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La Pentecôte à travers les âges

La Pentecôte à travers les âgesLa Pentecôte est une fête commémorant la venue du Saint-Esprit, la troisième personne de la trinité chrétienne. Elle est célébrée dans toutes les églises chrétiennes 50 jours après Pâques, soit 10 jours après l’Ascension, d’où le nom de « pentecoste » qui signifie en grec : cinquantième jour. Découvrons à travers les âges les spécificités de cette célébration marquée par l’accomplissement de la promesse du Christ lorsqu’Il annonce à ses disciples lors de son ascension qu’après son départ viendrait l’Esprit de vérité (Saint-Esprit), une assistance divine destinée à rappeler aux siens l’amour et la présence de Dieu en toutes circonstances.
Avant Jésus Christ
À l’origine, la Pentecôte est une fête juive caractérisée par une action de grâce accueillant les premiers fruits de la moisson du blé. Elle acquiert progressivement d’autres significations et devient plus tard une fête hébraïque associée à l’Alliance entre Dieu et Moïse, symbolisée par la remise de la loi par Dieu entre les mains du prophète sur le mont Sinaï.

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Après Jésus Christ

La Pentecôte s’est transformée en fête chrétienne après la résurrection du Christ. Elle commémore désormais le jour où les Apôtres ont reçu l’Esprit Saint qui descendait du ciel sous forme de langues de feu. Ce don de Dieu est vu comme une Nouvelle Alliance qui à la fois accomplit et succède à la Loi mosaïque. En effet, cet événement important de l’histoire de la Bible se situe au moment même où se déroulait cette fête juive et pendant lequel les disciples de Jésus se sont réunis dans le Cénacle de Jérusalem. Lorsqu’ils reçoivent le Saint-Esprit, ils se sont mis à parler en d’autres langues. La réception de ce don traduit la volonté de Dieu d’accorder sa grâce à tous les êtres humains et de répandre sa parole jusqu’aux confins de la terre, engageant chaque chrétien à devenir un acteur de cette promesse en accomplissant Son œuvre et en répandant à son tour la bonne nouvelle. Pour beaucoup de spécialistes, la Pentecôte marque le début de l’Eglise (qu’elle soit catholique ou protestante/évangélique) comme on l’a connaît aujourd’hui.

Pentecôte ou « dimanche blanc » ?

Dans les anciennes églises, la Pentecôte était célébrée pendant les 50 jours à partir de Pâques. Cette célébration est marquée par les baptêmes qui ont principalement lieu au début, c’est-à-dire le jour de Pâques, et à la fin, c’est-à-dire le jour de Pentecôte, de cette période de 7 semaines.

Dans certains pays ou endroits comme l’Europe du Nord ou l’Angleterre, la Pentecôte est la période privilégiée pour les baptêmes et un autre nom lui est attribué, celui de « dimanche blanc ». Cette appellation fait référence à la couleur des habits des nouveaux baptisés.

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Le rouge, une couleur symbolique de la Pentecôte

Le rouge est très présent dans la plupart des églises occidentales, notamment catholiques lors de la célébration de la Pentecôte. Cette couleur symbolise le Saint-Esprit à travers les langues de feu qui sont descendues sur les Apôtres. De même, le rouge a toujours occupé une place particulière dans l’histoire de la Bible. Il représente le sang et la victoire, mais il sert aussi à honorer la mémoire des apôtres et des martyrs qui ont donné leur vie en sacrifice à l’image du Christ.

Par la rédaction de Romanvie.ch. Le 22 mai 2021. Photo illustration : Fotolia.com

La France interdit par décret le langage inclusif dans les écoles

PARIS – GENEVE – Le ministère français de l’éducation Jean-Michel Blanquer a interdit l’utilisation du langage inclusif de genre, affirmant qu’il nuit au processus d’apprentissage de la langue française. Le langage inclusif porte d’autres noms comme le langage épicène ou neutre (lire page Wikipédia à ce sujet ici).

En mais 2021 le ministère de l’éducation a envoyé un décret aux écoles françaises afin de mettre fin à l’utilisation des points médians, des points semblables à des points qui sont placés au milieu des mots (ex. ami.e.s), séparant la majeure partie du mot de sa terminaison, qui le désigne comme masculin ou féminin. Les points médians sont utilisés à la place des terminaisons masculines et féminines des mots. L’Académie française est l’institution chargée de préserver la langue, a déclaré que les mots “incluant le genre” sont “nuisibles” à la pratique et à la compréhension de la langue française.

