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EDITORIAL – Elections fédérales du 20 octobre, et le trafic de drogue ?

BERNE Plusieurs grands thèmes ressortent de la campagne fédérale, bien sûr l’écologie – jusqu’à la nausée – la santé ou encore l’immigration, ce sont bien sûr des thèmes importants. Mais avez-vous déjà entendu un politicien faire campagne pour réduire la quantité de drogue et notamment sa consommation en Suisse ? Que cela soit le cannabis, la cocaïne ou même l’héroïne ? Bizarrement, les grands médias comme la RTS n’aiment pas interroger les politiciens sur ces thèmes et peut-être par conséquent les politiciens même à l’UDC n’abordent que peu ce sujet.

Or, la problématique du trafic de drogue est très importante. La drogue détruit notre jeunesse, fait rentrer de nombreuses femmes dans la prostitution (le fameux concept de l’oeuf ou la poule) et favorise la violence. Cela enrichit bien sûr aussi des grandes mafias – le crime organisé – mais aussi des groupes non organisés qui peuvent gagner de l’argent très facilement, presque en tout impunité tant la Suisse ferme les yeux sur ces trafics.

Suisse laxiste

Quand on sait qu’aux Etats-Unis environ 1 Américain (ou résident légal ou illégal) sur cent se trouve en prison contre 1 pour mille en Suisse, on se rend compte que les autorités judiciaires et la police ne font pas assez leur travail et devraient mettre bien plus de monde en prison. La grande majorité des prisonniers américains le sont pour trafic de drogue. C’est aussi et bien sûr la faute aux politiciens et médias qui n’abordent pas du tout assez ce problème. Il est évident que les trafiquants et consommateurs (enfin pas tous) de drogue participent probablement assez peu aux élections fédérales, pour les politiciens faire campagne sur ce sujet n’est probablement pas très porteur. Mais par principe et dans le concept chrétien de la brebis égarée (aller chercher 1 brebis égarée même si c’est sur 100), les politiciens devraient plus se soucier de la problématique de la drogue. Et un jour, un fils ou fille d’un politicien pourrait mal finir avec la drogue (ex. grave schizophrénie après consommation de cannabis, meurtre comme deux jeunes Américains à Rome cet été suite à une consommation de cocaïne), là on s’attendra peut-être à quelques changements…

Le 24 septembre 2019. Par Xavier Gruffat (Romanvie)

EDITORIAL – Matteo Salvini, la grande énigme

ROME/MILANIl y a quelques semaines seulement, le puissant média globalisé The Economist écrivait que Matteo Salvini était le politicien le plus influent d’Italie. Au moment de l’écriture de cet éditorial le 17 septembre 2019, l’analyse du magazine anglais ne vaut plus grand-chose. En effet, il y a quelques semaines encore Matteo Salvini était au pouvoir comme vice premier ministre dans le gouvernement Giuseppe Conte I. Désormais Salvini n’est plus au pouvoir dans le gouvernement Giuseppe Conte II. Salvini, le politicien de la droite dure ou conservatrice de la Ligue du Nord est désormais membre de l’opposition avec un pouvoir par définition nettement réduit.

Rappelons que c’est Salvini qui a décidé de mette fin à son alliance avec le parti inclassable 5 Stelle (Mouvement 5 Etoiles). Ce parti toutefois plutôt situé à gauche gouvernait avec l’autre vice premier ministre Luigi Di Maio. Ce dernier est resté au gouvernement ainsi que son parti. Le Parti démocrate, classé au centre gauche, dirige désormais l’Italie avec justement les 5 Stelle.

Incompréhension

Un intervenant d’une émission politique sur une grande chaîne de TV italienne expliquait en septembre 2019 que l’attitude de Matteo Salvini relevait un peu de la psychiatrie. Comment expliquer sa décision si risquée finalement qu’il a mené à perdre le pouvoir pendant probablement plusieurs mois voire années. Est-ce une erreur de calcul, une envie de se ressourcer, une absence d’intérêt de gouverner, une « folie » ? Les journalistes et autres éditorialistes, voire peut-être un jour les chercheurs universitaires, devront se pencher sur cette grande énigme italienne. Actuellement, les puissances libérales et du centre gouvernent à nouveau ce grand pays d’Europe et par définition l’un des plus importants au monde (on le rappelle dans le G7).

