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Bas-Valais : tentative d’escroquerie à « l’astuce du neveu »

SIONLe 07.08.2018, deux femmes ont été victime d’une tentative d’escroquerie à « l’astuce du neveu ». Par leur vigilance et un comportement adéquat, elles sont parvenues à déjouer le piège tendu par les escrocs.

Les escrocs ont contacté les victimes par téléphone en se faisant passer pour un parent ayant un urgent besoin d’argent. Ils ont tenté de les convaincre de se faire remettre CHF 40’000– dans un cas et plusieurs dizaines de milliers de francs dans l’autre. Grâce à la vigilance de ces deux femmes âgées respectivement de 52 ans et 74 ans, ils ne sont pas parvenus à leurs fins.

Ce genre d’infraction peut conduire à des pertes financières importantes. En Suisse, pour l’année 2017, les escroqueries de ce type ont causé pour plus de CHF 2’400’000.– de préjudice. Les victimes sont essentiellement des retraités.

La Police cantonale appelle à la prudence :

  • Méfiez-vous des personnes se faisant passer pour des connaissances ou des membres de votre famille au téléphone et que vous ne reconnaissez pas.
  • Ne fournissez aucune information sur votre situation financière ou familiale.
  • Après un coup de fil d’une personne vous demandant de l’argent rapidement, raccrochez et appelez immédiatement un membre de votre famille et renseignez-vous au sujet de la demande d’argent formulée.
  • Ne confiez jamais d’argent liquide à des inconnus.
  • Informez immédiatement la police de tout appel suspect au no 117.

Plus d’informations

Le 14 août 2018. Source : Communiqué de presse de la police valaisanne.

EDITORIAL – Plus de pédagogie dans les médias suisses, surtout la RTS

EDITORIAL

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Les médias suisses comme la RTS doivent faire preuve de plus de pédagogie, notamment Forum. J’écoute parfois cette émission de la RTS, de tendance libérale et progressiste, loin d’être conservatrice. Mais passons aujourd’hui sur ce point, une critique constructive que j’aimerais amener à Forum, selon moi l’émission la plus influente de Suisse romande, est de faire preuve de plus de pédagogie.

Par exemple si vous parlez de polarisation de la société, est-ce que la plupart des auditeurs comprennent ? Je pense que non, c’est d’ailleurs le grand problème du direct de Forum, des émissions éditées comme on dit en anglais comme Echo der Zeit en Suisse allemande ou la plupart des émissions de la célèbre radio NPR aux États-Unis n’ont pas ce problème ou moins, car elles ne sont pas diffusées en direct. Si on revient à l’exemple de la polarisation, le journaliste devrait donc dire : “la polarisation de la société, c’est-à-dire des lignes bien marquées entre la gauche et la droite ou entre progressistes et conservateurs”, puis continuer sa phrase.

L’idée est que les journalistes de Forum devraient faire preuve de plus de pédagogie et bien expliquer les concepts. Car par exemple en technologie la situation peut vite être compliquée pour l’auditeur avec des concepts de blockchain ou d’algorithmes. Qui comprend vraiment le blockchain ? Une idée pour la RTS pourrait être un petit glossaire à utiliser lorsque certains mots-clés sont utilisés en direct, sinon l’émission Forum devient vite compliquée à suivre.

Stop au direct

Mais comme je me suis déjà exprimé, il est temps pour Forum d’abandonner le direct et d’éditer davantage l’émission, cela réduira les Fake News, en général pas des journalistes mais de leurs invités, et va améliorer la bonne compréhension des auditeurs.

[embedyt] https://www.youtube.com/watch?v=D64_VaK3F5k[/embedyt]

Le 12 août 2018. Version 1.1 (à 19h52, le 12 août 2018). Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Crédit photo : Romanvie.ch (Pharmanetis Sàrl).

