BÂLE – Les États-Unis ont eu un PIB d’environ 20 trillions de dollars (20’000 milliards) pendant l’année 2018, de loin la première économie mondiale. Par comparaison la Suisse a enregistré un PIB d’environ 0,7 trillions pour la même année ou 28 fois moins. Certes, la Chine a eu un PIB d’environ 13 trillions en 2018 et se rapproche de la première puissance mondiale, selon une édition du magazine anglais de référence The Economist parue en juin 2019, mais les Chinois consomment beaucoup moins de nouveaux médicaments ou en tout cas sont vendus beaucoup moins chers qu’aux États-Unis.
Dans un article assez surprenant de The Economist (du 22 juin 2019) qui cite un nouveau rapport de la banque suisse UBS, on apprend que les Américains (moins de 5% de la population mondiale) ont dépensé presque deux tiers de tout l’argent dans le monde pour les nouveaux médicaments de 2012 à 2017. Autrement dit, ce sont les Américains qui financent de façon très importante la recherche pharmaceutique mondiale et notamment celle qu’on trouve en Suisse comme dans la région de Bâle avec les deux géants de Big Pharma que sont Novartis et Roche. Rappelons que les États-Unis est le pays de l’OCDE qui dépense le plus pour la santé en termes de pourcentage du PIB, certaines sources parlent d’environ 20%. La Suisse suit mais à quelques points de pourcentage en moins avec 12,3% de son PIB en 2017.
Même si le gouvernement américain de Donald Trump, de droite et donc forcément pro-business, n’est pas allergique à l’industrie pharmaceutique, certaines personnes de son camp (Républicains) critiquent les prix trop élevés des médicaments aux États-Unis. On sait que la publicité pour les médicaments vendus sur ordonnance est omniprésente sur les grands networks américains (ex. CBS). Une idée du gouvernement Trump a été d’obliger les laboratoires pharmaceutiques à informer le prix du médicament dans la publicité. Mais la mesure est contestée en justice toujours selon The Economist. Novartis et Roche n’ont pour le moment pas beaucoup de soucis à se faire, l’eldorado ou la cash machine pour utiliser un terme plus anglais, devrait perdurer même si quelques légers nuages semblent arriver à cause notamment d’une remise en question de certains prix extrêmement élevés mis sur le marché récemment (ex. une thérapie génique de Novartis à 2,1 millions de dollars le traitement).
Dans quelques années la Chine pourra peut-être contribuer à garantir de nouveaux débouchés massifs pour l’industrie pharmaceutique suisse. Mais en attendant les avions de Zurich vers les États-Unis devraient continuer à être bien remplis de cadres des deux Big Pharma suisses.
Le 25 juin 2019. Par Xavier Gruffat (pharmacien, MBA). Sources primaires : The Economist (du 22 juin 2019).
SANTOS/SÃO PAULO/LAUSANNE – On entend souvent que la richesse provient de la valeur ajoutée. Voici un business case très intéressant et exclusif sur Romanvie.ch qui permet, entre autres, de comprendre la richesse de la Suisse. Le Brésil est le premier producteur de café au monde ainsi que le premier exportateur au monde avec 30% des exportations mondiales, ce qui représente environ 5 milliards de dollars par année. Cela peut paraître beaucoup, mais c’est relativement peu comparé aux 15 milliards de dollars (pour l’année 2015, selon Reuters) de chiffre d’affaires mondial de produits du café de Nestlé avec des marques principalement comme Nescafé et dans une moindre mesure Nespresso.On estime aussi que le marché du café mondial pèse 81 milliards de dollars par année, comme le relève le Matin Dimanche en juin 2019.
On constate que le café vendu sous forme de matière première (commodities en anglais) mène à des chiffres d’affaires bien inférieurs et surtout moins lucratifs que lorsque cet or noir est transformé. La Suisse qui ne produit pas de café, à cause de son climat tempéré, arrive à créer plus de chiffre d’affaires avec la transformation du café. Nespresso vend même le café au consommateur final par Internet ou ses magasins y compris au Brésil, ce qui augmente probablement encore sa rentabilité face par exemple au Nescafé, produit vendu en général par un intermédiaire comme un détaillant.
Fixer le prix
Bref, la Suisse a bien compris le concept de valeur ajoutée et de produit transformé. Un grand avantage est qu’il peut fixer le prix lui-même en tout cas jusqu’à un certain point (si le prix est trop cher, le client final achètera du café en poudre par exemple). Dans un marché de commodité comme le café au Brésil, l’offre et la demande au niveau mondial dictent le prix avec aucune marge de manoeuvre pour le producteur. On peut se demander pourquoi le Brésil et son élite n’ont pas bien compris que les produits transformés du café rapportent plus d’argent à un pays que les matières premières.
