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Luxe – Watches & Wonders : l’horlogerie suisse revient à ses fondamentaux

GENEVE – Le secteur de l’horlogerie, qui se réunit dès mardi (09.04) pour l’édition 2024 du salon Watches & Wonders à Genève, devrait être confronté à une perte de croissance cette année. Pour les experts, ce recul signifie un retour à la normale après deux années post-Covid aux résultats hors normes et permet de revenir aux fondamentaux du métier.

“Les années 2022 et 2023 ont été exceptionnelles pour toutes les marques de l’horlogerie. Désormais, avec le recul des exportations en février, on voit un retour à la normale se produire par rapport au niveau des ventes pré-Covid”, note le spécialiste de l’horlogerie Olivier Müller.

“Après la fin des restrictions dues au Covid, nous avons assisté à ce que l’on appelle le ‘revenge spending’ où les consommateurs ont dépensé davantage que d’habitude. Actuellement, nous assistons à une normalisation de la croissance avec des ventes bien en-dessus des niveaux de 2019”, abonde l’analyste des biens de consommation chez Vontobel, Jean-Philippe Bertschy.

Pour les deux experts, cette tendance à la baisse amorcée l’été dernier est due à une situation mondiale qui s’est noircie, en raison notamment de la guerre en Ukraine et celle au Moyen-Orient ainsi que de l’inflation.

Luxe - Watches & Wonders : l'horlogerie suisse revient à ses fondamentaux

Des marchés à développer

“Cela cause une grande incertitude et pèse sur l’économie. Comme c’est par exemple le cas en Chine, le consommateur y réfléchit à deux fois avant d’acheter un produit de luxe”, relève Olivier Müller. Il souligne toutefois que l’heure n’est pas à l’alarmisme pour le secteur, puisque celui-ci fait face à un repli conjoncturel qui ne devrait durer que “jusqu’au deuxième semestre 2025”.

Même discours rassurant du côté de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH). “En tant qu’industrie d’exportations à 95%, nous sommes habitués à ces mouvements sur les marchés. Nos perspectives portent sur le long terme et des marchés comme les Etats-Unis, le Japon, Singapour ou les Emirats arabes unis continuent de croître”, constate son président Yves Bugmann.

Celui-ci met également en avant des zones géographiques où existe un fort potentiel de développement, comme l’Inde où l’Amérique latine. “Nous sommes confiants pour l’avenir, car le ‘Swiss made’, synonyme de qualité, est toujours très demandé à l’étranger”, ajoute-t-il, assurant que les perspectives pour l’emploi “restent très prometteuses”.

Face à ce qui ne devrait être qu’une phase, les marques horlogères vont néanmoins se montrer moins enclines à prendre des risques, selon Olivier Müller. “Elles vont miser sur les valeurs sûres, en revenant aux fondamentaux du métier et en se montrant moins disruptives en termes de nouveautés”, prévoit-il.

“Les marques à forte désirabilité vont continuer à gagner des parts de marché”, estime pour sa part Jean-Philippe Bertschy, en évoquant l’essor des montres plus difficiles à obtenir en en raison de l’expertise nécessaire à leur fabrication. Ainsi, les grands noms du haut de gamme comme Rolex ou Patek Philipp, vont continuer à croître “tant en termes de prix que de volumes”, affirme-t-il, ce segment n’étant pas autant affecté par l’inflation.

Pour les autres marques, les ventes devraient chuter de 10 à 20% en 2024, selon lui. “On peut s’attendre à ce que les écarts continuent inexorablement à se creuser entre les marques incontournables et les autres”, souligne-il. Cependant, l’entrée de gamme montrera quelque résistance, grâce notamment au succès de la Moonswatch, ajoute l’analyste.

“Les gens achètent des montres en fonction de leur pouvoir d’achat, il est donc logique que le milieu et le bas de gamme soient plus affectés”, remarque Olivier Müller, qui signale lui aussi quelques bonnes performances comme celles de la Tissot PRX, un garde-temps qui “attire une nouvelle clientèle, plutôt jeune”.