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3 conseils pour aider un enfant accro aux jeux

3 conseils pour aider un enfant accro aux jeuxL’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère la dépendance au jeu comme un trouble de santé mentale. Les enfants sont pourtant facilement accrochés à l’écran et la frontière entre loisir et dépendance semble parfois floue. D’après les psychologues et les pédopsychiatres, jouer aux jeux vidéo est tout à fait normal pour les enfants. Il appartient cependant aux parents d’accompagner les enfants afin qu’ils arrivent à établir une limite et éviter l’excès. Voici 3 conseils pour aider un enfant accro aux jeux à adopter progressivement de meilleures habitudes.

1. Évitez l’excès

Dès la première prise en mains des jeux vidéo, il est essentiel que les parents prennent leur responsabilité et veillent à ce que les enfants ne restent pas pendant de longues heures ou toute une journée devant leur console. Souvent, les mauvaises habitudes commencent le week-end ou prennent racine en toute discrétion dans la chambre pendant la nuit lorsque les jeunes veillent seuls devant leur écran. Pour éviter que les jeux n’occupent progressivement toute la place dans la vie de l’enfant, il est important d’éviter qu’ils viennent remplacer définitivement les activités ou les choses qui lui plaisent ou qui lui procurent habituellement du plaisir comme les sorties entre amis, le sport, les autres loisirs ou les activités scolaires. S’il arrive à garder cet équilibre et considérer les jeux vidéo comme une activité parmi tant d’autres,  le risque d’excès reste moindre. Dans le cas où il n’arrive pas à respecter un usage raisonnable des jeux, les parents doivent rester fermes dans les limites établies. Attention, interdire les jeux vidéo à la maison ouvre la porte à une consommation à l’extérieur, encore plus difficile à contrôler et à freiner.

2. Communiquez et fixez des limites ensemble

Que l’enfant soit déjà accro ou qu’il ne l’est pas encore, la communication reste un élément essentiel dans l’établissement d’une bonne relation de compréhension. Prenez le temps de découvrir avec lui les jeux qui le passionnent et posez des questions sur les nouveautés ou sur ce qui le fascine tant dans ces jeux. Jouez avec lui pour entrer dans son univers et pouvoir l’accompagner vers un usage plus modéré de sa console et de l’écran. Discutez ensemble des limites à fixer et faites respecter ces limites convenues. Faites-lui comprendre pendant ces moments passés ensemble qu’il existe d’autres sources de divertissement à explorer ou à redécouvrir. Ne soyez pas non plus avare de petits bonus lorsqu’il arrive à bien équilibrer ses activités et à réussir en classe. Si les adolescents ont besoin d’être plus autonomes, cela ne doit pas empêcher cet accompagnement des parents, car bien évidemment les règles sont là pour être transgressées et la tentation sera toujours grande d’aller au-delà de ce qui est autorisé.

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3. Faites des activités en famille

Pour favoriser les contacts sociaux et consolider les liens familiaux, il est conseillé de diversifier les activités à faire en famille ou ensemble à la maison. Trouver d’autres alternatives aux jeux vidéo fait partie de l’accompagnement parental. Au départ, l’enfant pourrait être impatient et avoir hâte de rentrer retrouver sa console, mais il prendra progressivement du plaisir à explorer d’autres activités avec ses proches. Il faut cependant veiller à ce que les autres activités le mettent en condition de réussite, le mettent à l’aise et tendent à le valoriser et à renforcer sa confiance en soi. Pour les jeunes accros aux jeux, retrouver une vie sociale normale, loin du monde virtuel, est souvent difficile. C’est ce qui explique la nécessité de ces activités qui permettent de briser l’isolement social. Attention, pour les petits comme pour les grands, les jeux vidéo ne doivent pas servir de baby-sitter pour parents occupés, il s’agit de loisirs avec une durée bien délimitée au préalable.

