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ESSAI – Pourquoi ou plutôt pourquoi ne pas s’abonner à un journal en 2018 ? Quelques pistes de réflexions

CONTENU EXCLUSIF ROMANVIE.CH

NEW YORK/SAO PAULOCes jours je me suis posé la question, pourquoi s’abonner à un journal papier ou online (en ligne) ou plutôt pourquoi ne pas s’abonner ? Il se trouve que j’habite la plupart du temps à Sao Paulo au Brésil, plus grande ville de l’Occident “chrétien”. Dans ce pays très peuplé, paradoxalement très peu de personnes lisent un journal et encore moins sont abonnés, probablement 1% ou moins de la population est abonnée à un journal. Le très puissant Editor Abril, qui édite notamment le magazine Veja (tiré à plus d’un million d’exemplaires il y a quelques années) est entré en faillite en 2018 et a été vendu en décembre 2018 pour mois de 30’000 francs, un montant symbolique, à une société spécialisée dans le redressement d’entreprises. En 2011 Abril faisait plus d’un milliard de dollars (3,15 milliards de Reais) de chiffre d’affaires avec presque USD 100 millions de bénéfices (183 millions de Reais) et en 2017 ce chiffre est tombé à moins de 300 millions de dollars (976 millions de Reais) de chiffre d’affaires et une perte colossale de presque 100 millions de dollars (332 millions de Reais). Fin 2018, le groupe avait une dette accumulée de 1,6 milliard de reais (au cours du 25 décembre 2018 environ 450 millions de francs suisses ou dollars américains). Le temps est très mauvais dans les médias brésiliens.
Je lis tous les jours le journal Folha de S.Paulo mais je ne suis pas abonné, je l’achète au numéro ou le lis dans les cafés. Bien sûr la culture brésilienne n’a pas grand chose à voir avec la culture suisse ou française. Cela dit, selon des informations que je dispose le nombre d’abonnés aux journaux en France a beaucoup diminué ces dernières années, merci Internet et Netflix. 

Beaucoup trop d’informations, Awareness

Ce que j’aime comme intellectuel est d’essayer de comparer les époques, j’ai 39 ans. Lorsque j’avais 10 ans, en 1989 il existait je crois encore un journal à Montreux (Suisse) où j’ai grandi, appelé La Presse Riviera Chablais. Je me rappelle que je le lisais, en tout cas le sport avec le football et les dessins de presse rigolos. A cette époque, soit il y a 30 ans Internet n’existait pas ou de façon embryonnaire, assez peu de personnes avaient le câble et la TV était probablement assez ennuyeuse. Ainsi, les gens par exemple les Montreusiens s’abonnaient à un journal pour passer le temps le soir, se divertir et peut-être s’informer. Mais en aucun cas je pense lire un journal avait une notion de communauté, hors au niveau régional et pour les morts (décès). Peu de gens savaient que le New York Times était plutôt à gauche (progressiste) et le Wall Street Journal plutôt à droite (conservateur). Probablement que cela n’intéressait personne, ce qui comptait était le résultat final à savoir si un politicien de gauche ou de droite était élu. L’orientation politique du journal avait moins d’impact, il faut dire que les journalistes à cette époque étaient bien sûr beaucoup plus conservateurs et moins polémiques. N’oublions pas que quand vous êtes un monopole, vous essayez de plaire un peu à tout le monde. La segmentation n’était pas encore un mot-clé très utilisé dans le marketing. Un concept intéressant en marketing moderne est l’Awareness, c’est-à-dire comment se distinguer dans un “bruit” et une montagne d’informations avec Internet. Les campagnes de Trump et Bolsonaro ont notamment gagné grâce à cette méthodologie. Pour les médias classiques, cet excès d’informations et un vrai cauchemar, car ils n’ont plus le monopole justement de l’Awareness. Ils sont devenus un parmi d’autres, en tout cas si le média n’arrive pas être le meilleur dans son domaine.

Concept d’appartenance, la secte

En 2018, justement avec tellement de sites d’informations, de médias sociaux comme Twitter, Facebook ou Instagram (pour les dessins, photos ou infographies) ou de TV sur le marché, les journaux imprimés ont beaucoup perdu de raison d’être. Autrement dit, on ne lit presque plus un journal pour se divertir ou s’informer. Pourquoi ? Si vous parlez anglais vous pouvez vous informer sur CNN ou FoxNews, si vous parlez français sur Le Figaro ou Le Monde pour les articles gratuits, en Suisse le 20 Minutes ou j’espère ce site Romanvie.ch. Il y a une telle abondance d’offres. Repartons en arrière à Montreux en novembre 1989. A cette époque vous n’aviez que quelques journaux pour vous informer. S’abonner faisait clairement sens, par manque de choix. Alors une question qu’on peut se poser, qui s’abonne encore aux journaux en 2018 à part des journalistes comme moi (je suis abonné forcément au Wall Street Journal) ? Mon hypothèse est que des journaux comme Le Temps et son éditeur Ringier l’ont bien compris, c’est pourquoi ils provoquent toujours plus et essaient d’être absolument anti-conservateur. Il savent que le lectorat conservateur dont je fais partie est totalement perdu, jamais je ne m’abonnerai au Temps. Mais par contre l’électorat progressiste qui a une certaine haine des conservateurs peut s’abonner, cela devient une sorte de raison d’être de soutenir un journal qui déteste le conservatisme. Un peu comme un club, comme une secte ou si je suis plus poli comme une religion. Les journaux en 2018 ne sont plus vraiment là pour informer mais reviennent à des journaux politiques comme dans les années 1920 ou 1930 en Suisse fortement marqués à gauche ou à droite, conservateur ou progressiste. Le journalisme redevient un combat, une guerre idéologique. Notez que je ne parle pas ici de journaux dits supra-régionaux comme en Valais Le Nouvelliste qui à mon avis fait un bon travail et sert une communauté régionale (le Valais romand).

