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Histoire : qui étaient les Puritains ?

Certains ont déjà entendu parler des Puritains, surtout à l’occasion de la Thanksgiving (Action de grâce), principale fête américaine. Mais pour la plupart, le terme est vague est malheureusement souvent négatif et péjoratif.

Pèlerins célébrant le premier dîner de Thanksgiving

Pour résumer les Puritains étaient des calvinistes (doctrine réformée) d’Angleterre des colonies anglaises au 16ème et 17ècle. Le mouvement est né en Angleterre, pendant les premières étapes de la réforme anglaise, pendant le règne d’Edouard VI (1547-1553). Mais on estime que les embryons du Puritanisme ont été développés et imaginés par William Tyndale (1484-1536). Il a lancé en 1526 en Angleterre sa traduction de son Nouveau Testament du grec vers l’anglais, la célèbre « Wycliffe’s Bible ». L’influence de sa traduction de la Bible en anglais a été majeure sur l’évolution religieuse de l’Angleterre au 16ème siècle. Plus tard (17ème siècle surtout), beaucoup de ces puritains anglais ont émigré vers les Etats-Unis, à cause d’une persécution en Angleterre. Les Pères pèlerins puritains (en anglais : Pilgrim Fathers ou parfois seulement Pilgrim) sont l’un des premiers groupes de colons installés sur le territoire des futurs États-Unis d’Amérique, en 1620. 

Origine du terme, purification du catholicisme

Le nom de “puritain” a surgi pendant le règne d’Elisabeth I (1558-1603). Ce groupe de chrétiens voulait réformer le culte anglican, de l’église officielle d’Angleterre. Ces “puritains” voulaient faire évoluer l””establishement” elisabethen (qui mélangeait des éléments du protestantisme avec le catholicisme). Le but était notamment la purification de l’église des vestiges du catholicisme, d’où le terme de puritanisme. Les puritains pensaient que cette église anglaise était une sorte de réforme faite à moitié. Le puritanisme n’a donc rien à avoir avec une vision de la sexualité, ou en tout cas pas directement.

Calvinisme, richesse mais pas contre la sexualité

Les chrétiens calvinistes et donc les Puritains croient que Dieu a prédestiné certaines personnes à être sauvées et que d’autres ont été prédestinées à la damnation éternelle (concept ici de double prédestination). On parle aussi de souveraineté absolue de Dieu. Un des problèmes des Calvinistes est qu’ils ne savent pas s’ils sont sauvés ou non, s’ils font parties du peuple Elu (Sauvé). Par conséquent, notamment aux Etats-Unis, de nombreux Calvinistes (Puritains en particulier) ont travaillé durement notamment au 19ème siècle et les siècles précédents. Le succès dans leurs affaires était la preuve qu’ils étaient sauvés. Une grande force de travail était ou est un moyen de louer Dieu. L’idée était aussi que l’enrichissement pour soi n’était pas une fin en soi mais que l’argent doit être redistribué à la société. Ces personnes avaient une attitude austère et plutôt hostiles à tous les plaisirs, mais il y a aussi plusieurs mythes à ce sujet. Par exemple les puritains consommaient de l’alcool et n’étaient pas contre la sexualité au sein du mariage. Cela dit, on comprend bien qu’une personne riche qui ne profite pas beaucoup de son argent mais le redonne à la société contribue logiquement à l’enrichissement de toute un pays (ici les Etats-Unis).

Thanksgiving

Après être restés plus de 11 ans à Leyden en Hollande (Europe) et avant d’embarquer pour le Nouveau Monde (actuel Etats-Unis), ces colons puritains ont regardé vers le Ciel, leur pays préféré, où Dieu leur a préparé une ville. Comme on peut lire dans Hébreux 11:16 : “Mais en réalité, ils désirent une meilleure patrie, c’est-à-dire la patrie céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.” Les Etats-Unis étaient pour ces Hollandais leur “Terre Promise”, leur cité de Dieu. En novembre 1621, la communauté de pèlerins une fois arrivée aux Etats-Unis organise une journée d’action de grâce, le fameux « Thanksgiving Day », pour montrer leur côté spirituel et remercier Dieu probablement d’avoir tenu promesse. Le président Lincoln érigera le « Thanksgiving Day » en fête nationale en 1863. Il existe d’autres théories concernant l’origine de la Thanksgiving (ex. des pèlerins de la côte est proche de Boston qui avaient faim et des Indiens d’Amérique leur ont donné des dindes à manger). 