Par la rédaction de Romanvie.ch. Le 10 août 2018 – Photo illustration : Fotolia.com

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Autisme : des synapses du système de la récompense à l’origine de troubles autistiques

GENÈVE – Les troubles du spectre autistique ou autisme constituent un groupe hétérogène de troubles neurodéveloppementaux, dont l’une des caractéristiques principales est l’altération de la communication sociale. Mais que se passe-t-il dans le cerveau des patients pour que leurs compétences sociales soient ainsi perturbées ? Un mauvais fonctionnement de l’activité synaptique d’un type de neurones présents dans le système de la récompense semble être en cause, selon des scientifiques des Universités de Genève (UNIGE) et de Bâle (UNIBAS), dont les travaux sont publiés dans la revue Nature Communications. En établissant un lien entre une mutation génétique retrouvée chez des personnes souffrant de troubles autistiques, une perturbation des synapses et une altération des interactions sociales, ils franchissent une étape supplémentaire dans la compréhension de ce trouble qui affecte plus d’un enfant sur 200 aujourd’hui en Suisse.

Chez tous les mammifères, le système de la récompense est un circuit cérébral fondamental qui permet de renforcer certains comportements en apportant la motivation nécessaire à leur accomplissement. La recherche de nourriture, les apprentissages ou encore les comportements affectifs lui sont ainsi fortement liés. Récemment, plusieurs études ont montré qu’un dysfonctionnement de ce système pourrait être à la base de l’altération du comportement social typique des troubles autistiques. Les neurones dopaminergiques, essentiels à son bon fonctionnement, seraient déficients chez les personnes atteintes de ces troubles, qui perdraient ainsi toute motivation à interagir avec les autres. Mais quels sont les mécanismes neurobiologiques sous-jacents ?

Une mauvaise construction des synapses

«En partant de cette hypothèse de la motivation, nous voulions décrypter le rôle des neurones dopaminergiques dans les interactions sociales afin de vérifier si des altérations les concernant pouvaient expliquer certains déficits sociaux propres aux personnes souffrant de troubles du spectre autistique», explique Camilla Bellone, professeure au Département des neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’UNIGE, qui a dirigé ces travaux. Pour ce faire, les scientifiques ont étudié des souris dont un gène, appelé «Neuroligin 3», avait été supprimé, ou dont l’activité avait été fortement diminuée dans les neurones dopaminergiques, afin d’imiter une mutation identifiée chez les personnes autistes. Et contrairement à leurs congénères, ces souris présentaient un déficit d’intérêt pour la nouveauté et une motivation moindre à interagir socialement, des traits comportementaux que l’on retrouve fréquemment chez certains autistes.

Les scientifiques ont également étudié la plasticité synaptique des souris (les synapses étant la partie des neurones leur permettant de communiquer entre eux). Normalement, l’exposition à une nouveauté sociale engendre une modification synaptique qui permet de maintenir l’intérêt et de poursuivre le contact social. Chez les souris au gène Neuroligin 3 déficient, cette plasticité était bien moindre : le renforcement synaptique ne se faisait pas, ce qui engendrait une moins bonne réponse à un nouveau stimulus.

«Nous avons observé le même déficit synaptique chez des animaux porteurs d’une autre mutation génétique – sur le gène Shank 3 – également courante dans les cas d’autisme. Il s’agit donc bien d’une mauvaise maturation de la synapse qui, au final, empêche un bon développement social», ajoute Camilla Bellone. Plus d’une centaine de gènes ont déjà été identifiés comme étant liés à un symptôme autistique, et une bonne partie d’entre eux sont impliqués dans le fonctionnement synaptique, expliquant pourquoi les troubles sociaux sont si courant chez les autistes.

Mieux identifier pour mieux prendre en charge la maladie

L’autisme présente une telle variété de symptômes qu’il est impossible de proposer un traitement identique pour tous les patients. «Afin de mieux cibler les traitements, il est impératif de classer précisément les troubles comportementaux sur la base de dysfonctionnements de certains circuits cérébraux et d’en comprendre l’origine génétique», souligne Peter Scheiffele, professeur au Biozentrum de l’UNIBAS, qui a participé à ces travaux. Ainsi, les patients présentant des altérations synaptiques de leurs neurones dopaminergiques devraient réagir positivement à des thérapies visant justement à en augmenter l’activité, tandis que ces mêmes thérapies resteraient inefficaces chez d’autres patients dont les troubles sociaux seraient dus à un autre dysfonctionnement cérébral.

