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DEFENSE – Pourquoi la Suisse doit rentrer (au plus vite) dans l’OTAN

BERNEOn vit dans un monde de grandes puissances, on peut mentionner tout d’abord les trois principales que sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine et des puissances dites régionales comme la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l’Iran, l’Italie ou le Brésil1. La Suisse qui est une petite puissance militaire ne peut de facto pas rivaliser lors d’une attaque avec une grande puissance. Et comme la Suisse est classée seulement 32ème dans la liste des pays2 et se trouve géographiquement plutôt proche d’une puissance dangereuse comme la Russie, on ne peut pas rester sans protection de l’OTAN. Peut-être que l’Uruguay au sud du Brésil n’a pas trop de soucis à se faire, car le Brésil n’est pas prêt d’attaquer ce tout petit pays d’Amérique latine et les autres grandes puissances sont géographiquement très loin. Par contre la Suisse qui est une véritable puissance économique et financière doit faire attention. Il est vrai qu’à l’ouest de l’Ukraine il y a 2 pays qui font barrage, la Hongrie qui est dans l’OTAN et l’Autriche (hors OTAN). Mais une attaque aérienne par missile ne peut pas être exclue. On sait qu’un pays agressé qui est dans l’OTAN se fait automatiquement aider par les membres de l’organisation (Etats-Unis et autres puissances moyennes de l’OTAN).

Bruxelles, OTAN, crédit photo : Adobe Stock (compte payant de Romanvie.ch)

Isolée

Actuellement peu de pays en Europe de plus d’un million d’habitants ne sont pas dans l’OTAN, il s’agit notamment de l’Irlande (très à l’ouest est donc mieux protégée que la Suisse), de l’Autriche ainsi que de la Suède et de la Finlande. Ces deux pays nordiques réfléchissent à une possible entrée dans l’OTAN, selon plusieurs médias. Nous n’avons pas d’informations sur l’Autriche, un pays qui a signé un pacte de neutralité après la 2ème Guerre Mondiale.

Neutralité ?

Les adversaire à une entrée de la Suisse dans l’OTAN, probablement l’UDC, diront qu’on est un pays neutre. Très bien mais alors dans ce cas on continue à commercer avec la Russie, ce qui n’est pas le cas. Dans un monde globalisé influencé en Occident par The Economist et CNN, il est très difficile pour la Suisse hyper-capitaliste de rester neutre sans être hypocrite. A nouveau, si la Suisse était l’Uruguay sans grandes multinationales et plutôt pauvre, une neutralité suisse pourrait se comprendre en tout cas stratégiquement. D’un point de vue moral la neutralité est rarement bonne conseillère, pensons à la neutralité de la Suisse pendant la Seconde Guerre Mondiale. Quand on y réfléchit, si on se met à la place d’un dictateur qui ne respecte pas la démocratie, pourquoi est-ce qu’il respecterait la neutralité de la Suisse, de l’Autriche ou de la Finlande ? Peut-être justement comme ces pays ne sont pas dans l’OTAN, l’attaque serait porteuse de moins de conséquences néfastes et dans le cas de la Russie permettrait d’augmenter son influence.

Au plus vite

La Suisse qui a une armée vieillissante, selon les journaux de Tamedia (éditions du week-end du 19 mars 2022), ferait bien de rentrer au plus vite dans l’OTAN, la seule capable de la protéger au sol et dans les airs en cas d’attaque. Cela permet aussi d’éviter de trop dépenser pour l’armée, pour certains un vrai gouffre financier. Il s’agit d’une solution claire et immédiate pour défendre les intérêts suprêmes de la Suisse.

Par Xavier Gruffat, le 21 mars 2022. V.1.0 de l’article. Sources : mentionnées dans l’article.
Remarque : mon analyse est basée sur des informations disponibles le 21 mars 2022. Je peux me réserver le choix de changer d’avis, mais pour le moment il n’y aucune information allant dans ce sens.

Religion : en 2022 il y aura moins de 50% de catholiques au Brésil

SAO PAULOUn article publié le 11 janvier 2022 par le journal américain de référence The Wall Street Journal (article payant) estime qu’en 2022 le Brésil comptera pour la première fois moins de 50% de catholiques dans sa population. On sait que le Brésil est actuellement le pays au monde qui compte le plus de catholiques. Dans le reste de l’Amérique latine, le nombre de catholiques a aussi tendance à diminuer et le nombre d’évangéliques à augmenter ou à stagner, car un plateau devrait être atteint. Le sous-continent latino-américain compte aussi comme l’Amérique du nord et l’Europe un nombre toujours plus important de personnes sans religion. En 2018, un peu plus de 50% de la population brésilienne se définissait comme catholique et un peu plus de 30% comme évangélique. La pandémie de Covid-19 semble avoir accéléré le chute du nombre de catholiques et mené à une augmentation du nombre d’évangéliques (probablement actuellement il doit y avoir environ 45 à 50% de catholiques et peut-être 35% à 40% d’évangéliques, mais les chiffres exacts manquent). Le WSJ relève que les évangéliques ont été particulièrement actifs pendant la pandémie, notamment sur les réseaux sociaux.