Conservatisme

Certains journalistes, notamment libéraux ou progressistes, pourraient peut-être voir avec la chute de Salvini la fin d’un certain conservatisme mondial en Occident (avec Trump et Bolsonaro pour citer les 2 plus grands pays de l’Occident). Mais il faut toutefois faire attention avec les comparaisons, les systèmes politiques américains et brésiliens basés sur un régime présidentiel sont bien différents des combinazione italiennes. La politique italienne continue d’être passionnante.

Le 17 septembre 2019. Par Xavier Gruffat (sources secondaires : The Economist, Corriere della Sera).

Etats-Unis : la valeur travail est la seule qui semble se transmettre d’une génération à l’autre (sondage)

NEW YORK Qu’on le veuille ou non, les Etats-Unis reste en 2019 le pays le plus riche du monde parmi les pays de plus de 100 millions d’habitants (PIB par habitant). Le protestantisme comme nous le rappelait il y a environ un siècle le célèbre sociologue allemand Max Weber a forgé ce pays qui ne laisse personne indifférent (amour ou haine). Un sondage très intéressant publié ce lundi 26 août 2019 par le Wall Street Journal (WSJ) et NBC montre les différences de valeurs entre les générations. La valeur travail semble la seule qui survive au temps, la religion si chère à Max Weber ne semble plus avoir la cote.

3 situations où la prise de vitamines en complément alimentaire fait vraiment sens

4 principes : valeur travail mais moins la religion

Il y a 21 ans, quand le même sondage du WSJ et de NBC interrogeaient les Américains sur les valeurs qui caractérisent la nation Américaine, une vaste majorité citait les 4 principes suivants : travail acharné (hard work), patriotisme, engagement envers la religion et avoir des enfants. En 2019, les millennials (Millennial et Génération Z), c’est-à-dire ceux âgés entre 18 et 38 ans, sont moins de 50% à penser que le patriotisme est important pour la nation, environ 30% pour le rôle de la religion et également environ 30% sur le fait d’avoir des enfants. Par contre le travail acharné, soit la valeur travail, semble encore être une valeur sûre pour les jeunes de 2019 avec plus de 70% qui pensent que cette valeur est importante.

Différences avec la génération x et surtout les boomers

Pour la génération X, c’est-à-dire les Américains âgés de 39 à 54 ans, le patriotisme était important pour plus de 60% d’entre eux et la religion pour plus de 50%. Parmi la génération boomers ou silents, âgés entre 55 et 91 ans, la religion était importante comme valeur américaine pour presque 70% d’entre eux et le patriotisme pour environ 80% d’entre eux.

Valeur travail et tolérance

Parmi la génération X et les boomers ou silents le travail acharné était important pour la nation américaine pour plus de 90% d’entre eux. Ce chiffre, comme on l’a vu, est resté élevé pour la nouvelle génération (millennials et génération Z) à plus de 80%. Une autre valeur partagée entre les générations est l’importance de l’implication dans la communauté avec environ 60% à 70% pour les 3 générations. La tolérance envers les autres est aussi valeur américaine très forte, à environ 80%, qui ne semble pas séparer les générations.

Ce genre de sondage est important pour définir une campagne électorale comme les présidentielles de 2020. Savoir quels slogans mettre en avant.

Le sondage du WSJ et de NBC a interrogé 1000 adultes du 10 au 14 août 2019, la marge d’erreur étant de plus ou moins 3,1% comme l’indique le WSJ.

Le 26 août 2019. Par Xavier Gruffat. Sources : The Wall Street Journal, NBC, Washington Examiner

EDITORIAL – Bolsonaro, facile de le critiquer depuis la Suisse, et la cocaïne à Lausanne ?

SAO PAULO / MONTREUX Il est très facile de critiquer le gouvernement conservateur Bolsonaro depuis la Suisse. Il y a forcément des critiques intelligentes et constructives. Mais n’oublions pas que la Suisse n’est de loin pas un pays parfait. Jusqu’à nouvel avis, il est extrêmement facile de trouver de la cocaïne à Genève, Lausanne, Montreux ou Sion. Et d’où vient la cocaïne ? A 70% de Colombie, elle transite forcément par les grandes mafias brésiliennes ou italiennes en traversant justement tout le Brésil pour arriver ensuite en Afrique puis Europe. Juste un chiffre : environ 60’000, le nombre d’homicides chaque année au Brésil en grande partie provoqué par le trafic de drogue. Cela, il semble qu’aucun Suisse ne soit très intéressé, car ce sont souvent de pauvres hommes noirs qui perdent la vie. L’écologie, par contre qui concerne le Suisse de façon narcissique (mais n’a-t-il pas contribué avec ses multinationales à son enrichissement ?), le passionne jusqu’à l’intoxication. L’arroseur devient arrosé. L’écologie est la nouvelle religion “animiste” du Suisse, bye bye le christianisme.