De plus, comme la maturation synaptique a lieu au début de la vie, plus les causes exactes du trouble sont identifiées rapidement, plus les interventions thérapeutiques seront efficaces. C’est ce à quoi s’emploient les scientifiques genevois et bâlois : décoder les mécanismes fondamentaux pour identifier les cibles thérapeutiques les plus prometteuses.

Le 9 août 2018. Source : Communiqué de presse de l’Université de Genève. Référence étude : Nature Communications (DOI : 10.1038/s41467-018-05382-3).

Lire le dossier complet de Creapharma.ch sur l’autisme

Les Sénateurs argentins votent contre la légalisation de l’avortement

C’est fait, les Sénateurs argentins ont refusé la légalisation de l’avortement sans condition en Argentine. Comme dans la majorité des pays d’Amérique latine, marqués par le catholicisme et de plus en plus par les mouvements évangéliques, l’avortement continue d’être interdit sauf en cas de viol et de risque pour la santé de la mère dans le pays du Pape François. Sur 72 Sénateurs argentins, 38 ont voté “non” et 31 “oui” pendant la journée du 8 août 2018. La loi  acceptée par la Chambre des Parlementaires a donc été refusée par la Sénat.  

Kirchner

L’ancienne présidente de l’Argentine Cristina Kirchner, qui était contre dans le passé, avait affirmé soutenir le camp du oui à la dépénalisation en voyant notamment des milliers de jeunes femmes dans la rue, se rangeant du côté de sa couleur politique (la gauche). La vice-présidente et leader du Sénat Gabriela Michetti (droite) était contre cette loi. Mme Michetti explique sa vision du monde : “L’avortement est très lié à une société qui pense seulement à son propre désir et à son nombril. Aucun être humain ne peut décider de la vie d’un autre être humain.”

Eglise Catholique et nazisme

L’Eglise Catholique était très remontée contre ce projet de loi. Le 8 août à Buenos Aires en la Cathédrale, le jour de la votation du Sénat, une grande messe (La Messe pour la Vie) a été organisée pour que la loi ne soit pas acceptée. L’Eglise Catholique a eu la puissance de frappe de continuer à interdire l’avortement dans ce grand pays d’Amérique latine, de plus de 40 millions d’habitants. A ce que rapportent les médias, le Pape François et le président argentin Macri ne s’entendent pas très bien suite à un différent politique, le Pape ayant soutenu un autre candidat (Daniel Scioli) lors des votations de 2015. Si le gouvernement Macri est associé à la légalisation de l’avortement, la situation ne devrait pas s’améliorer. Le Pape François, plutôt progressiste sur certains thèmes comme l’homosexualité reste très conservateur (selon Romanvie.ch dans un sens positif ou en tout cas sans jugement de valeur) sur l’avortement en ayant affirmé : “Au siècle passé, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour la pureté de la race. Aujourd’hui, on fait la même chose mais avec des gants blancs.” Le week-end dernier, environ 1 million d’Evangéliques étaient dans les rues d’Argentine pour aussi faire pression sur les Sénateurs qu’ils disent non à la légalisation.

Brésil et Reagan

Son puissant voisin, le Brésil, lui continue aussi d’interdire l’avortement (sauf lors de quelques exceptions comme lors de viol) et avec la forte puissance de l’Eglise Catholique et des églises évangéliques la situation ne devrait pas changer de si tôt, sauf si peut-être le Suprême Tribunal Fédéral (STF) à Brasilia, l’équivalent de la Cours Suprême américaine, prend une décision différente qui irait contre une majorité politique. Certains intellectuels de gauche semblent inciter le STF à prendre une telle décision, comme un éditorialiste athée et libéral de la Folha de S.Paulo (M. Schwartzmann). Comme aux États-Unis, il s’agit de la Cours Suprême qui a autorisé dans les années 1970 l’avortement. Reagan, président américain Républicain, voulait interdire à nouveau l’avortement dans les années 1980 mais n’a pas réussi. Trump, selon nos informations, ne s’est pas encore vraiment impliqué dans ce sujet ou de façon plutôt timide.

En France, environ 220’000 femmes avortent chaque année, selon le journal Le Figaro.