“Toucher du produit”

Les jeunes ont justement été l’an dernier pas moins de 25% à fréquenter le grand rendez-vous horloger. Watches & Wonders y ouvrait pour la première fois ses portes au public, une rencontre que le salon entend répéter cette année, du samedi 13 au lundi 15 avril, alors qu’il accueillera 54 marques, soit huit de plus qu’en 2023.

“Même si les marques misent de plus en plus sur le digital, Watches & Wonders est un événement nécessaire afin de fortifier les liens avec toutes les parties prenantes et se présenter comme un secteur uni”, opine Jean-Philippe Bertschy.

Certains détaillants comme Swatch ou Audemars Piguet n’y participent pas, mais le rendez-vous annuel permet quand même “de toucher du produit”, fait remarquer Olivier Müller, qui ajoute que le salon, tout comme les événements prévus dans son cadre, “ont des retombées positives pour l’industrie”.

Selon Yves Bugmann, si des marques choisissent de ne pas y participer, c’est qu’elles ont d’autres moyens de distributions. “Pour les autres, cela reste l’endroit idéal pour rencontrer les distributeurs et exposer leurs produits”.

L’an dernier le salon Watches & Wonders avait attiré 43’000 visiteurs, chiffre qu’il entend dépasser cette année.

Le 5 avril 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Défense – 75 ans de l’Otan : les Etats-Unis et l’Europe “plus forts” ensemble

BRUXELLES – L’Otan a fêté jeudi ses 75 ans d’existence, plus que jamais préoccupée tant par l’Ukraine, en difficulté sur le champ de bataille, que par son unité, au moment où les incertitudes relatives à l’engagement américain en Europe inquiètent.

Née le 4 avril 1949, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord est “plus grande, plus forte et plus unie que jamais”, s’est félicité son secrétaire général Jens Stoltenberg, lors d’une cérémonie marquant cet anniversaire au siège de l’Otan.

Il s’est néanmoins montré inquiet pour l’avenir, conjurant dans son discours les Etats-Unis à rester proches de leurs alliés européens.

“Je crois à l’Amérique et à l’Europe ensemble, dans l’Otan, parce que nous sommes plus forts et plus en sécurité ensemble”, a-t-il lancé. “Avec l’Otan, les Etats-Unis ont plus d’amis et plus d’alliés que n’importe quelle autre puissance” dans le monde, a-t-il ajouté.

La perspective d’un retour à la Maison Blanche de l’ancien président Donald Trump inquiète les Alliés européens, qui redoutent un désengagement américain en Europe et un arrêt du soutien des Etats-Unis à l’Ukraine en guerre.

Le discours de M. Stoltenberg a été suivi par celui des ministres des pays entrés dans l’Otan au cours des vingt dernières années, géographiquement proches de la Russie et parmi les plus inquiets de la situation sur le champ de bataille en Ukraine.

Défense - 75 ans de l'Otan : les Etats-Unis et l'Europe "plus forts" ensemble

“Plus grande des batailles”

Cette guerre, “malheureusement pourrait être la plus grande des batailles pour l’Otan”, a déclaré à cette occasion le chef de la diplomatie lituanienne Gabrielius Landsbergis. “Nous devons être préparés à cela”, car sinon, “ce serait la plus grosse erreur que nous puissions jamais faire”, a-t-il averti.

M. Stoltenberg, qui préside jeudi un conseil Otan-Ukraine, n’a pas caché son inquiétude quant à la situation sur le front en Ukraine. Il a demandé aux Alliés de rapidement répondre aux “besoins urgents” de ce pays en munitions, artillerie et surtout en moyens de défense antiaérienne.

Les soldats ukrainiens doivent rationner les obus d’artillerie qu’ils tirent face aux Russes, faute d’en recevoir suffisamment, a en outre rappelé M. Stoltenberg.

Défense antiaérienne

“L’Ukraine est actuellement le seul pays au monde qui se défend contre des missiles balistiques presque chaque jour”, a lancé mercredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, à son arrivée au siège de l’Otan, à Bruxelles.