Pentecôtistes et surtout néo-pentecôtistes

La croissance des évangéliques (un terme difficile à définir, qui est souvent synonyme en tout cas en portugais ou espagnol de protestants dans un sens large) provient surtout des pentecôtiste et des néo-pentecôtistes. Ces derniers étant en général des adeptes de la théologie de la prospérité (prosperity gospel en anglais). La théologie de la prospérité part du principe qu’en versant notamment la dîme ou des offrandes à l’église, on sera béni et Dieu nous rendra riche sur cette terre, pour l’église cela crée un cycle vertueux de croissance si on veut (beaucoup d’entre elles ont aussi fait faillite ou eu des problèmes financiers). Cette doctrine est très critiquée par d’autres évangéliques, notamment les pentecôtistes et les églises évangéliques dites historiques comme les Baptistes ou les Presbytériens, deux églises également en assez forte croissance, surtout les branches évangéliques modernes. En 2022, il semble que la croissance des néo-pentecôtistes connaisse un certain frein, peut-être que beaucoup de Brésiliens veulent revenir à une foi chrétienne plus pure et moins liée au capitalisme.

Chiffres, force politique pour Bolsonaro et Lula

Pour arriver à ces chiffres de projection pour 2022, le grand journal américain WSJ a fait appel à des experts en démographie brésiliens. En juillet 2022, moins de 50% des Brésiliens devraient s’identifier comme catholique. Il est intéressant de noter que le président Jair Bolsonaro se définit comme catholique mais fréquente beaucoup les cultes évangéliques, avec sa femme qui est évangélique, probablement un moyen de plaire aux Chrétiens brésiliens qui représentent la grande majorité du pays (environ 80%). Le candidat Lula essaye aussi de “draguer” l’électorat évangélique qui lui est assez favorable également, selon un récent sondage de la Folha de S.Paulo. Il est important de noter aussi qu’un nombre toujours plus élevé de brésiliens (probablement autour de 20%) se définit comme étant “sans église” (unchurch) ou sans religion, notamment chez les jeunes et dans les grandes villes comme Sao Paulo.

Eglise catholique

Il semble qu’une difficulté de l’église catholique à maintenir ses fidèles dans la foi et surtout à en gagner de nouveaux provienne d’un manque de connexion entre le clergé et le peuple, surtout dans les quartiers populaires (ex. favela). A l’inverse beaucoup d’églises évangéliques, qui agissent pour certaines comme des “franchises” délocalisées, sont proches de la population, à nouveau surtout dans les quartiers populaires. Les églises amènent différents services à la population, parfois financiers (ex. lutte contre l’addiction). Bien entendu l’église catholique continue à jouer un rôle social très important au Brésil, également par de nombreuses fondations. Selon le WSJ, les causes de la perte de “part de marché” au Brésil de l’église catholique sont complexes. La théologie de la libération (parfois proche du communisme ou du marxisme), le contraire de la théologie de la prospérité, adoptée dans les années 1970 par l’église catholique n’a probablement pas été un succès pour attirer des fidèles dans les quartiers pauvres. C’est l’église pentecôtiste qui a clairement remporté la partie, puis de plus en plus les églises néopentecôtistes.

Pape peu inquiet

Selon le WSJ, le Pape François semble peu inquiet par la montée en puissance des évangéliques au Brésil et dans le reste de l’Amérique latine. L’église catholique ne semble pas vouloir faire de l’évangélisation massive comme le fait l’église évangélique en général. Cela dit au Brésil, il existe de nombreuses chaînes de télévision catholiques, la preuve peut-être qu’en tout cas officieusement l’église catholique romaine s’inspire aussi de méthodes modernes d’évangélisations.

Mormons

En janvier 2022 un article du magazine anglais The Economist estimait que les Mormons avaient aussi une certaine difficulté à évangéliser l’Amérique latine et notamment le Brésil, surtout des problèmes pour fidéliser les croyants. Comme les catholiques, un problème semble résider dans une uniformité trop importante. En effet, beaucoup d’aspects doctrinaires viennent du siège de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours (mormons) en Utah aux Etats-Unis. Cette rigidité, à la différence par exemple des églises pentecôtistes, expliquerait pourquoi il y a un grand décalage entre la baptisés mormons et le nombre réel de personnes se déclarant Mormon (qui semble chuter d’un facteur 3 à 4). Autrement dit, au Brésil et dans plusieurs pays d’Amérique latine les mormons ont comme les catholiques une difficulté à fidéliser leurs fidèles. Pour beaucoup de Chrétiens, l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours n’appartient pas au christianisme en tout cas classique et s’avère plutôt être une secte chrétienne.

