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7 différences culturelles importantes entre la Suisse romande et le Brésil

Série différences culturelles entre pays

Comparer la Suisse romande et le Brésil est un peu comme comparer des poires et des pommes, ou plutôt un grain de raisin séché et une pomme. En effet, le Brésil est 100 fois plus peuplé que la Suisse romande, 210 millions vs. 2 millions. Mais risquons nous à la comparaison qui  pourra être utile à certains Suisses en contact avec le plus grand pays d’Amérique latine. Vous apprendrez notamment au conseil no 7 le fameux “hoje não” brésilien (aujourd’hui non, mais peut-être oui demain ?), très typique du portugais du Brésil. Vous verrez aussi que culturellement la Suisse romande est très éloignée du Brésil et bien plus proche par exemple de la Suisse allemande ou bien sûr de la France. 

1. Gestion du temps. En Suisse, comme on le sait, le temps ou l’horaire a un côté sacré. Si par exemple vous faites appel à une femme de ménage pour qu’elle vienne le matin à 9h00. Si elle arrive à 9h45 vous risquerez d’être plutôt de mauvaise humeur et allez lui dire d’arriver à 9h00 la semaine prochaine. Au Brésil, la femme de ménage arrivera peut-être la semaine prochaine à 9h05 après lui avoir fait une petite morale (attention à la forme, voir point no 3) mais après quelques semaines elle risque d’arriver plutôt de nouveau à 9h30 voire 9h45. Pour un Brésilien, arriver en retard n’est pas un manque de respect, pour nous Suisses cela l’est, bien entendu.

2. Vision de l’avenir. Un peu comme le point 1., avec humour on peut dire que les Suisses vivent dans le futur et les Brésiliens dans le présent, au jour le jour comme on dit. Par exemple une famille suisse va prévoir la fête de Noël probablement déjà en novembre, une famille brésilienne (en général) va probablement prévoir seulement quelques jours avant le 25 décembre voire le jour même. Les retraites sont aussi intéressantes, peu de personnes au Brésil (moins de 20%) ont un 2ème pilier, il est vrai non obligatoire, seulement l’équivalent de l’AVS l’est. Les Suisses aiment prévoir l’avenir, une raison pourquoi les assureurs ont beaucoup de succès en Suisse.

3. Allergie aux critiques. Les Brésiliens, un peu comme les Italiens (en général, précisions bien le général car il y a toujours des exceptions) sont très sensibles et susceptibles. On est très loin de la culture allemande très directe. Autrement dit, au Brésil il faut absolument éviter d’émettre des critiques en public et ne jamais élever la voix, toujours faire profile bas. L’influence doit se jouer de façon subtile et diplomatique. Vous verrez d’ailleurs peu de cadres allemands dans les multinationales au Brésil, des Brésiliens ou des personnes d’une culture proche comme les Mexicains ou Argentins seront presque toujours préférés.

4. Contact facile. Il est évident que les Brésiliens ont le contact facile. Si vous parlez portugais (presque personne ne parle français bien sûr et probablement moins de 20% bien l’anglais) vous pourrez probablement parler avec presque tout le monde, même si vous ne les connaissez pas en tout cas de façon superficielle (football, télévision). En Suisse, à cause d’une société plus organisée et “bien rangée”, il est difficile de rentrer en contact avec des inconnus par exemple à l’arrêt de bus ou à la gare. C’est pourquoi, les Brésiliens considèrent les Suisses comme des gens “froids” et distants. Nous Suisse pourrions considérer les Brésiliens comme des gens chaleureux mais superficiels, chacun peu camper sur ses critiques comme on dit.

5. Allergie à l’arrogance. Pour compléter un peu le point 3., les Brésiliens ont une réelle allergie à l’arrogance, peut-être des stigmates de centaines d’années d’esclavagisme et de domination portugaise. Si par exemple vous avez étudié à l’université en Suisse, il faut mieux faire profil bas. Il est possible que les Brésiliens aient de façon consciente ou inconsciente un certain complexe d’infériorité par rapport aux Européens et Américains. Il est vrai que le Brésil par exemple n’a jamais gagné de prix Nobel (sur les plus de 1000 délivrés), la Suisse en a gagné des dizaines et les Etats-Unis des centaines. Forcément, le Brésil qualifié parfois de pays émergent et malgré son immense population, doit encore arriver prouver qu’elle peut produire des prix Nobel ou des entreprises énormes comme Google ou Amazon. Bref, au Brésil il faut faire attention de rester humble, ne pas élever la voix et faire profil bas si vous avez fait de belles études. On est très loin d’une arrogance californienne, où le succès est valorisé parfois bien sûr à l’excès (dans l’autre sens).

