Category Archives: NEWS

15 mots faux-amis entre le français et l’anglais

ZURICHDe plus en plus de non francophones, par exemple les Suisses allemands, ont toujours plus de difficulté à parler un français clair et compréhensible. Le problème est que comme pour de nombreux peuples de l’occident, la référence et le nouveau “centre du monde” ou “hub” sont les Etats-Unis et donc l’anglais américain. Les Suisses allemands vont alors écouter et parler bien plus souvent l’anglais des Etats-Unis que le français de Suisse ou de France. Le risque de faire des erreurs en utilisant des mots faux-amis entre le français et l’anglais augmente naturellement surtout si on ne fait pas attention. A l’inverse, un francophone utilisera un mot anglais ressemblant au français en pensant qu’il a la même signification dans la langue de Molière que celle de Shakespeare. Voici une liste de mots de faux-amis qu’il faudra faire attention par rapport à sa signification.  

Mots anglais : sens anglais – Mot français – sens français

A

Actually : signifie en fait ou vraiment. – Actuellement : signifie au moment présent ou maintenant.

C

Community : dur à définir car aux Etats-Unis “tout est communauté”. Par exemple une communauté de citoyens (sens politique), de personnes d’une certaine nationalité, d’une religion, d’un club, etc. – Communauté : en français il s’agit d’un ensemble de personnes vivant ensemble et son usage est beaucoup moins fréquent qu’aux Etats-Unis.

Condition : maladie, ce terme est surtout très utilisé aux Etats-Unis pour qualifier les maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension. Maladie : en français on préfère le terme maladie. Condition en français signifie plutôt une situation (ex. dans cette condition, il n’est pas possible de travailler). En français condition est parfois utilisé pour maladie, mais rarement selon nos informations, peut-être davantage au Canada.

Cult : secte (une secte est différente d’une religion, avec une notion plus péjorative). Culte : en français cult ne veut pas dire secte mais caractérise un hommage religieux ou des pratiques religieuses (dans le protestantisme à Dieu). En anglais culte se dit worship.

E

Education : signifie la formation suivie (ex. école, université) – Education : l’éducation vient surtout des parents mais aussi de l’école et l’université. Bref, le terme français est plus vaste qu’en anglais.

Evidence : preuve. Evidence : quelque chose d’évident, de clair mais ne veut pas dire une preuve.

F

Fix (verbe to fix) : réparer. – Fixer : le verbe fixer en français a un autre sens et signifie notamment pendre à un mur, ex. fixer un tableau.

I

Industrie : signifie secteur (ex. la finance, la publicité, la médecine…) – Industrie : dans le sens usine. Remarque : en anglais des Etats-Unis le mot industrie dans le sens français se dit manufacture.

L

Lecture : signifie une conférence. – Lecture : le fait de lire, ex. lire une histoire par exemple.

P

Patron : client, notamment d’une petite entreprise comme un restaurant ou salon de coiffure. Patron : en français veut dire bien sûr directeur ou surtout propriétaire. En anglais propriétaire se dit owner.

R

Resume : signifie CV – Résumé : dans le sens français veut dire résumer un texte (summary en anglais). Remarque : au Canada anglophone on utilise le terme CV et pas resume. En anglais un résumé se dit summary.

S

Sensible : signifie sensé. – Sensible : dans le sens d’une émotion, une personne sensible, c’est-à-dire qui a de l’empathie notamment.

Sensitive : signifie sensible (une émotion, lire ci-dessus). Sensé : qui a du sens, une personne de bon sens (intelligente).

Support : signifie service client. – Support : support en français a plus une définition mécanique ou technique voire de soutien psychologique et moins de services (même si bien sûr le sens des mots peut évoluer).

T

Tariff : droits de douane, parfois aussi traduits par taxes. Ce terme est très utilisé aux Etats-Unis. Tarif : en français, le mot tarif est plus utilisé pour caractériser le prix d’un service notamment.

Lire aussi : Mots français utilisés par les Américains (et Anglais)

Article mis à jour le 2 janvier 2020. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

Trump n’a pas honte de parler du Noël chrétien

WASHINGTON – Alors que Noël devient en Suisse une fête de plus en plus commerciale et toujours moins religieuse, le Président américain Donald Trump semble remettre un peu l’Eglise au milieu du village avec un discours clairement chrétien tenu le 30 novembre 2017 à l’occasion de l’éclairage du sapin de Noël. Dans une vidéo (voir ci-dessous), M. Trump estime que pour les Chrétiens Noël représente la naissance de “Notre Sauveur”.

Différence avec Obama

Rappelons que dans la théologie chrétienne, en tout cas protestante et évangélique, une personne est simplement sauvée si elle croit que Jésus est le Fils de Dieu (lire par ex. Romains), autrement dit si la personne a la foi. Cette personne est née de nouveau (lire aussi Jean chapitre 3). Jésus par sa grâce donne ensuite la vie éternelle. Le président républicain marque une grande différence avec Obama, qui pendant ses 8 années au pouvoir a évité les références directes au christianisme pendant ses discours. Le Président Obama a voulu adopter une vison plus “inclusive” de Noël. M. Trump au contraire veut réaffirmer son origine chrétienne. Selon Trump, Jésus a changé pour toujours l’histoire de l’humanité.
 

