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EDITORIAL : La Suisse, un pays “Janteloven” – Et Federer ?

Article exclusif sur Romanvie.ch

MONTREUX Sur certains aspects, la Suisse ressemble aux pays nordiques et notamment le Danemark. C’est en particulier le cas par rapport aux différences de revenu entre les différentes classes sociales, autrement dit la Suisse est bien plus proche des pays du nord de l’Europe en ce qui concerne le partage des richesses que des pays inégalitaires comme le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Inde avec de très importantes différences entre riches et pauvres. Mais un autre point commun et peu connu en Suisse est le concept “Janteloven” (en français “loi de Jante”). Ce terme provient d’un roman publié en 1933 Un fugitif recoupe ses traces écrit par Aksel Sandemose qui décrit les codes ou règles (dans son livre il mentionne 10 règles) d’une petite ville du Jutland, une région du Danemark. En 2020 toujours, le Danemark reste très influencé par la culture “Janteloven”, selon nos informations. 

Mais qu’est-ce le “Janteloven” ? Le collectif

Bien qu’il y ait plusieurs définitions, le grand spécialiste du marketing danois Martin Lindstrom définit ce concept dans l’un de ses livres comme : sentiment contraire à toute forme d’ostentation. C’est-à-dire le contraire d’une culture “bling-bling”.  Une autre définition qu’on peut lire sur la page Wikipedia à ce sujet est : “Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un de spécial !” ou “Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !”. Avec une telle vision du monde, marquée aussi par l’influence du protestantisme luthérien (et non calviniste, il faut bien le préciser en Suisse romande), ce n’est pas une surprise si la différence entre les riches et les pauvres au Danemark est faible. Autrement dit, le Danemark mais aussi d’autres pays du nord comme la Suède ou la Norvège favorisent une vision collective plutôt qu’individuelle du monde. A la différence des pays “calvinistes” comme les Etats-Unis qui mettent davantage l’accent sur l’individualisme (lire aussi Max Weber).

Suisse ?

En Suisse, on dit souvent qu’en politique on n’aime pas les têtes qui dépassent. Tout le monde se souvient de l’épisode de Monsieur Blocher au Conseil Fédéral il y a plusieurs années qui a mal fini. On peut dire que tout comme le Danemark, la Suisse est marquée par une culture de modestie dans sa sphère publique. Le fait d’avoir 7 Conseillers fédéraux et pas un Président, Premier Ministre ou Chef d’Etat unique comme probablement 99% ou plus des pays du monde est aussi intéressant. Cela dit la Suisse est probablement moins “Janteloven” que le Danemark, en particulier à cause de l’influence en Suisse du calvinisme et du catholicisme ainsi qu’une culture plus ouverte sur le monde qui dilue probablement davantage la culture que le Danemark qui semble sur certains aspects plus “fermés” sur ses valeurs. La Suisse compte aussi beaucoup de voitures de luxe (signe d’ostentation), preuve peut-être que notre pays est plus une sorte de demi-pays “Janteloven”.

Federer ?

Parfois, pour vivre beaucoup à l’étranger, on me parle de Federer et je dis pour rigoler qu’il devrait plutôt être Américain (Californien notamment) que Suisse. Car Federer est une telle star à l’échelle globale que pour nous “petits Suisses” il me semble être presque “hors sol”, nous ne sommes pas habitués à une telle tête qui dépasse. Federer semble toutefois l’avoir bien compris et en tout cas dans sa communication publique, est très ” Janteloven”- compatible. Ouf, on est sauvé !

Article mis à jour le 2 janvier 2020 (écrit à l’origine en 2017). Par Xavier Gruffat (Dipl. EPF Zurich, Dipl. MBA, Pharmacien). Sources : Wikipedia.org, Small Data: The Tiny Clues that Uncover Huge Trends, de Martin Lindstrom, 2016, The Economist, The Wall Street Journal.
Crédit photo : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

raisons d'aimer la Suisse

Pour le Pape François, l’Europe n’est plus (vraiment) chrétienne

ROMEL’Eglise Catholique doit changer sa façon d’évangéliser l’Europe et d’autres pays dits occidentaux, car le christianisme est très mal en point en Europe et en Occident (Amériques également). Le samedi 21 décembre 2019, le Pape François a communiqué ce message à des cadres du Vatican. Selon le Wall Street Journal, le Pape François a affirmé : “Nous avons besoin d’autres chemins, d’autres paradigmes qui peuvent nous aider à changer notre façon de penser. Nous ne sommes plus dans une société chrétienne ! *” Dans un ton encore plus alarmiste pour le christianisme le Pape explique : “Nous ne sommes plus sous un régime chrétien car la foi, en particulier en Europe, et dans beaucoup de régions de l’Occident, ne constitue plus une prémisse évidente de la vie commune. Au contraire, cette vie chrétienne est souvent niée, ridiculisée, marginalisée et ridiculisée *”.