6. La société brésilienne est complexe (et variée). 
Comprendre la Suisse est probablement plus simple que le Brésil. Si on résume, les Suisses sont soit chrétiens ou athées. Mais même les athées ont une sorte de dogme chrétien (pensons à l’humanisme). En terme politique, la plupart des Suisses sont au centre, l’UDC n’est finalement pas si radicale que cela si on compare à d’autres partis dans le monde. Le Brésil est bien plus complexe, il y a théoriquement 80% de Chrétiens mais dans les faits les Chrétiens pratiquants ne dépassent probablement pas les 40%. Le reste est fait de beaucoup d’autres religions qui ont parfois de la peine à coopérer comme le spiritisme, le bouddhisme et toutes les religions syncrétiques. Il s’en suit une relation complexe sur les valeurs en commun : rôle de la famille, etc.
Au niveau politique, il y a aussi des grandes différences. Certains Brésiliens sont très à droite, d’autres très à gauche, le centre est peu représenté et valorisé. La société brésilienne est donc un peu séparée en deux (très polarisée), par quartiers surtout, entre une bourgeoisie très minoritaire et une gigantesque classe moyenne (dans le définition suisse et pas américaine, aux Etats-Unis classe moyenne voulant dire en fait bourgeoisie). L’illusion du football, du christianisme ou de la langue portugaise comme pays unifié ne tient pas vraiment quand on commence à s’intéresser au pays en lisant par exempla la Folha de S.Paulo (journal qui donne la parole à beaucoup de personnes différentes).

7. La parole a moins de valeur
On apprend dans la Bible la phrase suivante “Que ton oui soit oui et que ton non soit non”. Malgré le fait que la Bible soit de loin le livre le plus lu et vendu du Brésil, on peut dire que cette phrase du livre sacré n’est pas vraiment prise en compte ou très au sérieux par la majorité des Brésiliens. En effet, si un Brésilien vous dit : “Venez chez moi boire un verre”. Sauf s’il donne vraiment une date et une heure, il vaut mieux ne pas y aller, car ce n’est pas une phrase à prendre au “pied de la lettre”. Dans le monde du business aussi cela peut être compliqué pour un Suisse ou Européen, un futur client peut montrer un intérêt et dire qu’il va vous rappeler, mais vous pouvez être très content s’il rappelle vraiment. C’est le fameux “hoje não” (aujourd’hui non), au lieu de dire tout simplement non, le Brésilien a souvent peur et dit aujourd’hui non de façon très indirecte, mais qui sait peut-être demain ? Vu de Suisse, c’est assez pénible car il faut toujours lire entre les lignes ou entre les phrases. Comme le Brésilien est très indirect, il aura souvent peur de vous dire vraiment la vérité, on est loin d’un Allemand qui vous fera bien comprendre ce qu’il pense.

Article mis à jour le 1er octobre 2019. Par Xavier Gruffat. XG est Suisse mais habite depuis 2009 au Brésil, il voyage beaucoup entre la Suisse, le Brésil et parfois les Etats-Unis. Il lit tous les jours ou presque depuis 2009 la Folha de S.Paulo, principal journal brésilien de référence (classé plutôt à gauche, journal libéral).

EDITORIAL – Il manque à la Suisse des politiciens provocateurs (et courageux)

MONTREUX La Suisse est clairement l’un des pays les plus avancés au monde, par rapport à son taux de chômage (2,4% selon The Economist), son PIB par habitant, son bas taux de criminalité, sa démocratie directe, etc. La liste est plutôt longue. Mais comme une entreprise à succès, pensons à Nokia ou Kodak à la belle époque, les choses peuvent vite changer et s’inverser, rien n’est jamais acquis dans un sens ou dans l’autre. Imaginons si la jeunesse de Suisse passe tout son temps sur Netflix, les plateformes de film X ou à boire de l’alcool au lieu de travailler dur et de construire des familles structurées, la Suisse pourra vite retomber dans un pays moyen, dans le fameux ventre mou du classement avec des pays comme l’Uruguay. Pour un petit pays de moins de 10 millions d’habitants, seulement l’excellence peut garantir de la prospérité à long terme. Les grands pays comme l’Inde, les Etats-Unis ou la Chine, même s’ils vont mal, seront toujours bien considérés et respectés à cause d’une population gigantesque.

Le problème est que la Suisse devient de plus en plus une sorte de “mélasse” politique, chacun se tient par la barbichette. Il faut éviter de faire des vagues. Par exemple les politiciens de Montreux ne remettent jamais en cause le casino, or il faudrait tout simplement le fermer. Les casinos coûtent plus à la population qu’ils en rapportent, un article du Nouvelliste l’a montré début février. Mais le casino n’est qu’un des nombreux problèmes de la Suisse. L’alcool en est un autre avec la culture du vin comme en Valais (publicités pour le vin sur le site du Nouvelliste) et la fête des Vignerons. Qui oserait critiquer cette fête qui vente le vin et donc probablement aussi l’alcoolisme ? Personne. Car en Suisse, petit pays, tout le monde se connaît un peu et a peur d’être mal vu. Or, autant l’alcool que le sexe (plateformes de X) sont des sujets centraux. En fait je pense qu’un pays se définit par ses moeurs, tout le reste est une conséquence des moeurs et pas l’inverse. La Chine semble par exemple l’avoir bien compris en interdisant les sites X.
Sans compter que ces plateformes adultes (allez voir sur Similarweb.com le trafic de ces plateformes) sont toujours plus visitées par les Suisses, on a une génération d’hommes totalement addicts. Il faudrait donc clairement commencer à faire des lois qui interdisent ces plateformes, en tout cas par défaut, comme un projet de loi au Royaume-Uni. La Suisse ne peut pas continuer à mettre ses problèmes sous le tapi. On aura un nombre croissant d’hommes avec des troubles érectiles qui se “marieront” avec leur ordinateur ou plutôt téléphone portable plutôt qu’à des femmes en chair et en os. Là aussi, c’est un problème parmi d’autres. On peut aussi penser à Migros qui devient trop grand pour l’économie suisse (5% du PIB) et qui devrait être fractionnée en plusieurs entités comme après la destruction de la Standard Oil au début du 20ème siècle aux Etats-Unis.