C’est pourquoi, “tous les missiles Patriot” – utilisés pour la défense antiaérienne – “disponibles dans le monde” devraient être envoyés “dès que possible” aux Ukrainiens, a-t-il estimé sur X.

Face a cette pénurie, M. Stoltenberg préconise un engagement “prévisible” et “à long terme” des Alliés en faveur de l’Ukraine. Il a évoqué la constitution d’un fonds de 100 milliards d’euros sur cinq ans pour stabiliser cet engagement, un chiffre accueilli avec scepticisme par certains d’entre eux, dont l’Allemagne.

Partager le fardeau

La France, l’Allemagne et la Pologne ont de leur côté suggéré mercredi dans une déclaration commune que l’ensemble des pays de l’Otan s’engagent à consacrer 2% de leur PIB à des dépenses militaires. Seuls une vingtaine remplissent actuellement cet objectif, que tous avaient pourtant entériné il y a dix ans.

M. Stoltenberg a de ce point de vue rappelé jeudi la nécessité “essentielle” d’un meilleur “partage du fardeau” entre Européens et Américains, ces derniers contribuant à plus de 70% actuellement aux ressources de l’Alliance.

Le 4 avril 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Etats-Unis – L’Oregon va repénaliser les drogues

LOS ANGELES – Trois ans après être devenu le premier Etat américain à dépénaliser toutes les drogues, l’Oregon va repénaliser la possession de petites quantités de stupéfiants. La gouverneure démocrate de l’Etat, Tina Kotek, a promulgué lundi une loi actant ce rétropédalage.

A compter du 1er septembre, posséder des drogues dures (fentanyl, héroïne, cocaïne, ecstasy, etc.) sera de nouveau considéré comme un délit, passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois.

Le texte met ainsi fin à la dépénalisation votée par référendum et appliquée depuis le début 2021: les usagers en possession de petites quantités de drogues écopaient d’une simple amende de 100 dollars, tandis que la vente et la production restaient passibles de poursuites.

Pionnière aux Etats-Unis, cette réforme a fait beaucoup de bruit. L’idée était de traiter les usagers de drogues comme des malades plutôt que comme des délinquants, en s’inspirant du Portugal, où la dépénalisation a réussi depuis plus de 20 ans.

Etats-Unis - L'Oregon va repénaliser les drogues

Crise du fentanyl

Mais l’application de la loi a coïncidé avec la crise sanitaire provoquée par le fentanyl dans tous les Etats-Unis: les surdoses mortelles ont plus que triplé dans l’Oregon entre 2019 et 2022, principalement à cause de cet opioïde meurtrier, jusqu’à 50 fois plus puissant que l’héroïne.

L’Oregon a également énormément tardé à mettre en place les services de santé nécessaires pour accueillir les consommateurs, ce qui a rendu la consommation de drogues très visible dans les rues.

Cela a provoqué un retournement dans l’opinion publique de cet Etat acquis à la gauche américaine: les détracteurs de la dépénalisation ont proclamé son échec, tandis que de nombreux professionnels de santé ont souligné que le volet sanitaire de la loi n’avait pas vraiment pu être mis en place.

La Drug Policy Alliance, l’une des principales organisations qui avaient milité pour la dépénalisation, a dénoncé un “retour en arrière néfaste” mardi dans un communiqué.

La nouvelle loi adoptée par l’Oregon prévoit que la police continue à privilégier les alternatives aux poursuites pénales, lorsque cela est possible. Elle compte aussi renforcer la collaboration entre les forces de l’ordre et les services de santé.

Le 3 avril 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Chocolat – Hausse record du prix d’achat du cacao en Côte d’Ivoire

ABIDJAN – Le prix d’achat du cacao aux planteurs de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, a été fixé à 1500 francs CFA (2,2 francs) le kilo pour la récolte intermédiaire, une hausse record de 50%, alors que les cours mondiaux flambent, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture.

“L’Etat de Côte d’Ivoire a décidé de servir le prix au producteur à 1500 FCFA le kilogramme. C’est un niveau de prix jamais réalisé dans l’histoire de la filière cacao”, dans le pays, a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani, lors d’une conférence de presse.