Le 14 octobre 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : Escola Charles Spurgeon, Wikipedia.org.

114 mots français utilisés par les Américains et Anglais

CONTENU EXCLUSIF SUR ROMANVIE.CH
NEW YORK – LONDRES – Nous les francophones utilisons beaucoup de termes anglais lorsqu’on parle ou écrit le français, probablement trop, mais il est intéressant de noter que les Américains et Anglais utilisent aussi des mots français, parfois de façon surprenante en oubliant dans certains cas l’accent (notamment grave ou aigu), rappelons qu’en anglais il n’existe en théorie pas d’accents. Ces mots français sont surtout utilisés à l’écrit, moins à l’oral ou alors avec une prononciation bien différente du français. On peut lire ces mots français – parfois écrits en italique – dans des journaux, magazines ou livres. On dirait que l’herbe du voisin est toujours plus verte ailleurs ? Le français, c’est chic…
Tout en bas de page, comme bonsu, découvrez aussi des mots allemands et italiens utilisés par les Anglosaxons. 

Ci-dessous découvrez une liste de mots français lus dans des grands journaux (ex. The New York Times ou The Wall Street Journal), magazines (ex. The Economist, journal le plus influent au monde), médias électroniques TV ou Internet (ex. CNN) ou des livres principalement sur l’économie et le business. Cela signifie que les mots ci-dessous apparaissent en français dans un texte anglais, parfois avec des guillemets, en italique le plus souvent ou écrit normalement (cela signifie que le mot ou terme est presque accepté dans le langage courant). Comme vous le verrez les expressions mélangent souvent le français à l’anglais (ex. en route for). Une utilité pour un journaliste ou écrivain de langue anglaise d’utiliser un terme en français est probablement de renforcer son idée ou concept, comme pour mettre en gras ou en évidence. A la fin en bonus retrouvez aussi quelques mots allemands utilisés en anglais.

A
– a la carte ou à la carte (notez qu’en français il faut bien sûr écrire à la carte, lu dans The Wall Street Journal en janvier 2018, le contexte était un film a la carte utilisant une technologie comme Netflix, lu aussi en janvier 2020 dans le magazine Fortune les mots à la carte)
– à la small and medium business-sized business (le mot français est à la)
– abattoir (lu dans The Economist en juillet 2020, même signification qu’en français)
– absence (lu dans un livre d’économie)
– amuse bouche (entendu dans la saison à succès américaine The Office, saison 7)
– après-ski (remarque : même signification qu’en français)
– au courant (à interpréter ici plutôt et probablement dans le sens “dans l’air du temps” – la phrase était … for the more politically au courant.… lu dans The Wall Street Journal en août 2019. Mais on peut aussi l’interpréter comme “à la mode”, lu dans le Wall Street Journal en octobre 2019)
– austère (entendu dans la saison à succès américaine The Office, saison 7)
– avant-garde ou avant garde (mots utilisés dans une publicité en anglais pour une célèbre montre)

B
– barrette (à comprendre ici comme une barrette pour les cheveux, entendu dans la série à succès américaine The Office, saison 6)
– beau (lu dans The Economist en février 2021, dans un sens “mon beau”, mon partenaire, mon mari, ma femme)
– bête noire (lu dans un livre d’économie datant de 2018)
– bon vivant (lu dans The New York Times et dans un livre de business)
– bonhomie (lu dans The Economist en septembre 2020, veut dire : bonté du cœur, unie à la simplicité des manières)
– bourgeois manqué (lu dans un livre de business publié en 2017)
– bourgeoisie (lu dans The Economist en août et en octobre 2019)
– buffet (comme en français, buffet d’un restaurant, la prononciation est différente, [befett])
– bulletin
– buzz phrase de jour (expression entière)