Pas facile

Bien sûr et je le conçois, ce n’est pas facile. Les politiciens provocateurs et courageux sont très peu nombreux. Notamment car ils prennent ou prendront des risques gigantesques. Ils seront très critiqués, recevront des menaces, seront insultés parfois. En tout cas, valorisons ces politiciens et nous médias sachons identifier ces talents provocateurs. Car ce sont eux qui seront responsables de la prospérité de la Suisse de demain. En aucun des politiciens bourgeois qui défendent leurs intérêts sans aucune vision d’avenir. Ceux-là pourraient être un jour remplacés par des robots, au moins eux ne prendront pas de poids et auront toujours une bonne santé.

Le 5 mars 2019 (mise à jour). Par Xavier Gruffat

Couples heureux en mariage : la génétique pourrait jouer un rôle (étude)

Couples heureux en mariage : la génétique pourrait jouer un rôle (étude)NEW HAVEN / CONNECTICUT – Il existe de nombreuses raisons de tomber amoureux. Les intérêts communs, l’attirance physique ou les valeurs partagées sont autant de facteurs qui peuvent pousser deux personnes à se rapprocher. Mais lorsqu’elles se marient et restent ensemble, leur bonheur à long terme pourrait dépendre de leurs gènes individuels selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Yale School of Public Health et publiée le 28 février 2019 dans la revue PLOS ONE.
Cette étude a examiné le rôle d’une variation génétique qui affecte l’ocytocine, une hormone qui joue un rôle dans le lien social. L’auteure principale Joan Monin, professeure agrégée à la Yale School of Public Health, et son équipe ont étudié 178 couples mariés âgés entre 37 et 90 ans. Chaque participante a répondu à un sondage sur ses sentiments de sécurité et de satisfaction conjugales et a également fourni un échantillon de salive pour le génotypage.

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Rôle clé des prédispositions génétiques dans la satisfaction conjugale

L’équipe de recherche a constaté que lorsqu’au moins un partenaire présentait une variation génétique connue sous le nom de génotype GG dans le récepteur du gène de l’ocytocine, le couple a fait état d’une satisfaction conjugale et d’un sentiment de sécurité significativement plus élevés au sein de son mariage. Ces couples étaient plus satisfaits que les autres couples qui avaient des génotypes différents.

Bien que la variante des récepteurs de l’ocytocine, OXTR rs53576, ait déjà été étudiée et liée à des traits de personnalité comme la stabilité émotionnelle, l’empathie et la sociabilité, la nouvelle étude serait la première à examiner son rôle dans la satisfaction conjugale.

« Cette étude montre que la façon dont nous nous sentons dans nos relations personnelles est influencée par bien plus que les expériences que nous partageons avec nos partenaires au fil du temps », a déclaré le prof. Monin. « Dans le mariage, les gens sont aussi influencés par leurs prédispositions génétiques et celles de leur partenaire ».

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Plus grande sécurité relationnelle

Les chercheurs ont également constaté que les personnes ayant le génotype GG ont signalé un attachement moins anxieux dans leur mariage, ce qui a également profité à leur relation. L’attachement anxieux est un style d’insécurité relationnelle qui se développe à partir d’expériences passées avec des membres de la famille proche et des partenaires au cours de la vie, et qui est associé à une perte d’estime de soi, à une forte sensibilité au rejet et à un comportement de recherche d’approbation.

Influence significative des génotypes

Les chercheurs font remarquer que le génotype GG d’une personne et le génotype GG de son partenaire représentent ensemble environ 4 % de la variance de la satisfaction conjugale. Bien que ce pourcentage soit faible, il a une influence significative sur les autres facteurs génétiques et environnementaux auxquels les couples sont exposés.

Les résultats de l’étude pourraient mener à des études futures pour examiner comment les génotypes des couples interagissent pour influencer les résultats des relations au fil du temps. Une autre orientation importante pour l’avenir de l’étude sera d’examiner comment la variante OXTR rs53576 interagit avec des expériences relationnelles négatives et positives spécifiques pour influencer la qualité des relations dans le temps dans un large échantillon représentatif de couples mariés, a déclaré le prof. Monin.