Dans la langue française, les terminaisons masculines sont généralement plus répandues dans les noms.

Le décret du ministère de l’éducation indique que l’utilisation de points médians crée une confusion lors de l’apprentissage de la langue, en particulier pour les enfants.

Anglais, différent

Le langage inclusif du genre n’emploie pas de points médians en anglais, car de nombreux substantifs ne sont pas sexués. Ce qui s’est produit dans les pays anglophones, c’est l’adoption de termes favorables aux transgenres qui occultent le sexe du corps, comme dire “personnes enceintes” (pregnant people) ou “corps qui accouchent” (birthing bodies) pour inclure les femmes qui s’identifient comme des hommes.

Analyse

Romanvie.ch partage la décision du ministre de l’éducation et espère que les différents cantons romands suivront cette règle.

Le 20 mai 20201. Sources : Christian Post. Par Xavier Gruffat

Théologie : mieux comprendre le molinisme – un possible pont entre le calvinisme et l’arminianisme pour les protestants et évangéliques

GENEVELe molinisme est une doctrine théologique, complexe, développée principalement par le jésuite Luis de Molina (1536 – 1600) sur la grâce divine et le libre-arbitre humain. Au 21ème siècle, cette doctrine influence autant le catholicisme que les mouvements évangéliques et protestants. Justement dans les milieux protestants et évangéliques, le molinisme peut être une sorte de compromis ou d’équilibre entre le calvinisme (souveraineté absolue de Dieu, prédestination) et l’arminianisme (valorisation du libre-arbitre). Au 20ème et 21ème siècle, certains grands philosophes vivants défendent le molinisme. Justement, le molinisme actuel est de plus en plus philosophique et pour certains avis critiques, notamment les calvinistes, peu théologiques.

Résumé – Concordia

Au cœur de la question essentielle de la controverse de la grâce, cette doctrine, aussi appelée Concordia, défend la possibilité d’une conciliation entre la liberté de l’homme et la prescience et grâce divines, comme le résume bien le site Wikipedia en français.

Connaissance moyenne de Dieu

L’idée de la connaissance moyenne de Dieu est une solution intermédiaire pour expliquer d’un côté la souveraineté totale de Dieu et de l’autre côté la liberté humaine. Pour le molinisme, Dieu sait ou connaît toutes les choses du monde mais Il n’influence pas toutes les choses. Même s’Il sait que toutes les choses vont se dérouler. Autrement dit, Dieu fixe les formes de la vie et les conditions de l’action ; l’homme est libre de se conformer à ces données pour son salut et il peut y consacrer sa volonté, et cela même si Dieu sait parfaitement par avance ce qui va advenir.

Trois moments logiques et exemples

Les molinistes présentent la connaissance de Dieu dans une séquence de trois moments logiques.
– Le premier est la connaissance de Dieu des vérités nécessaires ou connaissance naturelle. Ces vérités sont indépendantes de la volonté de Dieu et sont non-contingentes. On peut aussi dire que la connaissance naturelle est la connaissance de toutes les possibilités, car Dieu est parfait. Dans le détail cette connaissance inclut toute la gamme des possibilités logiques. Il s’agit par exemple d’affirmations telles que “Tous les célibataires ne sont pas mariés” ou “X ne peut pas être A et non-A en même temps, de la même manière, au même endroit” ou “Il est possible que X obtienne.” – La seconde est appelée connaissance moyenne, comme on l’a vu ci-dessus, et elle contient l’éventail des choses possibles qui se produiraient dans certaines circonstances. On parle de connaissance moyenne car elle se situe entre la connaissance naturelle et la connaissance libre. Par exemple si la créature libre A était placée dans la circonstance B, Dieu, par le biais de sa connaissance moyenne, saurait que la créature libre A choisira librement l’option Y plutôt que l’option Z. Et si la créature libre A se trouvait dans la circonstance C, Dieu, par le biais de sa connaissance moyenne, saurait que la créature libre A choisira librement l’option Z plutôt que l’option Y.
– Le troisième type de connaissance est la connaissance libre de Dieu. Ce type de connaissance consiste en des vérités contingentes qui dépendent de la volonté de Dieu, ou des vérités que Dieu réalise, qu’il n’a pas à réaliser. Il peut s’agir par exemple d’affirmations telles que “Dieu a créé la terre” ou de quelque chose de particulier à ce monde que Dieu a actualisé. C’est ce que l’on appelle la “connaissance libre” de Dieu et elle contient l’avenir ou ce qui va arriver.
Entre la connaissance naturelle et la connaissance libre de Dieu, il y a la connaissance moyenne (ou scientia media) par laquelle Dieu sait ce que ses créatures libres feraient en toute circonstance.

