatives en France: Bardella lisse son programme (19.06.2024)

“Déraisonnable”

Promis à Matignon à seulement 28 ans en cas de victoire, Jordan Bardella s’emploie depuis plusieurs jours à dissiper les doutes sur son programme.

En particulier sur la réforme des retraites portant l’âge légal à 64 ans, qu’il s’est engagé à abroger “à partir de l’automne” en favorisant les carrières longues. Ou encore sur son programme économique, promettant une baisse de la TVA sur l’énergie et les carburants dès cet été, mais seulement dans “un second temps” sur les “produits de première nécessité”.

De la même manière, il s’est engagé à dissoudre “toutes les organisations d’ultragauche et d’ultradroite”, y compris le syndicat étudiant GUD dont d’anciens membres gravitent autour du RN. “Nous n’avons jamais eu de mansuétude à l’égard de milices (…) qui cassent et menacent la paix civile dans notre société”, a-t-il affirmé.

Une façon de désamorcer les critiques pour celui qui “refusera d’être nommé” à la tête d’un gouvernement s’il n’obtient pas de majorité absolue à l’Assemblée.

Ce qui n’empêche pas Emmanuel Macron de trouver le programme de l’extrême droite “déraisonnable” à la fois “financièrement et dans son rapport à la politique”.

Mais le chef de l’Etat, pourtant prié par une partie de ses troupes de ne pas s’afficher dans la campagne, s’est surtout illustré par une lourde charge mardi contre la gauche unie sous la bannière du Nouveau Front populaire. Il a fustigé son programme, le taxant de “totalement immigrationniste”.

Ils proposent “d’abolir toutes les lois qui permettent de contrôler l’immigration”, a-t-il martelé lors d’un déplacement sur l’île de Sein (Finistère) pour célébrer le 84e anniversaire de l’Appel du 18 Juin.

“Projet de société”

Le président de la République a aussi dénoncé “des choses complètement ubuesques comme aller changer de sexe en mairie” dans le programme de la gauche – qui propose d'”autoriser le changement d’état-civil libre et gratuit devant un officier d’état civil”.

“Le président de la République perd ses nerfs”, a répliqué sur franceinfo le patron du parti communiste Fabien Roussel.

“On attendait Jupiter, on a eu Néron”, a taclé sur RTL le premier secrétaire des socialistes Olivier Faure. “Cet homme élu et réélu pour faire face à l’extrême droite enchaîne les reprises du discours de l’extrême droite”, a-t-il accusé.

L’Elysée a défendu la position du chef de l’Etat. “Le changement de sexe, libre, en mairie n’est pas un projet de société qu’il défend au regard de la complexité de toutes les questions que cela soulève”, a fait valoir son entourage, tout en vantant le “bilan de progrès sur les questions sociétales” d’Emmanuel Macron, de la “PMA pour toutes” à l’IVG dans la constitution.

Mais pour l’insoumis François Ruffin, le président “a choisi son camp, pour lui mieux vaut le national autoritaire que le Front populaire”.

La gauche, qui a reçu mardi le soutien de la CGT, continue de mener campagne sur le terrain, à l’image du social-démocrate Raphaël Glucksmann à Marseille où une candidate de son parti Place publique affronte la ministre Sabrina Agresti-Roubache.

Du côté de la majorité sortante, le Premier ministre Gabriel Attal, qui sera au 20h00 de TF1, réunit mercredi soir les candidats de son camp au siège de campagne de Renaissance pour “ressouder” et “mobiliser” ses troupes.

Le 19 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

Agriculture – La récolte des cerises suisses s’annonce très bonne

BERNE – La saison principale des cerises suisses a débuté et durera les cinq prochaines semaines. Fruit-Union Suisse s’attend à une “très bonne récolte” de 2600 tonnes. Les consommateurs ont de quoi se réjouir, car la qualité des cerises indigènes s’annonce excellente.

Agriculture - La récolte des cerises suisses s'annonce très bonne

Les cultures de cerises se présentent bien malgré les nombreuses précipitations, écrit l’association mercredi. Comme les variétés atteignent leur maturité à des dates différentes, les cerises suisses seront disponibles jusqu’à la fin juillet.

Le 19 juin 2024. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).