Erratum : une première version de l’article estimait qu’il y aurait plus d’évangéliques que de catholiques au Brésil, en fait en 2022 il y aura moins de 50% de catholiques au Brésil, mais cette dénomination restera l’église dominante au Brésil (devant les évangéliques).

Le 13 janvier 2022. Par Xavier Gruffat. Inscrivez-vous à notre newsletter ci-dessous !

Passion 2022 : des dizaines de milliers de jeunes évangéliques

ATLANTAChaque début d’année, le festival Passion qui se tient cette année à Atlanta, réunit des dizaines de milliers d’évangéliques Américains ainsi que du monde entier. Cette année 2022 le festival a eu lieu les 2 et 3 janvier dans un stade d’Atlanta (Mercedes-Benz Stadium). Environ 25% des Américains sont évangéliques.

De nombreux chanteurs célèbres comme Brooke Ligertwood ou groupes évangéliques ont participé à Passion 2022, y compris le chanteur brésilien à grand succès Fernandinho.

La vidéo ci-dessous montre la grande portée de ce festival :

Le 9 janvier 2022. Sources : YouTube, ChristianPost. Par Xavier Gruffat.

THEOLOGIE – Qu’est-ce que la théologie du Process ? Critique calviniste

La théologie du Process se caractérise, entre autres, par l’importance qu’elle accorde au thème de la création. Cette théologie moderne américaine du 20ème siècle avec un “Dieu ami” essaye notamment de répondre à la question de savoir pourquoi Dieu autorise la souffrance humaine, sachant que Dieu est bon. Cette théologie met Dieu presque au même niveau que l’homme, car c’est un Dieu de relation qui apprend avec les êtres humaines où Dieu n’est pas Créateur de l’Univers. Un livre ou film “La Cabane”, à grand succès commercial, se base sur cette théologie.

Théologie du Process

Pour cette théologie Dieu existe et le mal existe aussi. Mais Dieu n’a pas de pouvoir pour influencer le mal sur Terre. Dieu est bon mais n’a pas de pouvoir souverain sur les personnes. Par contre Il a un pouvoir d’influence. Dieu n’a pas créé le monde, mais vit en même temps que le monde. Ces théologiens nient la doctrine de la création du monde ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien.

Panenthéiste

La théologie du Process est panenthéiste. Le panenthéisme est un système de croyance qui postule que le divin existe et interpénètre toutes les parties de la nature, mais que, dans le même temps, il se déploie au-delà d’elle, comme l’explique le site Wikipedia.org en français. Par exemple Dieu est présent partout, dans les êtres humains ou même les objets et Dieu entre en relation avec tout le monde et tous les objets. On distingue le panenthéisme du panthéisme qui tient que le divin est tout entier dans l’univers, sans lui être ni extérieur, ni supérieur.

Forte critique calviniste

Pour le théologien calviniste brésilien Marcos Granconato cette théologie est une invention humaine et n’est pas biblique. Il pense que les théologiens du Process se basent peu sur La Bible. Le problème est que cette théologie nie un Dieu transcendant, hors la majorité des Chrétiens pensent que Dieu est en dehors de la Création, car c’est Lui qui a créé l’Univers. Un autre aspect critique avec cette théologie est que l’homme a des pouvoirs (ex. pouvoir tuer ou sauver quelqu’un) que Dieu n’a pas. De plus, dans la théologie du Process la prière n’a plus vraiment de pouvoir, comme Dieu a des pouvoirs limités. Pour le pasteur Granconato de Sao Paulo (Brésil), les personnes qui suivent la théologie du Process ne sont plus des Chrétiens.

Il est évident que nous Calvinistes croyons fortement à la Souveraineté absolue de Dieu. La théologie du Process n’est pas une théologie qui nous intéresse même si elle a le mérite de poser certaines bonnes questions. Pour nous Calvinistes, nous préférons laisser certains mystères de Dieu, ici sur la souffrance humaine (lire aussi livre de Job).

Pour aller plus loin, PDF

Le 24 décembre 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : programme brésilien Vejam Só!, datant de juin 2021. Interview avec le pasteur calviniste Marcos Granconato, Wikipedia.org

EDITORIAL – La fête de Noël est-elle en train de perdre son essence religieuse ?