Chocolat - Hausse record du prix d'achat du cacao en Côte d'Ivoire

Cette hausse intervient au moment où les cours du cacao battent des records sur les marchés de matières premières.

A New York, il a par exemple plus que triplé en un an, atteignant 10’000 dollars la tonne, en raison des intempéries (pluies puis sécheresse) dans les pays producteurs comme la Côte d’Ivoire qui ont miné les récoltes.

La Côte d’Ivoire vend ses fèves de cacao par anticipation et le prix d’achat est fixé par l’Etat. Il est ainsi moins sensible aux fluctuations du marché – à la hausse comme à la baisse – que dans d’autres pays comme le Cameroun, producteur plus modeste, où le système est libéralisé.

Face à l’envol des cours, certaines voix ont critiqué ce système en Côte d’Ivoire, arguant que dans les pays où le système est libéralisé, le kilo de cacao se vend actuellement trois à quatre fois plus cher.

“Ceux qui soutiennent cette thèse oublient que notre pays a déjà expérimenté le système libéralisé dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes”, a répondu le ministre Adjoumani, rappelant qu’entre 2000 et 2011, des “prix dérisoires” étaient payés aux producteurs lorsque les prix mondiaux chutaient.

“Dans le système stabilisé, la hausse quotidienne des cours mondiaux n’est pas répercutée immédiatement mais elle profite aux producteurs avec un décalage dans le temps”, a-t-il ajouté.

L’annonce d’un prix à 1500 FCFA pour la campagne dite intermédiaire (d’avril à septembre) a été saluée par certains représentants de producteurs.

“Nos préoccupations ont été prises en compte. Le système en place sécurise un revenu pour les producteurs”, a affirmé Thibault Yoro, secrétaire général de la Centrale syndicale agricole de Côte d’Ivoire.

Le cacao ivoirien représente 45% de la production mondiale (soit plus de 2 millions de tonnes), et compte pour 14% du PIB de ce pays d’Afrique de l’ouest.

Le 2 avril 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Israël – Fin de l’exemption de service militaire pour les ultra-orthodoxes

TEL AVIV – L’exemption du service militaire pour les juifs ultra-orthodoxes en Israël a pris fin dimanche à minuit. Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas réussi à faire passer une loi ancrant cette dispense.

Israël - Fin de l'exemption de service militaire pour les ultra-orthodoxes

Selon un arrêt de la Cour suprême, les fonds publics alloués aux étudiants des écoles talmudiques qui ne se présentent pas au service militaire seront suspendus à compter de lundi. Une décision de la procureure générale Gali Baharav-Miara impose en outre à l’armée d’enrôler immédiatement les jeunes religieux. Plus de 60’000 hommes seraient concernés d’après les médias.

Le service militaire, de trois ans pour les hommes et deux ans pour les femmes, est obligatoire en Israël, mais jusqu’à présent les ultra-orthodoxes pouvaient y échapper au motif qu’ils consacrent leur temps à étudier les écritures saintes du judaïsme.

Les critiques qualifient depuis longtemps d’injuste ce traitement de faveur, en vigueur depuis des décennies, et la guerre entre Israël et le Hamas palestinien a creusé le fossé entre ses partisans et ses opposants.

Leur différend s’est récemment envenimé et pourrait ébranler le gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahu à moyen terme, selon les observateurs. Les partis ultra-orthodoxes, qui font partie de cette coalition, sont en effet farouchement opposés à la conscription des hommes de leur communauté.

Le 1 avril 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Mieux comprendre C. S. Lewis, le plus grand intellectuel chrétien du 20ème siècle

Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C. S. Lewis, est probablement l’intellectuel chrétien le plus influent du 20ème siècle. C’est la grande star de l’apologétique, c’est-à-dire la défense logique (raisonnée) de la foi chrétienne. L’auteur du Monde de Narnia est né en Irlande du Nord à Belfast en 1898 dans une famille de la bourgeoisie protestante (anglicane) et mort en Angleterre à Oxford en 1963 à l’âge de 64 ans. C. S. Lewis a comme intellectuel traversé une bonne partie du 20ème siècle. Son influence sur le christianisme (non orthodoxe) continue à être gigantesque. Il est notamment connu pour la phrase suivante qui est un trilemme : quiconque se réclame être Dieu comme Jésus doit être soit un fou, soit un menteur, ou effectivement, Dieu. Il s’inspire ici de G. K. Chesterton.