Cocaïne

La Suisse a donc clairement du sang sur les mains lorsque sa police suisse, presque inutile dans le trafic de drogue (mais pas la faute des policiers sur le terrain mais de ceux qui les dirigent comme les sept Conseillers Fédéraux probablement corrompus en tout cas par omission), ferme totalement les yeux sur la cocaïne qui vient d’Amérique du sud. Autrement dit, lorsqu’on tolère la cocaïne en Suisse, on pollue l’Amérique du sud avec des champs d’arbres de coca et toutes ses conséquences (routes illégales) et on contribue à ces 60’000 homicides. De plus, on sait bien que la frontière entre trafic de drogue et grands propriétaires terriens en Amazonie (brésilienne et autres pays) est assez floue. C’est plutôt la loi de la jungle, le cas de le dire. On parle de la Suisse, car c’est un site suisse, la France et Macron ont également beaucoup de choses à se reprocher (colonisation).

Brésil

Bien sûr, autant les gouvernements de gauche de Lula et Rousseff puis de droite de Temer et Bolsonaro manquent d’autorité pour faire respecter l’ordre dans l’immense Amazonie. Il est vrai que le gouvernement Bolsonaro est plus proche de l’agro-business que les gouvernements précédents, c’est un fait. Mais n’oublions pas que le Brésil est un pays gigantesque et pauvre comparé à la Suisse. Nous en Suisse sommes incapables de faire respecter l’ordre en tolérant la drogue comme la cocaïne (il suffit de mettre des caméras dans les discos de Lausanne et mettre tout le monde en prison), peut-on reprocher au Brésil x fois plus grand que le Brésil de ne pas pouvoir contrôler la déforestation en Amazonie ? Faisons donc attention avant de faire la morale à d’autres pays. Balayons devant notre porte et nettoyons de nos villes la honte du trafic et de consommation de cocaïne. Pour le moment, ce n’est en aucun cas une volonté politique à quelques semaines des élections fédérales (20 octobre 2019).

Syngenta et Clariant

Bien sûr, il ne faut pas oublier Syngenta (maintenant en main chinoise mais basée en Suisse) et Clariant qui font probablement un très grand lobby sur le gouvernement Bolsonaro pour vendre leurs produits (ex. semences). Peut-on lire cela dans les journaux de Tamedia, Ringier, du Nouvelliste ou de La Liberté ?

Conclusion, il me semble que la Suisse, pays si imparfait sur certains aspects (trafic de drogue, argent de la corruption dans les banques suisses avec un nombre très important de paysans “pollueurs” brésiliens, Syngenta et Clariant) ferait mieux de balayer devant sa porte pour le moment. Parfois il est préférable de se taire. Si l’Uruguay, pays plutôt à gauche qui a peu de choses à se reprocher, s’exprime, c’est bien plus crédible que nous Suisses qui profitons au maximum du système capitaliste globalisé (dont la cocaïne comme le café semble toujours plus un moteur).

Le 23 août 2019. Par Xavier Gruffat (Il a vécu 10 ans à Sao Paulo, il vit actuellement en Suisse). XG se définit comme un intellectuel suisse conservateur.

EDITORIAL : L’importance des devoirs, conseils pratiques

MONTREUX On peut lire dans le “24 Heures” de cette semaine que le canton de Neuchâtel veut assouplir sa politique des devoirs. Le Canton de Vaud et sa politique de gauche dans l’éducation scolaire déconseille déjà aux enseignants de donner des devoirs après le week-end, les vacances ou jours fériés. Cet aspect peut encore se comprendre même si on rentre déjà un peu dans le concept de l’ “enfant roi” (ici c’est peut-être plus pour donner des vacances aux parents qu’à l’enfant). Par contre battons-nous pour que les devoirs ne soient pas abandonnés dans l’école publique, sinon il est évident qu’il y aura une montée en puissance des écoles privées (ex. cours en anglais, cours d’informatique, devoirs intensifs).