Dommage…

Au fond c’est dommage, car avec cet état de fait les journaux comme Le Temps deviennent toujours plus illisibles en tout cas pour un conservateur comme moi, loin de la réalité, totalement partial. Bien sûr si on est objectif les journaux conservateurs comme The Wall Street Journal ou Le Figaro eux aussi ont des biais par exemple sur l’environnement ou la pauvreté. Bref, pour être bien informé en 2018 il faut lire de nombreux journaux, Le Figaro et Le Monde, Le Wall Street Journal et Le New York Times ou en Amérique latin la Folha de S.Paulo, la vérité étant probablement au centre. Maintenant peu de gens ont l’envie, le temps et l’argent de s’abonner à plusieurs journaux. Cela ne devrait pas aider les journaux à avoir plus d’abonnés.

Nains face à Netflix

Il est vrai qu’autant le New York Times et le Wall Street Journal sont des exceptions avec beaucoup d’abonnés surtout dans le digital, mais le New York Times le reconnaît, comparé à Netflix ce journal est un nain. Car même si on parle de 3 millions ou plus d’abonnés au NYT (print et digital), c’est rien ou peu pour une population américaine de plus de 300 millions de personnes et comparé au plus de 100 millions d’abonnés à Netflix. Sans compter que beaucoup d’abonnés au NYT sont des non Américains comme des Allemands qui lisent l’anglais et apprécient cette vision progressiste du monde.
Il y a aussi le fait que ces deux journaux new-yorkais (NYT et WSJ) comptent plus de 1000 journalistes à plein temps, certaines sources parlent de 2000 journalistes pour le Wall Street Journal, premier journal aux Etats-Unis en terme de tirage, et de 1500 pour le New York Times. Avec une équipe de 100 journalistes, il est très difficile de rivaliser avec eux.

Réinvention 

Bref, les médias actuels sont plutôt morts ou condamnés à rester en niche, car si c’est pour devenir une religion, les puissantes églises évangéliques ou bien sûr l’église catholique font bien mieux le job. Je ne dis pas que les médias doivent s’arrêter ou disparaître, mais il faudra probablement qu’on repense tous le modèle, notamment le rôle du journaliste qui ne doit pas devenir un prêtre ou pasteur en prêchant toujours “la” bonne nouvelle. Vive un renouveau médiatique peut-être plus neutre, plus dynamique et plus beau (plus d’infographies, de design). Car au fond, presque personne nous lit ou en tout cas ne paye pour nous lire, à nous journalistes de nous remettre en question. Rapidement et efficacement !

Le 25 décembre 2018 (version de 18h04, heure suisse du 25 décembre 2018). Par Xavier Gruffat (journaliste non diplômé, mais journaliste de coeur et de profession. Toutefois diplômé de l’EPZ Zurich et diplômé MBA, fondateur du site Creapharma.ch en 2003).
Remarque : Xavier Gruffat s’est rendu à New York en mars 2018 pour un séminaire sur les médias, un haut cadre du New York Times avait notamment donné une conférence et avait présenté certains chiffres. D’autres chiffres et sources proviennent de livres et journaux (ex. Folha de S.Paulo, The Wall Street Journal).

6 idées de cadeaux pour un Noël inoubliable

6 idées de cadeaux pour un Noël inoubliableTrouver le cadeau idéal n’est pas toujours une mission facile, surtout à l’approche des fêtes où il faut encore penser au repas, à la décoration, aux enfants et à la famille. Si vous manquez d’inspiration, voici un petit rappel de ce que vous pouvez offrir à vos proches pour leur faire plaisir et pourquoi pas les surprendre ? Attention, le secret du cadeau idéal reste votre connaissance personnelle de chacun. Soyez attentif à ce que les personnes qui vont recevoir votre présent aiment, c’est ce qui apportera la touche d’originalité et d’affection qui démarquera votre cadeau.

1. Un cadeau, une passion

Qu’est-ce qui passionne vos enfants, votre conjoint(e), les membres de votre famille ou vos amis ? Offrez leur quelque chose qui leur permettra de s’adonner dans les meilleures conditions à leurs activités préférées. Qu’ils aiment les fleurs, le dessin,  leur voiture, la photographie, le sport, un film ou une série en particulier… vous ne manquerez pas de trouver quelque chose qui leur plaira ou qui leur manque encore. À vous d’être original et créatif dans vos choix.