Vie familiale tragique

En 1908, alors qu’il n’a que 10 ans, sa maman meurt d’un cancer. Cet événement tragique marquera logiquement sa vie et influencera sa vie spirituelle pour les années à venir en le faisant s’éloigner de Dieu notamment pendant ses douloureuses années dans différents internats. Pendant l’adolescence, il perd la foi. Bien plus tard, sa femme rencontrée à un âge avancé mourra d’un cancer dans un autre événement dramatique.

Première Guerre Mondiale

Il participe à la Première Guerre mondiale mais est blessé. Il voit la mort de près et continue à s’interroger sur l’existence de Dieu.

Conversion au christianisme – 1931

À la suite d’un long cheminement qui le fait passer de l’athéisme au théisme pendant quelques années puis au christianisme, qui avait commencé à la fin de ses études universitaires, C. S. Lewis se reconvertit ou se convertit en 1931. C. S. Lewis était professeur dans la très prestigieuse université d’Oxford. Certains collègues professeurs chrétiens (catholiques surtout) de cette institution et actuellement très célèbres comme G. K. Chesterton et J. R. R. Tolkien (auteur notamment du Seigneur des anneaux) ont influencé sa conversion au christianisme. Il était anglican mais a toujours milité ou en tout cas défendu un christianisme unifié, qu’il qualifie de pur et simple. Il est donc resté scrupuleusement non confessionnel dans ses écrits apologétiques. Par la suite il deviendra aussi professeur de dans la grande université anglaise, Cambridge.

Excellent livre : “Les fondements du Christianisme”

Un livre excellent pour mieux connaître le christianisme est : “Les fondements du Christianisme” (en anglais : Mere Christianity, c’est-à-dire Simple Christianisme, publié en 1942). À l’origine, il s’agit de chroniques radiophoniques sur le christianisme accordées à la BBC dans des émissions religieuses au cours de la Seconde Guerre mondiale. C’était une période avec forcément beaucoup d’anxiété pour le peuple britannique. Il a voulu essayer d’expliquer pourquoi le christianisme peut être une source d’apaisement et d’espérance. On apprend notamment c’est qu’est le christianisme pur et simple avec : la Création, la Chute, l’Incarnation, la Résurection, la Seconde Venue et les 4 dernières choses (mort, jugement, paradis et enfer). Il développe dans un style un peu complexe de nombreux thèmes : libre choix, loi naturelle, le danger de l’orgueil (le pire des péchés) ou le rôle de l’Eglise pour attirer les hommes au Christ. Selon C. S. Lewis, Jésus n’est pas une petite tache mais une teinture qui colore tout. Il recommande dans ce livre aussi d’accepter les principales doctrines du christianisme.

Monde de Narnia

Le Monde de Narnia (en anglais : The Chronicles of Narnia) ou au Canada Les Chroniques de Narnia est une œuvre littéraire en sept tomes de C. S. Lewis. Elle est considérée comme un classique de la littérature mondiale pour enfants et est son œuvre la plus connue. Il aurait écrit ces livres pour enfants, car il estimait qu’à cette époque il n’y avait pas beaucoup de littérature de qualité. Les tomes ont été écrits entre 1949 et 1954 et parus de 1950 à 1956. La série emprunte, en plus de nombreux thèmes chrétiens, des personnages et des idées à la mythologie grecque, turque et romaine, ainsi qu’à des contes traditionnels britanniques et irlandais. L’origine du nom de Narnia découle d’une ville en Italie, appelée aujourd’hui Narni, et en latin Narnia. L’univers créé par C. S. Lewis possède un dieu unique : Aslan. Il est notamment représenté sous la forme d’un lion qui meurt puis ressuscite, une claire analogie avec Jésus-Christ. Le Monde de Narnia a également été adapté à plusieurs reprises au théâtre et surtout au cinéma par les studios Disney.