Base biblique, hypothèses

Le molinisme se base notamment sur le verset biblique qu’on trouve dans Matthieu 11:23 : « Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non. Tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts, car si [conditionnel] les miracles accomplis au milieu de toi l’avaient été dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. » Jésus a notamment fait ce reproche aux villes comme Capernaüm dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce les habitants n’avaient pas changé d’attitude (lire Matthieu : 11:20). Le molinisme affirme que dans cet exemple de Matthieu 11:23, Dieu sait ce que ses créatures libres choisiraient dans des circonstances hypothétiques, à savoir que les Sodomites auraient répondu d’une manière telle que Sodome aurait encore existé à l’époque de Jésus, compte tenu de cette situation hypothétique. Matthieu 11:23 contient ce que l’on appelle communément un contrefactuel (dans le sens conditionnel) de la liberté des créatures. Mais il faut distinguer les contrefactuels de la prescience (prédestination). La Bible contient de nombreux exemples de prescience, comme dans Dt 31, 16-17, où Dieu annonce à Moïse que les Israélites abandonneront Dieu après leur sortie d’Égypte.

Molina

Le 16ème siècle a été riche pour la théologie chrétienne avec l’œuvre de Martin Luter qui commence en 1517 et un peu plus tôt aussi d’Erasmus sur le concept d’humanisme. Ce siècle a vu la naissance du protestantisme ainsi que la contre-réforme catholique.

Eloignement en tout cas en partie du calvinisme

Le molinisme s’oppose aux tenants stricts du Sola gratia, le salut par la seule grâce de Dieu, défendu par les calvinistes (réformés) ou les jansénites dans la droite ligne de Saint Augustin, peut-être le théologien qui a le plus influencé l’église chrétienne occidentale (catholique, protestante, évangélique). Pour rappel, les jansénites possèdent certains traits caractéristiques, comme la volonté de s’en tenir strictement à la doctrine de saint Augustin sur la grâce conçue comme la négation de la liberté humaine, pour faire le bien et obtenir le salut. Les Calvinistes, en français appelés aussi Réformés, sont aussi de facto très liés à la théologie de Saint Augustin et sont des adeptes de la fameuse doctrine de la prédestination (le Salut d’une personne est déjà déterminé par Dieu, de sorte qu’elle ne peut choisir autrement ou résister à la grâce de Dieu). Mais le molinisme diffère également de l’arminianisme, car il prétend que Dieu sait définitivement comment une personne réagirait au message de l’Évangile si elle était placée dans une situation particulière.

Mal vu du Pape

Le pape Clément VIII (1536-1605) se borna à interdire toute discussion ayant pour thème les théories développées par Luis de Molina.

Conclusion

Avec la doctrine moliniste, les partisans de la Connaissance moyenne considèrent qu’elle est compatible avec toutes les doctrines théologiques qui affirment que Dieu a une providence divine et que l’homme a une liberté libertaire (par exemple le calvinisme, le catholicisme, le luthéranisme), et qu’elle offre une solution potentielle aux préoccupations selon lesquelles la providence de Dieu empêche en quelque sorte l’homme d’avoir une véritable liberté dans ses choix.

Le 19 mai 2021. Source : Emissions en portugais de Vejam Só (lien YouTube ici : https://www.youtube.com/watch?v=VkBQs-LRlsA), pages Wikipedia en français et anglais sur Luis de Molina (et sa doctrine).

Mieux comprendre la Convention baptiste du Sud, la plus grande église évangélique des États-Unis

La Convention baptiste du Sud (en anglais Southern Baptist Convention) est une dénomination américaine de tradition évangélique fondée en 1845. En 2021 elle comptait aux Etats-Unis plus de 47’000 églises et environ 14,5 millions de membres, selon The Economist du 24 avril 2021. Il s’agit de la plus grande dénomination évangélique du protestantisme aux États-Unis. Le siège de la dénomination est basée à Nashville, aux États-Unis.