Républicains vs. Démocrates

Ces dernières décennies, le “Grand Vieux Parti” (GOP en anglais, Républicains), a toujours été plus proche des milieux évangéliques (représentant environ 25% de la population américaine selon le Pew) et aussi conservateurs, surtout protestants. Ce n’est donc pas une surprise que le Républicain le plus important des Etats-Unis suive cette direction. Rappelons que Trump est protestant et non évangélique, même si la frontière entre ces deux courants du christianisme est floue. Le Démocrate Obama agrège des Américains beaucoup plus divers : noirs, juifs, musulmans, athées, communistes, homosexuels, etc. Par conséquent les allusions au christianisme étaient probablement politiquement plus risquées.

Ne pas avoir honte de la “Bonne Nouvelle”

Le plus grand chrétien de tous les temps après Jésus, bien entendu l’Apôtre Paul, écrit dans Romains au chapitre 1 versets 16 et 17 : “Car je n’ai pas honte de l’Evangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque…En effet la justice de Dieu s’y révèle par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi.”
Donal Trump, probablement bien conseillé au niveau théologique, devrait gagner des points auprès des 25% d’évangéliques américains et probablement aussi de certains protestants et catholiques américains. En effet, Trump dispose de pasteurs conseillés qui se réunissent régulièrement avec lui. Par contre, des médias libéraux ou progressistes ont déjà commencé à le critiquer, mais rien de nouveau à ce niveau…

Le 2 décembre 2017. Par Xavier Gruffat. Sources : Gospelprime.com.br (site évangélique brésilien, pour son article le site a utilité des sources de CBN, The Pew)

5 effets bénéfiques du mariage sur la santé

Si nous vous disons que le mariage améliorait la santé, le croirez-vous ? Et pourtant, ce fait est avéré puisque plusieurs études scientifiques l’attestent. Vous restez sceptiques ? Ce qui suit pourrait dissiper vos derniers doutes.

1. Le mariage est bon pour le cœur

Les bienfaits du mariage sur la santéUne étude menée par le docteur Carlos Alivar, de la Faculté de médecine Langone, de l’Université de New York affirme que les personnes mariées sont moins sujettes aux maladies cardiovasculaires, par rapport aux divorcés, veufs et célibataires. Après avoir analysé les dossiers médicaux de plus de 3 millions d’Américains pendant une période de 5 ans, l’équipe du docteur Carlos Alivar a trouvé que la santé vasculaire des individus est influencée par leur statut matrimonial. Les possibilités de souffrir d’une maladie vasculaire pour les personnes mariées sont de 5 % moins élevées que chez les personnes célibataires, alors qu’elles sont de 3 % plus élevées chez les veufs. Les risques d’avoir une maladie du cœur sont aussi de 5 % plus élevés chez les célibataires. Une autre équipe de chercheurs des Universités d’East Anglia et d’Aston, en Angleterre, a démontré que les personnes mariées ont plus de chance de survivre à une crise cardiaque que les autres, environ 14 % de plus, pour être plus précis. Ceci est peut-être dû au fait que théoriquement, ces personnes mangent plus sainement que les autres : repas équilibrés en famille et moins de fast-food.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

2. Les personnes mariées dorment mieux et sont moins stressées

Certains diront que le mariage n’est pas de tout repos, et pourtant, les études scientifiques prouvent le contraire. Une étude menée conjointement par l’Université de Chicago et de Northwestern montre que les personnes mariées et qui sont engagées dans une relation stable sont beaucoup moins stressées que les célibataires. Si une personne mariée et une autre célibataire font face à une même situation stressante, la production de cortisol, l’hormone du stress, serait beaucoup moins élevée chez la personne mariée. Cette tolérance élevée au stress pourrait s’expliquer justement par le fait que le mariage n’est pas de tout repos. Et comme les personnes mariées sont habituées à relever des défis quotidiennement au sein de leur foyer et dans leur vie de couple, elles sont en quelque sorte « immunisées » contre le stress de la vie quotidienne. En plus d’être moins stressés, les couples mariés, et qui sont heureux de l’être, bien sûr, dorment mieux. Une étude menée par l’Université de Pittsburgh, aux États-Unis, pendant 10 jours, a révélé que la qualité du sommeil varie en fonction du taux de satisfaction du couple dans son mariage. Ainsi, plus vous vous sentez heureux en ménage, plus vous aurez un meilleur sommeil.

3. Le mariage encourage le changement

L’un des effets bénéfiques du mariage sur la santé serait aussi d’encourager le changement : perte de poids, arrêt du tabac ou pratique d’exercices physiques régulière. Une étude réalisée par des chercheurs en Angleterre dont les résultats ont été publiés dans le journal JAMA Internal Medicine (DOI : doi:10.1001/jamainternmed.2014.7554) en mars 2015 montrait que chez un couple marié, lorsqu’un partenaire adoptait un comportement plus sain, l’autre partenaire était plus enclin à adopter un changement de comportement tout aussi bénéfique pour sa santé.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

4. Le mariage vous préserve de certains troubles psychologiques

Une étude internationale menée par des chercheurs néo-zélandais a prouvé que le mariage est un excellent remède contre certains troubles psychologiques courants. Selon cette étude menée sur 34’500 personnes issues de 15 pays différents, le fait d’être marié contribuerait à réduire les risques pour les hommes et les femmes de souffrir d’anxiété et de dépression. Les auteurs de cette étude en sont également venus à la conclusion que le fait d’être veuf, divorcé ou séparé accentue les risques de problèmes mentaux, notamment de dépression, chez les hommes. Quant aux femmes qui se trouvent dans la même situation, elles ont tendance à abuser de médicaments.