Le 2 avril 2024. Par Xavier Gruffat. Sources : Programme brésilien Vejam Só de mars 2024, consacré à C. S. Lewis, page Wikipedia en français sur C. S. Lewis

Retraites – La gauche mise sur les cotisations, la droite plutôt sur la TVA

BERNE – L’Union syndicale suisse (USS) et le PS souhaitent financer la 13e rente AVS exclusivement par des cotisations salariales. Une solution honnie par les partis de droite et les employeurs, qui préfèrent un financement par la TVA et des économies dans d’autres domaines.

L’Union syndicale suisse (USS) veut que la 13e rente AVS soit financée avec l’option qui prévoit uniquement une augmentation des cotisations salariales. Son président Pierre-Yves Maillard qualifie de “modérée” cette proposition du Conseil fédéral. Sa mise en place serait également plus rapide, ajoute M. Maillard, interrogé par Keystone-ATS.

La centrale syndicale est également satisfaite que le Conseil fédéral souhaite verser une 13e rente dès 2026. Elle compte toutefois “pousser” pour que le premier versement intervienne en décembre 2025.

Le syndicat Travail.Suisse se dit lui aussi soulagé que le Conseil fédéral prenne ses responsabilités et propose un financement supplémentaire rapide de cette 13e rente.

Retraites - La gauche mise sur les cotisations, la droite plutôt sur la TVA

Une troisième option

Autre son de cloche du côté de l’économie et des employeurs: l’Union patronale suisse (UPS), economiesuisse et l’usam ne veulent pas entendre parler d’une augmentation des cotisations salariales pour financer une 13e rente. Ils se montrent moins opposés à une augmentation, modérée, de la TVA.

Pour economiesuisse, recourir à une augmentation de la TVA représente une solution plus juste pour toutes les générations. L’usam souhaite elle des solutions acceptables pour le PME. Elles doivent comprendre un relèvement modéré de l’âge de la retraite et une légère augmentation de la TVA.

L’UPS aurait, elle, voulu une troisième option: financer une 13e rente uniquement au moyen de la TVA. Cela aurait nécessité un vote populaire, ce qui aurait renforcé la légitimité de la proposition. Par ailleurs, avec cette option, tout le monde aurait dû participer au financement, y compris les retraités.

Classe moyenne et PME

Les partis de droite refusent eux que la 13e rente soit uniquement financée par les cotisations salariales. Le PLR rejette les deux options proposées par le Conseil fédéral. Ces financements “affaiblissent la classe moyenne et les PME”, estime le parti, qui trouve injuste d’imposer une charge supplémentaire à la population active. Les coûts de la 13e rente AVS devraient dans un premier temps être entièrement financés par le fonds AVS.

Le parti juge que l’heure est aux économies et qu’il serait plus judicieux de considérer le financement durable de l’AVS de manière globale lors du prochain projet d’assainissement de cette assurance.

Le PS n’a pas les mêmes priorités. Il souhaite que la droite “prenne au sérieux” le oui à la 13e rente AVS et cesse de jouer la montre. Les socialistes souhaitent que le financement de la 13e rente se fasse grâce aux cotisations salariales.

TVA ou des économies

Le Centre milite lui pour un financement qui pèse le moins possible sur la classe moyenne. “Les options envisagées pour compenser ce financement (hausse TVA et déductions salariales) tueraient définitivement le pouvoir d’achat”, estime le parti sur la plateforme X.

Pour les Vert’libéraux, il n’est pas question de financer la 13e rente AVS uniquement par les cotisations salariales. Il serait plus juste que les retraités participent également au financement via la TVA, estime le président du PVL Jürg Grossen sur X.

L’UDC juge quant à elle “inacceptable” que le Conseil fédéral veuille financer la 13e rente AVS par des prélèvements sur les salaires, ce qui pèse avant tout sur la population active et la place économique suisse. Elle maintient sa revendication selon laquelle la 13e rente AVS doit être financée par des économies dans le domaine de l’asile et de l’aide au développement.