Histoire

Comme le relève le site Wikipedia, la Convention baptiste du Sud a été fondée en 1845 à Augusta, en Géorgie, après la séparation d’avec la Triennial Convention (devenue American Baptist Churches USA) par des baptistes favorables à l’esclavage et en désaccord avec l’abolitionnisme des baptistes du Nord des États-Unis. En 2021, l’objectif de la Convention baptiste du Sud par sa direction est de “réparer les plaies du racisme” (“heal the wound of racism”), comme l’expliquait un article publié en avril 2021 dans The Economist.

Coutumes

Dans cette dénomination baptiste seulement les hommes peuvent devenir pasteurs et prêcher, les femmes peuvent enseigner (teach) mais pas prêcher (preach).

Moins de membres

En 2006 la Convention baptiste du Sud comptait 16,3 millions de membres, en 2021 ce nombre était de 14, 5 millions, soit une perte de 1,8 millions de membres en une quinzaine d’années, selon The Economist.

Le 12 mai 2021. Par Xavier Gruffat. Sources : Wikipedia.org, The Economist.
Crédit photo : via WordPress

Mieux comprendre la “cancel culture” (et son danger pour la liberté d’expression)

NEW YORKA l’occasion d’un article sur l’intellectuel conservateur canadien Jordan Peterson, le grand journal américain The Wall Street Journal a publié une définition intéressante de la “cancel culture”.

Le terme “cancel culture”, à l’époque on parlait plus de politiquement correct (en anglais political correctness), est toujours plus utilisé dans les années 2020. “Cancel culture” pour un individu signifie être mis sur une liste noire (blacklist). Dans le concept de “cancel culture”, une personne ou son influence est attaquée par une mobilisation publique ou sociale notamment sur les réseaux sociaux comme Instagram pour une offense réelle ou perçue contre l’orthodoxie progressiste. Une personne est en général “effacée” (canceled) si elle a un rôle important dans la société, notamment dans le milieu académique (universités), le monde politique, dans le monde du divertissement ou un média dit “mainstream” comme aux Etats-Unis le New York Times ou CNN.

L’article du WSJ concernant Jordan Peterson relève que ce professeur de l’Université de Toronto a écrit dans un de ses livres “Beyond Order” que les enfants s’en sortent mieux qu’ils sont élevés par deux parents qu’un seul. Peut-être qu’un jour il sera aussi “canceled”, ce qui serait dommage. Il est important dans nos sociétés occidentales libérales d’accepter des opinions différentes, y compris si elles peuvent déranger. C’est la base de la liberté d’expression.

Lire aussi : conservatisme

Le 2 mai 2021. Par Xavier Gruffat. Source principale : The Wall Street Journal

EDITORIAL – Théories de la conspiration, laisser une petite ouverte dans les rédactions

Il est évident que les théories de la conspiration peuvent être un véritable toxique pour les rédactions dans les différents médias du monde. Parfois ces théories peuvent être mortelles comme on l’a vu aux Etats-Unis début janvier 2021 dans la prise du Capitole à Washington D.C. Mais il ne faut pas non plus fermer à 100% la porte de ces théories. Pourquoi ? Certaines personnes adeptes de ces théories n’ont pas toujours torts à 100% et sont capables d’agir comme lanceurs d’alerte. Ils peuvent signaler des informations intéressantes qui devront ensuite être contrôlées par les rédactions.

A un moment t de l’histoire, il est aussi difficile de connaître la vérité. Par exemple, en pleine guerre froide le suicide au Chili Salvador Allende a été influencé par la CIA, comme tout le monde le sait désormais. Au moment des faits, les personnes qui parlaient de la CIA étaient probablement traitées de conspirationnistes. L’avenir leur a donné raison, bien sûr beaucoup de théories de la conspiration ne se sont pas confirmées par la suite.