Le Pape, en tout cas selon le Wall Street Journal, n’explique pas pour le moment le contenu de cette “nouvelle évangélisation”. Il semble que le diagnostic soit posé mais pas encore le traitement.

Eglises évangéliques, Hillsong ? – Analyse

On le sait, les églises évangéliques sont le courant du christianisme qui progresse le plus, dans tout l’Occident, de la Suisse à l’Argentine. Même si aux Etats-Unis la proportion d’évangéliques semble stagner à environ 25% depuis plusieurs années. A la différence de l’Eglise catholique américaine qui chute en terme de fidèles, l’hémorragie est stabilisée pour les évangéliques. Le Pape François ira donc peut-être chercher un jour de l’inspiration du côté de Sydney et de la plus emblématique église évangélique globalisée en tout cas pour attirer les jeunes : Hillsong. Mais au fond dans une vision chrétienne du monde, c’est toujours et seulement Dieu qui est souverain, les dénominations passent mais le message du Christ est resté, reste et restera éternel. Joyeux Noël !

Le 23 décembre 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch). Sources : The Wall Street Journal, The Pew
*Traduction libre de Xavier Gruffat.

Couple : comment passer avec succès l’épreuve des fêtes de fin d’année ?

La fin de l’année est marquée par différentes célébrations pendant lesquelles les couples doivent souvent faire preuve d’une grande souplesse pour éviter les tensions, la fatigue et le stress afin de profiter pleinement de ce moment passé en famille. Malgré les nombreuses obligations imposées par ces rituels, c’est l’occasion de se retrouver, de prendre une pause et de se ressourcer après une longue année où fatigue, gestion du foyer, défis professionnels, routine, éducation des enfants et tout un lot de responsabilités à endosser au quotidien ont pesé sur les épaules de chaque partenaire. En 365 jours, échecs, déceptions, succès et réussites peuvent se succéder et il faut nécessairement un moment pour refaire le plein d’énergie.

Couple : comment passer avec succès l’épreuve des fêtes de fin d’année ?Malgré le stress de devoir faire le bonheur de deux familles, de choisir les bons cadeaux, de préparer les fêtes, accueillir des invités ou gérer le budget, une chose est sûre, vous n’êtes pas seul(e). Traversez à deux les épreuves, partagez à deux les moments forts de cette période de l’année, prenez soin de l’autre et faites comprendre à nouveau à votre partenaire toute la tendresse et l’amour que vous éprouvez pour lui ou pour elle. Noël est un moment exceptionnel de pardon, chassez tous vos ressentiments et retrouvez la joie d’être à deux pour marcher dans le chemin de la vie avec une toute nouvelle vigueur !

Faites des compromis

Il est clairement difficile de satisfaire toutes les familles et proches, mais il appartient au couple de trouver l’équilibre. Discutez à l’avance – et il n’est pas encore trop tard ! – de votre organisation. Avec qui vous allez passer Noël ? Et le réveillon ? La solution classique pour éviter de faire des jaloux est d’alterner les moments importants entre les deux familles. Vous pourrez ensuite intervertir l’année suivante ou trouver un autre compromis selon vos expériences. Pendant les moments de retrouvailles, le passé peut ressurgir, des tensions peuvent apparaître, mais essayez autant que possible de vous éloigner de toute source de discorde et d’ennui pour mieux profiter des autres membres de votre famille et ainsi des fêtes. Si besoin, n’hésitez pas à partir de temps en temps en famille vers des destinations lointaines, cela ne peut qu’être bénéfique pour votre couple et vos enfants.

Couple : comment passer avec succès l’épreuve des fêtes de fin d’année ?

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Jouez la carte de l’originalité

Et si les fêtes de fin d’année étaient l’occasion de libérer votre créativité ? Accompagnez votre cadeau de Noël d’un petit poème, d’un petit dessin ou de quelque chose d’original qui vous permet de rappeler à votre tendre moitié à quel point vous l’aimez. Ce petit geste aura un grand impact en cette période où la rencontre avec la belle famille peut parfois s’avérer difficile et faire ressurgir un peu de tension.