2. Un classique, les vêtements

Bien que les vêtements constituent une idée de cadeau assez classique, ils offrent l’avantage de se renouveler selon la tendance et la saison, ce qui vous donne l’occasion de trouver plus facilement la perle rare. Choisissez une pièce en harmonie avec le style vestimentaire et le goût de chacun pour être sûr que votre présent sera utilisé. Mieux encore, offrez quelque chose que la personne souhaite avoir, mais qu’elle n’a pas encore pu acheter pour différentes raisons.

6 idées de cadeaux pour un Noël inoubliable

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3. Les accessoires, toujours utiles

Si vous avez peur de prendre des risques, vous pouvez opter pour les accessoires comme les bijoux, les sacs, les montres, les cravates, les ceintures, les chaussures, les écharpes, les produits cosmétiques… Le choix est très large dans cette option de cadeau de Noël. L’intérêt des accessoires et qu’ils accompagnent des vêtements et des pièces maîtresses et la personne qui les reçoit trouvera toujours l’occasion de les porter. Il faut cependant penser à bien choisir votre cadeau suivant le goût du destinataire et le budget dont vous disposez.

4. Les produits high-tech, dans l’air du temps

Entre téléphone, tablette, ordinateur et divers accessoires high-tech, vous n’avez que l’embarras du choix. Quel que soit votre budget, vous trouverez un produit qui sera utile et qui fera plaisir. Une nouvelle housse plus féminine ou une nouvelle coque plus sportive, suivez votre instinct pour faire le bon choix.

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5. Les cadeaux gourmands, un succès assuré

Les cadeaux gourmands sont toujours appréciés. Quels sont les péchés mignons de vos proches ? Faites-leur plaisir en ce jour exceptionnel et offrez-leur ces gourmandises qu’ils aiment tant. N’hésitez pas à personnaliser le paquet ou à passer une commande spéciale pour mieux surprendre. Macarons, chocolats, kit de fabrication de fromage, fleurs comestibles, coffrets de bières ou de vins,… vous ne risquez pas de décevoir.

6. Les cadeaux à fabriquer soi-même

Eh oui, aimer, c’est aussi offrir quelque chose de vraiment personnel. Offrez votre temps et votre créativité et créez votre propre cadeau. Un objet de décoration, un tableau, un cadre photo, un produit de beauté fabriqué avec des produits naturels et une prise en charge personnelle des soins, une assiette, un verre ou un mug,… il n’y a de limite qu’à votre imagination !

Pour être sûr de faire le bon choix, n’oubliez pas que le meilleur présent est celui que l’on offre avec amour et sincérité, alors bonne chance !

Le 21 décembre 2018. Article publié de façon originale sur Creapharma.ch, site santé de Romanvie.ch. Par la rédaction de Creapharma.ch (supervision scientifique par Xavier Gruffat, pharmacien).
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Effet de la religiosité ou spiritualité sur le diagnostic du cancer de l’ovaire chez les femmes afro-américaines

Effet de la religiosité ou spiritualité sur le diagnostic du cancer de l'ovaire chez les femmes afro-américainesNEW YORK –  L’examen des données d’une étude cas-témoin multicentrique sur le cancer de l’ovaire chez des Afro-Américaines a révélé que les femmes ayant déclaré des niveaux plus élevés de religiosité/spiritualité avaient une probabilité accrue de cancer ovarien de stade III-IV au diagnostic. Les croyances populaires et culturelles n’étaient pas associées au stade du cancer au moment du diagnostic. Cette étude est publiée le 5 décembre 2018 dans un article paru dans le Journal of Women’s Health (DOI : 10.1089/jwh.2018.7031), une publication de Mary Ann Liebert, Inc. publiée par des pairs.

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Croyances culturelles et retards de diagnostic

Dans l’article intitulé « Effect of Cultural, Folk, and Religious Beliefs and Practices on Delays in Diagnosis in Ovarian Cancer in African American Women », les chercheurs ont examiné si certaines croyances culturelles et populaires, pratiques religieuses et spirituelles perçues étaient associées à des retards dans le diagnostic du cancer de l’ovaire, comme l’indique le stade avancé du cancer au diagnostic ou la durée prolongée des symptômes avant diagnostic. Les croyances culturelles/folkloriques et la religiosité/spiritualité n’étaient pas toujours associées à la durée des symptômes avant le diagnostic.

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« Bien que les croyances culturelles et populaires liées au cancer n’aient pas été associées au stade du cancer dans cette étude, le Dr Moorman et ses collègues ont constaté que ces croyances étaient répandues chez les femmes et ont pu influencer leur décision de chercher un traitement contre le cancer », déclare Susan G. Kornstein, MD, rédactrice en chef du Journal of Women’s Health et directrice générale du Virginia Commonwealth University Institute for Women’s Health, Richmond, VA. « Sensibiliser davantage les médecins aux croyances culturelles et folkloriques liées au cancer, améliorer la communication entre les patients et les fournisseurs de soins au sujet de ces croyances et faire participer les Églises aux interventions d’éducation sanitaire peut mener à de meilleurs résultats ».