Etats-Unis

Dans un article du Wall Street Journal (plus grand journal conservateur au monde), les devoirs ou homeworks sont mentionnés dans un article sur la rentrée (back to school) en ce 22 août 2019 (la rentrée aux Etats-Unis varie de juillet à septembre, selon le Pew Research Center). Les écoles utilisent toujours plus des applications (App) pour informer les parents des devoirs de l’enfant et même des évaluations (notes, devoirs faits ou non). Bref, les Etats-Unis n’ont pas abandonné les devoirs, pourquoi nous en Suisse devrait-on réinventer la roue ? Devient-on un pays communiste ? Ne pensez-vous pas que les Coréens ou Chinois (communistes) ne vont pas continuer à avoir des devoirs ? Clairement oui. Bien sûr, c’est une lutte parfois difficile et presque quotidienne pour certain(s) parent(s) afin de motiver les enfants à faire les devoirs, mais on peut penser qu’il s’agit d’une excellente école de la vie.

Besoin des devoirs

A titre personnel (j’ai quand même fini par faire l’EFPZ et en allemand – sans devoirs je n’aurais peut-être pas réussi à être diplômé de la plus prestigieuse institution suisse – classée 19ème meilleure université au monde au classement de Shangai), j’avais parfois de la peine à être 100% concentré en classe surtout à l’adolescence. J’avais donc besoin des devoirs pour “fixer” les choses dans mon cerveau au calme chez moi. Je ne vois pas en quoi les devoirs augmentent ou renforcent tant les inégalités sociales. Ou pour prendre une métaphore, si un cycliste est doué et a envie de beaucoup s’entraîner, on ne va pas le brider pour qu’il ait plus lentement car d’autres cyclistes sont lents. D’ailleurs une étude mentionnée par le WSJ du 22 août 2019 estime que si les parents s’occupent trop des devoirs des enfants du 8ème degré (8th grade), les résultats scolaires peuvent s’avérer négatifs. Cette étude date de 2012 sous la direction du Dr Froiland de la Purdue University. Bref, les études semblent plutôt contradictoires sur l’influence des parents sur les devoirs, même s’il faudrait regarder en détail par âge.

Responsabilité et autonomie

Chaque parent devrait s’occuper des devoirs des enfants en s’intéressant et en valorisant leur travail. Rien n’empêche aux écoles de mettre à disposition un local pour faire les devoirs, sous l’aide d’un enseignant. Comme le relève le Dr Froiland dans l’interview, il est important que l’enfant ait une certaine autonomie. L’enfant pourrait par exemple décider s’il veut faire ses devoirs juste après la rentrée de l’école ou par exemple juste avant ou après le repas du soir. Les parents doivent vraiment aider l’enfant à faire les devoirs mais dans un processus bienveillant et sans être trop présent dans chaque détail. Une question que le parent pourrait poser à son enfant : “Quel est ton programme pour faire tes devoirs aujourd’hui ?”.

Arrêter les téléphones et tablettes

Des recherches montrent aussi qu’éteindre ou mettre en mode avion les téléphones et tablettes aident à mieux faire les devoirs. Cela semble bien sûr du bon sens, reste ensuite aux parents d’appliquer toutes ces recommandations.

Par Xavier Gruffat. Le 22 août 2019.

EDITORIAL : Trop de gymnasiens sur Vaud, revalorisons l’apprentissage !

MONTREUX Un nouveau gymnase devrait ouvrir dans le canton de Vaud à Aigle ces prochaines années même si le projet semble avoir du retard, le nombre de classes de gymnasiens semble exploser. Je ne dispose pas de chiffres exacts mais je sais que par exemple au Gymnase de Burier (anciennement CESSEV), pour y avoir étudié, le nombre de classes à fortement augmenté ces 15 dernières années, bien plus que l’augmentation de la population dans la Riviera (région Montreux-Vevey). 

Canton de VaudOn  observe ainsi une “francisation” du Pays de Vaud, cela signifie qu’en France environ 80% de personnes obtiennent le bac. Dans le canton de Vaud ce chiffre est bien inférieur, moins de 50%. Si on continue de valoriser la voie baccalauréat plutôt que l’apprentissage on peut atteindre bientôt la logique française et il y a aura mécaniquement un nivellement du niveau d’exigence au gymnase, comme c’est déjà le cas actuellement (si on compare le niveau en 2000 par rapport à 2017). La sélection se fera alors plus tard, notamment à l’entrée de l’Université de Lausanne, Genève ou de l’EPFL. Et que feront les jeunes recalés en 1ère année d’uni ou de poly ?
Sans compter la mauvaise idée de la “gauche” de progressivement enlever les devoirs à la maison.

Merci la gauche

Le gouvernement de centre gauche vaudois est clairement responsable de cette direction malsaine, c’est-à-dire un nivellement du niveau de l’école publique. Sans compter qu’il s’agit d’un coût élevé pour les contribuables vaudois, car ils doivent payer de nouveaux bâtiments ainsi que le salaire des enseignants supplémentaires, souvent bien payés (salaire mérité d’ailleurs, une raison du succès de la Suisse).

