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Le téléphone portable : un outil de construction ou de destruction sociale ?

Martin Cooper, qui était un ingénieur chez Motorola, a révolutionné le monde de la communication grâce à l’invention de la téléphonie mobile. L’usage de cette technologie s’est rapidement démocratisé grâce à sa capacité à faciliter le contact, même dans les endroits les plus éloignés. En cas d’urgence, il devient facile d’appeler de l’aide, mais plus encore les différentes fonctionnalités du portable n’ont cessé de s’améliorer pour répondre de plus en plus à un niveau d’exigence toujours plus élevé.

Désormais, le smartphone accompagne autant les jeunes que les adultes partout où ils vont et constitue un véritable ami, à la fois polyvalent et doté de tous les atouts. Qu’il s’agisse de communiquer, de se distraire, de faire des recherches ou de travailler, il suffit d’utiliser son téléphone. Outil destiné à l’origine à rapprocher les gens, est-ce que le portable continue à construire et renforcer les relations ou représente-t-il aujourd’hui un facteur de destruction social que nous devons apprendre à contrôler ?

Risque d’addiction et de dépendance

Le téléphone portable : un outil de construction ou de destruction sociale ?Sans toujours en prendre conscience, nous sommes de plus en plus poussés à utiliser le téléphone en toute occasion et en tout lieu. Cet usage intensif ne s’explique pourtant pas par le besoin incontestable d’entretenir et de nouer des relations, le portable semble avoir changé d’utilité et il n’est pas étonnant de voir quelqu’un qui s’ennuie sortir naturellement son appareil pour appeler, envoyer des SMS, discuter ou commenter des publications sur les réseaux sociaux, écouter de la musique, visionner une vidéo ou jouer pour se distraire.
Suite à l’évolution des pratiques, une nouvelle maladie tend à se propager dans la société moderne, la « nomophobie », c’est-à-dire la peur de vivre sans téléphone. Compagnon indispensable jusque pendant le repas ou même dans le lit, le smartphone occupe la majorité du temps des personnes qui en deviennent dépendantes. Réagir à la moindre notification, passer des heures à lire et envoyer des messages, ne rien faire sans s’informer au préalable de la météo, de l’état du trafic et d’autres informations que l’on nous incite à consommer sans modération au quotidien, voilà autant de symptômes qui doivent nous alerter sur l’usage excessif de notre portable.

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Rupture des liens sociaux

Chez les jeunes, cette addiction peut rendre difficile le lien social, notamment avec les parents et la famille. Cet outil de communication rompt le lien entre les proches qui s’isolent chacun dans leur monde numérique, parfois loin de la réalité. Certains sont bouleversés lorsqu’ils ne reçoivent aucune alerte tandis que d’autres croient qu’ils n’existent plus aux yeux d’autrui en l’absence de messages. Source de conflit entre parents et adolescents, le téléphone rend parfois les ados plus irritables lorsqu’ils commencent à sombrer dans un usage excessif. Par ailleurs, les effets psychologiques de la dépendance aux réseaux sociaux où chacun exhibe sa vie privée ne sont pas à négliger. Le fait de voir des personnes connues, inconnues ou des personnalités qui accomplissent des choses extraordinaires ou qui montrent des photos destinées à faire apparaître leur bonheur peut par exemple avoir des impacts importants sur l’estime de soi. Au lieu d’ouvrir aux autres, le téléphone risque, sans une prise de conscience de ses dangers, de renfermer les individus sur eux-mêmes et de limiter les vraies interactions.

Échec scolaire

Cette dépendance pourrait également être à l’origine de l’échec scolaire chez les jeunes.  De nombreux problèmes liés à la concentration, à la vue, au sommeil et à la sédentarité surviennent avec l’usage intensif du téléphone. Sans contrôle strict, le portable est utilisé même pendant les cours pour se distraire et s’échapper des contraintes scolaires, ce qui empêche certains adolescents de réussir leurs études.

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Une nouvelle façon d’interagir

Même si le téléphone a tendance à réduire la qualité des échanges et des interactions, il ne s’agit que d’un outil entre nos mains. Nous avons ainsi le pouvoir d’en contrôler l’usage en adoptant certaines habitudes et en établissant une règle de vie plus saine.

Pour les couples, il serait ainsi plus favorable à une meilleure interaction de laisser le portable à la maison, de l’éteindre ou de le mettre en mode avion lors des sorties au restaurant. Il en est de même pendant le repas, éviter de mettre le téléphone sur la table permet de mieux apprécier ce que l’on mange et de prendre le temps de discuter et de se retrouver.