Le 14 décembre 2018. Par la rédaction de Romanvie. Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Journal of Women’s Health (DOI : 10.1089/jwh.2018.7031).

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EDITORIAL – Super, néo, ultra…à ne plus utiliser

SAO PAULO Pour lire beaucoup la presse internationale (Amériques et Europe) mais aussi écouter parfois les radios ou TV je note que la nouvelle manie des journalistes et éditorialistes est de rajouter des préfixes comme néo-, ultra-, hyper-, super-… avant des mots ou concepts. On a par exemple néo-conservatisme (neocon en anglais), hyper-conservateur, ultra-libéral… La liste est sans fin.

Souvent les journalistes utilisent ces mots comme arme, par exemple les journalistes de gauche comme de Libération parlent d’ultra-conservatisme pour un gouvernement contre l’IVG, or environ la moitié des pays du monde notamment musulmans interdisent l’IVG (il y aurait donc la moitié des pays ultra-conservateurs). Ou de néo-conservatisme pour un gouvernement conservateur sur les coutumes liées au christianisme et libéral en économie (comme G. Bush fils ou dès 2019 au Brésil avec Bolsonaro). Le problème est double, le premier humilier un groupe de personnes qui pensent de façon différente n’est jamais une bonne idée, pensons aux “gilets jaunes” en France. Le deuxième problème tout autant important est que sur 100 personnes qui écoutent ou lisent le terme néo-conservatisme, combien comprennent vraiment la définition donnée ci-dessus ?

Bref, les bonnes rédactions – il me semble que les deux grands journaux de New York (The New York Times et The Wall Street Journal utilisent très peu ces termes remplis de néo, ultra et co) – devraient interdire à leurs journalistes et éditorialistes d’utiliser ces termes barbares ou alors au moins rajouter un glossaire. Car cela devient vraiment pénible cette leçon de morale des journalistes qui sans argument se croient malins de rajouter partout des hyper-, super-, mega-, ultra-super-mega…

Le 11 décembre 2018 (Version 1.1, 15h10 heure de Suisse). Par Xavier Gruffat. 

EDITORIAL – Election au Conseil Fédéral, le risque aussi du consensus suisse

BERNE – L’élection ce mercredi 5 décembre 2018 au Conseil Fédéral est bien sûr une bonne chose pour nos institutions et la démocratie suisse, chacun des 4 ou 5 grands partis nationaux si on inclut les Verts a bien respecté la logique, à commencer par l’UDC qui ne s’est pas du tout montrée agressive comme certains partis conservateurs d’autres pays. Comparer en décembre 2018 la Suisse à la France est très intéressant. Il est évident que je ne défends pas comme conservateur le mouvement des “gilets jaunes” français mais je reconnais tout de même certains avantages parfois de mener une lutte, plutôt qu’un sacro saint consensus suisse. Il est vrai contre balancé en Suisse par la démocratie directe. 

Exemple des pharmacies

Comme pharmacien de profession, je n’exerce plus depuis des années, je note qu’en Suisse les chaînes de pharmacie sont en train de dévorer les pharmacies indépendantes. Probablement par consensus politique qu’on pourrait qualifier aussi de lobbying, les chaînes ont réussi à se développer notamment sous les effets directs ou indirects de Migros et Coop. D’ici 30 ans je peux imaginer que la majorité des 1800 pharmacies suisses ou probablement 2000 en 2048 aura passé en main de chaînes de pharmacies souvent avec des capitaux venus de Wall Street. La petite bourgeoisie suisse aura plus ou moins disparu et on devrait avoir de grandes différences entre pauvres et riches comme c’est le cas aux Etats-Unis par exemple. Or, en France, les pharmaciens ont réussi à interdire les chaînes de pharmacie. Probablement par lutte et combat acharné, il n’existe pas de chaînes en France. Ainsi les plus de 20’000 pharmacies françaises sont en main de pharmaciens indépendants qui représentent la petite bourgeoise française. La grande bourgeoisie, très mince, représente les grands industriels notamment. Vous suivez ? Derrière le consensus, on est aussi capable de faire des choix pas forcément positifs pour un pays, un peu comme une mort lente. Cet exemple des pharmaciens peut aussi se produire un jour pour les médecins, on sait que Migros investit le monde des cabinets médicaux. Toutes les professions libérales sont dans un sens menacées par le grand capital globalisé, autant parfois donner raison sur certains points à Karl Marx (sur le reste bien sûr je le combats).

Vous l’aurez compris, je ne suis pas un grand fan du consensus, ou en tout cas j’estime qu’il ne faut pas en abuser, car il peut faire de grands dégâts. Pour moi le plus important pour la politique d’un pays est d’avoir une vision à long terme, veut-on garder une petite bourgeoisie ou se vendre au grand capital qui sera fait d’une armée de cadres riches et des millions de Suisse pauvres de la classe populaire ? Oui, la politique est faite de choix et peu de consensus. J’aime toujours rappeler l’exemple que le Brésil interdit le casino, je pense que c’est un bon choix fait de courage et pas de consensus.