Le 9  août 2018. Version 1.0 (13h05, 09.08.2018). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch).
Sources: The New York Times, Folha de S.Paulo, LA NACION, Le Figaro

Brigandage à Oron-la-Ville (VD), auteur présumé interpellé

LAUSANNEComme la police vaudoise le relève dans un communiqué de presse, le mardi 7 août, vers 11h30, un brigandage a été commis dans une banque d’Oron-la-Ville (VD). Un homme cagoulé et armé s’est fait remettre une somme d’argent avant de prendre la fuite. Il a été interpellé peu après.

Drame à St-Cierges

Vers 11h30, un homme cagoulé est entré dans une banque à Oron-la-Ville où, sous la menace de son arme, il s’est fait remettre une somme d’argent avant de prendre la fuite. L’important dispositif rapidement mis en place par la Police cantonale a permis de localiser l’auteur présumé à la gare de Châtillens où il a été interpellé en possession du butin. Il s’agit d’un un ressortissant suisse âgé de 29 ans. Après vérification, il s’est avéré que son arme était factice.

Les deux employés de banque qui étaient présents au moment du brigandage n’ont pas été blessés physiquement mais ont bénéficié d’un soutien psychologique.

La procureure de service a ouvert une enquête. Les investigations sont confiées aux inspecteurs de la police de sûreté, y compris ceux de la brigade de police scientifique.

Cet événement a nécessité l’intervention de nombreuses patrouilles de la gendarmerie vaudoise et de l’APOL ainsi que d’inspecteurs de la police de sûreté.

Le 7 août 2018. Source : Communiqué de la police vaudoise. Crédit photo : image d’illustration, Fotolia.com.

EDITORIAL – La polarisation de la société est nécessaire

EDITORIAL

Niveau-3-polemique-romanvie

On entend parfois que la polarisation de la société, c’est-à-dire pour résumer un partage entre 2 pôles (ex. gauche contre droite, conservateurs contre progressistes) est dangereuse. Mais la réalité est qu’il s’agit d’une nécessité. Par exemple on est pour ou contre l’avortement, pour ou contre les casinos (par ex. le Brésil interdit les casinos), pour ou contre le suicide assisté, pour ou contre la peine de mort, pour ou contre des genres ou sexes bien définis (lire éditorial à ce sujet, sur la théorie des genres). Il n’est pas possible d’être non polarisé sur certains thèmes, c’est oui ou c’est non, basta.

Lignes bien marquées

C’est donc sain pour une démocratie comme la plus célèbre au monde, les États-Unis, d’avoir des camps clairs et bien marqués. C’est-à-dire les Républicains, conservateurs et de droite, avec comme relais les médias de l’empire Murdoch comme The Wall Street Journal et surtout FoxNews et puis de l’autre côté les Démocrates, de gauche ou du centre et progressistes, avec leur armée de médias comme The New York Times, The Washington Post ou CNN sans compter sur de puissants soutiens à la Silicon Valley comme Google, Facebook ou Apple ou de Seattle (Amazon). Ce qui est positif aux États-Unis est que les lignes sont bien marquées, ensuite dans une démocratie saine le citoyen choisit.

UDC

En Suisse malheureusement, mis à part l’UDC qui compte très peu de médias acquis à sa cause conservatrice, le choix pour le citoyen est beaucoup plus faible et moins marqué. Par exemple le PDC qui dit défendre le mariage homosexuel en tout cas à Genève (une émission Forum de la RTS de juillet 2018, interview avec Guillaume Barazzone) ne semble plus vraiment être un parti conservateur. Les 4 grands médias suisses (SSR avec RTS, Ringier, Tamedia et NZZ) sont tous des médias libéraux et progressistes, sans aucun doute. Est-ce qu’ils parlent de la loi sur l’avortement en Argentine comme le fait Romanvie.ch ? Non, preuve de leurs choix éditoriaux progressistes.