Il n’est pas non plus conseillé aux parents de donner un téléphone à un enfant ou un adolescent de moins de 15 ans. C’est d’ailleurs ce que préconisent les pédopsychiatres afin d’éviter le risque d’addiction.

Bien que le portable envahisse nos vies, il ne faut pas le laisser devenir un doudou numérique. Le mieux est de l’éloigner ou de l’éteindre la nuit. Il nous appartient de définir et respecter le moment pendant lequel son utilisation est réellement nécessaire. Il serait judicieux par exemple de l’éteindre complètement le dimanche et de désactiver ou cacher toutes les notifications les moins importantes pour limiter l’envie de consulter régulièrement votre écran.

Avec l’évolution du numérique, nous oublions petit à petit que l’interaction réelle est possible en toute occasion. Au lieu de suivre le GPS dans la rue, il peut suffire de demander son chemin à quelqu’un, au lieu de consulter le profil Facebook d’un ami, il peut être mieux de l’appeler pour demander de ses nouvelles ou au lieu de s’isoler pour regarder un film en ligne, pourquoi ne pas inviter ses proches à aller au cinéma ?

Malgré le risque de déstructuration sociale à laquelle il nous expose, le téléphone reste à l’origine de nombreuses interactions et offre l’opportunité d’améliorer la communication et de nouer de nouveaux liens qui peuvent être virtuels au début pour se concrétiser par la suite dans la réalité. Il appartient ainsi à chacun d’éviter d’être asservi par la technologie et de rester l’acteur principal de sa vie et de ses prises de décision.

Le 12 novembre 2019. Par la rédaction de Romanvie – Photo illustration : Adobe Stock

EDITORIAL – L’UDC doit rester libérale, réponse à Pascal Décaillet

GENEVE Le journaliste Pascal Décaillet commence à avoir une certaine animosité selon ses derniers blogs envers Christoph Blocher, riche milliardaire qui a développé EMS Chemie et a propulsé l’UDC comme premier parti de Suisse. Dans un éditorial publié sur son blog le 7 novembre 2019, M. Décaillet estime que l’UDC devrait être moins libérale si je résume. C’est une idée mais on a l’impression que sa vision de l’UDC est plus une sorte de PDC ou de Socialisme catholique (gauche sur l’économie et droite sur les valeurs).

Globalisation conservatrice

Il me semble que dans ce cas il serait préférable de créer un nouveau parti, se séparer de l’UDC (ce n’est pas le PBD ?). Ou alors peut-être que le parti Socialiste pourrait représenter ces personnes oubliées de l’UDC. Je pense qu’il est impossible d’avoir un grand parti conservateur sur les valeurs par exemple chrétiennes sans être globalisé et donc libéral, car la “machine conservatrice” nécessite énormément d’argent notamment pour infiltrer et influencer les médias (car les médias de gauche de l’autre côté ont leurs relais comme la franc-maçonnerie ou d’autres outils puissants). Car au fond l’électorat conservateur est souvent catholique ou évangélique, et par définition “Jésus est globalisé” (la fameuse Grande Mission, Great Commission en anglais), universel pour reprendre l’origine du terme catholique en grec. Cela me paraît peut-être une idée noble mais impossible à mettre en place (regardez les Républicains américains, le parti de Bolsonaro ou même le père Le Pen, pas la fille). Un voeu pieux si j’ose dire… J’imagine que l’UDC ne tombera pas dans ce piège.

Autrement dit, l’UDC est un parti néo-conservateur et devrait le rester, les personnes qui ne sont pas contentes avec cette idéologie peuvent le quitter pour un autre parti.

Le 7 novembre 2019. Par Xavier Gruffat.

Gospel – le nouvel album évangélique de la superstar Kanye West

NEW YORK La superstar américaine Kanye West, évangélique protestant déclaré et rappeur, livre un nouvel album 100% évangélique : JESUS IS KING (Jésus est le Roi), sorti fin octobre 2019. Il a déjà reçu des éloges de Donald Trump et du fils de Bolsonaro. Kanye West, en couple avec Kim Kardashian, était à un moment proche de Trump avant de se distancier. Notons que certains spécialistes cités notamment par le site UOL.com.br estiment que l’album ne serait pas si évangélique ou gospel que cela. Chacun est libre de juger cet artiste inclassable. Rappelons que les présidents Trump et Bolsonaro doivent leur élection en bonne partie à la gigantesque population évangélique des Etats-Unis (environ 25 %) et du Brésil (environ 35 %). Un album politique si on veut. Mais au fond, tout est politique, n’est-ce pas ?