5. Le mariage contribue à la longévité

L’un des effets bénéfiques du mariage serait aussi l’augmentation de l’espérance de vie. L’observation des résultats de près de 90 études par des chercheurs de l’Université de Louisville, aux États-Unis, a révélé que les hommes mariés pouvaient gagner jusqu’à 17 ans de longévité. Ces études étaient réalisées sur plus de 500’000 personnes pendant une durée de 60 ans. Chez les femmes, ce gain est estimé à environ 15 ans.

Il faut toutefois noter que pour profiter de tous ces bienfaits du mariage sur la santé, il est impératif de se sentir bien dans sa vie de couple. Ainsi, si vous êtes célibataires, ne vous précipitez pas et « ne réveillez pas l’amour avant qu’elle le veuille » (Cantiques des Cantiques 2 : 7), car Dieu a un plan pour chacun de nous et vous a déjà réservé le compagnon ou la compagne idéale. « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui sera son vis-à-vis ». (Genèse 2 : 18).

Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, mis à jour le 17 novembre 2021 – Photo illustration : Fotolia.com

Lire d’autres articles sur la vie de couple sur notre Love Blog

Une nouvelle grande série TV biblique, ou plutôt apocalyptique, pourrait être un grand succès

SAO PAULO – La Suisse est plutôt habituée à regarder des séries américaines (sur RTS, chaînes françaises, Netflix), mais peut-être qu’un jour les Suisses se mettront à regarder des séries brésiliennes, en tout cas les Chrétiens. La puissante TV Record, considérée comme le 2ème network ou réseau de TV au Brésil derrière la TV Globo, a commencé ces dernières années à investir des dizaines de millions de dollars dans la création de séries bibliques. Il y a quelques années la série “Les 10 Commandements” également à grand budget a été vue dans au moins 50 pays et fut un grand succès d’audience, autant au Brésil que dans d’autres pays comme l’Argentine. Mardi 21 novembre 2017, la TV Record lance sa nouvelle série blockbuster : “Apocalypse” (en portugais Apocalipse). Vivian Oliveira qui a écrit la série  “Les 10 Commandements” sera également à la tête de cette nouvelle série qui a été filmée dans 4 pays (Brésil, Etats-Unis, Italie et Israël) et comptera aussi sur de nombreux effets spéciaux, paraît-il nouveaux dans l’industrie télévisuelle brésilienne. 

TV Record

La TV Record qui est basée à Sao Paulo (Brésil) appartient à Edir Macedo, fondateur de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (en Suisse connue sous le nom de Centre d’Accueil et présente dans de nombreuses villes suisses). L’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD) est souvent considérée comme le plus grand succès mondial de ces quarante dernières années dans la création de nouveaux mouvements évangéliques, dans ce cas qualifié de néo-pentecôtisme, comme le relève aussi un article publié en novembre 2017 concernant les 500 ans de la Réforme dans le magazine économique britannique de référence The Economist. L’EURD compte plus de 10 millions de fidèles dans le monde, environ 2 millions au Brésil (1% de la population), et a des églises dans presque tous les pays de la planète (environ 200 pays et territoires).

Apocalypse, nouvelle série

Le livre de l’Apocalypse, écrit par Jean qui était apôtre de Jésus, raconte la période de la fin du monde. Dans ce dernier livre de la Bible, on apprend notamment que les Chrétiens (qui croient en Jésus Christ) seront sauvés et les autres jetés dans le feu de l’enfer. C’est un livre très complexe et sujet à controverse, notamment car il utilise beaucoup de métaphores. Mais la TV Record prend le risque de créer une série (appelée novela au Brésil) diffusée chaque jour de la semaine à 20h30 (horaire de Brasilia) en prime time, la série devrait durer plusieurs mois puis ensuite être vendues à d’autres pays. Pour rendre l’histoire plus attrayante, Vivian Oliveira devrait rajouter des personnages fictifs. L’audience devrait clairement être supérieure à 10 millions de téléspectateurs chaque soir. Par comparaison, c’est souvent plus que l’audience des séries américaines qui passent en prime time sur les grands networks américains comme CBS, ABC ou NBC. Aux Etats-Unis, à la différence du Brésil, l’audience est devenue très fragmentée notamment avec la montée en puissance de Netflix et des nombreuses chaînes câblées (ex. FoxNews, CNN). Mis à part la TV Globo qui a actuellement une audience avec sa novela (“L’autre côté du Paradis”) d’environ 30 millions de Brésiliens par soir, la novela de la TV Record sur l’apocalypse devrait clairement rivaliser avec la Globo. Et pourquoi pas une petite fin du monde ou d’un monde au Brésil si l’audience venait à dépasser la Globo ? On verra bien, mais avec désormais plus de 60 millions d’évangéliques au Brésil (sur 207  millions) soit presque la population de toute la France, le Brésil se transforme et apprécie toujours plus des séries bibliques plutôt que séculaires, pour ne pas dire vulgaires et violentes, de la TV Globo. Bref, au lieu ou en plus d’aller à l’église, les Brésiliens veulent de plus en plus que l’église se rende dans leur salon. Est-ce qu’un jour la “mode” prendra aussi en Suisse, pays de Calvin, ou que comme dirait Jésus : “Nul n’est prophète en son pays”.