Le 01 mars 2019. Par la rédaction de Romanvie. Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : PLOS ONE. – Photo illustration : Adobe Stock

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Accident mortel de randonnée dans la région des Rochers de Naye (VD)

Vendredi, vers 16:10, une randonneuse a fait une chute de 300 mètres dans un couloir rocheux. Malgré l’intervention des secours, elle est décédée sur les lieux de l’accident.

Vendredi, 22 février 2019, vers 16:10, une touriste française de 72 ans, cheminait sur un sentier enneigé, dans la région des Rochers de Naye, commune de Villeneuve. Pour une raison que l’enquête déterminera, cette femme a fait une chute d’environ 300 mètres dans un couloir rocheux. Elle est décédée sur place, malgré l’intervention des secouristes.

Cet accident a nécessité l’engagement d’un hélicoptère de la REGA provenant de la base de Lausanne, de la colonne du secours alpin suisse de Montreux et de deux gendarmes du peloton de montagne de la gendarmerie vaudoise.

La famille a été prise en charge par les spécialistes de l’équipe de soutien d’urgence et le procureur de service a ouvert une instruction pénale afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Le 23 février 2019. Source : communiqué de presse de la police vaudoise. Crédit photo : Romanvie.ch

Augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs de cannabis

MONTREALLa consommation de cannabis à l’adolescence serait liée à un risque plus élevé de dépression et de comportements suicidaires au cours de la vie des jeunes adultes, selon les résultats de la première méta-analyse conduite sur le sujet par une équipe de scientifiques de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) et de l’Université McGill, en collaboration avec chercheurs des universités d’Oxford et de Rutgers-Camden. Leur étude est publiée aujourd’hui dans le journal JAMA Psychiatry.

Augmentation du risque de dépression et de comportement suicidaire chez les jeunes consommateurs de cannabisCes conclusions ont été rapportées par une équipe dirigée par la Dre Gabriella Gobbi, chercheuse au Programme en réparation du cerveau et en neurosciences intégratives (RCNI) de l’IR-CUSM et professeure de psychiatrie à la Faculté de médecine de l’Université McGill, à la suite d’un examen systématique et à une méta-analyse d’études internationales, comprenant 23 317 individus. Les chercheurs ont conclu que la consommation de cannabis à l’adolescence pourrait être dommageable pour la santé mentale, même chez les jeunes qui ne présentaient pas de symptômes dépressifs avant de commencer à consommer du cannabis.
Peu d’attention a été portée, à ce jour, à l’analyse des conséquences de la consommation de cannabis chez les adolescents et au risque qu’ils courent de développer des symptômes dépressifs et des troubles de l’humeur, compte tenu du fait que leur cerveau est en développement jusqu’à l’âge de 25 ans.
Les jeunes adultes sont une population particulièrement à risque en Amérique du Nord, y compris au Canada, où le pourcentage d’adolescents consommant du cannabis est l’un des plus élevés des pays développés. Les Canadiens ayant entre 15 et 25 ans représentent la majorité des consommateurs de cannabis de tous les groupes d’âge, soit entre 20 et 33 %, alors que plus de 20 % des adolescents des États-Unis affirment consommer du cannabis mensuellement.

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Conclusions surprenantes quant au comportement suicidaire

Les chercheurs ont analysé le risque de dépression, d’anxiété, de pensée suicidaire et de tentatives de suicide dérivant de la consommation de cannabis dont la fréquence allait de quotidienne à occasionnelle.

« L’étude suggère que le diagnostic de dépression chez environ 7 % des Canadiens et des Américains âgés de 18 à 30 ans est imputable au cannabis, ce qui signifie que 25 000 jeunes Canadiens et 400 000 Américains souffrent de dépression en raison d’une consommation de cannabis à un plus jeune âge », dit Nancy Mayo, professeure aux départements de médecine et à de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, et chercheuse au Centre de recherche évaluative en santé de l’IR-CUSM.

En contrepartie, les chercheurs ont rapporté une faible association avec l’anxiété.

« Lorsque nous avons entrepris l’étude sur les effets de la consommation de cannabis chez les adolescents, nous nous attendions à ce que la dépression soit un facteur attribuable à la consommation de cette substance ; nous avons toutefois été très surpris de constater l’ampleur des comportements suicidaires, car nos résultats ont montré qu’un pourcentage significatif des tentatives de suicide chez les jeunes sont attribuables au cannabis », explique la Dre Gobbi, qui est aussi psychiatre au CUSM.

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Le secteur public doit lancer des projets de prévention

Les conclusions de l’étude font ressortir l’importance des démarches de prévention, axées sur la sensibilisation des adolescents aux risques liés au cannabis, tout comme l’acquisition de compétences pour résister à la pression des pairs.

« Il est évident que beaucoup de jeunes gens qui consomment du cannabis courent le risque de développer une dépression et un comportement suicidaire; il est très important pour les autorités d’être plus proactives en matière de campagnes de prévention, poursuit la Dre Gobbi. Nous espérons que nos conclusions inciteront les organismes de santé à adopter des stratégies visant à réduire la consommation de cannabis chez les jeunes ».