Bonne chance toutefois à nos 2 nouvelles Conseillères Fédérales qui parlent très bien le français, pour moi c’est déjà une très bonne qualité. Vous l’aurez toutefois compris, j’ai peur d’avoir un Conseil Fédéral plein de consensus et avec peu de vision pour notre pays béni par Dieu.

Le 5 décembre 2018. Par Xavier Gruffat

Un changement d’état civil a une incidence sur l’activité physique

Un changement d'état civil a une incidence sur l’activité physiqueJYVÄSKYLÄ  – Selon une étude récente, les changements qui surviennent dans les relations ont des liens avec l’activité physique. Chez les hommes qui ont divorcé, le nombre de pas aérobiques sans exercice a été réduit au cours d’une étude de suivi de quatre ans. Pour les femmes qui ont trouvé un nouveau conjoint entre les points de mesure, ce nombre a diminué considérablement par rapport aux femmes mariées tout au long de la période. Les résultats de cette étude ont été publiés le 03 décembre 2018 dans le Journal of Public Health (DOI : 10.1177/1403494818807558).

Un impact différent chez les hommes et les femmes

Selon les chercheurs, il est difficile de fournir un seul facteur explicatif des effets des changements d’état civil sur l’activité physique.

« Il semble que les changements dans les relations affectent différemment l’activité physique des hommes et des femmes », déclare Kasper Salin, chercheur postdoctoral de l’Université de Jyväskylä, Faculté des sciences du sport et de la santé.

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Une influence du statut socioéconomique

L’étude s’est également penchée sur la relation entre la position socioéconomique et les changements dans l’activité physique. Chez les hommes et les femmes au statut socioéconomique le plus élevé, le nombre de pas aérobiques a augmenté de façon significative au cours des quatre années. Ici, les pas aérobiques se réfèrent aux pas effectués pendant des activités qui durent au moins 10 minutes sans interruption, à un rythme de 60 pas ou plus par minute.

« Il est probable qu’ils ont ajouté des activités physiques plus durables et plus intenses, comme la marche », selon M. Salin. Ainsi, chez cette catégorie de personnes, le nombre total de pas a augmenté au cours de la période de suivi.

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Une mesure qui se veut objective

Dans l’étude, 1’051 participants avaient des données valides de podomètre en 2007 et 2011. Au début de la période de suivi, les sujets étaient âgés de 34 à 49 ans. Le nombre total de pas a légèrement augmenté au cours de la période de suivi de quatre ans. En 2007, les 10’000 pas quotidiens recommandés ont été atteints par un cinquième (19 %) des participants et en 2011 par un quart (25 %).

« La surveillance à long terme de l’activité physique mesurée objectivement est rare, explique M. Salin. Le podomètre utilisé dans cette étude donne une image plus fiable de l’activité globale comparé par exemple à un questionnaire utilisé traditionnellement ». L’augmentation du nombre de pas aérobiques sur une période de suivi de quatre ans est une chose particulièrement positive.

« La période de suivi a toutefois montré que l’augmentation du nombre de pas se concentrait sur les classes sociales les plus élevées “, explique le chercheur. Il faut noter que les pas s’accumulent au cours de la journée si la personne se donne l’occasion et adopte de bonnes habitudes. « Il n’est pas nécessaire de faire de l’exercice pour ajouter des pas aérobiques à la vie quotidienne », ajoute-t-il. « Au lieu de cela, il faut prêter attention aux choix quotidiens. Tu pourrais marcher au lieu de conduire ou prendre des escaliers au lieu d’un ascenseur ».

Le 06 décembre 2018. Par la rédaction de Romanvie. Sources : Communiqué de presse de l’étude (en anglais). Référence : Journal of Public Health (DOI : 10.1177/1403494818807558).

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Les citoyens de bonne humeur prennent plus de risques

Les citoyens de bonne humeur prennent plus de risquesQu’est-ce qui incite les gens à prendre des risques ? On ne parle pas ici de cascadeuses ou de pilotes de Formule 1, mais de gens comme vous et moi. D’après une recherche publiée cette semaine dans la revue PLOS ONE, les petits bonheurs imprévus dans la vie de tous les jours, comme l’apparition du soleil après plusieurs jours de pluie ou une victoire de l’équipe sportive locale, modifient l’ambiance générale dans une ville et poussent les citoyens à prendre davantage de risques, notamment avec les jeux de hasard.

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Médias sociaux et atmosphère d’une ville

Il semble qu’une ville n’ait pas une humeur constante, et, grâce aux médias sociaux, nous pouvons désormais mesurer ses états d’âme.

L’équipe de recherche dirigée par l’Université Mc Gill a eu recours à des techniques automatisées pour évaluer « l’impression » se dégageant de plus de cinq millions de messages diffusés sur Twitter entre 2012 et 2013, géolocalisés dans six grandes villes des États-Unis (New York, Boston, Chicago, Dallas-Fort Worth, région de la Baie de San Francisco et Los Angeles). Ils ont ainsi pu déduire l’humeur des villes pour n’importe quel jour donné.