Évadez-vous un moment

Si vous devez passer toutes les fêtes avec vos familles respectives, n’hésitez surtout pas à programmer un moment qui vous est dédié. Amusez-vous ensemble, sortez et réservez-vous un moment d’évasion à deux. Préparez à l’avance la garde des enfants et essayez de vous libérer de tout stress pour mieux profiter de cette pause détente en couple. Établissez ensemble un programme qui vous plaît ou choisissez une sortie pendant laquelle vous n’aurez d’yeux que pour votre époux(se).

Préparez votre liste de cadeaux à l’avance

Pour éviter tout stress et tout oubli, imposez-vous un moment pour réfléchir aux cadeaux de Noël. Établir une liste vous permet de chercher avec plus de sérénité les différents présents que vous allez offrir. Vous pouvez aussi vous départager les tâches ou faire les courses ensemble selon ce qui vous convient le mieux. Et surtout, n’oubliez pas de prévoir un cadeau pour votre femme ou votre mari. Avec les années, nous sommes parfois tentés de se dire que cela demande des efforts en plus et que l’on peut prouver notre amour au quotidien sans suivre les rituels. Convenir de ne pas s’offrir de cadeau n’est pas une bonne idée, pensez à l’avance à ce que vous pourriez offrir à votre conjoint(e), car la joie de la surprise et de la découverte du cadeau de Noël fait partie de ces petits bonheurs qui entretiennent l’amour. L’essentiel n’est pas d’offrir quelque chose d’onéreux, mais de lui faire comprendre que vous êtes attentif/ve à ce dont il/elle a besoin lors du choix de votre présent.

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Offrez-vous un temps de repos

Bien qu’il y ait toujours beaucoup de choses à faire entre les préparatifs, accordez-vous chacun un temps de repos. Vous pouvez par exemple prendre une ou deux heures pour lire ou faire autre chose qui vous plaît. De même, offrez à votre partenaire ce moment de répit pour qu’il puisse se ressourcer un peu. Bien évidemment, si vous préférez rester ensemble, c’est encore mieux, mais parfois laisser un peu d’espace à l’autre est particulièrement bénéfique pour mieux se retrouver ensuite.

Préparez un budget

Question souvent délicate et épineuse, le budget mérite pourtant que vous y accordiez tout le temps nécessaire. Mettez-vous d’accord sur les différents postes de dépenses et soyez prêt(e) à faire des concessions pour la réussite de vos projets de fêtes. Les frais peuvent très facilement dépasser votre budget si vous n’y faites pas attention et le risque de dispute est très élevé concernant ce point, donc autant prendre toutes les précautions nécessaires bien avant les fêtes.

Partagez vos différences culturelles

Les rituels ne sont pas toujours les mêmes dans toutes les familles et dans tous les pays. Profitez de ces différences pour vivre des moments inédits avec votre conjoint(e) et sa famille. N’hésitez pas à profiter de ces moments passés ensemble pour apprendre et intégrer de nouvelles traditions dans votre célébration des fêtes. Vous enfants pourront ainsi s’enrichir de cette différence et mieux assimiler les coutumes de leurs parents, même si les traditions ne sont pas les mêmes.

Le 17 décembre 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2019 Pixabay

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Les maladies cardiovasculaires et le cancer demeurent les principales causes de décès en Suisse

NEUCHÂTEL66 971 personnes sont décédées en Suisse en 2017, soit 3% de plus que l’année précédente. Les principales causes de décès sont les maladies cardiovasculaires (31,4% des décès) et le cancer (25,8% des décès). Les autres principales causes représentent chacune moins de 10% des décès: démence 9,8%, maladies de l’appareil respiratoire 6,9%, causes extérieures (accidents, suicides et autres 5,6%). La part relative des différentes causes de décès n’a pratiquement pas changé par rapport à l’année précédente. Tels sont les derniers résultats de la statistique des causes de décès de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les maladies cardiovasculaires et le cancer demeurent les principales causes de décès en SuisseLa mortalité, ou plus précisément la probabilité de mourir à un âge donné, est étroitement liée à l’âge. Ce fait, joint à la structure d’âge de la population, explique que 61% des personnes décédées en 2017 avaient plus de 80 ans; 26% étaient âgées de 65 à 79 ans; 1,3% étaient des jeunes adultes de 20 à 39 ans, 0,3% étaient des enfants ou des adolescents (de 1 à 19 ans).
Chez les nouveau-nés, la première cause de décès réside dans les maladies congénitales. Ensuite, les principales causes sont les accidents et les suicides chez les personnes de 16 à 40 ans, le cancer chez les personnes de 40 à 80 ans, et les maladies cardiovasculaires à partir de 80 ans.