Pour la majorité des Chrétiens, Noël est un jour sacré qui remémore la naissance de Jésus Christ, le fils de Dieu. Il ne s’agit pas d’un anniversaire mais d’une commémoration de la naissance du Salavador Mundi. Bien que les Évangiles ne mentionnent pas de date précise quant à la naissance du Messie, il est traditionnellement convenu dans beaucoup d’églises chrétiennes que le 25 décembre représente la Nativité. Beaucoup de théologiens pensent que Jésus serait plutôt né en octobre ou en avril, en se basant sur le calendrier juif. Au fil du temps, cette célébration a favorisé l’apparition des marchés de Noël où l’on achète les décorations, le sapin de Noël, les cadeaux et les denrées pour préparer un repas de fête. Dans les centres commerciaux, les crèches font parfois office de décor, la plus grande vedette qui attire surtout les enfants : c’est le père Noël. Oui, il faut le dire, cette date qui marque la naissance de l’enfant Jésus est aussi une fête où les enfants sont à l’honneur. Ils attendent sagement leurs jouets et leurs cadeaux au pied du sapin ! Entre fête religieuse et événement festif à vocation commerciale, comment s’annonce l’avenir ?

La fête de Noël est-elle en train de perdre son essence religieuse ?

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Du christianisme au mercantilisme

La “magie” (drôle de mot) de Noël ne risque pas de disparaître de sitôt ! C’est un moment privilégié qui rapproche les gens. Les fêtes sont joyeuses, tout le monde est attentionné et les cœurs débordent de générosité parfois inattendue. Chacun est en quête du cadeau qui fera plaisir à ses proches et les enfants attendent impatiemment le jour où ils vont pouvoir découvrir leurs présents. Un beau tableau qui ne laisse personne indifférent. Et pour cause ? L’ambiance de fête commence à s’instaurer dès le mois de novembre. Les commerçants sont nombreux à décorer leur boutique bien avant l’heure pour impulser les achats et inspirer les consommateurs dans leur recherche du cadeau idéal. Désormais, les chants de Noël commencent à résonner très tôt pour convaincre les plus récalcitrants à se laisser emporter par la « magie » ! Dans les centres commerciaux, c’est le dépaysement total, bienvenue au pays des rennes et du père Noël, une véritable star bien vivante, en chair et en os ! À cette époque de l’année, les grands distributeurs rivalisent de créativité pour se surpasser, séduire et faire rêver… C’est un moment privilégié où beaucoup réalisent une part importante de leurs chiffres d’affaires annuels.

À côté de cet aspect festif qui fait briller les choses, où les guirlandes de lumière sont là pour susciter une euphorie d’achat et de consommation, souvent coupée de Dieu, il y a une célébration qui semble s’estomper progressivement : la naissance de l’enfant Jésus.

Etats-Unis et sapin de Noël 

Aux Etats-Unis, 9 Américains sur 10 célèbrent Noël, selon un article du magazine anglais de référence The Economist publié en décembre 2021. Mais la fête de Noël n’a pas toujours été bien acceptée dans ce pays, par exemple de 1659 à 1681 célébrer Noël était interdit dans le Massachussetts. C’est au 19ème siècle que Noël a commencé à être fêté par les familles américaines, notamment de la bourgeoisie de la côte Est. Le livre “A Christmas Carol” de Charles Dickens a contribué à la création de cette fête de de Noël moderne, notamment en popularisant la tradition allemande du sapin de Noël.

Noël pour les Chrétiens, Joyeuses Fêtes ?

Pour les Chrétiens, Noël est avant tout un moment de célébration de la venue au monde du Sauveur, Celui qui a donné sa vie pour sauver la nôtre (lire Romains 10 : 9). Cette fête de la nativité se passe sans une étable, un symbole d’humilité. L’étable où le Christ est né accueille autant les pauvres que les puissants. Elle représente l’universalité de la rédemption offerte à tous. Une nouvelle tendance occidentale souffle doucement pour faire valoir une fête sans référence à Dieu ou à Jésus. On nous rappelle qu’à l’origine, la date du 25 décembre était et sera toujours une fête païenne où l’on célébrait le « natalis invicti solis » ou la naissance du soleil invaincu, et que la Nativité n’a pas lieu d’être puisqu’elle ne fait que perpétuer une coutume dont les Évangiles ne font mention nulle part. Dans les pays comme les États-Unis, les crèches sont supprimées des cours des Palais de justice au nom de la « laïcité » de l’État. Un sondage dont les résultats ont été publiés en décembre 2013 dans le Public Religion Research Institute a même montré que dans ce pays de plus en plus de personnes considèrent Noël comme un simple événement festif et elles pensent d’ailleurs qu’il est préférable de se souhaiter « Joyeuses Fêtes » au lieu de « Joyeux Noël ».

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Retour au vrai sens de Noël

Même si le progrès, le pouvoir de l’argent, l’influence du capitalisme et l’émergence d’une société moderne de plus en plus tournée vers le matérialisme et le confort essaient de nous détourner de notre foi, il nous faut rester fermes. Noël, à travers la commémoration de la naissance de Jésus Christ, est l’occasion de nous rappeler que Dieu nous a offert un don, son fils unique venu nous sauver. Rien ne peut effacer sa miséricorde et son amour. Il est désormais présent dans tous les cœurs qui acceptent de l’accueillir. Riches ou pauvres, opprimés ou puissants, nous avons tous reçu ce cadeau béni et il nous appartient de partager sa Grâce à la mesure de ce que nous sommes et de ce que nous avons. Les belles choses peuvent briller dans les boutiques et les grands centres commerciaux, mais ce n’est pas ce qui importe, l’essentiel est que la lumière du Christ brille dans notre cœur pour nous montrer le chemin de la vérité et de la vie éternelle et nous aider à faire le bien autour de nous.

« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur » Romains 6:23.

Par la rédaction de Romanvie.ch, article mis à jour le 1er janvier 2022.

Politique : différences entre protectionnisme et souverainisme

SAO PAULO La campagne présidentielle française devrait se jouer entre des candidats souverainistes et des candidats plus globalistes, en faveur du libre-échange. Le concept gauche-droite classique semble de plus en plus voler en éclats, tout comme celui de conservateur vs. progressiste. Actuellement les principaux mouvements politiques en Occident sont surtout écologiques, souverainistes ou globalistes (libéralisme économique). Il faudra voir si c’est une mode ou non. Mais qu’est-ce que le souverainisme et est-ce différent du protectionnisme ?

Brésil, protectionnisme

Cela fait plus de 10 ans que je vis au Brésil, j’ai vu un gouvernement de gauche (Lula) puis un de droite ou plutôt de centre-droite avec Bolsonaro (je refuse de parler d’extrême droite, une stupidité des journalistes, il a jamais fait passé une seule loi raciste ou homophobe pendant ces 3 dernières années). Le Brésil a toujours été souverainiste, en tout cas depuis 50 ans au moins. Quelques chiffres : moins de 1% d’étrangers comme le Japon, parfois 50% de “TVA” (la TVA n’existe pas au sens propre, il y a de nombreux impôts) notamment sur des produits importés, 0 (le nombre de patrons de presse pouvant avoir une majorité médiatique dans le pays), etc. Ce qui est intéressant est qu’en 2010, pour parler de la stratégie de Lula, on parlait plutôt de protectionnisme. Ce terme, surtout pour les journalistes et intellectuels de gauche, semble plus positif que le terme de souverainiste qui peut sentir le souffre. Probablement que pour les libéraux, ces deux termes sont des horreurs de la guerre. Le journal le plus influent au monde “The Economist” déteste de toute façon toutes les doctrines qui ne sont pas libérales elle a un peu de respect pour le conservatisme anglo-saxon.

Définitions

Selon le Larousse, le protectionnisme se définit comme un système consistant à protéger l’économie d’un pays contre la concurrence étrangère au moyen de mesures tarifaires (droits de douane) et non tarifaires (quotas, contingents, normes, subventions à l’exportation). On peut dire que le terme protectionnisme semble restreint à l’économie.
Selon Wikipedia, le souverainisme est une doctrine politique soutenant la préservation de la souveraineté nationale d’un pays par rapport à des instances supranationales (ndlr. ex. UE, ONU…). Le concept peut couvrir celui de souveraineté économique. Wikipedia précise cela : “Le souverainisme français est fortement empreint de jacobinisme, très centralisateur. Il se montre donc très critique envers le libéralisme à la fois moral, économique et politique, ou culturel, mais aussi envers le multiculturalisme”.

Souverainistes français à la candidature 2022

La liste de souverainistes à la candidature française de 2022 est longue, très longue, voici les principaux : François Asselineau, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Eric Zemmour (pas encore candidat officiellement) et Jean-Luc Mélenchon. Tous ces “candidats” aimeraient retrouver une certaine souveraineté de la France, en termes politiques et parfois économiques. A l’inverse, le candidat de la droite, des Socialistes, du partie écologiste ou bien sûr Emmanuel Macron suivent une doctrine plus classique ou libérale, voire globaliste. Le philosophe Michel Onfray est un intellectuel qui défend la doctrine souverainiste.

Complexité

Il est difficile pour les citoyens de comprendre cette nouvelle vision du monde, notamment par manque d’exemples très concrets (ex. la France doit-elle sortir de l’UE ?, avoir de nouveau des francs, sortir de l’OTAN, faut-il “chasser” des étrangers en France, si oui comment ?, etc.). En tout cas, chaque politicien devra faire preuve de beaucoup de pédagogie pour bien expliquer ses idées. Sinon beaucoup de Français n’iront pas voter et penseront que les politiciens sont des “clowns” opportunistes qui utilisent le concept protectionnisme vs. globalisme car c’est dans l’air du temps et dans quelques années ces politiciens suivront une autre analyse politique plus porteuse (ex. woke vs. non woke comme en Virginie, Etats-Unis).