« Nous avons découvert que les utilisateurs de Twitter représentent bien leur collectivité », explique Johannes Eichstaedt, scientifique en sciences sociales computationnelles à l’Université de Pennsylvanie et coauteur de l’article. « Ce qu’ils disent sur Twitter traduit bien ce qui se vit dans les collectivités. Au moyen de l’intelligence artificielle, nous avons réussi à sonder les gazouillis Twitter pour en tirer de l’information sur l’humeur de la population ».

Les chercheurs ont interprété le langage utilisé dans les médias sociaux pour tenter d’analyser, sur une base quotidienne, l’humeur exprimé par les gazouillis, et donc par les villes. Ils ont ensuite voulu savoir s’ils pourraient prédire quand une ville serait de bonne humeur, en tenant compte de résultats positifs inattendus, comme une victoire inespérée d’une équipe ou une éclaircie après plusieurs jours de mauvais temps. L’étape suivante consistait à déterminer les liens entre cette bonne humeur et une prise de risque accrue.

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Chicago se sent-elle chanceuse aujourd’hui ?

La victoire des White Sox hier soir ou l’apparition du soleil après une longue période de temps maussade aura une influence sur ce sentiment.

Des expériences de psychologie réalisées en laboratoire avaient déjà démontré qu’on se sentait mieux et plus enclin à prendre des risques lorsqu’une situation se déroulait mieux que prévu. Les chercheurs voulaient déterminer si c’était également vrai pour toute une ville. Ils ont cherché à savoir si une augmentation de la vente de billets pour la loterie quotidienne à Chicago et à New York, alors que rien n’incitait à acheter un jour plutôt qu’un autre puisque les chances et les gains restaient constants, était liée à une humeur positive de la ville, reflétée dans les médias sociaux. Et ils ont découvert que c’était bien le cas, même si l’effet est subtil d’après les auteurs. Par exemple, lorsque Chicago et New York sont « de bonne humeur », on peut prédire que les dépenses quotidiennes pour des jeux de hasard augmenteront de près de 2,5 % par personne dans les quartiers particulièrement réactifs.

« À l’aide des données provenant des médias sociaux, nous avons pu examiner les répercussions d’événements collectifs sur le bien-être subjectif à l’échelle des grandes villes, souligne Ross Otto, du Département de psychologie de McGill et auteur principal de l’article. Cette information sur les liens entre l’humeur variable d’une ville et la prise de risques pourrait, par exemple, aider ceux qui veulent décourager d’autres personnes de s’adonner à des jeux de hasard à trouver le meilleur moment pour diffuser leurs messages sur le jeu responsable ».

Le 03 décembre 2018. Source : communiqué de presse de l’étude en français

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8 sports à faire en couple !

7 sports à faire en couple !Le sport c’est bon pour la santé, mais c’est aussi une excellente façon de se retrouver et de vivre des moments forts en couple. Pour ceux ou celles qui remettent toujours les exercices physiques au lendemain, essayez de trouver avec votre femme ou votre mari une activité à pratiquer ensemble pour booster votre motivation. Voici 8 sports que vous pouvez faire ensemble pour rallier votre envie de bouger, d’entretenir votre silhouette, mais surtout pour raviver votre complicité !

1. Le vélo

Faire du vélo, c’est une activité classique qui peut parfois prendre un tour romantique si vous savez choisir l’endroit et le moment. Réservez-vous du temps le week-end pour faire une petite balade en amoureux. Si le temps le permet, pourquoi ne pas aller admirer le coucher du soleil ou partir à la découverte de nouveaux décors que vous pourrez apprécier le temps d’une pause bien méritée ?

2.  La course à pied

Rien de tel que la course à pied pour évacuer le stress et éliminer la graisse tout en profitant de l’air frais du matin. Cette activité ne demande pas grand-chose. Vous pouvez la pratiquer le matin ou le soir si votre journée est trop chargée. C’est aussi l’occasion de vous promener un peu et en plus vous pouvez emmener les enfants lorsque c’est possible. Il vous suffit simplement de vous adapter à leur rythme.

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3.  La danse

Il fallait y penser ! La danse est une belle activité pour retrouver l’harmonie du couple. C’est aussi une façon de cultiver votre confiance en l’autre tout en vous amusant. Elle offre à la fois l’avantage d’être un exercice physique et un loisir dont vous aurez toujours besoin lorsque vous sortez ou allez à une fête. Le petit plus, grâce à cette activité le langage du corps prend tout son sens, ce qui vous permet de vous rapprocher et de vous redécouvrir autant sur la piste de danse que dans vos moments d’intimité.

4.  Le badminton et le tennis

Voilà deux sports qui vont vous faire courir ! Vous pouvez jouer à deux contre d’autres adversaires pour renforcer votre esprit d’équipe et votre confiance mutuelle. Vous pouvez aussi faire un match l’un contre l’autre pour un moment convivial d’échange de balles et de mots tendres.

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5.  La natation

La natation est un sport parfait pour vous détendre et sculpter votre corps. Elle sollicite l’ensemble de vos muscles tout en vous procurant une sensation de légèreté. Si vous hésitez encore, découvrez sans plus tarder le plaisir de faire quelques longueurs à deux !