Alternative très crédible, les “software mangent le monde”

En politique, il est toujours très facile de critiquer et “taper” sur une orientation politique, ici la gauche, sans faire de proposition constructive. Mais dans ce cas, nous critiquons mais avec une alternative tout à fait crédible et valable que la droite devrait récupérer. L’idée est de renforcer la filiale apprentissage en misant notamment davantage sur l’informatique. Il faut savoir qu’un jeune qui à 18 ans aurait appris à travailler avec le “Swiss finish” en terme de programmation informatique avec les langages Python, Java, PHP ou Ruby vaudrait tout simplement de l’or sur le marché suisse du travail et même au niveau mondial. Il pourrait probablement même s’exporter assez facilement à la Silicon Valley. Le très célèbre article de Marc Andreessen du Wall Street Journal paru en 2011 “Why Software Is Eating The World” (pourquoi les programmes informatiques ou software mangent le monde) montre la très grande importance de la programmation informatique pour l’économie actuelle et du futur. Ce jeune pourra aussi éventuellement se mettre à son compte et créer sa propre start-up.
Sans mentionner tous les besoins qu’on a et continue à avoir dans l’artisanat (maçon, plombier). Ces métiers valent de l’or et sont bien entendu très utiles.

Actuellement on a tendance à former une “armée” d’universitaires comme en Science politique qui viennent malheureusement parfois grossir les rangs du chômage avec des coûts de formation gigantesques (pensons par ex. à un étudiant qui a été au gymnase, à l’uni, fait un post-doctorat) pour la société. Alors qu’un jeune de 15 ans pourrait faire un magnifique apprentissage d’informatique puis par la suite prospérer et être professionnellement comblé. Il pourra ensuite reverser sous forme d’impôts à la société ce qu’il gagne et à la fin coûter beaucoup moins à l’état qu’un étudiant en Science politique (le but n’est pas de supprimer la filiale “Science Po”, mais de diminuer peut-être le nombre de personnes formées).

Que faire concrètement ?

Le gouvernement vaudois, à gauche depuis mai 2017, devrait définir un pourcentage maximum à atteindre de gymnasiens par rapport à la filiale apprentissage, on peut imaginer de ne jamais dépasser les 40% de gymnasiens. De plus, le gouvernement pourrait soutenir financièrement (par exemple par crédit d’impôts) les entreprises qui engagent des jeunes dans leur entreprise, notamment dans le département informatique. Le gouvernement devrait aussi construire des écoles d’informatique pour bien former ces jeunes en apprentissage. Comme ils seront présents 1 ou 2 jours par semaine dans l’école, avec une rotation entre les jours, cela coûte moins cher qu’un gymnase où les élèves s’y rendent quotidiennement.

Mis à jour le 21 août 2019. Par Xavier Gruffat (Dipl. EPF Zurich, Dipl. MBA, Pharmacien). Crédit photo : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

Les divorces des politiciens conservateurs

ROMEPlusieurs pays, et pas des moindres en Occident, sont actuellement gouvernés par des hommes conservateurs, ou dits conservateurs. On peut bien sûr penser à Trump aux Etats-Unis, Bolsonaro au Brésil, Johnson au Royaume-Uni ou Salvini en Italie (le politicien le plus puissant d’Italie en août 2019 en tout cas). Si on lit la presse, on peut se rendre compte que ces politiciens se sont divorcés au moins 2 fois. En France, si on inclut Nicolas Sarkozy comme politicien conservateur, on se rend compte qu’il a aussi connu plus d’un divorce. Chacun est libre de sa vie et on sait bien sûr la difficulté de toute relation à deux dans un monde moderne plus stressant qu’à l’époque. Mais on peut quand même voir un certain paradoxe, en général en Occident le conservatisme est fortement lié au christianisme. Les mouvements évangéliques aux Etats-Unis et au Brésil, et bien sûr le catholicisme en Italie. Dans les deux cas, les pasteurs et prêtres ne voient pas d’un très bon oeil le divorce. D’ailleurs, le Pape François a des mots très durs contre le conservateur ou “populiste” Salvini, mais pour d’autres raisons (crise des migrants).