Le 27 mars 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Agriculture en Suisse – Les paysans demandent davantage de considération

BERNE – Plusieurs centaines d’agriculteurs ont exigé lundi soir, en différents endroits de Suisse alémanique, davantage de dialogue et de reconnaissance de la part du monde politique, de l’administration et des grands distributeurs. La situation est intenable pour de nombreuses familles paysannes, affirment-ils.

Agriculture en Suisse - Les paysans demandent davantage de considération

A Eschebach (LU), environ 220 véhicules agricoles étaient présents, ainsi qu’une centaine d’autres paysans, a déclaré un organisateur à Keystone-ATS. A Gossau (SG), environ 200 tracteurs sont arrivés de Saint-Gall, de Thurgovie, d’Appenzell et quelques-uns d’autres cantons, explique un organisateur. A Winikon (ZH), environ 250 paysans se sont rassemblés et quelque 200 tracteurs ont été recensés.

Cette vague de protestations avait débuté vendredi dernier avec des rassemblements en Suisse romande et dans le canton de Berne. Comme le rappelle le collectif Dialogue Paysans Suisse, il s’agit d’envoyer un “signal clair” avant le début de la saison de la végétation.

Les familles paysannes demandent au monde politique et à l’administration davantage de continuité, afin de pouvoir planifier et investir à long terme. Les manifestants demandent également une réduction de la bureaucratie.

Les manifestations visent par ailleurs à réclamer une meilleure rémunération des produits agricoles. Les prix n’ont pas suivi l’augmentation des coûts de production, ce qui met en danger la modernisation et le développement des exploitations.

Le 25 mars 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Criminalité – Un criminologue constate une hausse de l’agressivité en Suisse

BERNE – Le criminologue Dirk Baier, de l’Université de Zurich, constate une agressivité croissante au sein de la société suisse. Les comportements sont devenus plus “rudes”, selon lui, notamment parmi les jeunes. Pour le chercheur, les chiffres en hausse de la statistique policière de la criminalité (SPC) ne signifient toutefois pas que la situation s’aggrave.

Criminalité - Un criminologue constate une hausse de l'agressivité en Suisse

Les mineurs et les jeunes adultes de moins de 25 ans sont plus nombreux à commettre des délits. La pandémie est en partie responsable d’un état d’esprit plus agressif, a déclaré lundi Dirk Baier sur les ondes de la radio alémanique SRF.

L’augmentation générale du nombre d’infractions enregistrées par la police ne devrait toutefois pas inquiéter la population. “Les chances de subir des violences graves en Suisse sont pratiquement nulles. La Suisse fait partie des pays les plus sûrs au monde”, affirme le criminologue.

Alors que les infractions se multiplient, le comportement de la population en matière de dénonciation progresse aussi, et donc la part des délits signalés à la police. Ces dernières années, un gros travail de sensibilisation a été mis en oeuvre pour inciter les personnes concernées à se rendre à la police et demander de l’aide, poursuit M. Baier. Par exemple, les victimes dans le cadre d’une relation sont désormais plus enclines à se manifester.

Les chiffres de la SPC publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique (OFS) montrent en outre que plus de la moitié (56%) des personnes prévenues d’infraction sont de nationalité étrangère. M. Baier rappelle que la Suisse est un pays avec l’une des plus fortes proportions d’étrangers en Europe mais aussi de nombreux “touristes” criminels venus des pays voisins.

Le statut d’étranger n’est pas une variable explicative de la criminalité, mais doit être mis en lien avec d’autres facteurs sociaux, selon le chercheur, qui met en garde contre une stigmatisation.

Le 25 mars 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay

Politique – Marcel Dettling est le nouveau président de l’UDC Suisse

LANGENTHAL ¬ L’UDC Suisse dit non à la réforme de l’énergie, soumise au peuple le 9 juin. Et ce contre l’avis de son conseiller fédéral Albert Rösti, présent samedi à Langenthal (BE) à l’assemblée des délégués qui a élu Marcel Dettling à la présidence du parti.