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Forte épidémie de grippe au début de 2017

La mortalité a augmenté d’environ 2000 décès entre 2016 et 2017 (+3%). Au cours de la présente décennie, on observe une hausse de la mortalité de 500 à 800 décès par an. En effet, les personnes nées dans les premières années de forte natalité d’après-guerre ont désormais atteint leur espérance de vie moyenne.

A cela s’est ajouté en 2017 une vague de grippe qui a causé, les six premières semaines de l’année, chez les personnes de 65 ans et plus, près de 1500 décès supplémentaires par rapport aux chiffres normalement attendus à cette époque de l’année. Mais comme, au cours des 40 semaines suivantes, la mortalité dans ce groupe d’âge a été inférieure à la normale, la hausse générale de la mortalité en 2017 ne peut pas être attribuée uniquement à la grippe.

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L’espérance de vie augmente plus fortement chez les hommes que chez les femmes

La hausse de la mortalité est liée à la hausse du nombre de personnes âgées dans la population. Mais comme la population dans son ensemble est en meilleure santé, les taux de mortalité spécifiques – c’est-à-dire le risque de mourir à un âge donné – sont en recul depuis vingt ans. Ce recul s’observe dans tous les groupes d’âge, mais surtout chez les personnes de 1 à 49 ans.

L’espérance de vie était en 2017 de 81,4 ans chez les hommes et de 85,4 ans chez les femmes. Elle n’a pratiquement pas changé par rapport à l’année précédente. Mais si l’on compare l’espérance de vie en 2017 avec celle de 2007, on constate qu’elle a augmenté de 2 ans chez les hommes et de 1,2 ans chez les femmes.

Légère augmentation du nombre de suicides et de suicides assistés

773 hommes et 270 femmes ont mis fin à leurs jours en 2017, soit 26 personnes de plus que l’année précédente. Un suicide assisté (aide au décès) a été constaté chez 413 hommes et 596 femmes, ce qui fait 81 personnes de plus qu’en 2016.

Le 16 décembre 2019. Source : communiqué de presse de l’OFS – Photo illustration : Adobe Stock

EDITORIAL – Grève en France, le danger d’avoir trop de fonctionnaires

GENÈVE Vu de Suisse où je réside ou du Brésil où je me trouve plusieurs mois dans l’année, ou même d’Allemagne où je suis quelques jours en ce 10 décembre 2019, ces grèves en France font mal à voir, me font comme Français (j’ai la double nationalité) souffrir. La France n’est statistiquement pas un pays si médiocre qu’on le pense parfois – nombre élevé de Prix Nobel, qualité de l’école publique, santé de qualité – mais la Grande Nation comme l’appelle parfois les Allemands comptent trop de fonctionnaires (fonctionnaires publiques comme disent les Brésiliens) par rapport à son PIB. On estime qu’en France, plus de 50% du PIB est absorbé par l’état, que cela soit par le payement des fonctionnaires, de la Sécurité sociale, des retraites ou de la dette.

Maximum 30% du PIB

Et on le voit, quand un pays donne tellement d’importance aux fonctionnaires dans son économie, il est évident que dès qu’on touche à certains privilèges (au passage et pour être honnête je ne connais pas assez bien le système français pour savoir si toutes les recommandations des grévistes font sens) le pays s’écroule, car le poids du public devient si important qu’il peut prendre le pays en otage. Il me semble qu’avoir maximum 30% du PIB dédié à l’état serait beaucoup plus sage pour la France, ce qu’on trouve dans des pays comme les Etats-Unis et il me semble la Suisse. Pour la Suisse je n’ai pas les chiffres exacts provenant notamment de The Economist, mais c’est évident qu’en Suisse les dépenses de l’état sont inférieures à la France en terme de pourcentage du PIB (probablement autour de 40% ou même moins). Je précise que je ne suis bien sûr pas contre les fonctionnaires, ma Maman était une fonctionnaire (actuellement retraitée) dans le Canton de Vaud. Je défends ici plutôt une proportion juste entre le public et le privé. Battons-nous en Suisse par exemple pour ne jamais dépasser 40% du PIB consacré à l’état et à ses dépenses, pourquoi ne pas l’ancrer dans la Constitution suisse.

Vive la Suisse !

La Suisse avec sa démocratie directe permet aussi d’éviter des grèves qui mobilisent tout le pays. Le Président Emmanuel Macron pourrait s’inspirer en prévoyant plus de référendum pour limiter ces grèves qui perturbent grandement la France et son image à l’international. Qui aimerait encore investir en France malgré un nombre élevé de Prix Nobel rapporté à sa population (68 millions d’habitants ou moins d’un pour cent de la population mondiale) ? L’avenir le dira, mais cette grève est absolument destructrice en terme d’image.