Mauvaise passe pour les producteurs
En avril 2019, au Brésil un sac de 60 kg de fruits de café est vendu moins de 390 Reais (47,50 francs). A un moment donné ce sac de 60 kg était vendu jusqu’a 550 Reais (137,5 francs). Bref, le marché est à la baisse, comme le relève la Folha de S.Paulo le 29 avril 2019. Même si la valeur reçue par le producteur diminue, les prix du café n’ont pas tendance à diminuer en Suisse. C’est clairement une injustice autant pour le producteur que pour le consommateur. Sur ce que payait un consommateur lorsqu’il achetait du café au supermarché à la fin des années 1990, de 2 à 6% seulement finissent dans les poches des producteurs de café alors que ce chiffre était de 20% dans les année 70, comme le relevait Le Matin Dimanche en juin 2019.
La théorie semble facile, viser la valeur ajoutée, mais la mise en pratique est probablement bien plus complexe sans accords commerciaux (ex. bilatéraux) avec de nombreux pays du monde comme le fait la Suisse mais beaucoup moins le Brésil (qui a très peu d’accords bilatéraux). Bien parler l’anglais est probablement un autre atout de la Suisse et d’une entreprise globalisée comme Nestlé. Le marketing est aussi fondamental et coûte très cher, et d’ailleurs : What else ? (ok, elle était un peu facile celle là). Tant mieux pour la Suisse, qui devrait continuer à être un pays prospère en faisant bien ses devoirs du capitalisme globalisé. Mais en terme de justice sociale, la Suisse a sans doute une certaine culpabilité à avoir.
Photo ci-dessous : Musée du café à Santos (anciennement la bourse du café il y a environ 100 ans)
Le 24 juin 2019 (V. 1.2). Par Xavier Gruffat. Sources secondaires : TV Globo, Reuters, musée du café de Santos (Brésil), Folha de S.Paulo, Le Matin Dimanche. Crédits photos : Romanvie.ch
MONTREUX – Quand j’entends que les caricatures sont un signe de liberté d’expression, je ne peux que dire : “Oui, mais”. La plupart des caricatures publiées par les journaux sont anti-conservateurs ou anti-droite. Imaginez une caricature dans Le Temps ou dans The New York Times contre l’avortement (IVG), comme celle réalisée par Romanvie.ch ci-dessous. Cela n’arrivera probablement jamais. Par contre des caricatures contre l’église catholique ou évangélique justement par rapport à l’avortement, vous en trouverez à la pelle. Bref, les caricatures semblent aller presque dans un seul sens, une liberté d’expression à angle bien variable. Il est évident que les rédacteurs en chef de ces journaux orientent leurs choix idéologiques, ce n’est donc pas de la liberté d’expression pure au sens noble du terme.
Le 14 juin 2019. Par Xavier Gruffat (fondateur de Romanvie.ch)
L’arrivée d’un bébé bouleverse inévitablement la vie d’un couple, mais même lorsque bébé grandit et devient de plus en plus autonome, il n’est pas toujours facile de trouver un équilibre entre le bonheur du couple et l’épanouissement de cet adulte en devenir. La prise en main de l’éducation, le suivi de la scolarité et la recherche au quotidien du bien-être des enfants sont autant de responsabilités qui peuvent reléguer au second plan la quête d’une vie conjugale accomplie. Il est vrai que l’enfant est un don de Dieu et c’est tout à fait légitime pour les parents de vouloir lui consacrer tout leur temps et leurs efforts. Cependant, il ne faut pas oublier que le couple n’est pas une chose acquise et que le jardin secret du mariage a besoin d’une attention et de soins permanents. Voici 5 conseils que vous pouvez suivre pour retrouver ou entretenir votre complicité sans pour autant négliger vos rôles de parents.
1. Préservez l’intimité de la chambre parentale
Les enfants aiment souvent investir la chambre parentale. C’est le lieu de rendez-vous privilégié au réveil et c’est aussi un endroit où l’on aime s’attarder le soir avant de dormir. Il est important de veiller à ce que cela ne devienne pas une habitude. Pensez à verrouiller votre chambre et à expliquer aux enfants que c’est un lieu qui vous est destiné. Ils peuvent ainsi y venir, mais pas à leur aise, mais selon l’organisation que vous aurez établie au préalable. Il ne faut pas non plus oublier de leur demander de frapper avant d’entrer pour éviter qu’ils entrent au mauvais moment. Dans tous les cas, il est préférable de verrouiller la chambre pour préserver l’intimité du couple et vous permettre de vous retrouver en toute quiétude.
2. Consacrez du temps à votre couple
Les couples oublient souvent de consacrer du temps pour sortir ensemble, faire des activités ensemble ou pour discuter dans une ambiance conviviale et reposante. Cela est tout à fait normal à cause du stress et de la routine auxquels leur expose leurs responsabilités de parents. Il faut cependant faire attention à ne pas se laisser submerger, mais à s’offrir un moment de repos, même très court, pour faire quelque chose que vous aimez et qui vous permet de cultiver votre complicité et votre amour. Il peut s’agir d’un rendez-vous fixé à l’avance et qui peut devenir un rituel. En effet, il ne faut pas toujours attendre l’envie spontanée d’aller vers l’autre, car plus vous êtes occupé(e), plus il devient important de raviver le désir grâce à ces moments privilégiés partagés en toute intimité. Bien évidemment, cela ne doit pas devenir une obligation, veillez à ce que chacun y trouve du plaisir et faites preuve d’imagination et de créativité pour que chacun de ces moments vous apporte réconfort et bien-être.
