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Seulement 6% des Brésiliens totalement en faveur de l’IVG (sondage 2019)

SAO PAULO – L’avortement volontaire, ou IVG (interruption volontaire de la grossesse) est un thème passionnant car le fruit de nombreuses possibles manipulations en fonction de l’orientation politique. Par exemple, on apprenait début janvier 2019 dans une dépêche du Figaro de l’AFP que lors du Grand débat national français en réaction aux “gilets jaunes”, les thèmes de l’IVG, de la peine de mort et du “mariage pour tous” ne pourront pas être discutés. Bref, en France l’IVG est un tabou. Mais au Brésil, la France qui a pourtant la plus grande frontière avec ce pays en Amérique du sud, la situation est presque inversée. Dans le plus grand pays d’Amérique latine l’IVG est interdite et la situation n’est pas prête de changer avec le nouveau gouvernement conservateur pro-chrétien au pouvoir (gouvernement Bolsonaro). De plus, le Brésil compte environ 80% de Chrétiens (pour résumer moitié d’évangéliques et moitié de catholiques) qui sont en général contre l’IVG, selon les Ecritures. Autrement dit, en France l’IVG est intouchable et au Brésil l’interdiction de l’IVG est intouchable, sauf pour quelques libéraux et journalistes.

Sondage intéressant

Le principal journal du Brésil, la Folha de S.Paulo, pourtant classé à gauche ou en tout cas libéral a publié le 10 janvier 2019 à travers son institut de sondage Datafolha (lien vers le sondage ici pour la référence) qu’une grande majorité des Brésiliens étaient contre l’IVG. Actuellement l’IVG est seulement autorisée lors de 3 cas particuliers qui sont : lorsque la grossesse est le fruit d’un viol, quand la vie de la mère est à risque et lorsque le foetus souffre d’anencéphalie. Pour 41% des personnes interrogées, la loi devrait être changée et l’IVG interdite dans toutes les situations, c’est-à-dire sans plus aucun cas particuliers. Pour 34% des sondés la loi actuelle avec ces 3 exceptions devrait continuer. 16% pensent que la loi devrait être changée pour augmenter le nombre de cas particuliers et seulement 6% des Brésiliens estiment que l’IVG devrait être légale dans toutes les situations. 2% des participants n’ont pas répondu et 1% a amené une autre réponse que celle des sondeurs. Ce sondage a été réalisé en décembre 2018. Au Brésil, un nombre important de personnes athées ou agnostiques sont contre l’IVG ou en tout cas pas totalement en faveur de la légalisation totale, vu que ce groupe de personnes représente environ 15% de la population (à mettre en relation avec les 6% pour une libéralisation sans aucune condition de l’IVG).

Conservatisme

Bref, tout indique que le peuple brésilien en tout cas par rapport à l’IVG est très conservateur dans une vision européenne ou en tout cas française. Un sondage très intéressant du Pew Research Center publié en 2018 avait montré de très grandes différences par rapport à l’IVG selon les pays. Par exemple en Suède une très grande majorité (plus de 95%) est en faveur de l’IVG alors qu’en Géorgie (pays au sud de la Russie) la situation est inversée avec plus de 90% contre l’IVG. Lire ce sondage du Pew Research Center
En Suisse environ 1 tiers sont contre l’IVG et 2 tiers en faveur de l’IVG, qui est légale en Suisse, toujours selon le Pew.

Le 12 janvier 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Folha de S.Paulo (print et site web), The Pew Research Center.

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique (semaine 01-2019)

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémiqueBERNELa grippe n’a pas encore atteint son seuil épidémiologique cette saison. Avec 66 suspicions de grippe pour 100’000 habitants, le seuil épidémiologique n’a pas encore été dépassé au niveau national durant la 1ème semaine de l’année, selon des informations publiées sur le site Internet de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’épidémie de grippe est sur la pente ascendante.
Par rapport à la semaine passée avec 32 cas, le nombre de personnes souffrant de la grippe est bien plus élevé. En Suisse le seuil épidémiologique de la grippe se situe à 68 cas de suspicions du virus influenza pour 100’000 habitants pour la saison 2018/2019. Ces résultats de 66 rendez-vous médicaux pour 100’000 habitants pendant la 1ème semaine de l’année 2019 proviennent de l’observatoire de la grippe Sentinelle.