Voici une musique de son nouvel album :

Ou cette chanson qui rentre vite dans la tête…

Le 5 novembre 2019. Par Xavier Gruffat

Bolsonaro exclut le principal journal de gauche (libérale) d’être résumé au Itamaraty

SAO PAULO – La Folha de S.Paulo est une sorte de New York Times brésilien, classée à gauche ou en tout cas dans une gauche libérale progressiste (ex. pour l’IVG, libéralisation du cannabis, mariage gay). La Folha est souvent considérée comme étant le journal – pas médias (là ce sont plutôt les TV Globo ou Record) – le plus influent du Brésil voire d’Amérique latine. Il y a quelques jours la Folha a repris des informations mettant en cause Bolsonaro, de prêt ou de loin, dans le meurtre d’une politicienne Marielle Franco à Rio de Janeiro. L’affaire en main de la justice est trop complexe pour la résumer ici. Quoi qu’il en soit le conservateur Bolsonaro n’a pas du tout apprécié la divulgation de cette information et l’a pris personnellement. C’est pourquoi il cherche désormais à boycotter le journal Folha de S.Paulo.

Itamaraty

Depuis le 5 novembre 2019 si on lit bien la Folha, les employées de l’Itamaraty (ministère des affaires étrangères) ne pourront plus lire un résumé des news de la Folha de S.Paulo, appelé en portugais (provenant de l’anglais) clipping. Le Président Bolsonaro a aussi expliqué que les annonceurs de la Folha doivent “faire attention” (en portugais : “…E quem anunica na Folha de S.Paulo presta atenção, está certo?”. Difficile à savoir si cette menace aura un véritable impact sur les potentiels annonceurs de la Folha comme parfois la très grande banque brésilienne Itaú, de la taille d’une banque comme UBS ou CS.

Folha de S.Paulo

La Folha appartient à une très riche famille brésilienne, selon les informations de Romanvie.ch. Elle s’est notamment enrichie grâce à une mise en bourse à New York d’une société active dans les payements par cartes bancaires. Au Brésil, on parle d’un marché de plusieurs centaines de milliards de dollars par année, prendre une commission sur ces transactions peut s’avérer très rentable.

Analyse

Il est évident qu’autant Trump avec le New York Times que Bolsonaro avec la Folha passent de très mauvais moments, ce sont vraiment des acharnements presque quotidiens de ces deux journaux libéraux/progressistes contre les conservateurs au pouvoir dans les 2 plus grands pays du continent américain. Peut-être que l’attitude de Georges Bush fils de ne jamais lire les journaux pour se protéger n’est pas si mauvaise. Ou alors le calme relatif d’Obama qui affirmait lire les 3 grands journaux américains : The New York Times (gauche), The Washington Post (gauche) et The Wall Street Journal (droite). Au fond, une démocratie fonctionne bien avec une presse libre, mais bien sûr il faut toujours un équilibre qui n’est malheureusement pas toujours atteint. Si en Suisse on a un principalement une presse libérale-progressiste comme Ringier (Le Temps, Blick, L’Illustré) ou Tamedia (Le Matin Dimanche, TDG, 24 Heures), quelle triste monde de ne pas avoir une vision conservatrice. Vive un jour un vrai Wall Street Journal romand !

Le 5 novembre 2019. Par Xavier Gruffat. Source : Folha de S.Paulo

EDITORIAL – Thuringe, ce Land allemand à suivre de près – le danger AfD

BERLIN En Allemagne, tous les regards se tournent vers ce petit Land, la Thuringe, terre d’accueil du théologien Martin Luther il y a environ 500 ans. Ce dimanche 27 octobre 2019 une élection a lieu pour renouveler le Parlement de ce Land. Avec juste un peu plus de 2 millions d’habitants (presque la taille de la Suisse romande), il peut être surprenant que la grande Allemagne d’environ 80 millions d’habitants se passionne autant. L’AfD qui est crédité dans certains sondages d’environ 21 à 24 % n’est probablement pas étranger à cet intérêt de cette région de l’ancienne Allemagne de l’Est (DDR).