Bref, chers amis suisses, nous aussi n’allons pas échapper à toujours plus de polarisation comme aux Etats-Unis, c’est dans l’ordre des choses. Nous pouvons toutefois travailler pour avoir toujours des institutions fortes empêchant toute atteinte à la démocratie, en acceptant toute décision démocratique qu’elle nous plaise ou non. Je milite donc pour plus de polarisation en Suisse, car seulement parler d’une Suisse en terme économique (PIB, taux de chômage, dette) en oubliant les thèmes de société (suicide assisté, avortement, immigration) n’est pas sain pour un pays.

Souhait

J’ai toutefois un souhait, qu’on arrive en Suisse trouver certains compromis en faisant chacun de son côté (progressistes et conservateurs) de ne pas trop mettre d’huile sur le feu. Par exemple en ce qui concerne la théorie des genres.

Première version : Le 7 août 2018. Dernières mise à jour : version 1.2 (à 17h35, le 24 août 2018). Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Crédit photo : Romanvie.ch (Pharmanetis Sàrl).

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Mercredi (08.08), l’Argentine vote sur une possible dépénalisation de l’avortement

Comme dans la majorité des pays d’Amerique latine, marqués par le catholicisme et de plus en plus par les mouvements évangéliques, l’avortement est jusqu’à présent interdit dans le pays d’origine du Pape François sauf dans quelques situations (ex. viol). À la veille (08.08.2018) de la votation du Sénat argentin, composé de 72 sénateurs, la situation est très serrée. Selon un article de La Nacion, journal argentin de référence, les dernières estimations parlent de 37 sénateurs qui vont voter “non” à la loi et 31 “oui”. Les 4 autres sont probablement encore indécis. La loi a déjà été acceptée par la Chambre des Parlementaires mais le Sénat doit la confirmer ou non. Le président argentin actuel Macri, de droite, a un discours ambigu, car il se dit contre mais si la loi est acceptée par le Sénat il ne va pas s’opposer, c’est-à-dire mettre son veto. En Amérique latine seulement 3 pays ou ville ont dépénalisé l’avortement dans toutes les situations, l’Uruguay, la ville de Mexico (Mexico City) et Cuba. 

Kirchner

L’ancienne présidente de l’Argentine Cristina Kirchner, qui était contre dans le passé, soutient désormais le camp du oui à la dépénalisation, du côté de sa couleur politique (la gauche). La vice-présidente et leader du Sénat Gabriela Michetti est contre cette loi et en cas d’égalité au Sénat pourrait voir la loi ne pas passer suite à son vote. Mme Michetti explique sa vision du monde : “L’avortement est très lié à une société qui pense seulement à son propre désir et à son nombril. Aucun être humain ne peut décider de la vie d’un autre être humain.”

Eglise Catholique et nazisme

L’Eglise Catholique semble très remontée contre ce projet de loi. Le 8 août à Buenos Aires en la Cathédrale, le jour de la votation du Sénat, une grande messe (La Messe pour la Vie) va être organisée pour que la loi ne soit pas acceptée. L’avenir dira si l’Eglise Catholique aura eu la puissance de frappe de continuer à interdire l’avortement dans ce grand pays d’Amerique latine, de plus de 40 millions d’habitants. A ce que rapportent les médias, le Pape François et le président argentin Macri ne s’entendent pas très bien suite à un différent politique, le Pape ayant soutenu un autre candidat (Daniel Scioli) lors des votations de 2015. Si le gouvernement Macri est associé à la légalisation de l’avortement, la situation ne devrait pas s’améliorer. Le Pape François, plutôt progressiste sur certains thèmes comme l’homosexualité reste très conservateur (selon Romanvie.ch dans un sens positif ou en tout cas sans jugement de valeur) sur l’avortement en ayant affirmé : “Au siècle passé, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour la pureté de la race. Aujourd’hui, on fait la même chose mais avec des gants blancs.” Ce week-end, des centaines de milliers d’Evangéliques brésiliens ont manifesté contre cette loi.