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Tessin très touché

L’observatoire de la grippe Sentinelles distingue 6 régions géographiques en Suisse. Les régions 1 (GE/NE/VD/VS) et 2 (BE/FR/JU) concernent les cantons romands. Actuellement, aucune région de Suisse romande n’est touchée par l’épidémie de grippe. La région 1, c’est-à-dire les cantons de Genève, Neuchâtel, Vaud et Valais, recense 57 examens médicaux pour 100’000 habitants, soit moins que la moyenne nationale.  La région la plus touchée avec 323 cas est la région sud, c’est-à-dire le Tessin (voir aussi l’infographie).

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique

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Adultes les plus touchés

L’observatoire de la grippe Sentinelles distingue également 5 groupes d’âge, les personnes âgées de 0 à 4 ans (bébés et petits enfants), de 5 à 14 ans (enfants et jeunes adolescents), de 15 à 29 ans (jeunes), de 30 à 64 ans (adultes) et celles de 65 ans ou plus (seniors). Le groupe d’âge le plus touché avec 76 cas sont les adultes et le groupe d’âge le moins touché avec 31 cas sont les bébés et petits enfants.

En Suisse, la grippe s’approche du seuil épidémique

09 janvier 2019 – Sources : OFSP. Par Xavier Gruffat, pharmacien. Crédits photos et infographies : Fotolia.com et Pharmapro.ch. Technologie : Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch) et Pharmapro Sàrl

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)BARCELONE – Une nouvelle étude menée sur des souris a montré que l’exposition au cannabis et au stress pendant l’adolescence peut entraîner des troubles anxieux à long terme, caractérisés par la présence d’une peur pathologique. Les travaux menés par le Laboratoire de Neuropharmacologie NeuroPhar de l’Université Pompeu Fabra en Espagne, sous la direction des chercheurs Fernando Berrendero, actuellement à l’Université Francisco de Vitoria, et Rafael Maldonado, ont été publiés dans le journal Neuropharmacology le 8 janvier 2019 (DOI : 10.1016/j.neuropharm.2018.11.016).

Drogue illicite la plus consommée au monde

Le cannabis reste la drogue illicite la plus consommée dans le monde. Son utilisation régulière commence souvent à l’adolescence, ce qui est particulièrement troublant, car cette période est cruciale pour que le cerveau puisse bien mûrir grâce à la réorganisation des synapses neuronales.

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Risque d’apparition de maladies psychiatriques à l’âge adulte

De nombreuses données précliniques et épidémiologiques suggèrent que l’exposition aux cannabinoïdes chez les adolescents peut augmenter le risque d’apparition de maladies psychiatriques à l’âge adulte comme la schizophrénie. Les résultats du Plan national antidrogue montrent une augmentation de la consommation de cannabis et une étude récente montre que, ces dernières années, la perception du risque lié à la consommation de cannabis a diminué chez les jeunes, de 12 à 17 ans, le groupe d’âge examiné dans cet article.

Altération de « l’extinction de la peur »

« Dans cette recherche, nous avons étudié les effets de l’exposition simultanée au Δ9-tétrahydrocannabinol (THC), qui est principalement responsable des propriétés psychoactives du cannabis et du stress pendant l’adolescence », a expliqué M.Rocio Saravia et M. Marc Ten-Blanco, premiers auteurs de l’article. Plus précisément, ils ont étudié comment cette exposition pendant l’adolescence affecte l’extinction du souvenir de la peur chez les souris adultes.

Pour ce faire, un stimulus qui devrait être neutre, comme cela pourrait être le cas, par exemple, en voyant le dentiste en blouse blanche, est associé à un stimulus menaçant, qui serait la douleur que nous avons ressentie lors de visites antérieures chez le dentiste, et qui provoque une réaction de peur. Normalement, les réactions de peur diminuent avec le temps à mesure que le stimulus conditionné cesse d’être associé à l’expérience négative. C’est ce qu’on appelle l’extinction de la peur. Mais lorsque l’extinction de la peur ne se produit pas correctement, des troubles anxieux tels que le syndrome de stress post-traumatique, des phobies ou des crises de panique apparaissent.

Le cannabis à l’adolescence peut entraîner de l’anxiété chez l’adulte (étude sur des souris)

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Le stress, un facteur aggravant

« Nous avons observé que les souris adolescentes traitées au THC et exposées au stress présentaient une extinction de la peur altérée à l’âge adulte. Cependant, cet effet n’a pas été observé chez les animaux exposés séparément à ces deux mêmes facteurs », explique M. Fernando Berrendero. De plus, la résistance à l’extinction de la peur a été associée à une diminution de l’activité neuronale dans l’amygdale basolatérale et le cortex préfrontal infralimbique, ce qui suggère une dérégulation à long terme du circuit régulateur de la peur.

« Nos résultats mettent en évidence l’influence de facteurs environnementaux tels que le stress sur les effets nocifs de l’exposition au cannabis pendant la petite enfance et suggèrent que les conséquences de l’usage précoce du cannabis dépendent largement de l’environnement de son utilisation », ajoute M. Rafael Maldonado, professeur titulaire de pharmacologie à la FPU. « La présence de situations de stress, courantes chez les consommateurs de cette substance, peut aggraver les effets nocifs du cannabis », conclut-il.

Le 9 janvier 2019. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien). Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Neuropharmacology (DOI : 10.1016/j.neuropharm.2018.11.016).

Vevey, à nouveau dans la liste du New York Times (2019)

VEVEY Après l’année 2016, comme Romanvie.ch en avait parlé, Vevey se trouve à nouveau dans la désormais célèbre liste des 52 destinations de l’année du plus prestigieux journal (pas forcément le meilleur pour les conservateurs) du monde, le New York Times. Au numéro 50 de la liste, on peut lire la ville de Vevey. Cette liste compte des régions et villes prestigieuses comme New York, Hong-Kong, Salvador de Bahia ou l’Iran. C’est donc plutôt surprenant de voir une ville de moins de 50’000 habitants y figurer. En 2016, c’était surtout la région de Vevey et le Lavaux qui étaient mis en avant. 

Fête des Vignerons

Pour les journalistes du NYT, c’est la Fête des Vignerons qui se tiendra cette année à Vevey (VD) du 18 juillet au 11 août qui semble avoir retenu l’attention. Le journal rappelle que cette fête, ou plutôt festival, est reconnue par l’UNESCO. Le budget prévu de 99 millions de francs pour la Fête des Vignerons de 2019 ne passe pas inaperçu pour les journalistes américains de la ville de Wall Street.

Voir la liste complète ici (en anglais)

Le 9 janvier 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch). Sources : The New York Times

Mathématique : le danger des moyennes, exemple intéressant

SAO PAULOBaser ses analyses et réflexions sur une moyenne peut s’avérer dangereux comme le montre l’exemple ci-dessous. Au Brésil le nouveau gouvernement Bolsonaro est en train de travailler sur la réforme des retraites qui plombe l’économie brésilienne.

Une personne a argumenté que les personnes pauvres, notamment les hommes en cas de retraite à 65 ans (comme c’est prévu même s’il y a des cas particuliers de partir à la retraite avant suite aux années de cotisation), ne pourraient pas profiter de la retraite à 65 ans, car la moyenne d’âge de décès dans les favelas (quartiers pauvres) est en moyenne de 65 ans en tout car pour la métropole de São Paulo et ses environ 20 millions d’habitants. Autrement dit, un homme de condition modeste n’aurait jamais de retraite, car il serait mort le jour ou année de la toucher.

Espérance de vie et mortalité infantile 

Sauf qu’il a un piège. Dans les quartiers pauvres ou favelas il y a un taux d’homicides des jeunes hommes relativement élevé. Et il s’agit souvent d’hommes jeunes de moins de 30 ans qui meurent dans ces cas de violence. Ainsi si on parle d’espérance de vie à la naissance on arrive effectivement à 65 ans mais si on parle d’espérance de vie à 30 ans, ces mêmes hommes ont une espérance de vie de 70 ans ou plus. La mortalité infantile est aussi plus élevée dans les quartiers pauvres que riches. Bref, en faisant sortir des statistiques ces jeunes hommes morts de moins de 30 ans par violence ou les cas de mortalité infantile, la moyenne qui nous intéresse pour le calcul de l’âge de la retraite monte soudainement de plus de 5 ans à 70 ans ou plus.

Chiffres bien maîtrisés

Bref, il est important d’avoir une bonne maîtrise des chiffres pour que l’adage stupide “on fait dire aux chiffres ce que l’on veut” n’ait plus de raison d’être. Car sans chiffres et statistiques fiables il est impossible de gouverner et prendre les bonnes décisions. On le voit avec le gouvernement Trump aux Etats-Unis qui s’est récemment embrouillé sur une histoire de chiffres (nombres de criminels ayant passé la frontière sud avec le Mexique). Le gouvernement américain a dû faire machine arrière comme on dit.

Le 12 janvier 2019 (version 1.1). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch). Source : Folha de S.Paulo

Israël, un pays politiquement intéressant pour la Suisse

BERNEIsraël est un pays qui devrait être plus couvert par les médias suisses, et pas seulement pour le conflit avec la Palestine. En effet, Israël a une population très proche de la Suisse (un peu moins de 9 millions d’habitants) et a une économie très tournée sur les start-up avec l’innovation et les Etats-Unis. De plus, au niveau politique Israël est traversé par des courants progressistes (libéraux) et conservateurs, parfois très conservateurs avec les juifs orthodoxes. Il est vrai toutefois que la Suisse, à part quelques milliers d’évangéliques et catholiques conservateurs, reste assez éloignée des orthodoxes juifs et a plus un conservatisme qu’on peut qualifier de “light”. Mais c’est ce mélange complexe qui fait d’Israël un pays intéressant à étudier, car comparer les 330 millions d’habitants des Etats-Unis ou même le presque 70 millions de Français avec la petite Suisse fait souvent peu de sens. Bref, notre exemple de société comme source d’inspiration peut être Israël. En plus n’oublions pas qu’il y a de nombreux musulmans et chrétiens dans ce pays du proche Orient, ce qui se rapproche de la Suisse en terme d’immigration. Israël compte en 2019 environ 75% de Juifs, mais une partie ne se considère pas comme religieuse. Comme certains Français qui se disent catholiques sans presque ne jamais aller à l’église. 

Libéraux

A Tel-Aviv notamment, on trouve un nombre élevé de familles LGBT+ et une partie significative de la population peu religieuse. La ville est connue pour ses nombreuses start-ups. L’avortement est légalisé en Israël. Tel-Aviv représente si on résume et simplifie la partie progressiste du pays. A Jérusalem par contre, on compte davantage de personnes très religieuses et donc une vision plus conservatrice parfois “biblique” du monde.

Orthodoxes

Un peu moins de 10% (9% pour être précis) de la population d’Israël se définit comme très religieuse ou ultra-orthodoxe. Ces Juifs ont une vision bien sûr plus conservatrice de la société et influencent sur le gouvernement actuel de droite.

Mariage et transports publics

Bien qu’Israël se définisse comme un pays moderne ou libéral sur certains aspects comme on l’a vu plus haut, il n’existe pas de mariage ou divorce civil dans ce pays. De plus, le samedi (sabbat), il n’y a pas de transports publics.

Lire aussi : La nouvelle grande amitié entre les évangéliques et juifs orthodoxes américains

Article écrit le 6 janvier 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : The Wall Street Journal, Folha de S.Paulo. Crédit photo : Adobe Stock

Série sur le péché dans le Christianisme (partie 1)

Série sur le péché dans le Christianisme 

Le péché fait partie intégrante de notre société moderne basée premièrement sur la tradition judaïque puis en partie chrétienne pendant ces 2000 dernières années. Par exemple le droit avec le système de prison repose notamment sur le concept de péché. Mais pour les Chrétiens le péché représente bien plus et s’avère un fondement théologique très important. Parfois il peut devenir une véritable obsession comme cela a été le cas de Martin Luther il y a plus de 500 ans qui n’avait aucune assurance d’être sauvé (vie éternelle) malgré une tentative pour le moine allemand de pécher le moins possible. Car comment être en paix avec Dieu alors que tous les jours on se tourne (nouveau) pécheur par nos actes ou par omission ? L’Apôtre Paul, si influent dans le christianisme en écrivant un tiers du Nouveau Testament, rappelle dans le chapitre 3 de l’Epitre aux Romains en citant le Psaumes 14 (versets 1 à 3) qu’il n’y a pas de juste même pas un seul. Clairement chacun des presque 8 milliards d’êtres humains est pécheur. Dans cette série d’articles essayons de mieux comprendre le péché en abordant plusieurs aspects de la tradition judéo-chrétienne en partant du péché originel, en abordant les 7 péchés capitaux en passant par Martin Luther et des grands artistes comme Jérôme Bosch (El Bosco en espagnol), à Lucifer jusqu’au rôle central de la sexualité, de l’argent et surtout de l’orgueil. La grande question qui reste en partie sans réponse est pourquoi choisit-on souvent l’option de pécher, c’est-à-dire de commettre une erreur, alors qu’on peut/pourrait faire le bon choix (ex. dire la vérité au lieu de mentir, aimer au lieu de détester, avoir un désir pour le conjoint plutôt qu’une personne externe) ? 

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Le « péché originel »

L’Apôtre Paul définit clairement le péché original au chapitre 5 verset 12 des Romains en faisant un parallèle entre le premier homme Adam et Jésus-Christ : « … de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché… » La première femme Eve, sous l’influence du serpent (diable, surtout en théologie chrétienne et moins judaïque) a mangé le fruit défendu et a convaincu Adam de faire de même. Dans Genèse chapitre 2 verset 17 on peut lire : « …mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.» Il s’en est suivi l’entrée du péché dans le monde avec pour principale finalité de chaque être humain la mort, c’est ce qu’on nomme « péché originel ».  Pour les Chrétiens, le seul moyen de lutter contre le péché originel afin d’avoir la vie éternelle est de croire en Jésus-Christ, mort sur la croix pour nos péchés et qui nous justifie (sauve) en nous faisant miséricorde. Paul dans Romains chapitre 7 verset 24 explique : « Malheureux que je suis ! Qui me délivra de ce corps de mort ? Grâce soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre seigneur ! » Autrement dit, Jésus-Christ comme Sauveur met fin au cycle commencé par Adam.

Tradition judaïque

L’intellectuel brésilien Leonardo Karnal explique dans l’un de ses livres parlant justement du péché que dans la tradition judaïque dite interprétative (Midrash), Dieu se présente dans les premiers chapitres sur la Création (Genèse dans La Bible) avec des attributs de miséricorde et de justice. L’équilibre de ces 2 attributs divins s’avère important, car si Dieu était seulement miséricorde (Midat Harachamim) il y aurait beaucoup trop de pécheurs et si Dieu était seulement justice (Midat Hadin) personne ne pourrait survivre. Dans le Psaumes 130 verset 3, on peut lire : « Si tu gardais (le souvenir) des fautes, Éternel, Seigneur, qui pourrait subsister ? » L’Ancien Testament narre par exemple dans le livres des Juges la désobéissance du peuple juif, ce qui pousse Dieu à prendre des mesures. Il s’en suit des cycles d’orgueil et d’oubli de Dieu avec pour conséquence une punition divine puis ensuite une repentance et un retour progressif à Dieu. Comme le relève Etienne Lhermenault, Dieu a une volonté de sauver son peuple (les Juifs) de ses péchés.

Martin Luther

Un peu plus proche de nous, l’histoire de Martin Luther est intéressante. Ce désormais célèbre prêtre catholique à l’origine puis par la suite à la base de la fondation du protestantisme souffrait tout au fond de son âme. Car malgré tous ses efforts, comme le fait de jeûner de façon agressive, il n’avait aucune garantie d’être sauvé, c’est-à-dire d’avoir la vie éternelle. En lisant notamment l’Epitre aux Romains, il a compris que seulement la foi permettait d’être sauvé. Les oeuvres n’ont aucun impact direct mais sont pour résumer la conséquence de la foi. Dieu nous justifie par la foi en Jésus Christ puis pas sa grâce divine. Ces 2 concepts – Sola Fide (seulement la foi) et Sola Gratia (seulement la grâce) – ont ensuite été l’un des piliers du protestantisme (avec aussi l’importance des écritures  – Sola Scriptura – et d’autres aspects) puis des mouvements évangéliques modernes. Lire davantage à ce sujet

Leonardo Karnal affirme dans un de ses livres, non sans humour, que le péché est la seule création originale de l’homme.

Suite dans un prochain article

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Article mis à jour le 5 janvier 2019. Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch). Sources & Références : « Pecar e Perder » de Leonado Karnal, Editions Harpers Collins – La Bible, Nouvelle Version Segond Révisée, The Complete Guide to the Bible, Stephen M. Miller, Editions Barbour.
Crédits photos : Fotolia.com

Bolsonaro a pris ses fonctions à Brasilia sous très haute sécurité

SAO PAULO Le nouveau président élu du Brésil Jair Bolsonaro a pris ses fonctions le mardi 1er janvier 2019 dans la capitale brésilienne Brasilia. Vers 14h20 (heure de Brasilia, 17h20) Jair Bolsonaro a quitté la résidence officielle Granja do Torto dans un convois de voitures blindées qu’il occupait dans le nord de Brasilia pour rejoindre la cathédrale à Brasilia. Bolsonaro était notamment accompagné de sa femme Michelle. Les quatre grandes télévisions ou networks brésiliens ont transmis en direct, en tout cas à 15h19 (heure de Brasilia) la cérémonie de prise de fonction, soit la TV Globo, TV Record, SBT et Band. 

La sécurité pour cette prise de fonction à Brasilia était à son maximum, à cause de menaces terroristes reçues en décembre 2018. De plus, Bolsonaro a été victime d’un attentat au couteau en septembre 2018 pendant la campagne présidentielle.

Cathédrale 

Vers 14h50 (heure de Brasilia), Bolsonaro est arrivé dans la cathédrale de Brasilia (photo ci-dessous). Dans ce pays à majorité catholique mais avec une montée en puissance des évangéliques et athées, se rendre dans la cathédrale de la capitale fédérale est une habitude des présidents lors de la prise de fonction qui semble pour le moment ne pas faire polémique dans ce pays pourtant théoriquement laïc. Jair Bolsonaro est catholique mais sa femme Michelle est évangélique pratiquante. Jair Bolsonaro s’est fait baptisé en Israël dans le fleuve du Jourdain par un pasteur. Les plus de 30% d’évangéliques brésiliens ont voté en majorité pour Bolsonaro, dans la même logique que les évangéliques américains ont élu en grande partie Trump, en soutenant un agenda conservateur.

Vers 18h00 (heure de Brasilia) il a défilé dans une Rolls-Royce avec le toit ouvert sur quelques dizaines de mètres avec sa femme Michelle. La sécurité militaire et de police était à son maximum. Son fils était aussi dans la voiture.
A 18h09 (heure de Brasilia), au congrès national Bolsonaro a promis qu’il allait respecter la constitution.

Discours conservateur

Dans son discours officiel donné vers 18h15, Bolsonaro a rendu hommage à Dieu et aux valeurs conservatrices de la famille comme base d’une culture judéo-chrétienne, en s’opposant notamment aux théories du genre. Son ton était ferme et presque militaire, comme s’il était en campagne. Il a affirmé : “Je me mets devants toute la Nation, aujourd’hui, comme jour où le peuple a commencé à se libérer du socialisme, de l’inversion des valeurs, du gigantisme de l’état et du politiquement correct.”

Opinion favorable

Selon un sondage de la Folha de S.Paulo publié le 1er janvier 2018, la majorité des Brésiliens, 65%, sont optimistes en ce qui concerne Bolsonaro en estimant que son gouvernement sera excellent ou bon. La gauche est toutefois très remontée contre ce gouvernement conservateur.

Présence du 1er Ministre Israélien

Le 1er Ministre israélien Netanyahu est l’un des rares chefs d’états de première importance à être présent à la prise de fonction de Bolsonaro le 1er janvier 2019. Le 30 décembre 2018 à Rio de Janeiro, Netanyahu a affirmé dans un événement organisé dans un hôtel devant des pasteurs que les évangéliques étaient les meilleurs amis d’Israël. Cela dit, dans un séminaire à Sao Paulo qui s’est tenu fin 2018, l’intellectuel juif français Bernard-Henri Lévy (BHL) classé à gauche et proches des courants libéraux s’est montré violemment critique envers Bolsonaro en estimant qu’il était un danger pour les juifs. Comme quoi, une certitude qu’on a avec Bolsonaro est qu’il divise et ne laisse pas beaucoup de monde indifférent. D’autres chefs d’états ont marqué leur présence comme les présidents de l’Uruguay, du Portugal ou du Chili mais pas de l’Argentine. Romanvie.ch n’a pas pris connaissance d’une délégation de politiciens suisses.

Trump

Le président américain Trump a félicité le 1er janvier 2019 Bolsonaro, parfois appelé en France de “Trump des Tropiques”, pour son super discours.

Le 2 janvier 2019. Version de 16h29 (heure suisse) du 2 janvier 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Folha ds S.Paulo, TV Globo, Gospel Primem, Le Figaro. Crédits photos : Xavier Gruffat (Romanvie.ch).

Valais central : Plusieurs personnes blessées durant la nuit de la St-Sylvestre.

Durant la nuit, plusieurs personnes ont été blessées suite à l’explosion d’un pétard à l’intérieur d’un café à Evolène. A Erde, un jeune homme a été grièvement blessé suite à une chute de plusieurs mètres.

Valais central : Plusieurs personnes blessées durant la nuit de la St-Sylvestre.
Peu après minuit, un jeune homme âgé de 17 ans domicilié à Martigny, a fait une chute de plusieurs mètres dans un talus à Erde. Gravement blessé, il a été transporté par ambulance à l’hôpital de Sion.
Vers 04h00 ce matin, l’utilisation d’un engin pyrotechnique a fait plusieurs blessés à l’intérieur d’un établissement à Evolène. Ces personnes ont été touchées à des degrés différents par les éclats. Elles ont été acheminées dans les différents hôpitaux du canton pour y recevoir des soins. Leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés.
Pour ces deux événements, le Ministère public a ouvert une enquête.
Source : Communiqué de la Police valaisanne. Le 02 janvier 2019.

Le pouvoir de la gratitude : 3 étapes clés vers le bonheur

Le pouvoir de la gratitude : 3 étapes clés vers le bonheurQue faut-il pour être heureux ? Existe-t-il des ingrédients secrets que nous devons connaître pour que notre vie soit réellement accomplie et comment vivre en permanence ce sentiment de bien-être et de satisfaction qui traduit le bonheur ? Les psychologues sont nombreux à formuler des théories pour nous aider à goûter à l’expérience d’une vie heureuse, mais est-ce qu’il en faut toujours autant pour se sentir bien et apprécier la vie telle qu’elle se présente à nous au quotidien ? Voici 3 étapes clés qui vous feront découvrir le bonheur grâce au pouvoir de la gratitude.

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1.  Soyez sensible aux plus petits bonheurs

Le bonheur est souvent défini comme un accomplissement de soi, un sentiment de satisfaction générale face à une vie qui a du sens et dans laquelle on a retrouvé sa place et sa raison d’être. Lorsqu’on se met en quête de ce bonheur parfait et sans nuages, le défi semble toujours difficile à réaliser, car pour aboutir à un état de plénitude complète et durable, il faut souvent franchir un long chemin parfois parsemé d’embûches. Certains baissent les bras et pensent que le bonheur et insaisissable tandis que d’autres continuent à persévérer dans l’espoir de goûter un jour à cette oasis de bonheur. Une telle quête est indéniablement louable et certains auteurs comme Spinoza le dit d’ailleurs « Tout le but de la vie, c’est que la joie prenne toute la place ».

Cependant, le bonheur n’a de dimension que celle que nous lui accordons. Si pour certains, le bonheur suprême est fondé sur le confort matériel, pour d’autres il est nourri par le partage et le don de soi. Et justement, savoir porter notre regard sur toutes les choses qui se passent dans notre vie quotidienne et donner de la mesure à celles qui nous font du bien, aussi minimes soient-elles est une excellente façon d’être heureux. La grâce de vivre une nouvelle journée en plus, de voir le soleil se lever et sentir ses rayons caresser notre peau, le plaisir de partager un repas en famille ou un café entre amis, de goûter à ce petit délice à laquelle on n’a pas su résister, de ne pas être arrivé en retard malgré les embouteillages, d’avoir rencontré une personne qui nous a souri, d’avoir de beaux enfants, d’avoir du travail, de manger à notre faim, d’avoir réussi une recette, d’avoir monté un meuble tout seul, d’avoir écrit cet article…, voilà autant de petits bonheurs que la vie nous offre tous les jours. Si nous sommes attentifs à ces petites choses qui nous font du bien, nous sommes sur la bonne voie, le bonheur est à portée des mains.

2.  Soyez reconnaissant pour chaque chose

Chercher le bonheur dans l’absolu nous expose au risque de le perdre ou de ne jamais le trouver. L’un des secrets d’une vie heureuse est de savoir trouver le bonheur dans chaque chose. Si nous avons de la gratitude pour ce soleil qui brille pour nous chaque jour sans que nous n’ayons à payer une facture, pour toutes les personnes qui nous entourent et qui nous aiment, pour nos cheveux qui ont poussé de quelques centimètres, pour nos plantes qui ont fleuri, pour un travail bien fait, pour chaque petite chose de notre vie, cette gratitude a le pouvoir de changer notre vie, notre regard, notre état d’esprit et nous procurer un bien-être et un bonheur authentique à vivre au quotidien.

Avoir de la gratitude envers Dieu, envers les autres et reconnaître nos petits exploits de tous les jours nous apporte de la joie. Le bonheur est là maintenant, dans notre présent, et c’est maintenant que nous devons aller le chercher pour le vivre pleinement. Attention, une vie heureuse et pleine de gratitude n’est pas une vie sans malheur, sans souffrance et sans difficulté. Notre capacité à apprécier les petits bonheurs nous offre la force de vivre dans l’imperfection, car c’est ça la réalité, le plaisir et les difficultés, voire les douleurs, cohabitent ensemble et nous devons y faire face avec courage pour atteindre nos objectifs et continuer à avancer.

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3.  Exercez-vous à être heureux !

Si le bonheur est un sentiment, pourquoi avoir besoin de s’exercer puisque cela doit apparaître tout seul et naturellement ? Oui, le bonheur est un sentiment de satisfaction et de bien-être, mais si nous n’avons pas l’habitude d’apprécier les petits bonheurs de la vie, si nous n’avons pas encore l’habitude de sourire à la vie et d’avoir de la gratitude pour ces petits instants de félicité qu’elle nous offre au quotidien, il est nécessaire de nous exercer avant que cela ne devienne une habitude et une façon de vivre. Pour expérimenter le pouvoir de la gratitude dans notre vie, les psychologues et les chercheurs nous conseillent de nous exercer en tenant un petit livret du bonheur. Il s’agit d’un carnet dans lequel nous pouvons écrire tous les jours 3 choses, et pourquoi pas plus d’ailleurs, qui nous fait plaisir au quotidien et de les lire juste avant de dormir. Il apparaît que cela aide à améliorer le sommeil, mais cet esprit positif procure également le bonheur grâce au regard nouveau que nous portons sur la vie et ce qui nous entoure.

La colère, la contrariété et les émotions négatives influencent nos émotions et notre perception de la vie. Cette méthode nous permet de prendre conscience du fait que la journée, la semaine, le mois, l’année, bref, l’ensemble de notre vie n’est pas si mauvais que cela. Il y a de nombreux petits bonheurs auxquels nous avons eu le plaisir de goûter et donc tout ne va pas si mal. La gratitude nous procure du bien-être, mais plus encore nous aide à voir les choses de manière positive et d’être plus généreux envers les autres. Si la gratitude nous fait du bien, elle apporte aussi du bonheur à nos proches, une raison de plus pour tenter l’expérience !

Par la rédaction de Romanvie.ch. Article mis à jour le 1er janvier 2019. Photo illustration : Fotolia.com