Le 13 février 2019 – Crédits photos : Adobe Stock

Les personnes dont le conjoint est heureux peuvent vivre plus longtemps (étude)

TILBURG (PAYS-BAS) – Avoir un conjoint heureux mènerait à un mariage plus long. C’est ce que montre une étude publiée le 23 avril 2019 dans la revue Psychological Science (DOI : 10.1177/0956797619835147) dont les résultats suggèrent que plus le conjoint est heureux, mieux le couple se porterait. Cette harmonie du couple peut aussi être associée à une vie plus longue.

Vivre heureux, vivre plus longtemps

Les personnes dont le conjoint est heureux peuvent vivre plus longtemps (étude)Selon cette recherche, la satisfaction conjugale est non seulement une source de bonheur pour le couple, mais également une clé pour la longévité. Olga Stavrova, chercheuse et professeure de psychologie sociale à l’Université de Tilburg (Pays-Bas), affirme que les données obtenues au cours de cette étude montrent qu’il existe un rapport indéniable entre le bonheur de la vie conjugale et la durée de vie du couple. Cette relation est indépendante de la situation socioéconomique et démographique du couple ainsi que de l’état de santé physique de chaque individu.
Au cours de l’expérience, il a été constaté que le bonheur des conjoints a une incidence sur la mortalité. Les participants heureux au début de l’étude ont été moins susceptibles de décéder au cours des huit prochaines années de la recherche que ceux qui ont un partenaire moins heureux. Ce résultat ne peut qu’affirmer le rôle joué par l’environnement social immédiat des individus sur leur état de santé. D’après Mme Olga Stavrova, tout comme l’alimentation et l’exercice physique, le bonheur de vivre et le bien-être des proches ne peuvent qu’influer positivement sur notre santé. À titre d’illustration, elle avance qu’un individu ayant un conjoint heureux et actif est fort susceptible de mener un même mode de vie que son conjoint, même si l’inverse est également probable.

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Huit ans d’observation

La chercheuse s’est penchée sur les données issues d’une enquête réalisée sur des couples hétérosexuels âgés de 50 ans et plus résidant aux Etats-Unis. Financée par The National Institute on Aging, cette étude réunis plus de 4’400 couples et s’est déroulée sur une période pouvant aller jusqu’à huit ans. Au cours de l’étude, les participants et leurs conjoints ont été amenés à répondre à différentes questions concernant leur satisfaction par rapport à la vie, le soutien obtenu de la part du partenaire ainsi que d’autres paramètres comme la fréquence de l’activité physique. Parallèlement, des renseignements sur l’autoévaluation de leur état de santé ont été demandés. Les informations sur leur âge au début de l’étude, le sexe, l’origine ethnique, le revenu du ménage, le niveau d’éducation ainsi que la mortalité du partenaire ont été enregistrés.

Après l’étude, 16% des participants étaient décédés. La majorité de ceux qui sont décédés ont été de sexe masculin, plus âgé, peu actif physiquement, pas suffisamment instruit, ayant peu de revenus et se trouvant déjà dans un état de santé précaire par rapport à ceux qui restaient encore en vie au bout de huit ans. Dans leur fiche de renseignement, il se trouve également que la plupart de ces individus se disaient moins heureux dans leur relation avec leur conjoint et moins satisfaits de leur existence. Leurs partenaires éprouvaient aussi ce même sentiment.

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Une plus grande longévité

Pour Mme Stavrova, les résultats obtenus permettent de constater que lorsque le partenaire est heureux, le couple réalise beaucoup plus d’activités physiques améliorant ainsi leur état de santé. Le taux de mortalité enregistré auprès des couples ayant atteint ce niveau de satisfaction à l’égard de la vie a été largement en baisse. Elle pense également que même si cette recherche a été réalisée uniquement aux États-Unis, le résultat peut s’appliquer même pour les couples vivant dans d’autres pays.

Ces résultats conduisent nécessairement à plusieurs réflexions sur le choix du conjoint ou du partenaire. Parallèlement à cela, une réorientation des recommandations en matière de vie saine doit aussi être entreprise. Désormais, celles-ci doivent cibler prioritairement les couples ou les ménages, mais non seulement les individus. Riche de la portée de cette étude, la chercheuse entrevoit déjà de futures pistes de recherche en prenant cette fois-ci en compte d’autres paramètres plus larges comme les réseaux sociaux.

Le 25 avril 2019. Par la rédaction de Romanvie. Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Psychological Science (DOI : 10.1177/0956797619835147) – Photo illustration : Adobe Stock

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La féminisation de l’homme augmente l’homophobie

GENÈVEAvant la révolution féministe de la fin des années 60, les hommes construisaient leur masculinité principalement par opposition aux caractéristiques attribuées aux femmes. Mais depuis que la société tend vers l’égalité des genres, les hommes ne peuvent plus se fonder sur cette norme anti-féminité. Quelles en sont les conséquences sur l’affirmation de la masculinité ? Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) ont démontré que pour compenser cette féminisation de la condition masculine, certains hommes affirment leur virilité en renforçant l’importance de leur hétérosexualité, marquant de ce fait un net rejet envers les homosexuels, considérés comme l’incarnation de l’homme féminin. Ces résultats, à lire dans la revue Sex Roles, rendent compte de la difficulté dans les sociétés occidentales à accorder aux homosexuels les mêmes droits qu’aux hétérosexuels, certains hommes s’appuyant sur cette homophobie pour trouver leur place dans une société toujours plus égalitaire.