Deutschland, unique

Il est évident qu’en Allemagne, avec le nazisme, tout est très différent. L’analyse ne peut pas être la même qu’avec Bolsonaro au Brésil, Trump aux Etats-Unis ou Salvini en Italie. Dans ces pays avec un gouvernement conservateur ou qui en avait un jusqu’à l’été 2019 pour l’Italie, parfois classé d’extrême-droite, on peut être plus détendu. Mais en Allemagne, comme on sait ce qu’un gouvernement d’extrême droite a été capable, tous les journalistes sont bien plus stressés, moi le premier. L’Allemagne qui aime tellement les principes peut devenir géniale (économie, organisation) mais aussi diabolique quand le système se détracte comme dans les années 1930.

Je ne suis donc pas du tout satisfait même comme conservateur de voir se développer un parti comme l’AfD, certes pas nazi, mais qui de fait compte des ex-nazis ou néo-nazis dans le parti selon plusieurs médias de référence. Le conseil qu’on pourrait donner à la direction de ce parti est de faire le “ménage” total pour devenir un parti peut-être conservateur ou d’extrême droite mais qui n’a aucune – je dis bien aucune – référence au nazisme. J’ai bien conscience qu’être Allemand et faire de la politique sur la droite conservatrice est bien plus difficile qu’être Italien, Français, Américain, Britannique ou Brésilien pour citer les autres grands pays de l’Occident chrétien (notez que je ne cite pas l’Espagne qui a aussi certains problèmes internes) à cause de ce passif de la 2ème Guerre Mondiale.

Et les Verts ?

Selon des sondages divulgués par les médias allemands (ex. Die Welt, ARD) cette semaine, les Verts (Grüne) sont crédités de moins de 10 % des votes dans le land de Thuringe. Assez surprenant vu de Suisse avec la fameuse “vague verte” du 20 octobre 2019. Mais n’oublions pas que la Suisse est bien plus bourgeoise que ce Land, il suffit de regarder la différence de PIB par habitant qui doit bien être d’un facteur trois (un Suisse étant 3 fois plus riche en terme de PIB qu’un habitant de Thuringe). L’écologie n’est probablement pas la priorité principale des pays ou régions modestes.

Le 27 octobre 2019. Par Xavier Gruffat (en visite une semaine en Allemagne à Berlin en octobre 2019). Crédit photo : Xavier Gruffat

Etats-Unis – Religion : les évangéliques se maintiennent, les catholiques chutent et les protestants s’écroulent

WASHINGTON Le Think Tank Pew Research Center publie fréquemment des sondages et analyses sur la religion aux Etats-Unis, il fait souvent office de référence. Une longue étude vient d’être publiée. On y apprend que les évangéliques sont plus ou moins le seul groupe de Chrétiens à se maintenir dans le principal pays de l’Occident. Les catholiques et protestants s’écroulent, les orthodoxes (4ème groupe du christianisme) sont eux à la base très peu nombreux dans ce pays d’environ 330 millions d’habitants pour avoir un impact significatif.

65% de Chrétiens, fort déclin

Aux Etats-Unis, 65% des adultes ou environ 167 millions d’Américains se déclaraient Chrétiens en 2018-2019, contre 77% en 2009. Autrement dit, le déclin du christianisme aux Etats-Unis est en marche. La majorité de ces adultes qui étaient chrétiens n’ont pas choisi une autre religion mais se déclarent agnostiques ou athées (les nones en anglais).

Evangéliques, ok – Catholiques plutôt ko – Protestants bien ko

Comme les évangéliques se maintiennent à environ 25% de la population adulte américaine, le déclin massif est à chercher du côté des catholiques et protestants dits historiques (ex. luthériens). Les adultes se déclarant catholiques étaient 24% en 2007 contre 20% en 2018/2019. La chute n’est peut-être pas énorme mais si la tendance continue, les catholiques risquent dans 30 ans de se trouver à environ 10% de la population américaine. Les protestants en général en incluant donc les évangéliques qui représentaient 51% de la population américaine adulte (soit au passage une légère majorité) en 2009 représente désormais seulement 43% en 2018/2019. Cela signifie que l’énorme chute provient des églises protestantes historiques, souvent des églises plus libérales que les églises évangéliques plus conservatrices en général (et qui vote plus pour le parti Républicain).

Latinos

Pour revenir aux catholiques, un chiffre intéressant est que les Hispaniques ne sont plus en majorité catholiques. Dans ce groupe, ils sont 47% à se déclarer catholique en 2018/2019 contre 57% en 2009, soit une chute de 10 points. Les hispaniques ou latinos étaient 24% à se déclarer protestants en 2009, en partie évangélique, contre 25% en 2018/2019. Autrement dit, le protestantisme et surtout les mouvements évangéliques croissent dans la forte communauté hispanique américaine.