Modestie

Cela signifie qu’un bon journaliste ou média devraient souvent plutôt faire preuve de modestie. Au lieu d’informer des vérités (selon lui) en permanence, il pourrait simplement dire, au moment des faits “nous ne pouvons pas savoir”. Cette simple posture permettra j’en suis sûr de limiter les théories de la conspiration et de retrouver un récit commun. Bref, dans une rédaction la grande porte doit provenir des agences de presse et autres communications officielles mais une toute petite porte doit aussi être maintenue, pour de temps en temps faire rentrer des théories ou news plus originales. Bien entendu, la publication finale doit être contrôlée au maximum, pour éviter de terminer devant la justice.

Le 8 avril 2021. Par Xavier Gruffat.

Vivre avec un partenaire romantique aide à rester en contact pendant la pandémie

RIVERSIDE – Deux études menées par l’Université de Californie à Riverside révèlent que le fait de vivre avec un partenaire romantique aide les gens à se sentir plus socialement connectés pendant le Covid-19. En cette période de pandémie, aucune autre dynamique sociale n’a présenté d’avantages significatifs selon le constat des chercheurs. Ainsi, les autres contacts comme la compagnie des enfants, les animaux domestiques ou le chat vidéo n’ont pas vraiment aidé. Les résultats ont été publiés le 16 février 2021 dans le journal Plos One (DOI : 10.1371/journal.pone.0245009).

« Les recherches menées avant la pandémie ont depuis longtemps montré que les partenaires sont l’un des plus puissants prédicteurs de liens sociaux et de bien-être », a déclaré Karynna Okabe-Miyamoto, chercheuse de l’UCR et co-auteur principal de l’étude. Et justement, ces recherches réalisées durant la pandémie actuelle de Covid-19 ont montré la même chose. Beaucoup de couples ont ainsi été contraints de vivre avec un partenaire dont les liens sociaux ont été réduits de manière exceptionnelle au cours des premières phases de la pandémie. En avril 2020, de nombreux lieux de travail et magasins avaient été fermés et des mesures de distanciation sociale avaient été mises en place. L’existence sociale de nombreuses personnes a été reléguée aux quatre murs de leurs maisons, et leurs familles sont devenues leurs seuls liens sociaux.

L’efficacité de la distanciation sociale pour réduire la transmission du virus avait été établie avant même le Covid-19. Les chercheurs étaient curieux de savoir comment protéger la santé psychologique lorsque de telles mesures sont en place.

Vivre avec un partenaire romantique aide à rester en contact pendant la pandémie

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Amélioration du lien social

La première étude a été menée au Canada et a porté sur 548 étudiants de premier cycle. La seconde a été menée aux États-Unis et au Royaume-Uni et a inclus 336 participants.

Dans ces études, les participants ont fait état de leur perception des liens sociaux avant et pendant la pandémie. Il leur a été demandé d’évaluer des déclarations telles que « Je me sens proche et connecté avec d’autres personnes qui sont importantes pour moi » et « Les gens sont autour de moi, mais pas avec moi ». On leur a également demandé de déclarer leur adhésion à la distanciation sociale et s’ils se déplacent en dehors de leur domicile pour le travail.

En examinant les participants avant et pendant la pandémie, les auteurs ont écrit que les personnes vivant avec un partenaire romantique étaient plus susceptibles d’améliorer leur lien social après des mesures de distanciation sociale.

Mais la taille du ménage pendant la pandémie n’a guère eu d’incidence sur le sentiment de lien social. Le fait d’être en compagnie de ses enfants ou de ses animaux domestiques n’a pas non plus eu d’influence. Le fait de travailler en dehors de la maison n’a pas aidé les gens à se sentir socialement connectés, pas plus que les appels vidéo avec les amis et la famille.

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Un plus grand sentiment de bien-être et de connexion

« Vivre avec un partenaire – mais pas avec combien de personnes ou avec qui on vit – semble avoir été bénéfique en ces temps incertains et sans précédent », écrivent les auteurs.

Les chercheurs ont expliqué que cette conclusion est conforme aux recherches antérieures qui affirment que les relations amoureuses conduisent à un plus grand sentiment de bien-être et de connexion. « En partie », précisent-ils cependant, « parce que les personnes plus heureuses ont plus de chances de trouver un partenaire ».

Les chercheurs affirment, par ailleurs, que les décideurs politiques devraient envisager des mesures qui accordent la priorité au maintien du lien social, en tenant compte du risque de transmission.