C
– camaraderie (lu dans deux livres d’économie, lu dans The Economist en juin 2020 et janvier 2021, autrement dit il s’agit d’un nom plutôt courant en anglais)
– carte blanche (lu dans The Wall Street Journal en juin 2020, a la même signification qu’en français. Avoir carte blanche, pouvoir être libre dans ses choix et décisions)
– chagrin (lu sur le site/blog TechCrunch en avril 2019)
– clientele (lu sur le site Techcrunch.com en décembre 2017, notez bien que c’est écrit sans accent, en français ce serait clientèle, lu aussi dans The Economist en avril 2021)
– communiqué (lu dans The Wall Street Journal)
contours (lu en mai 2019 dans le magazine anglais de référence The Economist)
couloir – définition : couloir dans une montagne pour skier (lu dans The Wall Street Journal en février 2018)
– coup d’état ou simplement coup
– coup de grâce (entendu dans un cours de théologie d’une université d’Atlanta, Etats-Unis, via le site Coursera.org)
– crèche (lu dans The Economist en mai 2020, le sens est le même qu’en français, c’est-à-dire l'”école” pour les tous petits enfants)
– cul-de-sac (lu dans The Wall Street Journal en octobre 2017, entendu dans un film américain de 2016)

D
– debut (notez qu’en français il faudrait écrire début, lu dans The Wall Street Journal en mars 2018 et mars 2019), aussi lu ou vu debutant sur CNN en avril 2021 (il manque aussi l’accent, devrait être débutant)
– déjà-vu ou déjà vu
– démodé (lu dans The Economist en décembre 2019, le mot était écrit en italique, démodé, la signification est la même qu’en français : plus à la mode)
– dénouement (lu sur CNN)
– detour (en anglais écrit sans accent, en français ce serait bien sûr détour. Lu dans un cours de théologie, BSF, Texas. La phrase était : … a roadway detour ran you late)
– divorcée (lu dans plusieurs journaux, entendu dans des séries américaines comme The Office)
– doyen (lu dans The Economist en novembre 2021)

E
– émigré (lu dans le Wall Street Journal en septembre 2019, l’article parlait d’émigrés vénézuéliens à Madrid, lu aussi dans le New York Times en août 2021)
éminence grise (lu dans un livre de business : “Measure What Matters”)
– en masse (lu dans le New York Times en février 2019, le contexte était une désertion ou non en masse de soldats au Venezuela, lu aussi dans The Economist en mars 2019, mis en italique en masse)
– en route for (ou simplement en route, lu dans un livre en 2018), en anglais route est aussi utilisé dans le monde de l’aviation (ex. route de New York à Boston, on peut traduire en français par liaison).
– encore (lu sur CBSNews.com en décembre 2017)
– enfant terrible (entendu dans la première saison de Mad Men, série américaine à succès)
– ennui (lu dans un livre en 2018)
– entourage (entendu dans la série à succès The Office, mots prononcés par le personnage Andrew Bernard)
– entrée (lu dans un livre d’économie, lu aussi dans un magazine de santé américain en février 2022, Prevention, entrée était utilisé dans ce dernier cas au niveau culinaire)
– esprit de corps (lu dans un livre de business : “Measure What Matters” – esprit de corps signifie loyauté)
– enveloppe
– exposé (lu sur une page Twitter d’un scientifique américain de référence, lu aussi dans The Economist en décembre 2021)

F
– facile (synonyme de easy en anglais, entendu dans un cours d’université américaine, concernant la théologie. La signification est la même qu’en français mais la prononciation est à l’anglaise, le i devenait [ai], soit [facaile])
– façade (lu en septembre 2021 dans The Economist), a la même signification qu’en français, mot utilisé dans l’article en question plutôt sous sa forme figurée)
– femme fatale (entendu sur la chaîne américaine de qualité : Smithsonian TV, veut dire ici une femme presque “diabolique”, criminelle)
– fiancee (ici sans accent) ou fiancé (lu dans un magazine américain) ou fiancée
– film noir (lu dans The Wall Street Journal)
– force majeure (lu sur CNN, signifie par exemple que le Covid-19 est une force majeure, par exemple envers les assureurs, donc ne remboursent pas normalement)
– francophone (lu sauf erreur, dans The Wall Street Journal en novembre 2018)