3. Ne laissez pas les autres prendre les rênes de votre couple
De nombreux couples se laissent progressivement influencés et dirigés par leurs proches sans en prendre immédiatement conscience. C’est bien que les grands-parents viennent pour s’occuper des enfants, que la belle famille s’investisse pour vous soutenir dans vos obligations parentales, mais attention à ne pas les laisser envahir votre vie conjugale. Quoi qu’ils disent sur votre partenaire, soutenez votre époux/épouse et ne l’obligez pas à devenir le père ou la mère idéale qui correspond au désir de vos proches. Vous êtes les maîtres à bord de votre navire, toute aide extérieure est précieuse, mais sachez leur accorder leur juste valeur tout en préservant en permanence le bonheur de votre couple et de votre foyer.
4. Faites sentir à votre enfant que vous l’aimez
Chercher en permanence à préserver le bonheur du couple ne revient pas à dire qu’il faut négliger l’enfant. Bien au contraire, l’affection que les parents se manifestent l’un envers l’autre doit se refléter à travers leur amour pour leur enfant. Il est important que la famille forme un tout uni par cet amour inconditionnel tel celui du Christ pour son église. Faites en sorte que votre enfant ait le sentiment permanent que vous l’aimez, quelles que soient les circonstances ou les épreuves difficiles que traverse votre couple.
Malgré tous vos efforts pour offrir à votre enfant tout le confort et les biens matériels dont il a besoin pour bien grandir et réussir dans la vie, une seule chose peut réellement le rendre heureux. En effet, la réussite scolaire, l’estime de soi, la joie de vivre et tous les atouts dont il a besoin pour devenir un adulte accompli résultent de son épanouissement personnel et cet épanouissement provient de votre amour et de la stabilité de votre couple. Un enfant qui vit dans un foyer où le couple est uni et où ses parents s’aiment a toutes les chances de vivre une vie heureuse. Vous comprendrez donc que l’attention et la bienveillance que vous accordez à votre partenaire seront tout autant bénéfiques pour votre enfant et ainsi pour votre foyer.
Soyez béni et que cette parole du Seigneur s’accomplisse dans votre vie : « Ta femme est comme une vigne féconde dans l’intérieur de ta maison ; Tes fils sont comme des plants d’olivier, autour de ta table. C’est ainsi qu’est béni L’homme qui craint l’Éternel ». Psaume 128 : 3-4
Le 31 mai 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : Adobe Stock
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NEW YORK – Dans certains pays dits riches comme la Suisse ou les Etats-Unis, le taux de chômage est bas, si on en croit les statistiques officielles ou les rapports d’un magazine de référence comme The Economist. Mais dans certains pays comme la France, le Brésil ou l’Argentine le taux de chômage n’est pas si bas que cela. Il est aussi très haut dans des pays comme l’Afrique du Sud. Bref, le chômage est peut-être moins un problème actuellement dans les pays riches de l’Occident, mais il le reste dans de nombreuses régions du monde.
Et autre nuage en vue possible, l’intelligence artificielle (IA ou AI en anglais). Sans rentrer dans trop de détail, l’IA à la différence de la programmation classique apprend presque toute seule. Elle crée et améliore des modèles avec une précision parfois supérieure à un être humain. Si on couple robotique avec l’IA, on arrive malheureusement dans un nombre élevé de cas à une productivité supérieure aux êtres humaines. La conséquence est que le marché du travail, autant privé que public, aura moins besoin d’êtres humains, en tout cas dans certains secteurs (industries dans la définition américaine). Il pourrait s’en suivre, même si cela fait débat, une augmentation du taux de chômage dans toutes les sociétés ou pays de la planète.
Exemples, non exhaustifs, de professions pouvant être remplacées en partie ou presque entièrement par des robots :
1. Douaniers (ex. aéroport) et hôtesses de l’air. Actuellement dans les aéroports, un douanier qui est un être humain souvent de la police locale ou du pays, contrôle les passeports. Il existe sur le marché des systèmes dits de biométrie faciale, certains systèmes sont capables en 2 secondes de lire 1024 points du visage. Le taux de succès de ces systèmes en 2019 serait de 98%. La biométrie facile peut être utilisée autant par la police que par les hôtesses de l’air pour l’embarquement. Il est probable qu’avec de tels systèmes, les aéroports auront besoin de moins de personnel. Il pourrait être intéressant de connaître le nombre d’employés en équivalent plein temps à l’aéroport de Genève et voir son évolution dans le temps, année après année.