Le 24 février 2020. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2020 Pixabay

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EDITORIAL – Science (ex. vaccination) et religion, deux mondes bien différents

SAO PAULO – Le plus célèbre des sociologues au monde, l’Allemand Max Weber, expliquait dans un livre que science et politique ne se mélangeaient pas bien. Pour résumer les politiciens devant presque toujours mentir pour diriger un pays ou territoire (résumé ici), ce qui est bien sûr un aspect toxique pour les scientifiques à la recherche d’une (certaine) vérité. On peut aussi affirmer que science et religion ne vont pas bien ensemble, car ce sont deux systèmes de pensée très différents mais peut-être pas comme vous le pensez, c’est plutôt la science qui a faux.

Réforme protestante

EDITORIAL – Science (ex. vaccination) et religion, deux mondes bien différentsPremièrement, il ne s’agit pas de critiquer la religion, comme Chrétien je considère la religion fondamentale pour toute société, tout comme peut l’être la philosophie pour certains. La religion amène des réponses comme une éventuelle vie après la mort. En fait cet essai est plus une critique contre les scientifiques, politiciens et journalistes qui essaient de faire de la science une religion, surtout en temps de Covid-19. Si on reste un moment sur la religion chrétienne pendant ces deux derniers millénaires il y a eu beaucoup de conflits de dogmes ou de doctrines. Par exemple le plus grand réformateur de l’histoire Martin Luther a fortement critiqué la doctrine catholique de l’époque au 16ème siècle des indulgences (pour résumer il était possible d’acheter des années à l’Eglise pour diminuer le nombre de temps resté au purgatoire). L’église catholique a quelques années après Luther dans sa Contre-Réforme abandonné le concept des indulgences, ayant au passage permis de financer la basilique Saint Pierre au Vatican. Suite aux réflexions théologiques du moine Luther, il s’en est suivi l’apparition des églises protestantes et évangéliques en Europe puis dans les Amériques. Des guerres ont bien sûr éclaté comme en Allemagne (à l’époque le Saint Empire Romain Germanique) avec la Guerre de 30 ans. Bien sûr à cette époque, politique et religion étaient mélangées avec des intérêts croisés. On le voit, des conflits de doctrines peuvent mener à de terribles violences.

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Science

Mais revenons à la science. L’erreur pour les scientifiques et les journalistes généralistes qui accompagnent par exemple la pandémie de Covid-19 est justement de baser trop leurs réflexions sur une logique religieuse ou dogmatique, voire politique (ex. gauche-droite). On le voit avec la vaccination, il y a actuellement comme un dogme imposé par la plupart des scientifiques, médias et politiciens. Ce dogme 100% favorable à la vaccination n’est pas forcément faux, la plupart des études montrent actuellement que la vaccination est sûre et devrait nous permettre de sortir de cette pandémie en tout cas en grande partie. Mais il est important d’écouter les scientifiques plus critiques comme par exemple sur la vaccination, certains pensent par exemple que vacciner pendant une pandémie n’est pas une bonne idée à cause du risque d’augmentation du nombre de variants. En 1999 l’église catholique a reconnu à l’église luthérienne allemande le “salut par la foi” et non pas par la foi et les œuvres. Luther a été reconnu par son grand ennemi presque 500 ans après sa réforme. C’est le risque d’une vision très dogmatique, on peut très vite se tromper.

Comment travaille la science ? Quelle vérité ?

La science travaille avec des vérités provisoires qui peuvent et sont souvent contestées par de nouvelles études. La science ou plutôt les scientifiques essaient ensuite d’arriver à consensus, comme sur la vaccination ou le réchauffement climatique. Il est important que les journalistes expliquent cela au grand public, la machinerie derrière la science.
Une vérité d’un jour en science n’est plus forcément celle de demain. Les théories de Newton ont été remises en causes par Einstein. Darwin ignorait l’existence de la génétique. La théorie du médecin grec Hippocrate sur les humeurs étaient fausses. Les exemples d’erreurs sont très nombreux. Autrement dit, la science est très imparfaite surtout dans le domaine médicale à cause de très nombreuses études médiocres et fausses. Certains scientifiques comme John Ioanidis de la célèbre université de Stanford aux Etats-Unis estime que la majorité des études médicales ne méritent aucun crédit. Bref la science évolue très rapidement, trop vite, on se rappelle la polémique sur les masques contre la Covid-19 en 2020.