Le 10 décembre 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

EDITORIAL – Quand Forum de la RTS glisse sur la gauche, ex. de Bolsonaro

LAUSANNE – SAO PAULO L’émission Forum de la RTS diffusée chaque soir à 18h00 pendant 1 h commence à dangereusement glisser sur la gauche. Place énorme à l’écologie, hors par exemple le jeudi 28 novembre 2019 il faisait 15 degrés le soir à Sao Paulo au Brésil à quelques jours ou semaines de l’été, bizarre… Regardez sur une carte où se trouve Sao Paulo. Peut-être avant de parler de réchauffement climatique avec une certitude absolue, il faudrait parler de changement climatique. Et aussi quand on parle d’écologie ce serait bien de citer les études avec références DOI. Soyons sérieux et comme moi, comme scientifique de l’EPFZ, j’aime bien toujours avoir une source pour vérifier.

Bolsonaro

Ce qui est dangereux aussi avec l’émission de Forum est l’interview d’intervenants qualifiant Bolsonaro d’extrême droite. Est-ce que Trump ou Blocher sont qualifiés d’extrême droite ? Il me semble que non. Ce serait bien que le rédacteur en chef de Forum (qui c’est d’ailleurs ?) explique quand un politicien est d’extrême droite et quand il ne l’est pas. Je rappelle ici que sur environ 210 millions de Brésiliens où le vote est obligatoire (pas comme en Suisse ou au 2ème tour du sénat on arrive à moins de 40% comme à Fribourg), plus de 100 millions ont voté et à environ 60% pour Bolsonaro. On ne peut donc pas en une interview le critiquer et le qualifier presque de “nazi”. Pour moi Forum commence à faire du mauvais journalisme. Ecoutez Forum du 20 novembre 2019 et l’intervention de la personne (Antoine Acker) hostile à Bolsonaro. Il faut aussi rappeler que Lula est condamné par la justice brésilienne à plusieurs reprises, d’autres gauches comme la gauche d’Uruguay est presque irréprochable, donc ici ce n’est pas un combat gauche – droite mais plus une analyse complexe du Brésil. Un journaliste ne doit pas tomber dans un piège de la stigmatisation facile.

Echo der Zeit

Je préfère ces temps écouter Echo der Zeit de la SRF et l’équivalent de Forum, 20 minutes plus court, et plus équilibré. Ce sont des journalistes professionnels qui parlent en général et pas des intervenants “franco-français de gauche athée” que Forum nous sort. Mais vraiment vous le rédacteur en chef de Forum, où vous nous trouvez ces spécimens ? On les dirait tous sortis de Science Po Paris avec des parents athées qui lisent Libé voire Le Monde. Et personne ne lit Le Figaro ou The Wall Street Journal voire The Economist ? Un peu d’équilibre SVP !

Bref, vive la Suisse allemande, qui souvent sauve la Suisse romande de sa médiocrité, ici journalistique. Mais si le rédacteur en chef de Forum veut m’inviter boire un café si possible brésilien 🙂 à Lausanne, j’irai volontiers. Il saura où me trouver. A la fin on veut tous en Suisse des médias équilibrés.

Le 29 novembre 2019. V1.2 (corrigé à 23h33). Par Xavier Gruffat. XG est un intellectuel conservateur suisse, il vit entre la Suisse, le Brésil, les Etats-Unis et la France.

PS1 : merci quand même à la Suisse (je suis citoyen suisse) et à sa liberté d’expression. Mais elle va dans les deux sens. Les conservateurs ont aussi le droit de réponse comme ici. En l’occurrence à M. Antoine Acker, est-ce qu’il lit les journaux brésiliens depuis 10 ans comme moi et presque tous les jours, ex. la Folha de S.Paulo ?
PS2 : j’ai dépensé 28 francs de ma fortune pour faire de la publicité sur Facebook pour cette news.
PS3 : merci à Facebook Inc., enfin je crois, de m’autoriser ce droit de réponse.

Couple : manger ensemble rendrait plus heureux

Il existe de nombreuses recettes du couple heureux et ce n’est pas les théories qui manquent, mais saviez-vous qu’il suffirait peut-être d’un petit rituel à adopter au quotidien pour voir monter le baromètre de votre bonheur ?