Le 20 novembre 2017. Par Xavier Gruffat. Certaines sources pour rédiger cet article sont exclusives et non dévoilées. D’autres sources sont : Folha de S.Paulo, Universal.org. Crédit photo : Fotolia.com, Creapharma.ch

Photo ci-dessous : principal Temple de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu à Sao Paulo, appelé Temple de Salomon

Temple de Salomon

La grippe et la canicule ont causé un nombre exceptionnellement élevé de décès en 2015

NEUCHÂTELLa Suisse a enregistré 67’606 décès en 2015, soit 6% de plus que l’année précédente. L’épidémie de grippe au début de l’année, la canicule en juillet et le vieillissement de la population ont contribué à cette hausse. Les taux de mortalité et les années potentielles de vie perdues ont augmenté en conséquence, et l’espérance de vie à la naissance a reculé temporairement. Les principales causes de décès sont les accidents et le suicide pour les personnes de 15 à 40 ans, le cancer pour celles âgées de 40 à 80 ans et les maladies cardiovasculaires pour celles de plus de 80 ans. Ce sont là quelques-uns des résultats de la dernière statistique des causes de décès établie par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La grippe et la canicule ont causé un nombre exceptionnellement élevé de décès en 2015L’épidémie de grippe au début de l’année et la canicule en juillet ont causé en 2015 respectivement 2500 et 500 décès de plus environ que prévu. De plus, chaque année, le nombre de décès augmente de quelque 500 en raison du nombre croissant de personnes âgées en Suisse. En 2015, l’espérance de vie à la naissance a même diminué légèrement pour un temps, ce qui n’était plus arrivé depuis 1990. Elle était de 80,7 ans pour les hommes et de 84,9 ans pour les femmes. En 2016, le nombre de décès est redescendu à 64‘964, et l’espérance de vie a de nouveau dépassé le niveau de 2014 (voir les publications de l’OFS du 29 juillet 2017 et du 30 août 2017).

Accident, suicide, cancer ou maladie cardiovasculaire : à chaque âge sa principale cause de décès

Depuis un siècle, les maladies cardiovasculaires sont la cause de décès la plus fréquente. Cela ne vaut actuellement toutefois que pour les personnes âgées d’au moins 80 ans. Celles d’un âge moyen meurent le plus souvent des suites du cancer, principale cause de décès des hommes entre 45 et 82 ans et des femmes entre 36 et 79 ans en 2015. Les accidents et le suicide sont les principales causes de décès des hommes comme des femmes chez les plus jeunes, à partir de 15 ans. Les cas de mortalité infantile sont très rares, et il n’y a pas de cause prédominante. Environ quatre nouveau-nés sur 1000 meurent pendant leur première année de vie, principalement de maladies congénitales.

Changements dans les diagnostics principaux par rapport à l’année précédente

L’importance des maladies cardiovasculaires diminue lentement mais de manière constante (21’593 décès). Ces maladies causent toujours la plus grande part des décès (32%). Chez les hommes, la différence entre cette cause et le cancer est toutefois devenue minime : 29,8% des décès sont dus à des maladies cardiovasculaires et 29,3% à un cancer.

Le cancer est la deuxième cause de décès (26%; 17‘261 décès). En 2015, il a causé 496 décès de plus (+3%) que l’année précédente. Cette augmentation est nettement moins marquée que celles enregistrées pour la démence, à l’origine de 606 décès de plus (+10,5%), et pour les maladies de l’appareil respiratoire, qui ont causé 780 décès (+20,3%) de plus qu’en 2014. 1469 pneumonies ont notamment été diagnostiquées, soit 349 de plus (+ 31%). La grippe a été à l’origine de 244 décès en 2015, presque cinq fois plus qu’en 2014 (+ 388%). Le nombre de décès pour lesquels le diagnostic principal était une maladie pulmonaire a augmenté de 20% dans l’ensemble.

Causes en augmentation : Parkinson, sénilité, insuffisance cardiaque et maladies bactériennes

Les autres diagnostics plus souvent incriminés sont la maladie de Parkinson (797 décès, +21%), ainsi que la sénilité et l’affaiblissement dû à l’âge (563 décès, +25%). Dans le domaine des maladies cardiovasculaires, le nombre de diagnostics d’insuffisance cardiaque s’est fortement accru en 2015 (1907 décès, +14%). Les infections bactériennes, notamment les maladies infectieuses intestinales et les sepsis, ont augmenté seulement chez les femmes (247 décès, + 33%).

Causes en diminution : cancer de l’estomac, tumeurs indéterminées et artériosclérose

Les décès dus à un cancer de l’estomac ont diminué de 5%, à 530 cas. Le nombre des décès dus à des tumeurs indéterminées a baissé de 487 cas (-4%), celui des décès dus à l’artériosclérose a diminué de 364 cas (-7%) par rapport à l’année précédente.