2. Chauffeurs de taxi et d’applications comme Uber Certains spécialistes estiment que le rêve de certaines sociétés comme Uber est d’avoir une flote de voitures sans pilotes, c’est à ce moment que l’entreprise pourrait devenir rentable (ce n’est pas le cas maintenant qui accumule des centaines de millions de dollars de perte par année). Il est évident que beaucoup de chauffeurs, conducteurs de bus ou camions pourraient perdre leur emploi ces prochaines années à cause de l’intelligence artificielle embarquée sur les voitures (souvent aussi via des serveurs).
3. Radiologues (médecins) Certaines études montrent que des systèmes d’AI obtiennent des résultats supérieurs à un radiologue dans la lecture par exemple de radios pour diagnostiquer certains cancers. Comme on le voit, certaines professions prestigieuses comme les médecins pourraient aussi voir leur job disparaître, en tout cas on aura probablement besoin dans le futur de moins de radiologues que par le passé.
Liste et article en construction
Le 30 mai 2019 (V 1.0). Par Xavier Gruffat (Romanvie.ch)
NEW YORK – La photo à gauche est de Trump, mais rassurez-vous, nous n’allons pas en parler, cela illustre toutefois un certain succès économique de ce politicien (discutable selon moi à cause du business des casinos et de ses probables dettes). Mais j’aimerais dans cet éditorial aborder la question de savoir pourquoi les Américains sont en moyenne supérieurs en business que les autres peuples, notamment les Européens. Il suffit de voir des entreprises à très grand succès créés ces 30 dernières années comme Google (société mère Alphabet), Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft (le fameux GAFAM). Google est désormais une entreprise plus grande que Nestlé en terme de chiffre d’affaires et surtout de capitalisation boursière (Capex ou market cap). Ces sociétés n’ont pas été créés en Europe, au Brésil (2ème pays par sa population de l’Occident chrétien) ou ailleurs en Occident. Et je pense qu’il y a une raison très peu prise en compte par les médias, car polémique, c’est pourquoi un média libre comme Romanvie.ch existe. Il est par exemple triste de voir qu’à Lausanne il y a comme un écosystème sur les drones – avec une grande entreprise française comme investisseur – mais qui semble avoir des problèmes économiques (licenciements), comme si les Européens en général avaient de la peine à commercialiser leurs produits. Il manque peut-être l’esprit (sans majuscule à esprit ici) du capitalisme en Europe.
Bien plus spirituel, parfois sectaire !
Une bonne partie (50% peut-être) des Américains vont à l’église chaque semaine ou au moins chaque mois, ils sont plus de 50% à prier tous les jours selon une étude de juillet 2018 du Pew Research Center. Les Américains se rendent beaucoup dans des grandes églises évangéliques avec des pasteurs qui mettent souvent l’accent sur la motivation (voir vidéo en bas de l’article). Si on sort un peu de la religion chrétienne, de très nombreux entrepreneurs font de la méditation, travaillent avec des coachs qui frôlent un côté sectaire parfois, se tournent vers des techniques orientales pour ne même pas citer des méthodes totalement sectaires. Il y a une envie aux Etats-Unis d’être comme un “homme augmenté“, une sorte de “sur-homme” pour ne pas dire “superman”. Un livre à grand succès sorti fin 2017 avec le titre de “Principles: Life and Work” de Ray Dalio décrit une entreprise, qui l’a crée, pouvant être considérée en Europe comme de tendance sectaire. Par exemple, les employés se voient attribuer une carte définissant leurs qualités et défauts et cette carte (appelée Baseball Card) peut être consultée par d’autres employés, les personnes externes à l’organisation n’ont toutefois aucun accès à ces cards. Chaque réunion ou presque est enregistrée, puis chaque employé a le droit ensuite de regarder à nouveau la réunion. Autrement dit, beaucoup d’entrepreneurs américains travaillent sur le mental et sur la spiritualité. Et ils ont peut-être raison.
Calvin et Nietzsche
Il est évident que losqu’on parle du capitalisme américain on doit se référer à Calvin comme on peut l’apprendre en lisant l’oeuvre de Max Weber ainsi qu’aux mouvements évangéliques plus modernes. Ceux-ci ont tendance à travailler plus sur la théologie de la prospérité, cela signifie qu’ils mettent plus l’accent sur le succès sur cette terre plutôt qu’exclusivement sur la vie éternelle (lire dans La Bible, Jean chapitre 6 notamment). Le très grand philosophe allemand Nietzsche (1844 à 1900) avait notamment théorisé cela. Selon lui, le christianisme affirme que tout dans ce monde est moins important que la vie éternelle (vie après la mort), en conséquence les églises de son époque (surtout luthérienne et catholique) avaient tendance à valoriser une certaine distance avec la vie humaine. Pour Nietzsche, le christianisme rend l’homme faible. Il affirmait aussi que Dieu était mort et que c’était une raison de prendre une distance avec le christianisme. Plus de 100 ans après sa mort, ses théories ont un peu vieilli quand on voit le succès mondial des mouvements évangéliques. Car il est vrai que beaucoup d’églises notamment (néo)pentecôtistes à succès actuellement sont justement liées à la théologie de la prospérité. Pour rappeler et simplifier, l’église catholique voit la richesse plutôt comme une faiblesse, en comparaison des protestants.