Une occasion de mieux apprécier le repas

Si la routine et les différentes responsabilités qui pèsent sur votre épaule vous ont fait oublier de prendre le temps de manger le plus souvent ensemble, il est temps de revoir vos habitudes. Une étude menée à l’Université de Lincoln (Royaume-Uni) en mai 2019 montre que les couples qui mangent ensemble ont plus d’opportunité de mieux apprécier leur repas et d’être heureux dans leur relation. Bien évidemment, les chercheurs précisent cependant qu’il n’y a pas de lien de causalité confirmé et que l’on ne sait pas exactement si c’est le fait d’aimer manger ensemble qui contribue au bonheur ou si au contraire c’est parce que ces couples sont heureux qu’ils mangent ensemble. Ce qui est sûr compte tenu des résultats c’est que ceux qui mangent ensemble déclarent être heureux et ceux qui sont moyennement heureux sont ceux qui mangent le moins ensemble.

Couple : manger ensemble rendrait plus heureux

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Plus de communication

Certaines habitudes nouvelles, mais qui n’étonnent plus, semblent désormais s’inscrire dans notre société moderne. Il est ainsi fréquent de voir des couples entrer dans des restaurants pour manger ensemble et qui pourtant restent chacun les yeux rivés sur leur téléphone sans qu’il y ait la moindre discussion. S’asseoir à la même table offre aux couples l’opportunité d’accorder du temps à son partenaire et de communiquer. Il convient ainsi de ranger votre téléphone et d’éviter de le mettre sur la table pour mieux vous concentrer sur ce moment privilégié de partage.

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Une expérience qui rapproche

Choisir un restaurant ou se mettre d’accord sur les plats pourrait sembler être une évidence, mais les désaccords ne sont toutefois pas rares. Prendre l’habitude de décider ensemble malgré l’envie et les préférences de chacun constitue un bon exercice pour faire des concessions et trouver ce qui est mieux pour le couple. Cette expérience rapproche également et renforce la complicité. Se salir ou avoir des taches devient une situation amusante et qui fait rire lorsqu’on est avec quelqu’un qui nous est proche. De même, le fait de ne plus vous soucier de la façon dont vous mangez devant votre tendre moitié montre que vous vous sentez bien et épanoui avec lui ou avec elle, autant de petites choses qui vont contribuer à vous rendre plus heureux !

Le 29 novembre 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2019 Pixabay

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EDITORIAL – Créons un impôt simple unifié en Suisse pour les petites entreprises

EXCLUSIF SUR ROMANVIE.CH

GENÈVE – SAO PAULOEn Suisse, être un petit entrepreneur n’est pas très intéressant financièrement. Si on crée une Sàrl, on doit payer des impôts sur la TVA (si chiffre d’affaires supérieur à 100’000 francs par année), payer un impôt sur le bénéfice de l’entreprise (environ 15% selon la nouvelle loi avec des variations cantonales), payer un impôt sur le salaire que la Sàrl paye au propriétaire, payer de l’AVS et le 2ème pilier. Beaucoup de travail pour à la fin un salaire plutôt mince quand on a tout payé. Certains pays comme le Brésil (surtout), l’Italie et la Hongrie ont développé des systèmes très intéressants pour favoriser les petites entreprises.

Brésil, pays des petites entreprises

Au Brésil ce système à succès s’appelle le Simples Nacional. En 2019, il y avait au Brésil 14,3 millions d’entreprises sous le régime du Simples Nacional. Ces 14,3 millions d’entreprises sous le régime du Simples ont généré environ 300 milliards de Reais d’impôts en 2018 (21% des rentrées fiscales) – environ 71 milliards de francs suisses au cours du 24 novembre 2019, selon la Folha de S.Paulo. Le manque à gagner de cette niche fiscale pour l’état brésilien s’élèverait à environ 87 milliards de Reais, ce qui soulève parfois des critiques de chercheurs sur le sujet. La plupart des spécialistes ne remettent pas en cause ce système du Simples mais certains aimeraient abaisser le seuil du chiffre d’affaires (actuellement jusqu’à 1,2 millions de dollars par année au cours du 25 novembre 2019 pour rentrer dans ce système fiscal, lire davantage ci-dessous).

Grande différence, exemple pratique

Si on prend le canton de Vaud, un entrepreneur célibataire qui a une Sàrl et se met un salaire net de 7000 francs par mois (le brute, l’argent sorti par l’entreprise pour payer l’AVS et le 2ème pilier peut être de 10’0000 francs) paye environ 1300 francs d’impôt sur le revenu, ou 18% du salaire net. Au Brésil, ce même entrepreneur par le système de Simples Nacional ne paye que 6%. Mais en fait en Suisse, l’entrepreneur qui aurait un chiffre d’affaires de plus de 100’000 francs par année comme il doit payer les 7,7% de TVA sur le chiffre d’affaires plus encore l’impôt sur le bénéfice de la Sàrl arrive à bien plus que 18% d’impôt, probablement presque 30%. Avec le Brésil, on a une différence d’impôts à payer d’un facteur 5.