Davantage de victimes parmi les piétons, les cyclistes et les motards

Le nombre de femmes décédées dans un accident de la route n’a pratiquement pas changé en 2015. Celui des hommes a augmenté de 36 personnes par rapport à 2014 : 41 piétons, 29 cyclistes et 43 motards sont décédés en 2015, mais seulement 36 conducteurs et passagers de voiture, soit 11 de moins qu’en 2014.

Le suicide augmente légèrement, le suicide assisté fortement

792 hommes et 279 femmes ont mis fin à leurs jours en 2015, soit 43 personnes de plus qu‘en 2014. Le suicide assisté a été constaté pour 426 hommes et 539 femmes, ce qui représente une hausse de 223 cas.

Le 14 novembre 2017. Source : OFS – Photo illustration : Fotolia.com

La propension au divorce serait-elle génétique ?

Il est connu que l’histoire de nos parents et celle de notre famille influent sur notre histoire. Le vécu de notre entourage détermine souvent la manière dont nous appréhendons les crises au sein de notre couple. Selon notre histoire de famille, nous pourrons privilégier encore et toujours la recherche de solution pour préserver notre union ou au contraire, miser sur la séparation. Et si finalement, tout était déjà inscrit dans nos gènes et que la façon dont nous allons réagir est déjà définie par notre hérédité ? C’est du moins ce que pensent des chercheurs américains et suédois qui, à travers leurs études, ont démontré que la génétique et le fait de divorcer sont intimement liés.

La génétique, une principale cause du divorce

La propension au divorce serait-elle génétique ?L’étude menée conjointement par l’Université du Commonwealth de Virginie, aux États-Unis, et l’Université de Lund, en Suède, a révélé que le divorce est lié à des facteurs génétiques. Les résultats de cette étude viennent contredire une idée reçue sur le divorce. Jusqu’à présent, les spécialistes qui souhaitaient apporter une explication scientifique au divorce n’ont pas évoqué la génétique. Ils ont toujours affirmé que si le divorce était plus courant dans une famille que dans une autre, c’est surtout parce que les descendants de parents divorcés internalisent le comportement de leurs ainés et reproduisent leurs propres relations. Ainsi, s’ils finissent par se séparer de leurs conjoints, c’est surtout parce qu’ils ont vu leurs parents incapables de gérer les conflits ou ne pas avoir eu l’engagement nécessaire pour maintenir leur union.

Pour abattre ce consensus et démontrer que les gênes ont bel et bien un rôle à jouer dans la propension au divorce, les chercheurs américains et suédois ont décidé d’étudier le taux de divorce uniquement chez les enfants adoptés. Ils ont ainsi démontré que les historiques de divorces des personnes étudiées n’étaient pas similaires à ceux de leurs parents adoptifs, mais à ceux de leurs parents biologiques. Cela démontre qu’en matière de divorce, la génétique est plus importante que la culture.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Divorce génétique, une possibilité, oui, mais pas une fatalité

La propension au divorce serait-elle génétique ?Cette découverte ne signifie pas pour autant que toutes les personnes nées de parents divorcés sont elles aussi vouées au divorce. Cela signifie juste qu’elles présentent un risque accru. Cette découverte est précieuse pour les thérapeutes qui pourront désormais apporter une aide plus pertinente aux couples en difficulté. Par ailleurs, malgré les gènes et les influences sociales, l’avenir d’un couple dépend essentiellement des deux conjoints. Souhaitez-vous vous battre pour votre union ou estimez-vous qu’il est indispensable d’y mettre un terme pour votre bien-être ? Vous seuls avez la réponse à cette question.
En tant que chrétiens, nous concevons que le mariage est un lien sacré qui unit l’homme et la femme jusqu’à ce que la mort les sépare. Rappelez-vous ce qui est dit dans Matthieu 19 : 4-9, « N’avez-vous pas lu que le créateur au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit : c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint ». Avant d’arriver au divorce, il est ainsi indiqué d’envisager toutes les solutions possibles pour consolider son couple. Parfois, il suffit, en effet, de voir les situations qui vous semblent les plus insupportables sous un autre angle pour se rendre compte qu’elles ne sont pas aussi dramatiques qu’elles le paraissent.

Une fois l’euphorie des premiers instants dissipée, vous constatez que votre conjoint(e) n’est pas l’homme ou la femme parfaits(e) que vous pensiez ? Il ou elle peut être parfois irritant (e), difficile à vivre et qu’il ou elle ne vous comprend pas toujours, mais est-ce un réel motif de divorce ? Ses défauts éclipsent-ils tous ses atouts et ses qualités ? Ne serait-il pas préférable de réviser à la baisse les attentes et d’admettre que l’amour n’est pas parfait ? Parfois, une relation satisfaisante peut rendre plus heureux qu’une quête perpétuelle de la relation idéale qui peut parfois être un mythe.