La féminisation de l'homme augmente l'homophobieAvant Mai 68, les normes sociales qui construisaient l’identité masculine étaient fondées principalement sur l’opposition homme-femme. Par exemple, une femme devait être sensible, à l’écoute et devait prioriser la famille au détriment de la vie professionnelle. Par contre, un homme devait être assuré, autonome, fort, mais surtout, il ne devait pas être féminin. Construite sur cette opposition, la masculinité était un concept plus fragile que celui de la féminité, un homme devant prouver sa virilité à la société par des actes réguliers montrant qu’il n’était pas une femme.
La perte de repères de la construction masculine
Mais depuis la révolution féministe, la société occidentale tend toujours plus vers l’égalité des genres. Les femmes peuvent être carriéristes, indépendantes et fortes. Les hommes peuvent montrer leurs émotions et s’occuper de leur famille. La norme anti-féminité ne peut plus servir de socle à la construction masculine. On parle d’une crise de la masculinité. Quelles en sont alors les conséquences sur la manière d’être un homme? Pour répondre à cette question, l’équipe de Juan M. Falomir, professeur à la Section de psychologie de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation (FPSE) de l’UNIGE, s’est intéressée au rapport entre le déclin de la norme anti-féminité et l’homophobie. «En effet, le stéréotype de l’homosexuel est, entre autres, quelqu’un qui transgresse l’identité de genre en incarnant la féminité chez l’homme, relève Juan M. Falomir. Nous nous sommes alors demandés si la féminisation de l’homme avait un impact direct sur la diminution ou l’augmentation de l’homophobie».

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Anti-féminité et hétérosexualité : les vases communicants

Afin de tester les conséquences de la disparition de la norme anti-féminité, les psychologues de l’UNIGE ont utilisé un questionnaire incluant une cinquantaine d’items qui mesuraient l’accord avec les principales dimensions de la masculinité : l’évitement de la féminité, la restriction de l’émotivité, l’assurance en soi, l’agressivité, la domination, l’attirance pour les rapports sexuels et l’homophobie. Trois groupes d’hommes hétérosexuels ont ensuite indiqué leur accord ou désaccord avec une cinquantaine d’items renvoyant à ces normes. «Le premier groupe était un groupe contrôle, c’est-à-dire qu’il devait compléter le questionnaire sans autre information. Au deuxième groupe, nous soulignions la masculinité et l’anti-féminité des hommes dans la société actuelle à travers différentes études, avant de leur faire remplir le questionnaire. A l’inverse, nous disions au troisième groupe que l’homme actuel n’avait jamais été aussi féminin», explique Juan M. Falomir. Lors d’une deuxième étude, les chercheurs ont gardé uniquement ces deux derniers groupes et les participants ont répondu à un autre questionnaire mesurant l’attitude envers les homosexuels (leurs droits, leur moralité, les émotions ressenties et leurs comportements) et l’affirmation de leur propre hétérosexualité. Contre toute attente, les résultats ont globalement montré que l’homophobie et la réaffirmation de l’hétérosexualité étaient bien plus fortes pour le dernier groupe, où l’homme était présenté comme étant de plus en plus féminin, que pour les deux autres groupes.

«Il s’agit d’un système de vases communicants : en diminuant l’importance de la norme d’anti-féminité, un homme compense en renforçant l’importance de la norme de l’hétérosexualité, et trouve en l’homophobie le moyen alternatif d’affirmer sa masculinité», résume Juan M. Falomir. En poursuivant leur étude, les psychologues de l’UNIGE ont relevé que l’augmentation de l’homophobie n’est pas directement provoquée par une volonté de réaffirmer l’opposition homme-femme (dichotomie des genres). En effet, la féminité n’est plus considérée comme étant une caractéristique propre aux femmes, car les hommes deviennent plus sensibles et émotifs. Mais cette acceptation de la féminisation de l’homme semble se faire au détriment des homosexuels, car la masculinité se trouve désormais davantage affirmée par l’hétérosexualité. Relevons toutefois que cette augmentation de l’homophobie se trouve principalement chez les hommes davantage «traditionnels». Au contraire, les hommes dits «modernes» réagissent mieux à la féminisation de l’homme et ont une meilleure perception des homosexuels.

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La féminisation de la société retarde l’acceptation des droits des homosexuels

Ces résultats rendent compte du fait que nos sociétés occidentales, qui établissent l’égalité hommes-femmes comme un principe fondamental, connaissent encore une réticence envers les droits des homosexuels. «Car plus on égalise les genres, et plus il devient difficile aux «hommes traditionnels» de gérer cette égalité pour continuer à construire leur masculinité. Ne pouvant plus se différencier des femmes, ils voient en l’homophobie le moyen de rétablir leur virilité», conclut Juan M. Falomir.