G
– gaffe (a la même signification qu’en français soit une maladresses ou bourde, lu en novembre 2020 dans le magazine anglais de référence The Economist à propos de supposées gaffes de Joe Biden)
– gauche (dans le sens maladroit, lu en avril 2019 dans le magazine anglais de référence The Economist)
– gourmand (entendu dans la série américaine à grand succès The Office, dans la saison 6)
– Grande Dame (lu dans The New York Times en décembre 2017 pour qualifier une journaliste quittant la chaîne HBO, notez les majuscules à Grande et Dame)
– grandeur (lu dans un dossier de théologie, BSF, société basée au Texas)
– grandiose (lu dans un livre d’économie datant de 2018, lu aussi dans The Economist en juin 2020)
– grimace (lu dans un livre de business)

H
– habitat (entendu sur CNN en juillet 2021, même signification qu’en français, utilisé notamment en écologie, un habitat d’un lac…)

I
– idiot-savant (lu en italique dans The Economist en juin 2020, l’article concernait l’intelligence artificielle (AI), parfois qualifiée donc d’idiot-savant)
– impasse (lu dans le Wall Street journal en octobre 2020, article concernant la politique)
– in lieu (notez qu’en français ce serait au lieu, lu dans The Wall Street Journal en mars 2018)

J
– je ne sais quoi (expression complète, entendu dans un podcast début 2019)
– joie de vivre (lu dans un livre d’économie américain)

L
– laissez-faire (lu dans un livre de business publié en 2017 et dans The Economist en août 2019 ainsi qu’en septembre 2021)
– lèse-majesté (“an act of lèse-majesté”, lu en mai 2019 dans le magazine anglais de référence The Economist)

M
– malaise (lu dans The Wall Street Journal en novembre 2017 et juillet 2020, lu aussi en juillet 2019 dans The Economist)
– Mardi Gras ou mardi gras (lu dans plusieurs journaux comme le Wall Street Journal en mars 2019, mardi gras caractérise le jour du Carnaval)
– marque (lu et entendu sur la chaîne de TV CNN le 22 décembre 2020 concernant la marque Ferrari, marque a la même signification qu’en français, cela dit les Américains et Anglais utilisent plus le terme brand que marque).
– memoire (sans accent à mémoire en anglais, à comprendre plutôt comme autobiographie, par exemple les “memoires de Michelle Obama”, lu dans The Wall Street Journal en décembre 2019)
– menagerie (notez que le terme apparaît sans accent)

N
– naïve (lu dans un livre américain des années 1930, écrit par Dale Carnegie, lu aussi dans The Wall Street Journal en février 2020)
– naïveté (lu dans un livre de business publié en 2017)
– née – par exemple Marion Cecilia Davies – née Douras January 3, 1897 – September 22, 1961 (lu sur Wikipedia)
– nuance (entendu dans un podcast en avril 2019)
– nuisance (lu dans The Economist en février 2021, même sens qu’en français, par exemple un pouvoir de nuisance)

O
– oeuvre (lu dans The Wall Street Journal du 22 septembre 2020, concernant un article sur le chanteur Sufjan Stevens – His oeuvre includes everything from…).