Pris dans ses habitudes, le couple s’éloigne peu à peu et pense qu’ils n’ont plus rien à faire ensemble. Mais est-ce réellement le cas ? Ne tenez-vous vraiment plus à votre mari ou votre épouse au point de souhaiter vivre désormais sans lui ou elle ? Avant d’arriver à une telle extrémité, commencez par faire preuve d’un peu plus d’empathie avec votre conjoint(e), cela permettra de raviver la passion entre vous. Au lieu de prendre votre époux comme acquis, continuez le jeu de séduction. Soyez attentifs à ses besoins émotionnels et tentez de les assouvir. Votre geste le fera réfléchir et l’incitera à faire de même envers vous. Comme au début de votre relation, prenez du temps pour vous et ne vous laissez pas enliser dans la routine et les obligations. Ce faisant, vous réapprendrez à vous connaitre et redécouvrirez ces petits riens qui vous ont fait succomber chez l’autre.

Si vous avez aimé cet article, inscrivez-vous à notre newsletter (gratuit)

Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, 24 octobre 2017 – Photos illustrations : Fotolia.com

Lire d’autres articles sur la vie de couple sur notre Love Blog

Les secrets pour réussir les vacances en couple ou en famille

Notre société actuelle vit dans un rythme où le couple et la famille ne passent généralement que très peu de temps ensemble. Entre les différentes obligations professionnelles et familiales, c’est à peine si les membres d’une même famille arrivent à trouver le temps de discuter ou de s’amuser ensemble. Les vacances offrent une belle occasion de renverser cette tendance et permettre aux couples, mais aussi à toute la famille, de renforcer les liens et de passer d’agréables moments. Il faut cependant penser à bien les préparer pour éviter les tensions et les discordes. Pour que votre voyage ne laisse que de bons souvenirs, voici quelques conseils qui vous aideront à mieux l’organiser.

Mettez-vous d’accord sur la destination

 

Les secrets pour réussir les vacances en couple ou en familleTous les couples et les familles ne se ressemblent pas. Pour certains, les vacances riment avec aventure et découverte tandis que pour d’autres, elles sont synonymes de plage et de farniente. Dans quelle catégorie vous situez-vous ? Le choix de la destination idéale ne sera, en effet, pas la même selon que vous aimez les randonnées en pleine nature ou les plongées sous-marines. Si vous êtes en couple et que vous partagez quasiment les mêmes goûts, alors, tout va pour le mieux. Au contraire, si vous avez des enfants ou que vos envies de vacances divergent, il est nécessaire de faire un compromis. L’idéal serait de trouver une destination qui réunit tous les critères recherchés par les membres d’une même famille, mais cela reste pourtant assez rare ou assez coûteux. Avant d’arrêter la destination de vos prochaines vacances, prenez le temps de vous concerter. Recueillez les avis des uns et des autres et mettez-vous d’accord sur le lieu. Il faut que le choix soit unanime, cela évitera les tensions sur place et les réflexions blessantes en cas d’imprévu. Entendre « après tout c’est toi qui as voulu qu’on vienne ici ! » risque d’émousser votre enthousiasme.

Planifiez les activités principales à faire sur place

Une fois que vous avez trouvé la destination idéale, il reste encore à vous mettre d’accord sur les activités à faire une fois sur place. L’idéal serait d’avoir un planning pour que tout le monde ait la chance de faire ce qui lui tient le plus à cœur. Si vous aimez les ballades touristiques alors que votre conjoint est plutôt un(e) adepte du farniente, il serait judicieux de visiter les monuments durant la matinée et de se prélasser au soleil et profiter des joies de la mer pendant l’après-midi ou vice-versa. Ainsi, tout le monde sera content.

En vacances, les enfants sont pleins d’énergies et ont tendance à épuiser les parents. Pour leur permettre de bien s’amuser sans vous énerver, le mieux serait de séjourner dans un endroit où un espace leur est réservé. C’est par exemple le cas du camping qui dispose souvent de multiples attractions qui permettent aux enfants, mais aussi aux plus grands de s’amuser. Comme les vacances réservent souvent de belles surprises, pensez à réserver du temps pour les visites ou les activités coup de cœur.

Organisez-vous

Les secrets pour réussir les vacances en couple ou en familleQue ce soit pour vos vacances en amoureux ou vos séjours en famille, le mot d’ordre est l’organisation. Achetez à temps vos billets et n’oubliez pas de faire vos réservations, au risque de vous retrouver sans hébergement sur place. Si vous partez à l’étranger, renseignez-vous sur les démarches à effectuer. Les passeports sont-ils tous valides ? Existent-ils des vaccins particuliers à réaliser avant le départ ? Pour éviter les oublis de dernière minute, n’attendez pas le dernier moment pour boucler vos valises. Faites une liste des affaires qu’il vous faut. Autant que possible, n’apportez que l’essentiel, cela évite les encombrements inutiles. Si vous voyagez avec vos enfants, mettez-les à contribution, cela les responsabilisera et évitera aux parents de tout prendre en charge. Les plus grands pourront faire eux-mêmes leurs valises, quant aux plus jeunes, ils mettront de côté les affaires qu’ils souhaitent prendre et à vous ensuite de vérifier si l’essentiel s’y trouve.

Rêvez, mais ne soyez pas trop idéaliste

Les vacances font rêver et la fatigue due à la routine augmente l’envie de passer des moments merveilleux pendant ces quelques jours passés à deux ou en famille. Cependant, attention à ne pas trop idéaliser cette échappée tant attendue pour ne pas être trop exigeant(e) et tomber facilement dans la déception. L’essentiel est de profiter autant que possible de cette escapade pour vous retrouver et pour être ensemble. Appréciez chaque instant à sa juste valeur et soutenez-vous en cas d’imprévus et de stress, car surmonter les difficultés et sortir de sa zone de confort font aussi partie des belles aventures des vacances !