Le 24 janvier 2019. Sources : Communiqué de presse de l’UNIGE

Nouvelle très belle musique gospel (festival Passion)

ATLANTA – Le gospel, ou plutôt la musique populaire chrétienne, est parfois d’excellente qualité en terme musical, sans compter les paroles. Ci-dessous découvrez une nouvelle vidéo de Kristian Stanfill, avec sa chanson “More To Come”. Il était en concert début 2019 au festival Passion à Atlanta. Ce festival de jeunes a lieu en général chaque début d’année, le prochain est prévu le 31 décembre 2019, 1er et 2 janvier 2020 selon leur site Internet. Presque 100’000 jeunes sont attendus fin 2019 à Atlanta.

Voici une autre vidéo au festival Passion 2019.

Le 24 janvier 2019. Sources : Wikipedia.org, YouTube.com, 268generation.com

EDITORIAL – Un suicide et un pasteur, histoire vraie

SAO PAULOCette semaine, dans les beaux quartiers de la ville de Sao Paulo (Brésil) où je réside en grande partie, j’ai appris par plusieurs sources qu’il y avait passablement de suicides, notamment des gens qui se jettent des plus de 4000 tours que compte la ville. Une personne s’est notamment suicidée le mercredi 16 janvier 2019 en se jetant d’une tour (voir photo ci-dessous, immeuble du milieu). La présence de nombreux policiers et les gossips du quartier confirment cette triste réalité.

Les chiffres du suicide au Brésil sont probablement très durs à connaître, ils sont en partie masqués pour des raisons religieuses (catholicisme, pas une critique ici) ou culturelles. Ce qui est sûr est que dans un monde globalisé le suicide est une véritable épidémie, les raisons sont multiples : stress, endettement (le casino est en partie responsable), chagrin d’amour, absence d’espoir, dépression, drogue, dépendance aux films X, solitude…

Le pasteur

Il est de bon ton parmi les intellectuels de critiquer les pasteurs évangéliques. Ils auraient presque tous les défauts, notamment le fait de chercher à s’enrichir (au passage pour s’enrichir facilement il existe d’autres méthodes comme le trafic de drogue, le monde du X ou le casino). Au Brésil, probablement le plus célèbre des pasteurs (en fait un évêque ou bispo) – ne citons pas son nom mais les personnes sauront de qui je parle – apparaît tous les jours sur les télévisions brésiliennes et insiste souvent et lourdement sur le suicide. Il invite les personnes avec une envie suicidaire à venir dans ses milliers d’églises ou temples à travers le pays, en Suisse aussi il y a des dizaines de lieux de culte de cette dénomination néo-pentecôtiste. Cette église est aussi l’une des seules à avoir un vrai message envers les drogués et les prostitué(e)s. Alors la question simple que je vous pose, qui fait le plus pour lutter contre le sucide, ce pasteur ou les intellectuels qui critiquent tous ceux qui pensent de façon différente ? La Suisse aussi est totalement gangrenée par le sucide avec plus de 2 suicides chaque jour.

Bref, avant de critiquer les pasteurs évangéliques, vous les journalistes libéraux feriez mieux d’émettre des critiques sur les causes des nombreux suicides dans le monde. Le jour où le monde sera parfait, effectivement on peut commencer à critiquer certains pasteurs évangéliques qui pour certains effectivement gagnent peut-être un peu trop. Néanmoins, ce n’est selon moi pas du tout une priorité actuellement.

Le 19 janvier 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

Dormir moins de six heures par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire

MADRID – Les personnes qui dorment moins de six heures par nuit peuvent courir un risque accru de maladie cardiovasculaire comparativement à celles qui dorment entre sept et huit heures selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Les résultats ont aussi montré qu’un sommeil de mauvaise qualité augmente le risque d’athérosclérose, c’est-à-dire une accumulation de plaque dans les artères de tout le corps.

Le sommeil pour combattre les maladies cardiaques

Dormir moins de six heures par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire« Les maladies cardiovasculaires sont un problème mondial majeur, et nous les prévenons et les traitons à l’aide de plusieurs approches, dont les produits pharmaceutiques, l’activité physique et l’alimentation. Mais cette étude souligne que nous devons inclure le sommeil comme l’une des armes que nous utilisons pour combattre les maladies cardiaques – un facteur que nous compromettons tous les jours », a déclaré José M. Ordovás, PhD, chercheur au Centro Nacional de Investigaciones Cardiovasculares Carlos III (CNIC) à Madrid et directeur du département de nutrition et génomique au Jean Mayer du Centre de recherche en nutrition humaine et vieillissement à Tufts University. « C’est la première étude à montrer que le sommeil mesuré objectivement est associé à l’athérosclérose dans tout le corps, pas seulement dans le cœur ».
Des études antérieures ont montré que le manque de sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires en augmentant les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires comme la glycémie, la tension artérielle, l’inflammation et l’obésité, ajoute-t-il.