Comment le Simples Nacional fonctionne ? Seulement 6% d’impôts

Si par exemple vous aimeriez ouvrir votre petit restaurant à Genève, avec le système du Simples Nacional s’il était appliqué en Suisse vous pourriez créer une entreprise (micro-entreprise) avec votre nom comme par exemple Xavier Gruffat M.E. (votre serviteur). Si votre entreprise ne fait pas plus de 1,2 million de USD de chiffre d’affaires par année, plus ou moins autant en francs suisses, (ou 4,8 millions de Reais), vous payez des impôts au niveau communal, cantonal et fédéral de seulement 6% (quelques variations en fonction du secteur/industrie) sur le chiffre d’affaires. Au Brésil il n’y a pas de TVA dans la même logique que la Suisse, donc le petit patron est gagnant sur presque toute la ligne. La Hongrie a aussi un tel système avec une limite du chiffre d’affaires annuel de 1,77 millions de USD (en tout cas en 2019) mais avec une part d’impôts qui s’élève à plus que les 6% au Brésil. Autrement dit, aucun pays au monde ne favorise autant les petites entreprises en 2019 que le Brésil. En Italie un tel système existe aussi mais avec une limite du chiffre d’affaires annuel à seulement environ 40’000 euros, si on en croit un article de la Folha de S.Paulo qui publiait un article à ce sujet le 24 novembre 2019. Au Mexique la limite annuelle pour l’équivalent du Simples Nacional est de 105 mille dollars, de 75 mille dollars en Afrique du Sud ou encore de 30 mille dollars en Turquie.

A appliquer en Suisse !

Je milite pour qu’un tel système soit également appliqué en Suisse, afin de favoriser la création de petites entreprises. J’espère que certains politiciens, notamment des partis du centre (PDC, PEV, PBD, Verts Libéraux), vont essayer d’implémenter ce système. Les deux grands partis de la droite, PLR et UDC, en général préfèrent défendre les grandes sociétés plutôt que les PME et surtout les petites entreprises. Pour les deux grands partis de gauche, Les Socialistes et Les Verts, il est dur de connaître leur position, comme ils sont souvent proches des fonctionnaires que du secteur privé. Le capitalisme fonctionne bien s’il y a un bon équilibre entre les grandes entreprises, les moyennes et les petites. Actuellement le système suisse favorise surtout les employés, les fonctionnaires et les grandes entreprises mais n’est pas favorable aux nombreux petits patrons. Battons-nous pour un Simple National unifié en Suisse !

Le 24 novembre 2019 (mis à jour le 25 novembre 2019). Par Xavier Gruffat (source primaire : Folha de S.Paulo).

EDITORIAL – Et si on créait des charter schools en Suisse ?

GENÈVE Au lieu d’importer certains bêtises des Etats-Unis comme le Black Friday, d’autres choses plus intelligentes pourraient s’avérer intéressantes. Par exemple imaginer créer en Suisse des charter schools semble être une bonne idée. Une charter school est une école qui reçoit un financement gouvernemental (de l’état) mais qui fonctionne indépendamment du système scolaire public établi dans lequel elle est située. Ces écoles bénéficiant d’une très large autonomie dans l’enseignement et dans les programmes scolaires avec un financement public. Il faut savoir qu’il existe toutefois d’importantes différences entre les états américains, avec parfois des déductions fiscales très avantageuses pour les parents. Un enfant et sa famille ont toujours le choix de rejoindre une charter school, à la différence d’une école publique classique. D’ailleurs en anglais on parle aussi de choice school (école du choix) pour les caractériser.

Etats-Unis – 6% des enfants de l’école publique

Les charters schools, comme le relève le Wall Street Journal le 20 novembre 2019, sont des écoles publiques et pas des écoles privées, qui existent bien sûr aussi aux Etats-Unis. Elles opèrent de façon indépendante des écoles publiques situées dans un district scolaire. Les charters schools ont plus de liberté à choisir le programme scolaire et peuvent choisir les enseignants. Selon le WSJ, si une charter school échoue dans sa mission, c’est-à-dire que les élèves ont en comparaison de mauvais résultats, elle ferme. Des millions d’enfants se trouvent actuellement dans des charters schools aux Etats-Unis, deux tiers ne sont pas blancs, toujours selon le WSJ. Selon une étude, il existait en 2017 aux Etats-Unis environ 6900 charter schools dans 42 états et le District of Colombia (Washington D.C.), cela représentait 3,1 millions d’enfants. En 2017, un article de Reuters estimait que parmi tous les enfants scolarisés dans l’école publique, environ 6% des enfants l’étaient dans une charter school. En général une charter school reçoit un montant fixe par élève.