C’est aussi, au fond, un argument contre le conservatisme en montrant l’hypocrisie en tout cas partielle de ce mouvement. Car quand on discute avec les gens par exemple en Suisse romande sur ce qu’ils pensent du conservatisme et de la religion chrétienne, l’hypocrisie est une critique qui revient souvent. Le fameux « faites comme je dis mais pas comme je fais ». Ne jetons pas l’eau du bain du conservatisme, mais comme le progressisme et ses paradoxes (ex. la “gauche caviar”), il s’agit d’un mouvement difficile qui ne survivra peut-être pas plus que quelques années en Occident – comme un mariage moyen, jusqu’à la prochaine mode…

Le journal The Economist a publié en juillet un long article sur une critique du conservatisme ou en tout cas d’une forme de conservatisme. Effectivement, si on était tous restés conservateurs il y aurait encore un roi en France. Comme souvent dans la vie, il faut aller un peu plus loin que les formules et les étiquettes.
Découvrez notre article sur le conservatisme

Mis à jour le 21 août 2019. Par Xavier Gruffat, en reportage à Rome (Italie). Sources : The Economist (pour importance de Salvini en Italie), Rai 1, Wikipedia.org.
Idée originale d’article : Xavier Gruffat (Romanvie.ch)

EDITORIAL – Tournée des plages italiennes, et si Salvini était une femme ?

ROMEPlusieurs journaux comme La Repubblica (grand quotidien édité à Rome) nous apprennent qu’en août Matteo Salvini a fait la tournée de plusieurs plages italiennes, du nord au sud. L’homme le plus puissant de la politique italienne, classé très à droite, se balade sur les plages en montrant son petit (voir plus que petit) ventre. Il a même été DJ pendant une soirée. L’idée derrière est probablement de montrer que c’est un politicien comme un autre, proche du peuple. Sans revenir dans cet éditorial sur le fond, vu de Suisse cette promenade des plages est du vrai populisme, dans le mauvais sens du terme. On n’imagine mal – et on ne préfère pas imaginer – des Conseillers Fédéraux en petite tenue en mixant de la techno.

Car imaginons juste une seconde si une femme effectuait une telle tournée des plages, il y a 2 solutions. La première, elle a aussi un petit ventre et je doute qu’elle voudrait l’exposer sans aucune pudeur, la 2ème c’est une très belle femme (bella ragazza) et là que diraient les journalistes ? Les citoyens risqueraient de se concentrer plutôt sur sa plastique que ses idées. Une femme ne pourrait en aucun cas effectuer une telle tournée des plages sans problèmes.

Bref, c’est le degré zéro de la politique qui empêche de parler du fond dans le calme et le respect des institutions. En 2050 il y aura environ 2 milliards d’Africains, quelle politique adopter pour à la fois trouver l’équilibre entre humanisme et aussi pragmatisme (la fameuse phrase : “On ne peut pas accueillir toute la misère du monde”). Sur le fond Matteo Salvini pose certaines questions intéressantes, mais il doit aussi soigner la forme et éviter de tomber dans la démagogie pure. Pauvre Italie, elle mérite un peu plus de respect.

Le 19 août 2019. Par Xavier Gruffat.

3 raisons d’avoir une chanson pour votre couple

Selon les psychologues, chanter permet d’exprimer les émotions. Au-delà de la beauté de la parole, des mélodies ou de la voix qui l’interprète, c’est le rapport à l’émotion qui touche et apporte ce bien-être physique et psychique procuré par la chanson. Il en est de même pour les couples, quelque part dans sa vie amoureuse, chaque couple a un jour vécu un moment fort marqué par une musique ou une chanson qui devient le plus souvent la chanson du couple. Avoir cette chance de partager ensemble une mémoire émotionnelle rattachée à des souvenirs heureux serait bénéfique en toutes circonstances.

1. Raviver les sentiments

La vie de couple est faite de beaux temps et d’intempéries. Se rappeler la force de votre amour à l’époque de votre rencontre, de votre première danse, de votre première sortie, de votre premier baiser, de votre mariage ou de tout autre moment de bonheur partagé ensemble peut vous aider à remonter la pente pendant les périodes difficiles. En écoutant votre chanson, vous pourrez vous rendre compte que s’aimer peut être aussi facile qu’avant. Ce moment de souvenir peut vous donner la force de vous libérer de vos colères et de votre amertume et vous aider à réaffirmer vos sentiments. La puissance commémorative de la musique peut selon les spécialistes devenir un véritable outil de déclencheur émotionnel à activer en situation de conflits ou pour se donner du courage ou se retrouver pendant les moments difficiles. Attention, il ne s’agit pas de passe votre chanson à chaque fois que les nuages s’annoncent, celle-ci ne constitue pas une sorte passeport vers une réconciliation systématique, mais d’un message transmis de façon délicate qui rappelle à l’autre combien il est aimé.