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3’974 personnes observées

La nouvelle étude comprenait 3’974 employés de banque en Espagne dans le cadre de l’étude PESA CNIC- Santander Study, dirigée par le rédacteur en chef du JACC Valentin Fuster, MD, PhD, qui utilise des techniques d’imagerie pour détecter la prévalence et la progression des lésions vasculaires subcliniques dans une population ayant en moyenne 46 ans. Tous les participants n’avaient aucune maladie cardiaque connue et les deux tiers étaient des hommes. Tous les participants ont porté un actigraphe, un petit appareil qui mesure continuellement l’activité ou le mouvement pendant sept jours pour mesurer leur sommeil. Ils ont été divisés en quatre groupes : ceux qui ont dormi moins de six heures, ceux qui ont dormi six ou sept heures, ceux qui ont dormi sept ou huit heures et ceux qui ont dormi plus de huit heures. Les participants ont subi une échographie cardiaque 3D et une tomodensitométrie cardiaque pour détecter les maladies cardiaques.

Insuffisance et mauvaise qualité du sommeil : des facteurs de risque

L’étude a révélé que lorsqu’on tenait compte des facteurs de risque traditionnels de maladie cardiaque, les participants qui dormaient moins de six heures étaient 27 % plus susceptibles de souffrir d’athérosclérose dans tout le corps que ceux qui dormaient de sept à huit heures. De même, ceux qui avaient une mauvaise qualité de sommeil étaient 34 % plus susceptibles d’être atteints d’athérosclérose que ceux qui avaient une bonne qualité de sommeil. La qualité du sommeil a été définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil qui reflètent les phases du sommeil.

« Il est important de se rendre compte qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court », a dit le prof. Fuster.

Plus de huit heures de sommeil par nuit : risque accru

L’étude suggère également que dormir plus de huit heures par nuit peut être associé à une augmentation de l’athérosclérose. Bien que le nombre de participantes ayant dormi plus de huit heures était faible, l’étude a révélé que les femmes qui dormaient plus de huit heures par nuit présentaient un risque accru d’athérosclérose.

L’alcool n’est pas un bon inducteur de sommeil

La consommation d’alcool et de caféine était plus élevée chez les participants dont le sommeil était court et perturbé, selon l’étude. « Beaucoup de gens pensent que l’alcool est un bon inducteur de sommeil, mais il y a un effet de rebond », dit le prof. Ordovás. « Si vous buvez de l’alcool, vous pourriez vous réveiller après une courte période de sommeil et avoir de la difficulté à vous rendormir. Et si vous vous rendormez, c’est souvent un sommeil de mauvaise qualité ».

La caféine : un effet différent selon l’individu

Bien que certaines études montrent que la consommation de café peut avoir des effets positifs sur le cœur, le prof. Ordovás déclare que cela peut dépendre de la rapidité avec laquelle une personne métabolise le café. « Selon votre génétique, si vous métabolisez le café plus rapidement, cela n’affectera pas votre sommeil, mais si vous le métabolisez lentement, la caféine peut affecter votre sommeil et augmenter les risques de maladies cardiovasculaires », a-t-il dit.

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Une étude plus vaste et une mesure plus objective

La nouvelle étude diffère des études précédentes sur le sommeil et la santé cardiaque à plusieurs égards. Il s’agit d’une étude plus vaste que plusieurs études antérieures et axée sur une population en santé. De nombreuses études antérieures ont inclus des personnes souffrant d’apnée du sommeil ou d’autres problèmes de santé. Alors que d’autres études se sont appuyées sur des questionnaires pour déterminer la quantité de sommeil des participants, cette étude a utilisé des actigraphes pour obtenir des mesures objectives du sommeil.

« Ce que les gens rapportent et ce qu’ils font sont souvent différents », affirme le prof. Ordovás. L’étude a également utilisé des ultrasons 3D de pointe pour mesurer l’athérosclérose dans tout le corps, et pas seulement dans le cœur.

Nécessité d’études complémentaires

Selon les chercheurs, des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. « L’impact potentiellement énorme de la privation et de la perturbation du sommeil sur la santé de la population, renforcé par la présente étude, justifie amplement de tels essais, qui sont nécessaires pour placer le sommeil avec confiance aux côtés de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain, » expliquent-ils.

Le 17 janvier 2019. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060).

Résumé :

Moins de six heures ou plus de huit heures de sommeil par nuit peut augmenter le risque de maladie cardiovasculaire selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (DOI : 10.1016/j.jacc.2018.10.060) le 14 janvier 2019. Une mauvaise qualité du sommeil définie par la fréquence des réveils nocturnes et la fréquence des mouvements pendant le sommeil, réflétant les phases du sommeil, constitue également un facteur de risque d’après cette étude. Il faut noter qu’une durée de sommeil plus courte et de bonne qualité peut compenser les effets néfastes d’un sommeil trop court. Les chercheurs considèrent que des études complémentaires sont nécessaires pour déterminer si le changement des comportements de sommeil améliore la santé cardiaque. Si tel est le cas, le sommeil pourra rejoindre le rang de l’alimentation et de l’exercice comme pilier essentiel d’un mode de vie sain.