Pour revenir au thème de l’article, les Américains mélangent probablement un christianisme calviniste avec une vision “nietzschienne” d’hommes forts. Là aussi on peut mentionner l’élection de Donald Trump, une sorte de “superhomme” ou “superman”. En business, ce savant mélange semble être la recette du succès Made in America. Le seul pays en 2019 qui semble pouvoir rivaliser avec les Etats-Unis est la Chine, peut-être aussi un pays qui “pense différent”.
Voici un pasteur star aux Etats-Unis qui prêche la bonne parole, y compris en terme business et de motivation…
Article mis à jour le 25 mai 2019 (Version 1.2). Par Xavier Gruffat (fondateur du site Romanvie.ch, XG réside ou a résidé entre la Suisse, les Etats-Unis et le Brésil. Crédit photo : Romanvie.ch (tour de Trump à Las Vegas).
LAUSANNE – SAO PAULO – Vu de Suisse, on pense souvent que le système d’études universitaires ainsi que les 2 EPF est le meilleur au monde avec des bas coûts annuels pour les étudiants. On suppose qu’il s’agit d’un excellent système et surtout juste, c’est en tout cas ce que je pensais avant de lire un éditorial dans la Folha de S.Paulo du 22 mai 2019 en pleine crise des études universitaires au Brésil avec une probable réduction du budget pour les universitaires publiques.
Etats-Unis
On peut penser à ces étudiants américains qui à la sortie de leurs études ont accumulé des dettes colossales. En Suisse, les frais et coûts d’inscription annuels dépassent rarement les 3000 francs. Aux États-Unis il n’est pas rare d’avoir des coûts plus de 10 fois plus élevés. La Suisse et les États-Unis ont un PIB par habitants assez comparable ce qui rend la comparaison sensée. Au Brésil les études universitaires comme USP (souvent citée comme la plus prestigieuse du pays) à Sao Paulo, avec entrée par concours sont gratuites, c’est-à-dire payées par la société en général avec les impôts. Le PT de Lula, parti de gauche, est en général favorable à des études gratuites universitaires. Mais un important politicien du même parti que Lula, Rui Costa (gouverneur de l’état de Bahia), a brisé un tabou en affirmant que les riches devraient et pourraient payer l’université ou en tout cas en partie. C’est là que l’éditorial d’Hélio Schwartsman de la Folha de S.Paulo est très intéressant.
Salaire 15 à 20 fois plus élevé, Karl Marx
Selon lui, un médecin ou ingénieur va gagner 15 à 20 fois plus que le salaire moyen brésilien. Remarquons que le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires au monde avec l’Afrique du sud, ce qui rend forcément la comparaison avec la Suisse compliquée, voire impossible. Si l’université pour étudier la médecine ou les sciences (ingénieur) sont gratuites, cela signifie que l’ensemble de la population brésilienne, notamment les plus pauvres, payent par leurs impôts comme la TVA pour ces futurs médecins et ingénieurs. Or, comme ils vont gagner beaucoup d’argent dans leur carrière, ils auraient les moyens de s’endetter puis rembourser pendant leur carrière, c’est probablement la logique de pensée américaine. Surtout qu’on sait que beaucoup de médecins et ingénieurs, en tout cas au Brésil, proviennent de la classe moyenne ou de la bourgeoisie et rarement des classes populaires. Il est vrai que les médiocres écoles publiques au Brésil incitent la bourgeoisie à mettre leurs enfants dans des écoles privées. Comme l’entrée dans les universités publiques, de qualité, se fait par concours, les étudiants d’écoles privées sont favorisés pour rentrer dans les prestigieuses universités publiques du pays. M. Schwartsman relève toutefois que certaines professions universitaires sont moins bien payées qu’un facteur 15 à 20 fois, ce qui complique aussi un financement à 100% privé. Il relève aussi que même Karl Marx était contre un financement de l’enseignement supérieur par les impôts, car il s’agit d’une subvention des pauvres aux riches.
Frais de 10’000 à 20’000 francs par année en Suisse ?
D’un point de vue théorique cela pourrait faire sens d’augmenter les frais annuels dans les universités et les deux EPF. Mais dans la pratique en Suisse les choses sont plus complexes. On sait qu’un pharmacien qui étudie 5 ans à l’université gagnera pas beaucoup plus qu’un chauffeur de bus à Genève qui n’a pas besoin de beaucoup étudier (on parle de salaires inférieurs à 10’000 francs par mois). Mais pour un médecin spécialiste qui gagne peut-être 50’000 francs par mois, une contribution significative aux études de médecine pourrait faire sens, sous forme de prêt de banques cantonales par exemple. Surtout qu’on sait qu’un étudiant en médecine coûte des centaines de milliers de francs à la société, même si bien sûr il en rapporte aussi en soignant sa population.