6. L’équitation

Romantique à souhait, l’équitation constitue une activité particulièrement agréable à faire en couple. Découvrir un paysage de forêts et de montagnes, se promener dans un domaine privé ou pourquoi pas aller à la plage comme dans les films vous fera du bien tout en travaillant votre posture et votre endurance. Vous n’aurez aucun mal à trouver les bons ingrédients pour profiter de tous les bienfaits de ce sport si vous aimez les chevaux.

7.  Le roller

Les jeunes couples pourront profiter de leur temps libre pour se donner la main et chausser leurs rollers. C’est l’occasion de s’entraider et de se soutenir si l’autre a des difficultés. Ensemble, vous pouvez relever à chaque fois de nouveaux défis tout en travaillant votre fessier.

8. L’escalade

Vivre en couple c’est définir ensemble des objectifs à atteindre et concentrer tous les efforts pour relever à chaque fois de nouveaux défis. L’escalade est le sport qui représente au mieux ce besoin de travailler en équipe pour avancer et progresser au même rythme. Outre le fait que ce sport contribue à muscler l’ensemble du corps, c’est aussi un exercice qui permet de renforcer la confiance et la complicité. Qu’il s’agisse de monter sur un mur d’escalade ou de franchir les falaises, c’est l’occasion de s’entraider, de s’encourager et de réussir ensemble des exploits dont vous serez fiers.

8 sports à faire en couple !
Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, 13 février 2020 – Crédit photo : Adobe Stock

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Conservatisme – qu’est-ce que le concept d’école sans parti (Neutrale Schulen) ?

SAO PAULODans certains pays comme l’Allemagne et surtout maintenant le Brésil avec le gouvernement Bolsonaro qui va rentrer en fonction le 1er janvier 2019, la nouvelle mode des conservateurs est d’essayer d’instaurer une école sans parti (en portugais : escola sem partido ou en allemand Neutrale Schulen). Mais de quoi s’agit-il ? 

Rentrée scolaire : Merci de vous arrêter aux passages de sécurité !

L’idée part d’un constat est que la majorité des enseignants et professeurs d’écoles, gymnases (lycées) ou universités ont une tendance gauchiste voire parfois communiste. Par exemple le choix des livres étudiés à l’école n’est pas toujours neutre. Le personnel enseignant fait aussi dans certains cas des théories socialistes ou anti-religieuses en salle de classe. Parfois les enseignant critiquent les gouvernements conservateurs comme Trump ou Bolsonaro. Avec le système d’école sans parti, les élèves ou parents d’élève auront le droit de dénoncer les enseignants qui ne sont pas neutres idéologiquement, en tout cas selon leur vision du monde.

C’est pourquoi un mouvement plus ou moins global, très fort au Brésil, essaie de réformer l’école en tout cas publique. Le nouveau gouvernement Bolsonaro vient de nommer (novembre 2018) un ministre naturalisé mais d’origine colombienne, Ricardo Vélez Rodríguez. Classé comme conservateur et proche des milieux chrétiens catholiques et évangéliques, il devrait implémenter un système d’école sans parti dans les prochains mois mais pas sans une certaine opposition. Au Brésil, le mouvement a été créé par l’avocat Miguel Nagib.

Bataille entre libéraux/progressistes et conservateurs

Il est évident que les libéraux et progressistes détestent cette idée. Le journal Folha de S.Paulo, grand média libéral/progressiste d’Amérique latine, donne la parole presque tous les jours à des éditorialistes et journalistes critiques du concept de l’école sans parti. Un enseignant a affirmé cette semaine dans un éditorial que ce serait plus ou moins invivable. Si par exemple il parle de Darwin, certains parents évangéliques pourraient se plaindre de manquer de neutralité. La même chose s’il parle de la Bible et des parents athées pourraient eux aussi réclamer. D’autres pensent que l’école dans sa diversité doit permettre de se faire une opinion du monde et laisser la liberté d’expression aux enseignants. Il est évident que les libéraux et surtout progressistes auront probablement tout à perdre d’un système avec école sans parti.

Allemagne aussi

Comme le relève le site chrétien brésilien Gospelprime, l’école sans parti progresse aussi en Allemagne. L’idée semble se développer notamment dans la région d’Hambourg (nord). En Allemagne, l’AfD, parti classé à droit ou à l’extrême droite selon la sensibilité, semble jouer un rôle derrière le concept de Neutrale Schulen, selon le site Gospelprime. Bien sûr, avec l’histoire allemande qu’on connaît tous, chaque décision prise dans ce pays est bien plus sensible que dans des pays qui n’ont pas connu le nazisme. Mais justement l’AfD a lancé cette idée ou un site Internet, car certains enseignants traitent l’AfD en salle de classe de parti nazi, l’AfD voulant se défendre en se définissant probablement plus comme un parti conservateur de droite mais surtout pas nazi. Les personnes liées au gouvernement allemand actuel d’Angela Merkel de la droite libérale comme Katarina Barley, ministre allemande de la justice, se montrent par contre très critiques envers ce système d’école sans parti.

Médias sans parti ?