Le Pape François, pourtant argentin avec une grande montée en puissance des évangéliques en Argentine (on parle maintenant de 20% de la population du pays d’Amérique du sud) devrait peut-être commencer à entreprendre des réformes pour ne pas voir le grand continent américain devenir toujours moins catholique.

Et le vainqueur est…

Mais au fond, le grand “vainqueur” aux Etats-Unis ne sont pas vraiment les évangéliques mais plus plutôt les athées et agnostiques (nones), la sécularisation des Etats-Unis est en marche. Parfois on dit que ce qui vient aux Etats-Unis se développe par la suite en Europe, il semble qu’ici la logique soit inversée, les Américains commencent eux aussi à copier le Vieux Continent qui donne toujours moins d’importance à la foi et à Dieu.

Le 18 octobre 2019. Par Xavier Gruffat (spécialiste de la religion chrétienne). Source : The Pew Research Center, Gospel Prime

Quand la musique évangélique (gospel) devient mainstream, même en Suisse romande

GENÈVE Les évangéliques qui représentent environ 10% de la population mondiale, 24% aux Etats-Unis, plus de 30% au Brésil ou 20% en Argentine mais seulement environ 3% en Suisse romande, sont parfois critiqués pour une vision conservatrice (même si le terme est difficile à définir) du monde. Leur pouvoir politique devient toujours plus important en étant en partie responsable (pour le meilleur et parfois le pire) de l’élection des gouvernements américain, brésilien ou australien. Mais il y a un domaine où les évangéliques ne font plus rire personne ou en tout cas font une certaine unanimité et forcent le respect, c’est la musique. Une chanson de l’église globalisée d’origine australienne Hillsong atteint désormais plus de 300 millions de vues sur YouTube, voir la vidéo ci-dessous.

Sur la radio suisse romande LFM (pourtant non chrétienne), on peut entendre parfois la chanteuse Lauren Daigle et son titre chrétien “You Say” avec plus de 100 millions de vues sur YouTube.

Les succès de la musique évangélique deviennent toujours plus impressionnants. Aux Etats-Unis, il n’est pas rare d’avoir dans certaines villes ou villages une majorité de radios qui diffusent de la musique gospel ou worship song. Une radio célèbre présente dans de nombreuses régions des Etats-Unis est KLove.com. La Suisse aura peut-être un jour des radios qui diffusent seulement du gospel, à défaut LFM semble s’en charger un peu de temps en temps.

Bethel Music, basé en Californie, est un autre groupe de musique chrétienne très à la mode en 2019, découvrez une vidéo ci-dessous.

Lire aussi : Meilleures musiques chrétiennes (évangéliques) – Gospel

Le 15 octobre 2019. Par Xavier Gruffat.

EDITORIAL – Biais médiatiques, le plus grand toxique des médias (suisses)

BERNE Les biais médiatiques sont un très grand toxique pour les médias suisses (et internationaux). Ces biais peuvent provenir de croyances des journalistes, d’une envie de plaire ou de vendre aux lecteurs ou audience en général, de pressions politiques, etc. Prenons l’émission Forum de la RTS (radio puis depuis peu TV), si jour après jour ils décident de parler d’écologie en y consacrant de nombreuses minutes, cela signifie qu’ils n’abordent pas d’autres thèmes importants et graves en Suisse comme le suicide, la dépendance au casino (ou l’alcool), le trafic de drogue ou le pouvoir d’achat (ex. dans l’immobilier) voire même la spiritualité. Autrement dit, les places des thématiques sont chères. La question est simple, au nom de quoi la direction de la RTS impose aux environ 2 millions de Romands leurs thèmes, ou comme disent les Américains leur agenda ?

Honnêtement, au nom de rien… Et c’est cela le problème. La qualité des médias s’est probablement beaucoup améliorée pendant ces 30 dernières années si on prend par exemple un article de journal ou une émission radio ou TV moyenne, peut-être à cause d’une augmentation de la concurrence, une meilleure formation des journalistes ou des outils technologiques d’aide à la conception. Mais le grand problème reste dans les choix des sujets qui forcément mène à des biais médiatiques. C’est à ce niveau qu’il pourrait y avoir une sorte de vote démocratique sur les thèmes à aborder pour un média, notamment public comme la RTS. En tout cas, une chose est sûre, on a besoin de beaucoup d’innovations pour limiter ces biais médiatiques. Des idées pour les jeunes entrepreneurs…

Le 4 octobre 2019. Par Xavier Gruffat.