P
– par excellence (lu dans un livre de business : “Measure What Matters”)
– parvenu (lu dans The New York Times en avril 2019, on parle ici d’une personne ou individu, one parvenu, lu aussi dans The Economist en avril 2021, phrase dans un article sur le vin “…parvenu vintages from America’s West coast”)
– passé (lu dans The New York Times) – de façon un peu ironique les Américains utilisent parfois le terme passé et nous le terme has-been.
– petite (lu dans un livre de business de référence, la phrase était petite nose, donc petit nez, on note à tort en anglais le féminin à petite)
– personnel (écouté dans la série américaine à succès The Office, my personnel, comme en français correspond aux employés d’une entreprise)
– pied-a-terre ou pied-à-terre (lu sur un site Internet d’immobilier, notez qu’en français on écrit avec un accent soit pied-à-terre, mais aussi lu une fois en anglais écrit ainsi Pied-à-Terre ou correctement pied-à-terre dans le Wall Street Journal en juin 2020)
– pièce d’art (lu dans un livre de business sorti en 2018)
– piste, dans le mot off-piste skiing ou hors-piste (lu dans The Economist en janvier 2021, dans un article en référence au ski hors-piste)
– plaque (entendu dans la série The Office de NBC, plaque commémorative ex. après avoir gagné à un concours)
– plateau (plateau peut être une notion de géographie comme le plateau tibétain, lu dans The Economist en juillet 2020, cela peut être aussi le plateau d’une courbe, par exemple lors de la pandémie de Covid-19)
– poignant (lu dans The Wall Street Journal en novembre 2021)
– prairie (lu dans The Wall Street Journal en janvier 2020, lu aussi dans The Economist en juillet 2020)
– prêt-à-porter (terme utilisé dans le monde de la mode)
– protégé (lu dans The Wall Street Journal en 2018 et 2020, également au pluriel, protégés- Entendu aussi dans la série américaine à succès The Office)
– provocateur (lu dans The Economist, une édition de janvier 2019, dans un article à propos du président brésilien Bolsonaro)

R
– raconteur (lu dans un livre américain des années 1930, écrit par Dale Carnegie)
– raison d’être (lu dans un livre de business publié en 2017)
– rendezvous (lu dans le Wall Street Journal, rendezvous d’astronome sur la station internationale, fin mai 2020)
– repertoire (lu dans un célèbre livre de business et développement personnel, notez que l’auteur ne mentionne pas l’accent sur le premier e, répertoire, il faut comprendre le terme repertoire au sens artistique, ex. le repertoire d’un chanteur ou écrivain).
– resistance (sans accent, mot utilisé en anglais dans un contexte révolutionnaire, lu dans The Wall Street Journal en septembre 2018)
– resume ou résumé (lu dans des livres et journaux, attention en anglais résumé signifie CV)
– route (lire sous En route ci-dessus, sous lettre E)
– risqué (lu notamment dans un communiqué de presse d’une étude scientifique, sur le site Eurekalert.org ou dans The Economist en septembre 2018)

S
– sans (lu dans le magazine de santé américain Prevention, en juillet 2020, cela veut dire without, on pouvait lire : sans spleen, au lieu d’écrire without spleen, ils ont écrit sans spleen (spleen voulant dire la rate, un organe du corps humain)).
– savoir faire (lu en italique dans The Economist, en juin 2020)
– solitude (lu dans The Economist, en janvier 2021)
– sommelier (lu dans le Wall Street journal en octobre 2020, article concernant la crise dans les restaurants suite à la Covid-19)

T
– tableau ou au pluriel tableaux
– tour de force (lu sur le compte Twitter du célèbre médecin américain Eric Topol mais aussi fin 2018 sur le blog de Bill Gates)
– triage (terme utilisé comme en français par exemple pour le triage de patients à l’hôpital, entendu sur CNN en mars 2020)

V
– voilà
– vis-à-vis (ou vis-a-vis) (entendu dans un cours d’université américaine, via Coursera.org)
– voyage (lu notamment dans un document de théologie, BSF, Texas)

Et aussi, des mots proches du français mais avec une orthographe légèrement différente :

C
– connoisseur (en français on écrit bien sûr connaisseur, par exemple un connaisseur -quelqu’un qui connaît – de musique)

Q
– quarantine (en français on écrit quarantaine, donc en anglais le i a disparu, la signification est la même, par ex. : “Un patient souffrant du coronavirus mis en quarantaine”)

Bonus 1 : mots allemands utilisés en anglais des Etats-Unis ou du Royaume-Uni : 
B
– blitzkrieg (guerre éclaire, terme utilisé dans The Economist en novembre 2021)
K

– kindergarten (signifie jardin d’enfants, le mot aurait été introduit aux Etats-Unis par une allemande installé dans le Wisconsin)
M
– Mittelstand (représente des PME, en général allemandes, mais aussi du Middle West américain en main familiale transmises de générations en générations, comme mentionné dans un article de The Economist paru en juillet 2020).
W
– wanderlust (signifie “plaisir de voyager”, lu dans The Economist en octobre 2021, sur un article concernant les nomades digitaux).
– wunderkind (signifie “enfant génial”, lu dans The Economist en mai 2020 dans un article sur le politicien italien Luigi Di Maio, âgé de 33 ans en mai 2020).