Le 14 novembre 2021. Par Xavier Gruffat

EDITORIAL – Novartis veut se séparer de Sandoz, la (très) mauvaise idée

MONTREUX – SAO PAULO (BRESIL) Pendant la pandémie de Covid-19, toujours pas terminée, on a vu l’importance de l’industrie pharmaceutique pour un état comme la Suisse. On a appris le 26 octobre 2021 dernier que le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis basé à Bâle veut se séparer de Sandoz, sa puissante filiale de génériques. Novartis et Roche sont les deux grandes fiertés du capitalisme suisse globalisé, avec peut-être également Nestlé mais qui clairement amène moins de valeur ajoutée au monde (le café et le chocolat peuvent être copiés par d’autres, beaucoup moins les médicaments et vaccins). Le concept “biblique” de préparer le terrain (Jean Baptiste avant l’arrivée de Jésus) est très utilisé de nos jours en politique et dans le monde du business. Macron en France l’a justement fait pendant la pandémie pour préparer les confinements de 2020. Bref, c’est presque sûr que Novartis veut vendre Sandoz, si on lit entre les lignes.

L’idée est bien entendu une augmentation de la rentabilité de l’action Novartis pour ses nombreux actionnaires. Sur le principe rien d’illégal et même rien d’immoral. Le 26 octobre 2021 à 14h56 la valorisation boursière de Novartis était selon Google.ch d’environ 190 milliards de dollars, très loin des 1000 milliards (1 trillion) de Tesla. Probablement que la valorisation boursière est trop basse pour un géant comme Novartis.

EDITORIAL - Novartis veut se séparer de Sandoz, la (très) mauvaise idée

Capitalisme d’état, triste exemple de Syngenta

Il est évident que la Suisse se définit comme un pays libéral, mais la Suisse doit commencer à changer certaines règles. La doctrine libérale, pour ne pas dire le dogme, ne doit pas passer avant les intérêts de l’état. Prenons la Chine qui a un très puissant capitalisme d’état. Même les Etats-Unis ou la France ont des entreprises définies comme stratégiques qui sont impossibles de vendre à des sociétés étrangères (ex. défense, nucléaire). Essayez d’acheter une entreprise américaine liée à la défense militaire, c’est impossible. Il est urgent que la Suisse définisse certaines limites pour éviter de démanteler toutes ses grandes entreprises. Il y a déjà eu Syngenta qui a été racheté par une entreprise liée à l’état chinois. Si un jour la Suisse perd Novartis, Roche et Nestlé ainsi que ses 2 grandes banques (UBS et CS), le pays deviendra un nain diplomatique et perdra une très grande partie de sa richesse. On sera simplement une Autriche bis, avec de toute façon des moins bons skieurs.

Bref, ne soyons pas naïfs et arrêtons avec une pure doctrine libérale made by The Economist qui de toute façon favorise plutôt les Etats-Unis et justement la Chine, moins les petits pays en tout cas à long terme. Il est évident que la Chine de toute façon n’utilise pas de doctrine purement capitaliste et les Etats-Unis savent très bien “y faire”.

Proposition

Je propose donc que, pour raison d’état, faire de l’industrie pharmaceutique un secteur autant stratégie que la défense aux Etats-Unis ou le nucléaire en France, qu’il soit strictement interdit pour Roche ou Novartis de se défaire de secteurs entiers comme celui des génériques, sans un accord du Conseil Fédéral. Juste quelques chiffres, le chiffre d’affaires de Novartis annuel est bien plus élevé que le PIB annuel d’un pays presque autant peuplé que la Suisse, le Nicaragua.

Idée socialiste

J’avais écrit cet éditorial déjà à la fin octobre 2021 sans avoir pris connaissance d’une idée socialiste qui est respectable également, comme l’explique Le Temps du dimanche 7 novembre 2021. En effet, pour les socialistes, Sandoz doit passer en mains fédérales. Ma proposition me paraît plus raisonnable pour un pays de centre-droit qu’est la Suisse. Article à lire sur Le Temps (article payant).

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V1.1 de cet éditorial. Par Xavier Gruffat (pharmacien, MBA), Xavier Gruffat a fondé le site Creapharma.ch (l’un des deux principaux sites sur la santé en Suisse romande) et d’autres médias en Suisse dans le domaine de la pharmacie – Le 4 novembre 2021, mis à jour le 7 novembre 2021 – Crédit photo : Adobe Stock

Nicaragua : l’extrême-gauche peut faire pire que l’extrême-droite

MANAGUA Il y a beaucoup de critiques sur le président de droite ou d’extrême-droite (c’est selon) du Brésil Jair Bolsonaro, certaines avec raison quand il ne respecte pas les valeurs de la République, d’autres par simple manipulation des journalistes de gauche et du centre (ex. Le Temps en Suisse, Libération ou Le Monde). Mais regardons aussi le Nicaragua, un pays de 6,6 millions d’habitants d’Amérique centrale avec un très petit PIB (12,6 milliards de dollars, au moins 50 fois moins que la Suisse rapportée au nombre d’habitants).