3 raisons d’avoir une chanson pour votre couple

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2. Renforcer la complicité
Un couple qui a sa chanson possède son code. Ce repère peut aider à ne pas se perdre dans la routine. Si vous traversez une crise, le fait d’écouter votre chanson peut participer à renforcer vos liens et vous rapprocher. Ce voyage dans le passé est très utile pour créer des liens avec des expériences qui ont marqué le couple, ce qu’il a vécu à un moment de son existence, et ce, afin de renforcer la complicité entre les partenaires et les aider à se recharger d’une énergie nouvelle teintée de bonne humeur. Il arrive parfois que le couple se regarde, sourie, chante ou pleure en entendant sa chanson. Symbole de l’amour, celle-ci constitue une identité dans laquelle chacun se reconnaît.

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3. Revenir sur le passé pour mieux construire l’avenir

Les souvenirs peuvent rappeler un moment de notre vie, mais c’est aussi l’occasion de faire le bilan et mieux envisager le futur. Écouter ou chanter votre chanson pourrait être l’occasion de revivre un moment émotionnellement satisfaisant et motivant, mais surtout de faire ensemble le bilan du chemin parcouru depuis. Où en êtes-vous, comment voyez-vous l’avenir et quels changements devez-vous apporter pour atteindre vos objectifs et entretenir votre flamme pour qu’elle reste aussi forte que celle du premier jour.

Le 26 juillet 2019. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : © 2019 Pixabay

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Bien communiquer en couple : 7 conseils pour un dialogue efficace

Bien communiquer en couple : 5 conseils pour un dialogue efficacePreuve d’ouverture d’esprit et d’amour, source de confiance, de plaisir et de partage, la communication est le pilier de l’épanouissement d’un couple heureux. C’est à travers ce perpétuel échange que se crée, se renforce ou se brise la relation du couple. À travers la bible, Dieu nous révèle : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle ». (Jean 1 : 3). Cette Parole qui fait partie intégrante de la communication se trouve à l’origine de toute relation, toute dispute, toute réconciliation ou toute séparation. Acquérir une bonne maîtrise de la parole et des moyens de communication à mettre en œuvre au sein du couple constitue ainsi un recours efficace pour améliorer le dialogue et éviter les disputes. Afin de maintenir l’harmonie dans votre vie amoureuse, d’assurer sa cohésion et sa pérennité, voici 7 conseils pour réussir un dialogue optimal au sein du couple.

1. Continuer à se parler

Parler est un moyen de partage hors du commun, si au début de la relation la conversation est souvent interminable, elle commence à disparaître au fil du temps. Continuer comme avant en exprimant à son partenaire sa vision de la vie, ses envies, ses besoins, ses gouts, son point de vue sur la relation ne peut que contribuer au succès du couple. Certes, avec les différentes occupations, la vie qui va à une vitesse grand V, trouver du temps pour se parler relève parfois d’un véritable défi, cependant ignorer ce moment précieux peut signifier laisser une porte ouverte à la routine qui en s’installant peut nuire à la compréhension mutuelle dans la vie à deux. Tous les moyens sont bons pour briser cette monotonie. Ainsi, profiter d’un moment de promenade, faire du sport ou une autre activité ensemble, s’inviter au restaurant et prendre un petit verre ensemble, constituent autant d’occasions pour partager le plaisir de se parler.

Dans une note de recherche sur l’amour et les théories de la communication (doi.org/10.4000/questionsdecommunication.9331), publiée en 2014, Céline Morin, l’auteure, évoque le fait que les récents travaux envisagent l’amour comme une visée communicationnelle et de moins en moins comme une idéologie du sacrifice personnel. Une démocratie relationnelle se forge ainsi où chacun doit en théorie pouvoir se faire entendre. Bien qu’il soit parfois difficile d’entretenir une relation favorable à la communication et de continuer à se parler, cette faculté de se rapprocher pour pouvoir dire les choses permet d’exprimer les émotions et les sentiments tout en laissant moins de place à l’imagination, souvent source de frustrations et de reproches injustifiés.