Bonus 2 : mots italiens utilisés en anglais des Etats-Unis ou du Royaume-Uni : 
G
– “gattopardismo” (provient du livre publié pour la première fois en 1958 et du film “Le Léopard” datant des années 1960 avec Burt Lancaster, Alain Delon et Claudia Cardinale, en italien “Il Gattopardo” ou en anglais “The Leopard” de l’écrivain italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa. Tancredi, l’un des héros du livre (dans le film joué par Alain Delon) affirme “Si nous voulons que les choses restent les mêmes, tout doit changer”. Le concept “gattopardismo” signifie donc embrasser le changement pour le neutraliser ou au moins le contrôler, comme l’explique The Economist en mai 2020.)

Page mise à jour le 29 janvier 2022. Ecrit par Xavier Gruffat.

Lire aussi : les faux-amis entre le français et l’anglais

EDITORIAL – Les algorithmes du bonheur, la nouvelle religion diabolique

SAO PAULO – SAN FRANCISCO – Les algorithmes sont de plus en plus présents dans nos vies, surtout digitales. Par exemple si vous regardez une vidéo sur YouTube ou une série sur Netlfix, le système va vous suggérer d’autres vidéos intéressantes à regarder par la suite. Dans le futur, des  voitures sans pilote vous emmèneront peut-être en voyage ou à destination d’un lieu en faisant travailler un algorithme. Ces derniers sont de plus en plus basés sur des technologies dites d’intelligence artificielle (AI ou en anglais IA). Pour résumer l’AI a la capacité de trouver du sens, par exemple suggérer une vidéo, en se basant sur une analyse de millions ou milliards de données grâce à des méthodes de machine learning.  

Quel est le sens de ces algorithmes ?

Si on considère que la recherche du bonheur ou du plaisir continu est la nouvelle “religion globalisée”, il est fort probable que ces algorithmes de façon “inconsciente” soient basés justement sur le bonheur dans leurs recommandations. Par exemple, si vous êtes un fan de séries d’humour sur Netflix, le système va vous proposer d’autres séries ou shows sur le même sujet mais probablement pas un reportage sur la guerre en Syrie. Or, regarder des séries d’humour est totalement égocentrique, basé sur une recherche du plaisir pur un peu comme visualiser des films adultes (d’ailleurs de loin les sites les plus visités au monde, voir sur Similarweb.com). Je ne dis pas qu’il ne faut pas regarder des humoristes mais il faut faire attention aux excès. Par contre, un reportage sur la guerre en Syrie ou la pauvreté à Lausanne ou Genève peut vous faire (ré)agir.

Le danger

Et justement le danger est là. Selon moi et bien sûr d’autres intellectuels partagent cette vision, les algorithmes confortent notre personnalité au lieu de la défier. On peut dire que ces grandes plateformes comme YouTube ou Netflix ont de moins en moins un effet transformateur sur la société. Ils favorisent aussi une culture mainstream qui s’auto-alimente sous forme de bulles, car si justement la majorité des personnes sont à la recherche du bonheur et du plaisir, l’algorithme va comme contaminer les recherches pour que le client soit heureux et ceux qui aimeraient un algorithme qui les défient ou suivent leurs valeurs vont être très déçus. Pour que vous soyez un client heureux chez Netlflix (qui vit des abonnements) ou YouTube (qui vit de la publicité), l’algorithme ne doit pas vous proposer des suggestions trop radicales ou différentes de votre personnalité. N’oubliez pas, la nouvelle religion globalisée est le bonheur, le plaisir.