Brésil et Reagan

Son puissant voisin, le Brésil, lui continue d’interdire l’avortement (sauf lors de quelques exceptions) et avec la forte puissance de l’Eglise Catholique et des églises évangéliques la situation ne devrait pas changer de si tôt, sauf si peut-être le Suprême Tribunal Fédéral (STF) à Brasilia, l’équivalent de la Cours Suprême américaine, prend une décision différente qui irait contre une majorité politique. Certains intellectuels de gauche semblent inciter le STF à prendre une telle décision, comme un éditorialiste athée et libéral de la Folha de S.Paulo (M. Schwartzmann). Comme aux États-Unis, il s’agit de la Cours Suprême qui a autorisé l’avortement. Reagan, président américain Républicain, voulait interdire à nouveau l’avortement dans les années 1980 mais n’a pas réussi. Trump, selon nos informations, ne s’est pas encore vraiment impliqué dans ce sujet.

Le 7 août 2018. Version 1.0 (16h10, 07.08.2018). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch).
Sources : The New York Times, Folha de S.Paulo, La Nacion, The Wall Street Journal, Gospel Prime

EDITORIAL – Prière, les Suisses sont comme Einstein

Editorial 

Une étude du Pew, Romanvie en a parlé, a montré que les Suisses priaient peu. Ils sont moins de 10% à prier chaque jour contre plus de 90% des Éthiopiens à prier quotidiennement ou plus de 50% des Américains. Même si on peut remettre en cause ce genre de sondages, notamment car le Suisse est peut-être très ou trop honnête. Par exemple il pourrait prier 5 fois par semaine et dire qu’il ne prie pas tous les jours. Mais admettons que ce sondage ait quand même certaines informations intéressantes. D’autres sondages ont montré qu’une majorité de Suisses croient en Dieu, même si peut-être pas forcément toujours un Dieu de la Bible.

Seul au monde

Par conséquent, si les Suisses croient en Dieu mais ne prient pas ou très peu, ils croient en un Dieu distant. On est loin d’un Argentin qui prierait pour une victoire de son pays en Coupe du Monde. Le Suisse peut-être à cause d’un niveau de richesse élevé (en moyenne), d’écoles publiques de qualité et d’une bonne économie a forcément moins besoin de prier qu’un citoyen du Venezuela, en pleine crise. Le problème toutefois avec un Dieu distant est qu’on est seul au combat. On dépend presque à 100% du hasard, de sa propre volonté ou de ses efforts, ce qui peut être difficile quand il faut affronter une maladie, une période de chômage ou pour un patron la bonne attitude à adopter lors d’une crise économique.

Einstein…

Un adage intéressant répété par certains pasteurs est : “Quand je travaille je travaille, quand je prie Dieu travaille.” Bref, le Suisse se passe peut-être trop facilement de la puissance divine, ce qui n’est pas toujours simple. Einstein une fois interrogé par un journaliste a affirmé qu’il croyait en Dieu ou un Dieu distant mais pas un Dieu qui puisse agir sur les personnes et a la capacité (ou l’envie) de changer le destin de chacun. Le Suisse semble en moyenne de plus en plus attiré par un Dieu “einsteinien”, un Dieu qui n’a toutefois pas grand chose à voir avec le christianisme ou le judaïsme (la religion de la famille d’Einstein).

Le 5 août 2018. Par Xavier Gruffat, idée originale de XG non copié d’autres médias

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Un professeur de l’EPFZ gagne la prestigieuse médaille Fields, le “Nobel” des mathématiques

RIO DE JANEIROLa médaille Fields 2018 vient d’être attribuée à Alessio Figalli, chargé de recherche du CNRS depuis 2007 et actuellement détaché à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Cette distinction, la plus prestigieuse au monde en mathématiques, récompense Alessio Figalli pour ses travaux dédiés au calcul des variations, au contrôle optimal, à l’optimisation et aux équations aux dérivées partielles. Caucher Birkar (né au Kurdistan, citoyen britannique), professeur à l’université de Cambridge, Peter Scholze (Allemagne), professeur à l’université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn et Akshay Venkatesh (né en Inde, de nationalité australienne), professeur à l’université de Stanford sont également lauréats de la médaille Fields 2018.