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Inconscient collectif

Souvent on entend le grand public critiquer la science ou la médecine : “Un jour vous dites cela, l’autre le contraire, puis cela…”. Un peu comme si le prêtre catholique un mois pensait que le mariage était un sacrement puis un autre mois plus (comme le pense les protestants).
Dans une analyse psychanalytique, on peut s’interroger aussi si des siècles de christianisme en Europe n’ont pas généré des réflexes dogmatiques y compris lorsqu’on parle de science. Les gens en général veulent des vérités établies et pas provisoires ou changeantes. La religion travaille sur des dogmes ou vérités au temps long, alors que la science travaille sur des vérités au temps (très) courts. C’est très déstabilisant pour le grand public, et on peut le comprendre.

Solutions

C’est à nous journalistes ou blogueurs scientifiques comme votre serviteur d’informer la population. La science ne doit pas copier la religion qui obéit à une autre logique de pensée. Par exemple la religion chrétienne se base sur la Bible, en tout cas pour les protestants, ce qui favorise et incite aux dogmes et doctrines, mais la science se base sur quel livre ? Aucun bien sûr, work in progress. Elle se base sur des millions d’études publiées par le passé (sur ce site BioRxiv qui référence les études pas encore publiées, dites en pre-print, sur la Covid-19, il y en a ce 21 février 2021 plus de 13’000). C’est pourquoi la science doit éviter d’être trop dogmatique mais rester modeste, ouverte sur le changement et le plus démocratique possible tout en informant la population de son rythme accéléré. Car comme la démocratie, la science est le moins mauvais système par exemple pour bien gérer la crise de la Covid-19 et mérite d’être défendue et valorisée. Amen !

Par Xavier Gruffat (pharmacien, dipl. MBA). Xavier Gruffat réside au Brésil. Il a étudié les sciences pharmaceutiques à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (ETH) en Suisse. Fondateur et éditeur du site Creapharma.ch.
Le 21 février 2021.

Un même rapport avec la consommation d’alcool améliorerait la qualité de la relation conjugale (étude)

Un couple qui a un même rapport avec la consommation d’alcool pourrait voir s’améliorer la qualité de sa relation conjugale selon une étude publiée dans The Journals of Gerontology Series B : Psychological Series (DOI : doi.org/10.1093/geronb/gbw073). Il ne s’agit pas ici de boire une grande quantité d’alcool, mais de boire ensemble de manière raisonnable.

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Une source d’entente et de compréhension mutuelle

Dans le cadre de cette étude, 2’767 couples mariés ont répondu au questionnaire. Il s’agissait principalement de couples âgés qui partagent leur vie depuis près de 30 ans en moyenne. D’après les résultats, ceux qui boivent ensemble pendant les apéros ou dans d’autres circonstances, mais qui ont un même rapport avec l’alcool ont observé une amélioration de leur vie matrimoniale avec le temps.

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Un même rapport avec la consommation d’alcool améliorerait la qualité de la relation conjugale (étude)

Selon les chercheurs, l’étude ne suggère pas aux couples de boire davantage ou de changer d’habitude, mais de comprendre de quelle manière boire ensemble peut affecter les relations. Il est ainsi possible qu’au-delà de l’alcool, c’est plutôt le fait de partager un même loisir ou de passer du temps ensemble pour mieux s’entendre et se comprendre qui rend le couple plus heureux. Qu’il s’agisse donc de boire ensemble ou de consacrer du temps pour être à deux, cela aura une corrélation avec votre vie matrimoniale.

Le 29 janvier 2021. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2021 Pixabay

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Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

L’OFS met à jour les résultats du relevé structurel chaque année. Cette enquête par échantillonnage fournit des informations sur un large éventail de thèmes. En voici quelques résultats:

Le groupe des personnes sans appartenance religieuse représentait 29% de la population de 15 ans et plus en 2019, contre seulement 11% en l’an 2000. Il s’agit du deuxième groupe après celui des catholiques romains. Ce dernier représentait un tiers (34%) de la population résidante permanente de 15 ans et plus en 2019 (42% en 2000). Les évangéliques réformés représentent 23% (34% en 2000).

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Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

Suisse : étude sur les religions en 2019 (OFS)

Le 26 janvier 2021 – Photo illustration : © 2021 Pixabay – Source : OFS. Plus d’infos : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home.gnpdetail.2021-0098.html.