Ce projet énergétique vise à faciliter la planification et l’autorisation des grandes installations de production d’électricité et à encourager la construction de petites installations solaires.

Lors de l’assemblée des délégués, le conseiller fédéral UDC Albert Rösti s’est engagé en faveur du projet. Une pénurie d’électricité reste un risque pour le pays. Il est important que la Suisse puisse augmenter sa production d’électricité, a souligné le ministre de l’énergie.

Aux sceptiques dans ses propres rangs, il a promis que la loi ne permettrait pas de couvrir la Suisse d’éoliennes et de centrales solaires. Des zones seront créées où de telles extensions seront possibles.

En revanche, si la loi est rejetée, des demandes pour de telles installations pourront être déposées partout. La loi canalise donc aussi. En outre, les projets ne peuvent être réalisés que si les communes concernées sont d’accord, a relevé le conseiller fédéral. La loi permet des investissements, notamment dans les régions alpines.

Dans les zones appropriées définies par les cantons, les grandes installations solaires et éoliennes doivent avoir la priorité sur les autres intérêts, y compris la protection de la nature et l’agriculture. La population continuera toutefois à avoir son mot à dire lors de la planification et de la construction. Pour 16 projets hydroélectriques explicitement mentionnés dans la loi, il y a des facilités de planification et un peu moins de droits de participation qu’aujourd’hui.

Le projet contient également des objectifs d’économie: la consommation moyenne d’énergie par habitant et par an doit diminuer de 43% d’ici 2035 et de 53% d’ici 2050 par rapport à la situation de 2000.

Politique - Marcel Dettling est le nouveau président de l'UDC Suisse

Beaucoup d’efforts pour un rendement insuffisant

Le solaire et l’éolien ne permettent pas un approvisionnement en électricité sûr, a rétorqué la conseillère nationale et vice-présidente du parti Magdalena Martullo-Blocher. Il ne s’agit pas seulement de quelques éoliennes et installations solaires. Il faudrait plutôt 9000 éoliennes et installations solaires d’une surface cinq fois plus grande que le lac de Zurich.

“Beaucoup d’éoliennes et de panneaux solaires pour peu d’électricité”, estime Mme Martullo-Blocher, résolument opposée au projet.

De nombreux délégués se sont exprimés lors d’un débat animé. Les détracteurs craignaient que les paysages ne soient défigurés et que l’autonomie des communes soit réduite.

La direction du parti avait recommandé aux délégués de voter non. De nombreux membres des Chambres fédérales se sont prononcés pour le oui. Finalement, les délégués ont décidé de voter non par 242 voix contre 149 et six abstentions.

Les délégués ont encore dit non à l’initiative du Parti socialiste (PS) sur l’allègement des primes et non à celle du Centre “Pour des primes plus basses”. Le comité directeur du parti a également donné son propre mot d’ordre en recommandant le oui pour le quatrième objet soumis en votation du 9 juin, l’initiative “Stop à la vaccination obligatoire”.

Un paysan de montagne pour diriger l’UDC

Les délégués ont également pris congé, par une ovation debout, du président du parti Marco Chiesa. Le Tessinois avait été élu à la tête du parti en 2020.

Ils ont élu Marcel Dettling, 43 ans, pour le remplacer. Ce conseiller national, paysan de montagne de Suisse centrale, est considéré comme un homme de terrain, proche du peuple et conservateur. Le Schwyzois était le seul candidat à la succession de Marco Chiesa.

En 1998, Marcel Dettling a fait partie des membres fondateurs des Jeunes UDC du canton de Schwyz. En 2008, Il a été élu pour la première fois au parlement cantonal. En 2015, il a créé la surprise en accédant au Conseil national.

Marcel Dettling a fait carrière au sein du parti: en 2018, il est entré au comité directeur de l’UDC Suisse et depuis 2022, il en est le vice-président, aux côtés des conseillères nationales Céline Amaudruz (GE) et Magdalena Martullo-Blocher (GR).

Le 23 mars 2024. Source : Keystone-ATS (Romanvie.ch est client de l’agence). Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay