SAO PAULO – L’avortement volontaire, ou IVG (interruption volontaire de la grossesse) est un thème passionnant car le fruit de nombreuses possibles manipulations en fonction de l’orientation politique. Par exemple, on apprenait début janvier 2019 dans une dépêche du Figaro de l’AFP que lors du Grand débat national français en réaction aux “gilets jaunes”, les thèmes de l’IVG, de la peine de mort et du “mariage pour tous” ne pourront pas être discutés. Bref, en France l’IVG est un tabou. Mais au Brésil, la France qui a pourtant la plus grande frontière avec ce pays en Amérique du sud, la situation est presque inversée. Dans le plus grand pays d’Amérique latine l’IVG est interdite et la situation n’est pas prête de changer avec le nouveau gouvernement conservateur pro-chrétien au pouvoir (gouvernement Bolsonaro). De plus, le Brésil compte environ 80% de Chrétiens (pour résumer moitié d’évangéliques et moitié de catholiques) qui sont en général contre l’IVG, selon les Ecritures. Autrement dit, en France l’IVG est intouchable et au Brésil l’interdiction de l’IVG est intouchable, sauf pour quelques libéraux et journalistes.
Sondage intéressant
Le principal journal du Brésil, la Folha de S.Paulo, pourtant classé à gauche ou en tout cas libéral a publié le 10 janvier 2019 à travers son institut de sondage Datafolha (lien vers le sondage ici pour la référence) qu’une grande majorité des Brésiliens étaient contre l’IVG. Actuellement l’IVG est seulement autorisée lors de 3 cas particuliers qui sont : lorsque la grossesse est le fruit d’un viol, quand la vie de la mère est à risque et lorsque le foetus souffre d’anencéphalie. Pour 41% des personnes interrogées, la loi devrait être changée et l’IVG interdite dans toutes les situations, c’est-à-dire sans plus aucun cas particuliers. Pour 34% des sondés la loi actuelle avec ces 3 exceptions devrait continuer. 16% pensent que la loi devrait être changée pour augmenter le nombre de cas particuliers et seulement 6% des Brésiliens estiment que l’IVG devrait être légale dans toutes les situations. 2% des participants n’ont pas répondu et 1% a amené une autre réponse que celle des sondeurs. Ce sondage a été réalisé en décembre 2018. Au Brésil, un nombre important de personnes athées ou agnostiques sont contre l’IVG ou en tout cas pas totalement en faveur de la légalisation totale, vu que ce groupe de personnes représente environ 15% de la population (à mettre en relation avec les 6% pour une libéralisation sans aucune condition de l’IVG).
Conservatisme
Bref, tout indique que le peuple brésilien en tout cas par rapport à l’IVG est très conservateur dans une vision européenne ou en tout cas française. Un sondage très intéressant du Pew Research Center publié en 2018 avait montré de très grandes différences par rapport à l’IVG selon les pays. Par exemple en Suède une très grande majorité (plus de 95%) est en faveur de l’IVG alors qu’en Géorgie (pays au sud de la Russie) la situation est inversée avec plus de 90% contre l’IVG. Lire ce sondage du Pew Research Center
En Suisse environ 1 tiers sont contre l’IVG et 2 tiers en faveur de l’IVG, qui est légale en Suisse, toujours selon le Pew.
Le 12 janvier 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Folha de S.Paulo (print et site web), The Pew Research Center.
BERNE – La grippe n’a pas encore atteint son seuil épidémiologique cette saison. Avec 66 suspicions de grippe pour 100’000 habitants, le seuil épidémiologique n’a pas encore été dépassé au niveau national durant la 1ème semaine de l’année, selon des informations publiées sur le site Internet de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’épidémie de grippe est sur la pente ascendante.

BARCELONE – Une nouvelle étude menée sur des souris a montré que l’exposition au cannabis et au stress pendant l’adolescence peut entraîner des troubles anxieux à long terme, caractérisés par la présence d’une peur pathologique. Les travaux menés par le Laboratoire de Neuropharmacologie NeuroPhar de l’Université Pompeu Fabra en Espagne, sous la direction des chercheurs Fernando Berrendero, actuellement à l’Université Francisco de Vitoria, et Rafael Maldonado, ont été publiés dans le journal Neuropharmacology le 8 janvier 2019 (DOI : 10.1016/j.neuropharm.2018.11.016).
BERNE – Israël est un pays qui devrait être plus couvert par les médias suisses, et pas seulement pour le conflit avec la Palestine. En effet, Israël a une population très proche de la Suisse (un peu moins de 9 millions d’habitants) et a une économie très tournée sur les start-up avec l’innovation et les Etats-Unis. De plus, au niveau politique Israël est traversé par des courants progressistes (libéraux) et conservateurs, parfois très conservateurs avec les juifs orthodoxes. Il est vrai toutefois que la Suisse, à part quelques milliers d’évangéliques et catholiques conservateurs, reste assez éloignée des orthodoxes juifs et a plus un conservatisme qu’on peut qualifier de “light”. Mais c’est ce mélange complexe qui fait d’Israël un pays intéressant à étudier, car comparer les 330 millions d’habitants des Etats-Unis ou même le presque 70 millions de Français avec la petite Suisse fait souvent peu de sens. Bref, notre exemple de société comme source d’inspiration peut être Israël. En plus n’oublions pas qu’il y a de nombreux musulmans et chrétiens dans ce pays du proche Orient, ce qui se rapproche de la Suisse en terme d’immigration. Israël compte en 2019 environ 75% de Juifs, mais une partie ne se considère pas comme religieuse. Comme certains Français qui se disent catholiques sans presque ne jamais aller à l’église.
Le péché fait partie intégrante de notre société moderne basée premièrement sur la tradition judaïque puis en partie chrétienne pendant ces 2000 dernières années. Par exemple le droit avec le système de prison repose notamment sur le concept de péché. Mais pour les Chrétiens le péché représente bien plus et s’avère un fondement théologique très important. Parfois il peut devenir une véritable obsession comme cela a été le cas de Martin Luther il y a plus de 500 ans qui n’avait aucune assurance d’être sauvé (vie éternelle) malgré une tentative pour le moine allemand de pécher le moins possible. Car comment être en paix avec Dieu alors que tous les jours on se tourne (nouveau) pécheur par nos actes ou par omission ? L’Apôtre Paul, si influent dans le christianisme en écrivant un tiers du Nouveau Testament, rappelle dans le chapitre 3 de l’Epitre aux Romains en citant le Psaumes 14 (versets 1 à 3) qu’il n’y a pas de juste même pas un seul. Clairement chacun des presque 8 milliards d’êtres humains est pécheur. Dans cette série d’articles essayons de mieux comprendre le péché en abordant plusieurs aspects de la tradition judéo-chrétienne en partant du péché originel, en abordant les 7 péchés capitaux en passant par Martin Luther et des grands artistes comme Jérôme Bosch (El Bosco en espagnol), à Lucifer jusqu’au rôle central de la sexualité, de l’argent et surtout de l’orgueil. La grande question qui reste en partie sans réponse est pourquoi choisit-on souvent l’option de pécher, c’est-à-dire de commettre une erreur, alors qu’on peut/pourrait faire le bon choix (ex. dire la vérité au lieu de mentir, aimer au lieu de détester, avoir un désir pour le conjoint plutôt qu’une personne externe) ? 

Que faut-il pour être heureux ? Existe-t-il des ingrédients secrets que nous devons connaître pour que notre vie soit réellement accomplie et comment vivre en permanence ce sentiment de bien-être et de satisfaction qui traduit le bonheur ? Les psychologues sont nombreux à formuler des théories pour nous aider à goûter à l’expérience d’une vie heureuse, mais est-ce qu’il en faut toujours autant pour se sentir bien et apprécier la vie telle qu’elle se présente à nous au quotidien ? Voici 3 étapes clés qui vous feront découvrir le bonheur grâce au pouvoir de la gratitude.