Eléctions début novembre

Selon le journal Folha de S.Paulo du Brésil, pourtant classé à gauche, le gouvernement actuel du Nicaragua persécute les candidats de l’opposition. Il faut savoir qu’une élection présidentielle a lieu ce dimanche (7 novembre 2021) mais sans aucune observation internationale, suite à une décision de la Cours Suprême du pays ne voulant pas d’observateurs étrangers. Le Président en place du Nicaragua Daniel Ortega âgé de 75 ans, dictateur d’extrême-gauche (sandiniste) qui dirige officiellement le pays et officieusement avec sa femme, devrait être réélu ce dimanche dans une élection de « façade » selon la Folha.

4ème mandat

M. Ortega est au pouvoir présidentiel depuis 2007 et brigue un 4ème mandat. Selon un sondage Gallup, 78% des Nicaraguayens considèrent la réélection d’Ortega illégitime et 65% voteraient pour un candidat de l’opposition, s’il existait (cela ne semble pas le cas actuellement, car les autres candidats d’Ortega à la présidentielle de dimanche sont ses alliés politiques).

Economie

Au passage la situation économique dans ce pays est terrible avec une contraction du PIB en 2020 de 8,8%, cette année la contraction pourrait dépasser les 10%. L’aide d’un autre pays d’extrême gauche, le Venezuela, ne semble plus être suffisante. Autre chiffre intéressant, seulement 5,5% des habitants du Nicaragua sont entièrement vaccinés contre la Covid-19. Le Nicaragua est situé entre le Honduras (autre pays pauvre) au nord et le Costa Rica au sud plus riche et très touristique. Beaucoup de Nicaraguayens émigrent justement vers le Costa Rica ou vers les États-Unis (souvent de façon illégale). L’immigration illégale des Nicaraguayens vers les Etats-Unis mène à une crise politique du gouvernement Biden, les vases communicants…

Managua, Nicaragua.

Le 6 novembre 2021. Texte rédigé par Xavier Gruffat, Romanvie.ch. Sources : Folha de S.Paulo, RTS (émission Forum). Crédit photo : Adobe Stock.

Politique : victoire de la droite dans l’état américain de Virginie (« Suisse américaine »)

RICHMOND La Virginie, qui a exactement la même population que la Suisse (environ 8,5 millions d’habitants), a voté ce mardi 2 novembre 2021 et a choisi un gouverneur de droite, le Républicain Glenn Youngkin. Ce qui est très intéressant est qu’il y plus ou moins une année cet état bordant la capitale Washington D.C. avait clairement voté pour le président actuel Démocrate Joe Biden avec une avance de 10 points sur le Républicain et président sortant Donald Trump. Autrement dit, au moins 10 points de pourcentage ont été gagnés par la droite républicaine en seulement 12 mois. Ces dernières années la Virginie a principalement voté pour les Démocrates.

Raisons d’un tel succès

Dans un éditorial du Wall Street Journal, principal journal américain classé à droite, les auteurs estiment que les habitants de Virginie ont notamment changé leur vote à cause d’une tendance pour le parti Démocrate de s’orienter trop à gauche. Autant en terme économique que sur les thèmes désormais classiques à la gauche (woke) comme l’égalité des genres et la défense constante des minorités. Monsieur Youngkin, ancien banquier d’affaires, a mené une campagne de centre droit sur l’économie et s’est distancé de Donald Trump. M. Youngkin a aussi critiqué la politique de genre menée dans les écoles mais de façon modérée, bref il a mené une campagne conservatrice chrétienne classique pour le « Bon Vieux Parti » (GOP ou Good Old Party, petit nom du parti Rébublicain). Les trois principaux thèmes de campagne du nouveau gouverneur étaient liés à la qualité de vie avec notamment l’éducation et formation (écoles), la sécurité publique et le coût de la vie. De façon intéressante M. Youngkin n’a pas du tout fait campagne sur l’immigration comme l’avait Donald Trump dans le passé. Une façon aussi pour la droite conservatrice de faire campagne de façon “anti-Zemmour” ou “anti-Trump”, même s’il est toujours très dur de comparer les pays et régions qui ont des réalités sociales et économiques différentes.

Alerte pour Biden

Avec cette terrible inversion et défaite pour le clan Biden, une autre alerte a été observée dans le New Jersey avec une quasi victoire républicaine (remontée de presque 15 points), les Démocrates devront probablement se recentrer s’ils veulent gagner les « mid-terms » dans exactement un an et maintenir une majorité au congrès. Comme l’explique le WSJ il faudra que les Démocrates s’éloignent de l’aile gauche incarnée pas M. Sanders où Mme Pelosi s’ils veulent avoir une chance de gagner ces prochaines années. La classe moyenne est intéressée comme souvent par des problèmes au niveau de son niveau de vie et qualité de vie (ex. sécurité).