Exemple à Genève

Imaginons un couple qui habite aux Eaux-Vives et a deux enfants. L’un va dans le public et s’en sort bien, l’autre a plus de peine et pourrait profiter d’une alternative au système mainstream. Le problème est que si on réfléchit bien, l’école publique genevoise (et idem dans tous les autres cantons suisses) est un monopole. Un peu comme s’il existait que la Migros, et pas la Coop ou Aldi. Avec une charter school aux Eaux-Vives les familles auront plus de choix. Bien sûr pour que cela fonctionne, cette même famille devrait profiter d’une grande déduction fiscale (un voucher) pour pouvoir payer cette charter school. Car sinon, ce n’est rien d’autre qu’une école privée.

Politique

Si l’idée vous plaît, faites pression sur les politiciens, probablement de droite (PLR, PDC, UDC) pour lancer une telle alternative crédible à l’école publique. La gauche, si on en croit en tout cas les Démocrates américains comme la candidate aux élections de 2020 Elizabeth Warren, n’est pas très fan. Les défenseurs des écoles publiques affirment que les charter schools sont conçues pour concurrencer les écoles publiques. Mme Warren considère que cela appauvrit l’école publique et aimerait interdire l’ouverture de nouvelles charter schools si elle est élue, comme l’informe le Wall Street Journal le 20 novembre 2019. Il y a aussi un problème avec les syndicats d’enseignants du public qui semble influencer Mme Warren. Ces syndicats votent en général en majorité pour le parti Démocrate, et pas le GOP. Environ 90% ou plus des enseignants des charters schools n’ont pas de syndicat, dans le public ce chiffre est bien sûr beaucoup plus bas.

Mais au fond, mettre un peu de concurrence dans l’école publique ne ferait pas de mal. Surtout que certaines études sérieuses montrent qu’en général ces écoles charter fonctionnent bien (voir ici certaines études, méta-analyses notamment).

Le 20 novembre 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Wikipedia.org, The Wall Street Journal, Reuters

BRICS, 5 hommes (et pas femmes) au pouvoir

BRASILIA Les cinq pays du BRICS se réunissaient cette semaine à Brasilia, capitale du Brésil, depuis 2011 ces pays parfois dits aussi émergents (le terme a un peu vieilli) se réunissent en sommes annuels. Pour rappel BRICS est un acronyme en anglais pour désigner un groupe de cinq pays : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud (en anglais : Brazil, Russia, India, China, South Africa).

Ce qui est intéressant de noter, à l’ère de la “grève des femmes” en Suisse, est que les 5 personnes au pouvoir des ces 5 grands pays (moyennement grand pour l’Afrique du Sud) sont tous des hommes. Il est vrai que le Brésil a compté une femme comme cheffe d’état il y a quelques années avec Dilma Rousseff.

Population gigantesque

Ces 5 pays (surtout Chine et Inde) ont une population gigantesque, avec 1,417 milliard (ou 1417 millions) pour la Chine, 1,296 milliard pour l’Inde (ou 1296 millions), 210 millions pour le Brésil, 147 millions pour la Russie et 56 millions pour l’Afrique du Sud. On se demande pourquoi l’Afrique du Sud est dans ce club, alors que sa population est inférieure à 100 millions de personnes. Peut-être car il représente d’une façon ou d’une autre l’immense continent africain, l’Afrique du Sud étant la première économie d’Afrique en terme de PIB. Au total ces 5 pays arrivent à 3,126 milliards d’habitants, soit environ 40% de la population du monde (estimée à 8 milliards d’habitants).

Suisse

La Suisse qui représente 0,1% de la population mondiale – loin des 40% des BRICS – semble peut-être en avance en ce qui concerne le poids des femmes en politique et l’intérêt porté à l’écologie dans une vision progressiste/libérale du monde. Mais pour certains conservateurs, le monde suit peut-être un chemin différent, plus masculin et moins centré sur l’écologie. L’avenir dira si la Suisse et d’autres petits pays occidentaux (ex. Suède, Norvège), voire l’Allemagne si féministe et écologiste (l’influence d’Alexander von Humboldt) arriveront “tirer” le reste du monde dans leurs directions ou si un schisme mondial avec 2 visions antagonistes du monde apparaîtra.

Le 14 novembre 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : Wikipedia.org, Folha de S.Paulo (UOL.com.br).