Accordez à vos enfants la liberté de choisir

Bien que votre programme soit déjà bien planifié, osez accorder à vos enfants la liberté de choisir certaines activités découvertes sur place et vivez avec eux de nouvelles expériences. En leur faisant comprendre que vous leur faites confiance, vous renforcerez leur estime de soi et encouragerez leur prise d’initiative et de responsabilité. N’oubliez pas que les vacances sont l’occasion d’être ensemble et il faut en profiter pour vivre des moments inédits en famille.

Offrez-vous du temps pour discuter

 

Les secrets pour réussir les vacances en couple ou en familleQue vous partiez en couple ou avec vos enfants, réservez un moment pour la discussion et le dialogue. C’est l’occasion pour chacun de donner son avis, d’exprimer ce qu’il ressent et de réfléchir ensemble sur la façon dont on peut améliorer les choses. Favorisez un échange positif. Ces réflexions peuvent porter sur différents sujets que vous n’avez pas eu l’occasion de traiter auparavant. Profitez de ce moment de détente pour aborder en douceur certaines choses, mais veillez seulement à éviter les conflits qui pourront gâcher inutilement vos vacances.

Laissez de la place à l’imprévu et lâchez un peu de lest

Malgré toutes les précautions que vous avez prises et la bonne organisation que vous avez mise en place, il est toujours probable que quelque chose ne se déroule pas comme vous le souhaitez durant les vacances. Au lieu de vous en offusquer, pensez que ces mésaventures ne feront qu’enrichir votre expérience pour l’avenir. Ne les laissez pas gâcher votre séjour. Gardez à l’esprit que les vacances sont, avant tout, faites pour vous faire plaisir et vous détendre. Même si tout n’est pas parfait ou ne se déroule pas comme vous l’auriez souhaité, ce n’est pas grave, ne gardez que les bons souvenirs. Dernière chose et non la moindre, confiez votre séjour en l’Éternel. Il a déjà promis de vous garder loin des dangers. « L’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais » (Psaume 121 : 8).

Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, mis à jour du 01 juin 2018 – Photos illustrations : Fotolia.com

Lire d’autres articles sur la vie de couple sur notre Love Blog

EDITORIAL : Ne pas toucher à la TVA, l’ancrer dans la Constitution

MONTREUX  En Suisse, la TVA est actuellement à 8% pour la plupart des produits ou services (il y a des exceptions comme pour les livres, médicaments, aliments de première nécessité). Cela signifie que si vous achetez une voiture neuve à CHF 20’000.- pour payerez CHF 1’600.- de TVA, dans ce cas le concessionnaire payera ce montant  directement à la Confédération suisse par facture. Certains pays comme la France, l’Italie ou l’Allemagne ont une TVA à plus de 20% et des pays comme le Brésil arrivent même à avoir une TVA (qui ne se nomme pas ainsi) à parfois 50%. Aux Etats-Unis la TVA (appelée sales tax) est propre à chaque état, la Californie et New York ont une TVA à environ 8% et la Floride ou le Texas n’ont pas de TVA. D’où l’intérêt au passage d’acheter un iPhone en Floride et pas à New York. 

Droite et gauche contre la TVA ?

La TVA est un impôt indirect qu’on peut qualifier d’injuste. En effet, le CEO de Nestlé paye le même montant de TVA qu’un employé d’hôtel ou chômeur qui gagne CHF 3’000.- par mois. Cet aspect devrait satisfaire la gauche. Mais comme Romanvie.ch est un site de tendance conservatrice de droite, à nous d’avoir aussi des arguments pour ce côté de l’échiquier. Pour la droite, l’état ne doit pas être trop gros  et vivre avec ce qu’il a. Autrement dit, l’état doit “se débrouiller” avec son budget et malheureusement tailler dans certaines dépenses. Si l’AVS a besoin d’argent, il faut par exemple augmenter l’âge de la retraite en fonction de l’espérance de vie mais ne surtout pas toucher à la TVA.
On sait que les Juifs et Chrétiens (évangéliques surtout) utilisent le concept biblique de la dîme, c’est-à-dire verser 10% de ses revenus à l’institution religieuse à laquelle ils appartiennent. Comme c’est écrit dans la Bible (ex. dans Malachie), on peut dire que la Bible fait office de Constitution. Il est impossible d’augmenter cette valeur à 11% par exemple. L’analogie entre la dîme et la TVA fait sens à mon avis.

Ancrer dans la Constitution

De la même façon, l’état suisse devrait ancrer dans la constitution le fait que la TVA ne puisse jamais dépasser par exemple 10%, comme cela on a encore 2% de marge pour quelques dépenses comme l’AVS ou peut-être un nouveau tunnel ou un métro reliant Genève à Zurich ?

C’est peut-être l’une des raisons pourquoi la votation sur la réforme de l’AVS appelée “Prévoyance 2020” a été refusée le dimanche 24 septembre 2017. Autant la droite que la gauche ont d’une façon presque émotionnelle ou épidermique une allergie à une augmentation de la TVA, pour des raisons différentes mais identiques sur le résultat. De temps en temps, les 2 parties de l’échiquier arrivent à s’entendre, les Américains parlent de politique “bi-partisanne” (Républicains et Démocrates).