Les habitants de Virginie semblent rejeter une attitude « anti-police » de certains Démocrates selon l’éditorial du WSJ (notons toutefois de façon un peu paradoxale que le nouveau maire fraîchement élu de New York, Démocrate, est un ancien policier) et surtout se montrent critiques sur la situation économique américaine à cause probablement de prix chers (inflation).

Depuis le début de son mandat, Joe Biden prévoit de dépenser sur 10 ans la somme colossale de 5’000 milliards de dollars de dépenses publiques supplémentaires, selon un article de CNN. C’est une dépense très élevée qui devra forcément être payée un jour ou l’autre par la classe moyenne. On peut dire, big government is back (un gros gouvernement est de retour).

Remontée

Le parti républicain a réussi à récupérer des voies aux Démocrates provenant notamment des banlieues (suburbs) autour de Washington D.C., Richmond (la capitale) et Virginia Beach (ville la plus peuplée de l’état).

Congrès actuel, limite pour les Démocrates

A Washington, les Démocrates ont actuellement une majorité de huit sièges à la Chambre. Au Sénat, les choses sont encore plus étroites, avec 48 démocrates et deux indépendants qui votent avec le parti. Seule la vice-présidente Kamala Harris, dans son rôle de présidente du Sénat – et de voix prépondérante – donne la majorité aux démocrates.

Bref, Biden ferait bien d’appliquer cette devise italienne : “Chi va piano va sano e va lontano“. Aller piano (lentement) dans les dépenses de milliers de milliards de dollars (trillions), sinon la puissante classe moyenne américaine votera clairement pour l’autre grand parti.

Richmond, Virginie

Lire aussi : EDITORIAL – La classe moyenne en a marre de la moralisation ambiante (écologie, woke, trans)

Le 4 novembre 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : The Wall Street Journal, Emission Forum de la RTS, CNN. Crédit photo : Adobe Stock.

ESSAI – Quand les hommes arrêteront de regarder du porno, le monde politique changera beaucoup !

BERNE Il y a quelques années j’avais entendu une théorie qu’en Algérie, si les jeunes hommes ne regardaient pas de porno il y aurait une énorme révolution. J’ai aussi entendu dire que si une personne regarde des “tonnes” de porno à un moment il se lasse, sans compter les risques qu’il commence à regarder à la fin des images pédophiles ou zoophiles le menant à la case prison. Il faut chaque fois augmenter la dose. Ce qui est sûr est que les sites pornos sont dans tous les pays du monde les sites les plus visités à part quelques grands sites comme Google ou Facebook, selon le site de mesure de trafic de référence Similarweb.com. Il y a donc deux aspects, les hommes regardent de facto énormément de porno mais on peut imaginer qu’un jour pour diverses raisons la quantité diminue, ouvrant la porte à un nouveau monde masculin.

Origine du terme

Rappelons que le mot porno vient du grec porni, qui signifie prostitution. La grande majorité des hommes a donc des relations sexuelles presque tous les jours avec des prostituées en regardant du porno. Bien sûr cela détruit la vie de couple et rend la vie sexuelle misérable surtout à long terme, lire l’oeuvre gigantesque et monumentale de Michel Houellebecq.

Problème de transcendance – fraternités

Pour certains théologiens notamment orthodoxes, l’addiction grave au porno et donc à une sexualité vide de sens (“aller aux prostituées”) proviendrait d’un manque total de transcendance. On peut définir ce terme comme une existence des fins du sujet (personne) en dehors du sujet lui-même ; caractère d’une cause qui agit sur quelque chose qui est différent d’elle, qui lui est supérieur. Dans les milieux orthodoxes une idée de sortir de la pornographie est de créer des fraternités, forcément masculines. Une idée pourrait être de “construire des cathédrales”, recommencer à travailler ensemble par exemple le bois. Avoir des groupes de soutien pour être un bon mari, un bon père. En fait, l’individualisme a laissé l’homme seul avec la pornographie, comme seule consolation. Le futur sera donc probablement vers la construction de nouvelles fraternités, vers une vision un peu comme Alcoolique Anonyme (AA) de penser que le vice ne peut jamais être vaincu seul. Mais l’idée n’est pas que d’arrêter le porno (ici plus conséquence) comme unique objectif mais de remettre l’homme masculin au centre de la société pour la construire. Par exemple j’habite à Sao Paulo, je suis surpris d’être un des seuls hommes à me rendre dans une favela pour aider. Avec des fraternités le Brésil pourrait peut-être devenir le pays le plus riche du monde, comme d’autres d’ailleurs.

Futur politique

Justement, j’ai l’impression que si des hommes à travers le monde créent de puissantes fraternités, avec des groupes par exemple WhatsApp, Telegram ou même en réel, le monde politique pourra énormément changer. Il peut y avoir comme une reprise en main du masculin, de la puissance politique et probablement un conservatisme beaucoup plus marqué qu’actuellement.

Le 2 novembre 2022. Par Xavier Gruffat (intellectuel suisse).