Religion (catholiques, évangéliques et juifs), il y a aussi du très bon !

BERNE – Il est très facile de critiquer les religions et les adeptes de ces religions, les médias aiment bien le faire. Sauf qu’il y a quelques histoires singulière qui vous feront peut-être changer d’avis. En voici trois.

Tout d’abord au Brésil, une famille évangélique qui a adopté un adolescent gravement handicapé. Une seule phrase suffit pour montrer l’extrême amour et compassion pour cette personne. Même si je n’ai plus les sources exactes à vous présenter, j’avais lu ou entendu que les évangéliques adoptent plus que la moyenne, notamment des enfants handicapés ou avec des problèmes parfois graves de santé.

Puis un rabbin juif américain de 51 ans qui a donné deux de ses organes à deux personnes inconnues différentes. Il appartient à seulement 47 personnes aux Etats-Unis qui ont réussi cet exploit ou acte d’extrême amour pendant ces 25 dernières années dans un pays de 330 millions d’habitants, comme le relève le Wall Street Journal le 1er octobre 2019.

Le même article du grand journal américain conservateur mentionne aussi un catholique de 54 ans qui a aussi donné deux organes différents à deux personnes différentes, cette fois à des membres de sa famille et non pas des inconnus. La religion catholique a joué un grand rôle pour son double don d’organes.

Le 1er octobre 2019. Par Xavier Gruffat

PROPHETIE – Le stress des écologiques et la paix des évangéliques

BERNE L’écologie est clairement devenue la nouvelle religion principale ou majoritaire des Suisses. Elle compte toujours plus d’adeptes. Maintenant un problème toutefois de l’écologie, et de la science en général, est qu’elle nous force à changer en permanence. Et c’est bien connu, en psychologie on n’aime pas le changement. Qui aime déménager d’un canton à l’autre, se divorcer ou changer de travail ? Très peu de monde. Et l’écologie par définition force au changement permanent. Par exemple, vous avez l’habitude d’aller en voiture non électrique à votre chalet en Valais depuis la région de Lausanne. Peut-être que dans quelques mois ou années, les écologiques déconseilleront et mettront des péages (comme en Italie) avec des prix extrêmement élevés (ex. 100 francs le trajet). Ou alors ils vous culpabiliseront et vous demanderont d’aller en train en Valais depuis Vaud.

On peut multiplier les exemples. Un Suisse fan du Japon ne pourra plus y aller, car cela pollue trop (soit par incitation négative ou par culpabilisation). Il ne sera plus possible d’avoir des emballages, donc on pourra peut-être moins cuisiner des plats exotiques. Bref, la liste est sans fin. Chaque fois c’est une source immense de stress pour l’être humain qui devra en permanence revoir son style de vie, pour être en adéquation avec le climat. Un exemple extrême, et je parle ici comme pharmacien, on interdira peut-être la prise de certains antibiotiques qui détruisent la biodiversité et des gens mourront à 30 ans de pneumonie, au nom de la nouvelle religion écologique qui impose son dogme.

La paix des évangéliques

Maintenant une autre religion progresse énormément dans le monde, les évangéliques. Allez un dimanche matin à Genève ou Lausanne et regardez quelles églises sont pleines, est-ce les églises protestantes, catholiques, orthodoxes ou évangéliques ? Tout journaliste sérieux prouvera que ce sont sans aucun doute les églises évangéliques qui font le plein. Pourquoi ? Peut-être la force des évangéliques est d’avoir un discours simple (certains diront simplistes) basé sur la Bible (qui par définition ne change pas, pas comme la science) qui parle à une classe moyenne toujours plus déboussolée. Elle amène tout simplement de la paix et des références dans un monde si complexe.

Toujours !

Conclusion, plus l’écologie sera hissée comme une “secte”, et plus l’autre “secte” ou religion évangélique va progresser. Comme l’apôtre Paul nous rappelle dans Romains chapitre 7 verset 20 : “…mais là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé”. On peut citer aussi le Psaumes 119 verset 89 pour résumer mon éditorial : “A toujours, ô Éternel ! Ta parole subsiste dans les cieux.”

Le 25 septembre 2019. Par Xavier Gruffat (intellectuel conservateur suisse). Idée originale de XG, article non copié d’autres médias.