Le 24 septembre 2017. Par Xavier Gruffat (Rédacteur en chef de Romanvie.ch).

Romanvie.ch – Un média qui transforme ! 

Théologie : l’ingratitude, un sentiment si humain

En Suisse, personne ne sait très bien combien de personnes croient en Dieu. Certaines sondages “optimistes” parlent de 70% mais on doit probablement être autour des 50%. Néanmoins, parmi cette moitié de Suisses (y compris résidents) qui pensent que Dieu est à l’origine de tout, une bonne partie sont des croyants “intermittents”. Je m’explique, si vous vous trouvez dans un avion et que le pilote vous annonce qu’il y a une panne moteur, il y a de fortes chances que vous soyez en mode “croire à fond ou 100%”, mais si vous êtes dans le stress de votre vie quotidienne, par exemple marié de puis de nombreuses années, avec des enfants adolescents et un travail un peu ennuyeux vous êtes peut-être plus proche de croire à 10% voire moins. Cela signifie que vous ne faites pas vraiment appel au pouvoir de Dieu dans votre quotidien.

Nous avons donc de la peine à maintenir notre foi dans toutes les circonstances, car surtout on oublie vite, très vite les bénédictions qui nous touchent positivement.

Attitude correcte 

Par exemple si après avoir prié on reçoit une excellente nouvelle comme un nouvel emploi, un nouveau contrat pour un entrepreneur, un enfant à venir, la naissance de l’enfant ou encore une nouvelle relation sentimentale on rentre vite dans une certaine euphorie, ce qui s’avère normal. Mais souvent cette euphorie nous tire vers un sentiment qui ressemble un peu à l’ivresse, une émotion qui peut nous éloigner de Dieu en nous rendant un peu arrogant. L’attitude correcte après une bénédiction devrait être de rendre grâces à Dieu, de le remercier pour cette bonne nouvelle. Mais malheureusement c’est souvent le sentiment d’ingratitude qui domine.

Théologiquement, on peut lire dans Romains 1 : 21 : “Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres“.

L’unique attitude correcte après une bonne nouvelle est de glorifier Dieu et de lui rendre grâces. Surtout si vous appartenez aux Chrétiens avec une petite foi, essayez de faire preuve de maximum de gratitude. Sinon le risque est de toujours plus vous éloigner de Dieu et t’atteindre un niveau de foi de 0%, au niveau théologique un risque de “plonger dans les ténèbres”. Il y a des centaines d’années, les Américains (et Canadiens) ont créé la célèbre fête de la Thanksgiving (Action de grâce) qui a lieu en novembre. C’est bien de la fêter annuellement mais l’idéal serait de la “fêter” au quotidien.

Par Xavier Gruffat (XG est un passionné de théologie et étudie la théologie pour son propre intérêt). Le 13 septembre 2017.

Globo, la surpuissante TV brésilienne

CARNAVAL - Sexualité au Brésil, le pays de toutes les extrêmesSAO PAULOLa TV Globo est de loin la plus grande TV brésilienne et clairement l’une des 5 plus grandes au monde, peut-être même la plus grande de l’Occident car les 3 grands networks américains (CBS, ABC et NBC) perdent du terrain avec Internet (YouTube notamment) et le câble. Seulement quelques chiffres donnent le vertige : en 2017 en moyenne 64,4 millions (sur 207 millions d’habitants) de Brésiliens regardent chaque jour l’une ou plusieurs des 3 novelas de la TV Globo, jusqu’à 40 millions le nombre de personnes qui regardent chaque soir du lundi au samedi la novela de 21h00, la plus célèbre au Brésil. 

Actuellement, la novela de 21h00 se nomme A força do Querer et aborde notamment le thème controversé des trans, c’est-à-dire du changement de sexe. Les novelas au Brésil durent en moyenne 6 à 12 mois. La novela actuelle de 21h00 est selon un article du magazine Veja le plus grand succès de ces 4 dernières années.

Un presque monopole

Pendant de nombreuses années, la TV Globo était presque un monopole au Brésil. Mais dans les années 1990 et surtout 2000, deux autres télévisions privées, la SBT et la TV Record ont réussi à prendre des parts de marché à la TV basée à Rio de Janeiro. En général, en 2017 si on additionne l’audience de ces 2 chaînes de TV on arrive à peine à l’audience de la Globo. Mais l’autre grande force de la TV Globo est de capter une très grande partie des revenus publicitaires, probablement plus de 50% de toutes les dépenses de publicité TV au Brésil, ce qui représente des milliards de dollars de chiffre d’affaires par année.

Bien sûr, les novelas de la Globo et parfois aussi celles de la TV Record (surtout des séries bibliques) n’ont pas la puissance de frappe et l’influence culturelle des séries d’Hollywood, mais elles restent très exportées dans le monde entier, notamment dans le reste de l’Amérique latine comme en Argentine ou même en Russie.

Le soft power brésilien passe clairement par les novelas.

Le 30 août 2017. Par Xavier Gruffat. Source : Veja (édition de fin août 2017). Photo d’illustration : © Paul Hill – Fotolia.com