Le bonheur comme seul objectif ? Question de proportion 

C’est là que faire appel à la théologie chrétienne peut s’avérer intéressant. En effet, Jésus nous dit à travers les Ecritures qu’il faut qu’ “on porte notre croix”, autrement dit qu’on fasse un sacrifice continuel. L’Apôtre Paul dans Romains (12 : 2) explique que le christianisme doit transformer l’intelligence, être différent du monde actuel. Certains Chrétiens, probablement une minorité à cause de la difficulté d’être un vrai Chrétien, ne recherchent pas continuellement le bonheur sur terre mais travaillent pour le Royaume de Dieu (oui je sais on tombe très vite dans l’hypocrisie). Cela peut passer par se préoccuper activement de la guerre en Syrie (ex. récolte de fonds en Suisse), par lutter contre ses propres démons (alcool, jeux d’argent, films adultes), un travail de lutte contre la pauvreté ou un travail d’évangélisation. Dans ces situations décrites, le Chrétien essaie de porter sa croix sans être à la recherche de son bonheur ou propre plaisir, ou en tout cas pas seulement. Autrement dit, certains Chrétiens avancés sont dans une toute autre recherche qu’un bonheur continu. Il faut aussi noter qu’aucun Chrétien n’est parfait, nous ne sommes pas Jésus, et il y aura forcément des moments pendant la semaine où le Chrétien va rechercher son propre plaisir (ex. manger, boire, avoir des relations sexuelles, regarder la TV, écouter la radio) mais la question concerne les proportions entre “se servir” soi-même et les autres. Si par exemple on consacre la moitié de son temps à son propre plaisir et l’autre moitié pour servir les autres on peut être dans un certain équilibre sain. Le risque avec les algorithmes et qu’ils nous fassent augmenter les moments de son propre plaisir par recherche continuelle du bonheur au détriment d’aider et servir les autres. Est-ce à conclure que les algorithmes ont un côté diabolique ? Oui, car tout ce qui n’est pas de Dieu est du Diable. Certaines définissent le péché comme tout ce qui est contraire  Dieu.

L’avenir

Une idée serait de pouvoir soi-même, comme consommateur, pouvoir définir son propre algorithme de recommandation sur Netflix ou d’autres sites/entreprises en se basant sur ses propres valeurs. C’est-à-dire une sorte d’algorithme de l’algorithme, mais à la fin n’est-ce pas Dieu ? Oui, on est clairement en train de commencer à se prendre trop pour Dieu.

Mis à jour le 21 octobre 2021. Par Xavier Gruffat (fondateur du site Romanvie.ch, XG réside au Brésil. Il a habité par le passé en Californie et en Suisse). Crédit photo : Fotolia.com
Sur une idée originale de Xavier Gruffat, non copié d’un autre site ou média.

“Si tout est manipulation, il est probablement préférable d’être manipulé par des journalistes – ou soi-même – que par des algorithmes.” Xavier Gruffat

3 manières de gérer l’argent dans le couple

La question de la gestion de l’argent dans le couple constitue souvent un sujet épineux, et pourtant les finances tiennent une place importante dans l’équilibre d’un ménage. Il existe différentes méthodes possibles, mais c’est à chaque couple de faire son choix selon ses objectifs, sa vision de l’argent et ce qui lui semble correspondre au mieux à ses besoins. Parfois, il n’est pas facile de trouver la meilleure façon de gérer l’argent du couple dès les premières années de mariage. En effet, les pratiques peuvent changer avec le temps et l’expérience, et le choix de la méthode va se faire progressivement au fil du temps, l’essentiel est de trouver une réponse où chacun se sent satisfait et épanoui. La gestion des finances peut aussi subir différentes modifications selon les circonstances. Il ne faut ainsi pas avoir peur du changement. En ce temps de crise sanitaire qui affecte grandement la situation économique, les revenus peuvent diminuer ou des difficultés peuvent se présenter, c’est le moment de repenser au modèle économique du couple et de retrouver un nouvel équilibre. Pour mieux vous orienter vers le bon choix, voici 3 manières de gérer l’argent du couple.