Etats-Unis, un pays plus juste ?
Peut-être que sur ce point particulier d’endettement des étudiants on verra désormais le système américain comme plus juste que le système suisse. Une bonne solution serait probablement un bon mélange de financement privé et public en fonction de la moyenne des salaires à la sortie des études. On sait aussi qu’aux États-Unis l’impôt sur l’héritage est très élevé (environ 40%) alors qu’il est par exemple inexistant ou presque au Brésil (parfois de 4%) et relativement bas en Suisse. Les États-Unis reste qu’on le veuille ou non le principal pays d’opportunités, en cherchant par certains systèmes comme l’impôt sur l’héritage ou des frais universitaires très élevés à brasser les classes sociales, même si bien sûr on reste encore très éloigné de la perfection.
Le 23 mai 2019. Mis à jour le 25 mai 2019. Par Xavier Gruffat. Source primaire : Folha de S.Paulo – Sources secondaires : The Economist, The Wall Street Journal, The New York Times, Veja.
SYDNEY – SAO PAULO – Alors que le Pape est visité par de nombreux présidents du monde entier et est à la une très régulièrement des médias, parfois pour des raisons négatives comme les scandales qui traversent l’Eglise Catholique, les chrétiens protestants et notamment évangéliques comptent aussi sur des leaders à grand succès. Même si les églises évangéliques n’ont pas de pape, parfois un évêque (comme écrit dans les Ecritures), le nombre de leaders ne manquent pas. L’une des personnes qui connaît actuellement le plus de succès global est le pasteur australien Brian Houston (65 ans en février 2019), fondateur dans sa forme actuelle (depuis les années 1990) de l’église Hillsong. Le premier ministre australien, Scott Morrison, réélu en mai 2019 est membre de cette église. A la différence de l’église catholique qui perd des jeunes fidèles dans de nombreux pays, comme Romanvie en a parlé à propos de l’Irlande, Hillsong a une très forte capacité à attirer un public très jeune et à le fidéliser, en tout cas dans une certaine mesure.
Chanson récente de Hillsong Worship
L’église est née dans les années 1980 dans un quartier de la banlieue de Sydney (Castle Hill, d’où le nom Hillsong) en Australie. L’église évangélique (de tendance pentecôtiste) Hillsong compte actuellement environ 100’000 participants aux cultes chaque week-end dans le monde entier, avec notamment 34’000 personnes seulement en Australie et presque 10’000 seulement à New York aux Etats-Unis ou encore environ 4’000 à Sao Paulo (Brésil) selon des informations exclusives de Romanvie.ch datant de février 2019. Brian Houston est souvent invité dans de grandes conférences évangéliques à travers le monde, notamment aux Etats-Unis et même en Suisse comme à ICF en 2018. En mars 2018 il a notamment passé sur Fox News et d’autres médias importants américains lors de la promotion de son livre (“There is More”).
Justin Bieber
En plus d’être présente dans les grandes villes australiennes (Melbourne, Sydney, Brisbane…) cette église s’est aussi développée à l’international comme à New York, Londres, Sao Paulo, Buenos Aires et Los Angeles, ce serait d’ailleurs dans l’une de ces églises qu’on retrouve ou retrouvait parfois Justin Bieber. En France, Hillsong connaît un grand succès dans son église parisienne. L’église est aussi présente en Suisse à Genève et Zurich, selon nos informations sans nouvelle ville prévue comme Lausanne ou Berne.
ICF
En Suisse, l’église d’origine zurichoise ICF (qui chante beaucoup de musiques d’Hillsong) se rapproche en grande partie de la théologie et de la structure de megachurch d’Hillsong, notamment à ICF Zurich. En terme théologique, selon nos informations, ICF est plus conservateur qu’Hillsong notamment sur des questions de sexualité. Hillsong a tendance à ne pas trop parler de sexualité et de thèmes polémiques pendant ses cultes comme l’avortement (IVG), peut-être une explication du succès envers son jeune public. Au niveau théologique, Hillsong reste sur une théologie conservatrice (c’est-à-dire non libérale).
Hillsong, forte croissance comme en Amérique latine
Selon le pasteur Houston, l’église aurait eu en 2015 une augmentation du nombre de membres de 8,5% , en tout cas en Australie (l’article ne semble pas préciser si en Australie ou au niveau mondial, il ne mentionne pas non plus sur quelle période, probablement par année).