Un professeur de l'EPFZ gagne la prestigieuse médaille Fields, le "Nobel" des mathématiques

Le Congrès mondial des mathématiciens se tient une fois tous les quatre ans, cette année il a eu lieu à Rio de Janeiro au Brésil. C’est l’évènement scientifique le plus important de la discipline. A cette occasion sont décernées les médailles Fields, distinction mathématique la plus prestigieuse au monde récompensant des scientifiques de moins de 40 ans. Parmi les quatre lauréats de cette année figure Alessio Figalli, de nationalité italienne, né le 2 avril 1984 à Rome (Italie).

Élève de la prestigieuse l’École normale supérieure de Pise, Alessio Figalli est invité dès 2005 par Albert Fathi pour un séjour de longue durée à l’ENS Lyon. Son master de l’École normale supérieure de Pise en poche, en 2006, il prolonge son séjour à l’ENS Lyon par une thèse codirigée par Luigi Ambrosio et Cédric Villani, soutenu remarquablement vite, dès la fin octobre 2007. Il intègre le CNRS en septembre 2007, avant même la soutenance de sa thèse, en tant que chargé de recherche au Laboratoire Jean-Alexandre Dieudonné (CNRS/Université Nice Sophia Antipolis). Détaché du CNRS depuis octobre 2008, il a été professeur Hadamard au Centre de mathématiques Laurent-Schwartz (Ecole polytechnique/CNRS) jusqu’en août 2009, période durant laquelle il obtient son habilitation à diriger des recherches (février 2009). Il devient ensuite professeur à l’université du Texas (de septembre 2009 à août 2016). Il est, depuis cette date, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Fait exceptionnel : Alessio Figalli est un ancien élève de Cédric Villani, médaillé Fields 2010, lui-même élève de Pierre-Louis Lions, médaillé Fields 1994, un cas rare de « lignée » aussi prestigieuse.

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Alessio Figalli travaille sur la théorie du transport optimal, qui permet de trouver le moyen le moins cher de transporter un objet d’un endroit à un autre, compte tenu d’un certain coût. Outre leurs applications en économie, la théorie et les techniques du transport optimal sont devenues de plus en plus étudiées et permettent aujourd’hui d’aborder certaines des questions les plus difficiles dans le domaine des équations aux dérivées partielles, de la mécanique des fluides, de la géométrie, de la probabilité et de l’analyse fonctionnelle. Alessio Figalli s’intéresse en particulier à la théorie de la régularité des applications de transport optimal et ses liens avec l’équation de Monge-Ampère (il est par ailleurs l’auteur d’un ouvrage de référence sur cette équation). Également expert des inégalités fonctionnelles et géométriques, où il a prouvé de nombreux résultats quantitatifs de stabilité, les applications des théories étudiées par Alessio Figalli sont nombreuses, de l’analyse du déplacement des gouttelettes d’un nuage à l’étude de la forme des cristaux soumis à des contraintes. Plus récemment, il a commencé à travailler sur la théorie des matrices aléatoires, qui a pour objectif de comprendre certaines propriétés de ces matrices, dont les éléments sont des variables aléatoires. On compte, entre autres, parmi les applications de cette théorie, les systèmes intégrables, le chaos quantique, la gravité quantique en deux dimensions (et plus) via la théorie des cordes, etc…

Les travaux d’Alessio Figalli ont été soutenus par les bourses les plus prestigieuse, notamment une bourse ERC Consolidator de l’Union européenne pour mener ses études sur la régularité et la stabilité des équations aux dérivées partielles. Après avoir obtenu le prix Peccot-Vimont du Collège de France en 2011, Alessio Figalli a été récompensé en 2012 du prix de la Société européenne de mathématiques. Il a été conférencier invité pour la section « analyse et applications » du Congrès mondial des mathématiciens en 2014.

Pour la petite histoire, le gagnant Caucher Birkar s’est fait voler sa médaille à Rio de Janeiro, preuve d’une certaine violence ou insécurité dans la “ville merveilleuse”. Mais la bonne nouvelle est que les organisateurs de la médaille Fields vont lui remettre une nouvelle médaille.

Le 3 août 2018. Sources : Communiqué de presse, médias brésiliens. News légèrement adaptée par Xavier Gruffat (Romanvie.ch) – Photos illustrations : Fotolia.com – Creapharma.ch

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