3 manières de gérer l’argent dans le couple

1. La gestion individuelle des revenus

Dans ce mode de gestion, chacun va gérer ses propres finances sans chercher à tout savoir sur le montant des revenus de l’autre ou sur sa façon de dépenser ou d’économiser son argent. Il s’agit le plus souvent d’une pratique adoptée par les couples qui ne sont pas encore mariés ou pendant les premières années du mariage où chacun préfère encore garder une certaine indépendance en ce qui concerne son argent. Cependant, à partir du moment où l’on commence à avoir des visions et des projets communs, cette méthode risque de ne pas convenir puisque les partenaires auront du mal à atteindre leur objectif s’ils n’épargnent pas de la même façon ou si l’un des époux a du mal à gérer ses finances. Il faudra ainsi trouver le moyen de mieux comprendre la capacité financière de chacun pour soutenir un même objectif sans que cela n’affecte la relation du couple.

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2. La gestion commune d’une partie des revenus

Si vous arrivez au stade où vous sentez qu’il est temps d’entreprendre ensemble des projets communs, cette solution peut convenir à ceux qui souhaitent encore garder un certain pouvoir sur leurs revenus propres. Dans cette méthode, l’idée est de départager les dépenses selon un pourcentage que vous conviendrez en fonction de la situation financière de chacun. Ici, il y a plus d’ouverture vers l’autre, un regard plus poussé sur ses atouts et ses faiblesses en matière de gestion d’argent. En cas de grand écart dans les revenus, il peut être difficile de tenir longtemps avec cette manière de faire. Si vous tenez vraiment à ce que chacun garde une main mise sur son argent, il peut être nécessaire de trouver des formules plus souples et équitables pour que tout le monde soit à l’aise. Ainsi, il convient de se mettre d’accord sur le mode de vie qui convient au mieux au couple et de départager les dépenses selon le niveau des revenus de chacun. En effet, quelqu’un qui gagne beaucoup pourrait aspirer à une vie plus confortable alors que les dépenses risquent de frustrer l’autre pour qui il est mieux de vivre de façon plus modeste pour optimiser son budget. Bien évidemment, le mieux dans ce type de formule est d’arriver à une gestion semi-commun, c’est-à-dire qu’une grande partie des salaires sera versée dans la caisse commune du couple, mais chacun va cependant garder une partie de son argent pour ses besoins personnels et son économie. La gestion sera facilitée puisqu’elle se fait à deux et la constitution d’une épargne commune est plus aisée afin de réaliser de grands projets.

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3. La gestion commune des revenus

Dans cette option, le couple ne fait plus qu’un et met tous les revenus dans une caisse commune. Cette méthode est l’idéale à long terme puisque la vie change avec l’arrivée des enfants, le besoin de déménager ou d’acheter une voiture… Ce choix demande une grande confiance mutuelle, mais prouve que les époux commencent à partager des valeurs communes, notamment dans le domaine de la gestion de l’argent. Il est possible de passer par différentes étapes avant d’arriver à ce stade, mais le fait de tout mettre en commun ouvre aussi de nombreuses opportunités et permet de faire des choix plus judicieux et d’établir un budget totalement approuvé par les deux parties.

Dans tous les cas, si vous avez du mal à trouver une concession, la communication reste la clé de la réussite de votre mode de gestion. Il est important d’oser parler d’argent dans le couple et de discuter ensemble de la meilleure manière de gérer vos revenus. Il existe des applications qui peuvent aider à répartir les dépenses, n’hésitez pas à apprendre et à essayer ces outils, ils pourraient vous être d’une aide précieuse. Le plus important est de se mettre d’accord sur un mode de gestion qui convient à tous les deux et qui ne vient pas assombrir votre bonheur d’être ensemble.

Dans la situation actuelle, même si vous traversez des épreuves difficiles, n’ayez crainte, car vous n’êtes pas seuls, Dieu vous fait une promesse dans Philippiens 4:6 : « Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. ». Quels que soient vos besoins, Dieu y pourvoira à sa manière, restez forts dans la prière.

Le 25 septembre 2020. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2020 Pixabay

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