En Amérique latine, l’église Hillsong est notamment présente à Buenos Aires, Sao Paulo depuis 2016 et dès septembre 2018 à Monterrey dans le nord du Mexique. Dès 2019, une église sera même ouverte à Montevideo en Uruguay. Dans la plus grande ville brésilienne, dès le 21 avril 2019, l’église Hillsong Sao Paulo connaît désormais 5 cultes par dimanche et plus 3 ou 4 comme dans le passé. L’église de Buenos Aires connaît aussi un très grand succès avec 4 cultes chaque dimanche. En avril 2019 Hillsong Buenos Aires a changé de lieu de culte pour un auditoire, Auditorio Belgrano, plus grand (le double qu’avant) avec un peu plus de 1000 places assises. Plus de précisions sur leur site Internet
Etats-Unis
En février 2019, le pasteur Brian Houston a annoncé l’ouverture de nouvelles églises notamment à Dallas (Texas) aux Etats-Unis. Il semble que les Etats-Unis soit vraiment la “terre promise” d’Hillsong en tout cas au niveau financier et au vu d’une gigantesque population évangélique (environ 24%, selon le Pew Research Center). Il est évident qu’une église aux Etats-Unis rapporte probablement bien plus qu’une située en Amérique latine par exemple.
Succès financier
Justement, dans un article paru dans The Daily Telegraph, cette église récolterait des fidèles (dîme, dons) et des royalties des ventes de musique (lire ci-dessous) environ 100 millions de dollars australiens chaque année, c’est-à-dire environ 73 millions de francs suisses au cours de la devise australienne le 8 avril 2018 (source : Yahoo Devises). C’est sans compter les revenus gagnés hors d’Australie. L’église refuse toutefois de communiquer sur ses finances dans le détail. Seulement en Australie, l’église compte plus de 500 employés (en tout cas en 2015) et des milliers de volontaires. Selon un porte-parole d’Hillsong, les revenus de l’Eglise aident aussi à financer des écoles en Afrique en venant en aide à des milliers d’Africains.
Influence musical (gospel)
Hillsong est clairement l’église évangélique la plus influente au monde en 2019 en terme musical, selon nos informations. Les musiques d’Hillsong sont chantées chaque dimanche dans le monde entier dans de très nombreuses églises évangéliques (y compris en français) par 30 à 50 millions de personnes, selon des estimations.
Voici ci-dessous une chanson célèbre d’Hillsong, peut-être la plus belle et impactante.
Article mis à jour le 20 mai 2019. Par Xavier Gruffat. Sources: The Daily Telegraph (Australie) – 20 juillet 2015, Daily Mail (UK), Gospelprime.com.br, sources internes de Xavier Gruffat, Pew Research Center, pages Instagram de Hillsong et du pasteur Brian Houston.
MISSOURI –Le(a) conjoint(e) tient une place essentielle dans la réussite professionnelle. C’est ce que révèle une étude menée à l’université Washington de Saint-Louis (Missouri) en 2015 et publiée sur le site Web de la « Harvard Business Review ». Cet article devenu rapidement très populaire sur la toile montre que la personnalité de votre partenaire tout autant que la qualité de la relation qui anime votre vie de couple ont une influence importante sur votre carrière professionnelle.
Un mari ou une femme consciencieux (se) se traduit par un salaire plus élevé
Les enquêtes réalisées par Brittany Solomon et Joshua Jackson, auteurs de l’étude, ont mené à la conclusion qu’avoir un conjoint ou une conjointe consciencieux (se) pouvait permettre d’avoir plus de succès dans sa carrière professionnelle. Cette réussite peut être mesurée concrètement par une augmentation du salaire et une plus grande aptitude à gravir les échelons. Pour évaluer le profil des partenaires, un test de personnalité a été effectué dans le but de mesurer l’assiduité, la constance et la confiance mutuelle qui règnent au sein du couple.
Une relation de qualité pour un meilleur rendement
Si l’on s’en tient à cette étude, une bonne relation favorise une plus grande aisance dans l’accomplissement du travail ainsi qu’une meilleure satisfaction, ce qui est propice à la promotion et à l’ascension hiérarchique. Le soutien puisé à l’intérieur du couple est source de sérénité et de moins de stress. Une étude réalisée par des psychologues de l’Université de l’Arizona et publiée le 22 janvier 2019 dans la revue Psychophysiology (DOI : 10.1111/psyp.13324) vient d’ailleurs de montrer que la présence physique ou même simplement en pensée d’un partenaire amoureux aide à maintenir une tension artérielle basse, même face à une situation stressante.
Vie de couple et vie professionnelle : une complémentarité décisive
Si une relation stable et bien fondée peut être un gage de réussite dans votre carrière, l’inverse n’est pas non plus à exclure. En effet, il faudra faire attention à maintenir cette relation de confiance nourrie de soutien et de compréhension mutuelle quelques soient les circonstances. Dans la réussite, pensez à partager votre bonheur et vos satisfactions avec votre partenaire pour que votre couple puisse vivre ensemble les moments forts de votre succès et renforcer ainsi votre relation. En cas d’échec, ce sont ces mêmes sentiments de confiance et d’empathie qui vous permettront de traverser les épreuves et de retrouver une meilleure stabilité émotionnelle, source d’appui, de réconfort, d’épanouissement et de motivation.
N’oubliez pas que depuis le commencement, Dieu a toujours veiller à donner à l’homme autant qu’à la femme une aide à la mesure de ses besoins : L’Éternel Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. » Genèse 2:18. Il appartient donc au couple de se soutenir mutuellement en tout temps pour évoluer vers le bonheur et l’épanouissement de tous les aspects de leur vie.