2. Savoir écouter

Tout comme la parole, l’écoute est importante au sein du couple. Elle est ici synonyme de prise en considération du partenaire, à ne pas confondre avec le silence traduisant un moment d’ennui, de profonde tristesse ou d’expression de rancœur. Savoir écouter traduit ainsi une prédisposition à l’ouverture permettant au couple d’aller ensemble vers un processus constructif. L’absence de cette écoute se manifeste souvent par le comportement d’un des partenaires qui entend, mais ne prend pas en considération l’autre et s’exprime comme si elle était la seule personne qui a quelque chose à dire face à une situation. Cependant, remporter un dialogue ne signifie pas grand-chose dans une relation de couple, ce qui importe c’est de savoir écouter l’autre et de discuter ensemble d’un problème en vue de résoudre les éventuels conflits. Laisser à son partenaire le temps d’étaler son point de vue avant de fournir sa propre réponse permet d’équilibrer la balance et de trouver une issue constructive à la discussion.

3. Contrôler ses émotions

Lors d’une discussion, contrôler ses émotions permet d’éviter les conflits inutiles qui risquent d’ébranler ou même conduire à l’anéantissement du couple. Même si vous pensez que votre partenaire ne fait pas attention à ce que vous dites, se laisser emporter par la colère ne sert à rien et les joutes verbales conduisent souvent à une plaie difficile à guérir. Lorsque vous avez du mal à vous faire comprendre, essayez de trouver d’autres issues en changeant votre moyen de communication et votre manière de transmettre vos idées. Le fait d’introduire dans votre discours des formes de reproches ou des mots durs peut donner naissance à une dispute infernale où l’émotion a tendance à primer sur la pensée. De cette situation naîtra une barrière séparant le couple qui préfère chacun de son côté privilégier son égo. Garder ses émotions sous contrôle se trouve ainsi à la clé d’une bonne communication au sein du couple. Afin d’éviter les disputes inutiles, choisir le bon moment pour discuter et résoudre les problèmes dans le calme et le respect de l’autre ne peut que faire durer votre couple.

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4. Éviter d’évoquer le passé

Faire ressurgir le passé à chaque discussion peut être fatal pour le couple. Laisser le passé en paix permet ainsi de mieux gérer le présent et de mieux s’armer pour le futur. Lors d’une discussion, de nombreux couples ont tendance à ruminer le passé afin de justifier les reproches actuels. Un tel comportement est loin d’être constructif et entraîne une plaie profonde que vous aurez du mal à guérir.

5. Être aimable dans ses réponses

La bienveillance et l’amabilité contribuent à atténuer la tension qui peut s’installer au sein du couple dans les moments de conflit. Essayer au quotidien de tenir un discours calme et autant que possible bien réfléchi évite l’agressivité. Une réponse qui invite à l’apaisement a ainsi plus de chance de susciter le besoin de vouloir imposer son point de vue ou d’être agressif envers l’autre.

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6. Savoir dire non

On ne refuse rien à l’être aimé, mais avec le temps certains engagements perdent leur attrait au risque de devenir un véritable fardeau. Apprendre à dire « non » dès le début de la relation et garder cette franchise tout au long de la vie du couple limite les « non-dits » et les malentendus. Il vaut mieux rester honnête que de faire les choses à contre cœur parce que vous ne souhaitez pas dire « non » à votre partenaire. Si l’autre vous reproche de ne pas céder à sa demande, trouvez le temps d’expliquer selon les circonstances. Il est possible que ce refus crée un désaccord, mais le mieux est de prendre le temps de se comprendre pour éclaircir les choses que de tout accepter et se sentir moins heureux, car tôt ou tard, les frustrations finiront par être exprimées et une crise plus complexe pourra surgir dans le couple.

7. Reconnaître son tort

Reconnaître son tort n’est pas un signe de faiblesse, au contraire il s’agit d’une prise de responsabilité et d’une affirmation de sa sincérité. Avouer ses erreurs à son partenaire permet d’assumer ses actes et de trouver ensemble les solutions pour les éviter. Admettre son tort fait partie intégrante de la communication dans un couple. Puisque personne n’est parfait et l’erreur est humaine, cet aveu permet à votre partenaire de comprendre à quel point il compte pour vous. L’adoption d’une posture égocentrique qui n’admet pas ses erreurs tout en relevant les éventuelles faiblesses de son partenaire lors d’une discussion présente un risque majeur pouvant conduire à l’extinction prématurée du couple. Si vous voulez continuer à avancer, le pardon et l’amour constituent un duo incontournable qui vous permettra de régler les disputes, d’effacer les erreurs du passé et de regarder vers un nouvel horizon. La Bible nous enseigne « Soyez bons les uns pour les autres, ayez un cœur plein de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ ». (Lettre aux Éphésiens 4.32).

Article mis à jour le 30 mars 2022. Par la rédaction de Romanvie. Photo illustration : Adobe Stock

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