Peut-être avant de s’attaquer en Suisse à l’école sans parti – qui devrait encore être mieux étudiée probablement avant de se prononcer clairement pour ou contre cette vision du monde – on devrait s’intéresser à créer des médias sans parti en tout cas ceux d’état (SSR avec RTS en Suisse romande, payé par Billag) et sans haine des conservateurs. On en est très loin, par exemple l’émission Médialogue de la RTS d’il y a quelques semaines (novembre 2018) s’est trouvée intelligente d’insulter à l’antenne plus ou moins Christoph Blocher par l’intermédiaire du journaliste et dessinateur de presse Patrick Chappatte sans raison objective.  Provocation gratuite, ce genre de comportement devrait être puni par des amendes envers les journalistes, ou alors avoir au moins un droit de réponse de la part de l’UDC. Cela dit, comme Romanvie.ch en a parlé, la SF ou la version suisse allemande de RTS, semble aller dans le sens de médias sans parti. Lire notre article à ce sujet
Et la Suisse romande ? Faisons pression pour que la direction de la RTS suive la même vision que sa soeur SF.

Le 27 novembre 2018 (version de 17h02). Par Xavier Gruffat. Sources : Folha de S.Paulo, Gospelprime. Crédits photos : Adobe Stock, Fotolia

La nouvelle grande amitié entre les évangéliques et juifs orthodoxes américains

NEW YORKLes évangéliques représentent une force considérable aux États-Unis avec 24% de la population, selon le très renommé institut Pew Research Center. Environ 80% des évangéliques qui ont voté en 2016 à l’élection présidentielle ont donné leur vote à Trump, c’est-à-dire au parti Républicain (droite conservatrice). Au Brésil également, les évangéliques ont clairement contribué au succès de Bolsonaro et il a annoncé en novembre 2018 qu’il devrait déplacer l’ambassade brésilienne de Tel Aviv à Jérusalem ces prochains mois ou années. Pour résumer et probablement un peu simplifier, les évangéliques voient les juifs davantage comme le peuple élu, choisis par Dieu avec tous les chrétiens, que les protestants, catholiques ou orthodoxes qui sont en général plus neutres face aux juifs et à Israël. Une interprétation de la Genèse (Chapitre 3, verset 12) est un probable élément du soutien des évangéliques à Israël :  « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

Juifs orthodoxes 

Les juifs orthodoxes américains, la branche la plus conservative du judaïsme, sont eux beaucoup moins nombreux représentant moins de 1% de la population américaine totale. Mais leur faible poids démographique est compensé par l’influence qu’ils ont en Israël ainsi que sur les juifs conservateurs américains mais qui ne sont pas orthodoxes. Sans compter que les juifs orthodoxes américains, tout comme ceux d’Israël font beaucoup d’enfants et leur poids dans la communauté juive américaine, actuellement d’environ 10%, devrait continuer à augmenter. Selon le Pew, les juifs orthodoxes pourraient un jour devenir la majorité des juifs affiliés aux États-Unis.

Nouvelle amitié 

Dans un article très intéressant datant du 7 septembre 2018 du journal conservateur américain The Wall Street Journal (WSJ), proche des Républicains (le principal propriétaire du journal, Murdoch, possède aussi Fox News), l’auteur mentionne ce rapprochement entre les évangéliques américains et les juifs conservateurs et surtout orthodoxes. Cela n’a pas toujours été le cas, car à une certaine époque notamment à la fin du siècle dernier les juifs orthodoxes avaient un peu peur des évangéliques qui cherchaient trop à les évangéliser, actuellement ils semblent plutôt faire la sourde oreille à ce sujet et préfèrent voir les points positifs notamment en ce qui concerne le soutien total à Israël. Il faut savoir que les juifs américains votent en majorité pour le parti Démocrate. En effet, la plus grande partie des presque 6 millions de juifs américains sont libéraux ou plutôt progressistes. Les juifs libéraux ont plutôt une mauvaise image des évangéliques, selon l’article du WSJ. Mais à la différence des libéraux, les juifs orthodoxes votent en majorité pour les Républicains. Le GOP (synonyme du parti Républicain) est clairement en train de trouver un nouvel électorat.

Ambassade américaine

Les évangéliques américains défendent plus Israël que les juifs libéraux, le déplacement de l’ambassade américaine en 2018 de Tel-Aviv à Jérusalem en est la preuve. On sait en effet que les évangéliques, à commencer par le vice-président M. Pence, ont fortement pesé sur le choix pris par Donald Trump.  L’ambassadeur David Friedmann a déclaré au moment de l’inauguration de l’ambassade à Jérusalem que les évangéliques : “supportaient Israël avec une plus grande ferveur et dévotion que beaucoup de personnes de la communauté juive.”

Valeurs en commun

Les évangéliques et juifs orthodoxes partagent certaines valeurs comme l’influence de la foi dans la culture y compris au niveau de l’enseignement des enfants et sont attachés à une liberté de culte sans intrusion de l’état. L’auteur de l’article du WSJ conclut que les juifs orthodoxes et évangéliques sont désormais des très bons amis.

Article mis à jour le 25 novembre 2018. Par Xavier Gruffat. Sources : Pew Research Center, The Wall Street Journal, Folha de S.Paulo. Crédit photo : Adobe Stock