Par Seheno et la rédaction de Romanvie.ch, 25 janvier 2018 – Photo illustration : Adobe Stock
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PARIS – Les grands médias français comme le journal conservateur Le Figaro ont publié ce mardi 16 avril 2019 un nombre considérable d’articles sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris (jamais vu autant d’articles pour un même thème en tout cas sur leur site Internet). La radio France Info ou France 2 donnent aussi une très grande attention à cet accident. On sent que l’émotion et surtout la symbolique sont grandes dans toute la France. Bien entendu, aucun lieu de culte (par définition sacré) ne doit être détruit ou détérioré. L’enquête dira s’il y a eu des négligences. Ce qui m’intéresse dans cet éditorial bienveillant (et en aucun cas anti-catholique, je me battrai jusqu’à la mort pour le respect de toutes les religions) est de comprendre pourquoi l’émotion est si grande dans un pays qui valorise tant la laïcité et n’est souvent pas tendre avec la religion chrétienne. N’est-ce pas un paradoxe ?
Symbolique catholique
Tout d’abord, ce qui est peut-être typique d’une culture catholique plutôt que protestante, est le rôle attribué à la symbolique. Pour les protestants, qui n’ont jamais construit de cathédrale somptueuse ou de façon plus modeste, le « temple » est plus intérieur qu’extérieur. On lit par exemple dans Jean, chapitre 2 verset 19, ce que Jésus dit aux Juifs : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. » Il parle bien sûr ici de sa future mort (célébrée le Vendredi Saint) et sa résurrection 3 jours après (Dimanche de Pâques). Les catholiques en général, se sont peut-être un peu éloignés de cette parole de la Bible ou ont cherché d’autres textes des Ecritures, en mettant l’accent plus sur le décorum dans les différentes églises comme les cathédrales. Comme je ne suis pas un spécialiste du catholicisme – mais du protestantisme (en tout cas en partie), je relève ici plus une intuition.
On voit aussi que la structure de l’état français est très liée à la symbolique, rôle du Président notamment. En Suisse, il y a quelques années un Conseiller Fédéral prenait “tout seul” le train à Neuchâtel. L’histoire de la cathédrale Notre-Dame est aussi fondamental avec notamment les écrits de Victor Hugo (“Notre-Dame de Paris”) ou un rassemblement pour honorer la mémoire du général De Gaulle.
Chasser des centaines d’années de catholicisme
Les psychanalystes parlent souvent de mémoire collective ou historique. Si on part du principe que la France a une histoire millénaire avec des centaines d’années de catholicisme, les quelques dizaines d’années récentes où le catholicisme est devenu minoritaire, surtout depuis 1968, pèsent peu en comparaison des centaines d’années marquées par la religion catholique. Il est tout à fait possible que beaucoup de Français continuent d’avoir une relation compliquée avec l’église, un peu comme un rapport amour-haine familial. Une recette idéale pour faire monter l’émotion. Même si peu de Français vont à l’église chaque dimanche en France en 2019 (moins de 10% si on en croit certains chiffres), ce n’est pas pour autant que le catholicisme ou Dieu n’ont plus aucune importance.
Tourisme
Paris est probablement la ville no 1 dans l’imaginaire collectif mondial pour le tourisme (la une pendant de longues minutes sur le site Internet du New York Times sur l’incendie hier l’atteste), même si Londres ou New York pourraient parfois attirer plus de touristes certaines années. Paris reste Paris, ce n’est pas très poétique mais le slogan du PSG est efficace : “Ici c’est Paris !”. Et avec la tour Eiffel, il est évident que Notre-Dame de Paris est un monument somptueux de la Ville Lumière qui marque la capitale française. Les chiffres ne mentent pas, la cathédrale était visitée par environ 13 millions de personnes par année avant l’incendie, plus que la population de la Suisse.
Politique
Finalement, dans un monde occidental gagné par le conservatisme (Trump, Bolsonaro, Brexit), tous les politiciens, y compris de gauche, se doivent de ne pas perdre la bataille des millions de Catholiques français et probablement des dizaines de millions de Français sympathisants du catholicisme. Il y a donc une certaine surenchère pour montrer quel politicien est le plus catholique ou pro-chrétien.
On l’aura compris, le monde de 2019 a beaucoup changé. Si la cathédrale avait brûlé en 2009, il est possible que la couverture médiatique ait été beaucoup plus faible. En tout cas bravo pour cette mobilisation, comme média conservateur, Romanvie.ch ne peut que se réjouir d’avoir remis un peu la “cathédrale au milieu de la ville”. N’oublions pas aussi que d’autres églises sont détruites ou abîmées en France ces derniers mois (ex. St-Jean des Balmes en Aveyron).
Le 16 avril 2019. Version 1.1 (20h24, le 16 avril 2019). Par Xavier Gruffat. Sources secondaires : Folha de S.Paulo, Le Figaro.